Part 25
Dans son _Institution de Demoiselles_, M. Albert Cim a groupé fort habilement des turpitudes qui sont dans la réalité plus clairsemées. Mais il est exact que l’on trouve à Paris des pensionnats, où, avec les dehors de la tenue la plus sévère, les choses se passent à peu près comme M. Cim les a contées.
(Hugues Le Roux, _Gil Blas_.)
L’auteur d’_Institution de Demoiselles_ a voulu montrer qu’à cette heure, l’éducation des jeunes filles, dans la plupart des institutions particulières, suit une voie des plus fausses et ne rend que des produits avariés.
(Charles Canivet, _Le Soleil_.)
_Institution de Demoiselles_, «mœurs parisiennes», affirme le sous-titre. S’il dit vrai, c’est à faire frémir, plus encore que la pension dépeinte par Daudet, où la folle Ida de Barancy mit son petit Jack. Et pourtant, si chargées qu’en soient les couleurs, elles finissent, à les mieux regarder, par devenir vraisemblables. Oui, certaines maisons d’éducation pour les jeunes filles doivent, en effet, être organisées ainsi. Et tel de nous, en recueillant ses souvenirs, peut se rappeler, aux environs de Paris, des établissements ressemblant à celui-là.
(Alfred Gassier, _Le National_.)
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DEMOISELLES A MARIER
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_Demoiselles à marier_, le nouveau livre de M. Albert Cim, est à la fois un roman et une protestation contre cet abus de l’instruction et cette diplomanie qui jettent chaque année dans la circulation des milliers de jeunes filles dépourvues de dot, sans ressources et dégoûtées d’avance du mariage, de la famille et de toute œuvre manuelle. Fatalement vouées pour la plupart au célibat, ces belles dédaigneuses sont destinées à faire la joie des célibataires.
(Philippe Gille, _Le Figaro_.)
Le nouveau volume d’Albert Cim, _Demoiselles à marier_, a pour héroïnes les jeunes filles pauvres, mais diplômees, qui cherchent un gagne-pain dans les administrations publiques. Les déboires et les misères de ces exploitées, aussi bien que leurs défauts et leurs tares, forment les plus émouvants épisodes de ce livre.
(_La République française._)
M. Albert Cim nous montre qu’à prendre ainsi les métiers des hommes, les femmes perdent ou hasardent la joie d’être épouses et mères.
(Francisque Sarcey, _Les Annales politiques et littéraires_.)
_Demoiselles à marier_ est un récit vivement mené, écrit sans autre prétention que celle d’être vivant et vrai, plein de caractères très divers bien observés et dessinés nettement, avec çà et là des épisodes comiques où se repose l’esprit navré de tant de misère et de vilenies, et, traversant le fond du tableau, quelques silhouettes de gens honnêtes, simples, indulgents, heureux dans leur modeste état. Puisse ce bon livre contribuer à réapprendre à notre génération ce que le monde entier avait toujours su jusqu’ici,—qu’il n’y a pour la femme d’autre éducation que celle qui assure le développement de sa nature physiologique et morale en la préparant à remplir dignement son rôle de mère de famille et de reine du foyer!
(B.-H. Gausseron, _Revue encyclopédique Larousse_.)
M. Albert Cim a peut-être bien créé un genre dans le roman, un genre, non pourtant, une spécialité. Il publie des études documentaires, très observées, très poussées, comme on dit, sur les jeunes filles et sur les professions libérales. Il montre le péril que fait courir à des milliers d’adolescentes l’extrême civilisation dont bénéficient et souffrent à la fois les grandes villes. Il nous dit les douleurs morales, les angoisses, les déceptions, les infortunes qui attendent postulantes et impétrantes. Il nous fait pénétrer dans le monde où sévit l’examinomanie, la rage des diplômes. Il nous apitoie sur les victimes d’un mal qui, de jour en jour, va grandissant.
En des livres cruels, au fond simplement vrais, il nous introduit, tantôt dans une _Institution de Demoiselles_, qui nous livre ses tristes et troublants secrets, tantôt au pays des Bas Bleus, qui, aux regards, découvre les misères dont il est empli.
Aujourd’hui, il nous fait entrer dans l’enfer des grandes administrations qui emploient comme commises de pauvres jeunes filles ultra-brevetées.
Ah! la terrible satire de nos mœurs que ce livre: _Demoiselles à marier_! Il n’est certes pas pour les demoiselles, mais pour les mères qui devraient le mediter, pour les pères qui devraient y puiser un enseignement.
(Édouard Petit, _L’Écho de la Semaine_.)
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FOOTNOTES:
[1] Excédent des naissances sur les décès en Allemagne: En 1894: 696,874;—en 1895: 725,790;—en 1896: 815,783; etc. (_Revue Scientifique_, 29 janvier 1898, p. 155.)
«L’excédent des naissances sur les décès en France n’a été en 1896 que de 30,000; encore le moment approche-t-il ou ce sera une décroissance qu’on aura à enregistrer, au lieu d’une augmentation.» (Émile Levasseur, _La Natalité en France_. _Revue Scientifique_, 23 janvier 1897, p. 105.)
[2] «Les Français perdent _tous les jours_ une bataille», disait le maréchal de Moltke. Il faut dire «tous les _jours_», et non pas «tous les ans», comme on le fait souvent. L’Allemagne gagne chaque _jour_ 1,600 habitants de plus que la France. Il faut qu’une bataille soit importante pour se solder par une inégalité de 1,600 têtes entre les deux belligérants.» (Jacques Bertillon, _De la Dépopulation de la France_, _Revue Scientifique_, 8 avril 1899, page 421.)
[3] Textuel. Voir les journaux de septembre 1890, notamment _le National_ du 14 septembre 1890.
[4] Mme Jenny P. D’Héricourt, _La Femme Affranchie_, tome II, p. 105.
[5] Jules Bois, _L’Ève Nouvelle_, pp. 19, 357 et 358.
[6] Textuel. Voir les journaux de novembre 1891, et notamment la _Gazette anecdotique_ du 30 novembre 1891.
[7] Mme Jenny P. d’Héricourt. _La Femme affranchie_, t. I, pp. 8 et 9.
[8] Discours prononcé par Mlle Louise Michel à la salle Lévis le 27 août 1882.
[9] Voir les journaux de novembre 1891, et notamment la _Gazette anecdotique_ du 30 novembre 1891.
[10] Paul Adam, L’ÉPOQUE, _Les Cœurs utiles_, p. 248.
[11] Maurice Talmeyr, _Revue hebdomadaire_, 19 décembre 1896.
[12] _L’Écho de Paris_, 17 novembre 1893.
[13] Lettre de M. Jules Bois, citée par M. J. Joseph-Renaud, _La Faillite du mariage et l’Union future_, p. 154.
[14] J. Joseph-Renaud, _loc. cit._, p. 195.
[15] J. Joseph-Renaud, _loc. cit._ p. 194.
[16] Lettre de Mme Jane de la Vaudère, citée par M. J. Joseph-Renaud, _loc. cit._, p. 71.