Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi, tome 2 (de 2)
Part 36
[Note 2 : En quittant le Soudan français je ne savais parler que le bambara, dialecte mandé sur lequel j’avais publié un petit essai en 1886 ; j’ai dû par la suite me perfectionner dans cette langue, et en arrivant à Kong je le parlais très bien. Entre temps j’avais appris le siène-ré, et en arrivant dans le Mossi je ne possédais qu’un vocabulaire d’une cinquantaine de mots mossi, ce qui était loin d’être suffisant pour s’exprimer. Mon court séjour dans ce pays et la pénurie d’interprètes m’empêchèrent de m’y perfectionner autant que je l’aurais désiré, de sorte que je ne parlais qu’imparfaitement le mossi et comprenais peu ou pas le gourounga. J’ai essayé de me constituer un vocabulaire, mais la diversité des idiomes et les nombreuses préoccupations de tout genre m’en ont empêché. Dans certains villages j’étais très embarrassé et bien moins fier que dans le Mossi, où je servais d’interprète à mes hommes.]
[Note 3 : C’est la seconde fois que je trouve des arachides de cette espèce ; la première fois c’était à Niélé. Les coques sont bien pleines, comme des arachides du Cayor et de la Casamance, mais elles se différencient par leurs dimensions, qui se rapprochent des arachides de bas prix du Bas Sénégal, et par leur couleur, qui est d’un rouge sang très accentué qui les fait reconnaître immédiatement.]
[Note 4 : Le _bombo_ est une farine de petit mil passé au feu avant d’être moulu et mélangé de piments rouges pilés et délayés dans de l’eau. Cette boisson est offerte comme bienvenue aux voyageurs. Dans tous les pays du Soudan où les gens sont tant soit peu civilisés, il est de règle de ne vous poser de question sur votre voyage que lorsqu’on a bu le bombo.]
[Note 5 : En mossi et en dagomba : habitation de l’imam.]
[Note 6 : Le _banan_ est un hangar couvert en chaume où se tiennent les réunions d’oisifs pendant certaines heures de la journée. Dans beaucoup de villages, ce hangar est remplacé par un échafaudage placé au pied d’un bombax (banan). C’est par extension que le hangar porte le même nom que l’arbre.]
[Note 7 : Pendant cette saison il est très rare de trouver un arbre ou un endroit à portée du village pour y établir un campement ; tous les terrains sont cultivés.]
[Note 8 : En mandé : _sérouba_.]
[Note 9 : Au Sénégal on donne le nom de Petite Côte à la partie du littoral comprise entre Rufisque et l’entrée de la rivière Saloum.]
[Note 10 : En mampoursa on appelle le _mor’_ (langue du Mossi) : _moteri_. Ex. : _a oum la moteri_, « il entend le mossi ».]
[Note 11 : Il s’agit du lieutenant allemand von François.]
[Note 12 : Dans le Mampoursi, on appelle le mor’ (langue du Mossi) : moteri. Ex : _a oum la moteri_ « il entend le mor’ ».]
[Note 13 : Touré est bien un _diamou_ mandé, car il est porté par des fétichistes kagoro qui n’ont jamais mis le pied dans le Haoussa. Je fais cette observation pour les étymologistes qui pourraient dire que Touré vient de _Ba-touré_, homme étranger, en haoussa. On pourrait en effet supposer que le _ba_ est tombé par l’usage, comme devant Ba-Haoussa, homme du Haoussa ; mais ici ce n’est pas le cas, Touré est bien un diamou mandé.]
[Note 14 : L’expression _maître_ est très souvent employée par les femmes à l’égard de leur mari. Jamais elles ne se permettent de l’appeler par son nom ou de l’appeler : mon mari ; quand elles parlent de lui, elles l’appellent _lui_, l’_hôte_, _celui-ci_, s’il n’a pas de titre connu, _chef de village_ ou _instituteur_, etc. Elles disent en parlant de lui : c’est l’homonyme de _Moussa_, de _Mouktar_, etc.]
[Note 15 : Ce qui veut dire : « riz blanc des deux femmes du même mari ». Cette variété de riz est bien connue dans tout le Soudan et elle est très appréciée.]
[Note 16 : La propriété foncière n’existe pas : elle n’est que momentanée, la terre étant réputée appartenir au naba de Nalirougou, personne ne peut l’aliéner.]
[Note 17 : Le prix des ânes varie à Oual-Oualé entre 30000 et 50000 cauries.]
[Note 18 : Il pourrait très bien se faire que ces traces relativement petites soient celles d’une variété de petits hippopotames et non de jeunes animaux comme je le suppose. Cependant les noirs de tous les pays que j’ai visités citent comme mœurs particulières de l’hippopotame que dès qu’une femelle a mis bas un jeune mâle elle est forcée de fuir avec le petit pour échapper aux mâles adultes, qui tueraient le jeune. Comme à côté des petites traces je n’ai jamais observé celles de la mère, j’en conclus que si l’on n’est pas en présence d’une variété plus petite, la femelle doit abandonner son petit dès qu’il est sevré pour retourner auprès des mâles adultes, qui se tiennent dans les grands cours d’eau seulement.]
[Note 19 : Mot dagomsa qui correspond à « hameau », en opposition à _tenga_, qui est toujours la résidence d’un naba.]
[Note 20 : Le séné est un petit arbuste qui porte des fruits offrant de la ressemblance avec la mirabelle, c’est le _Ximenia americana_. L’épicarpe du fruit est astringent, et la pulpe est légèrement purgative. Le noyau est lisse, et l’amande douce et bonne à manger.]
[Note 21 : Voyez Macrizi, _Histoire des Coptes_, avec traduction et annotations de Ferd. Wüstenfeld, 1845 ; Gœttingue.]
[Note 22 : Bondoukou est désigné à Salaga par le mot haoussa « Bitougou ».]
[Note 23 : Le sel de Grand-Bassam n’est pas très prisé par les indigènes, ses cristaux étant trop menus.]
[Note 24 : L’or de ces régions est dirigé surtout sur Djenné. Tout le courant se détourne au profit de cette ville et au détriment de la côte de Guinée.]
[Note 25 : Maison J. Deville, rue des Jeûneurs.]
[Note 26 : J’ai appris, depuis, que c’était M. Colombel, lieutenant d’infanterie de marine.]
[Note 27 : Ceux de Tourrougou et de Siripé.]
[Note 28 : En gouannia : Kampantiourou ; en haoussa : Toulouwa.]
[Note 29 : La famille du chef de Pambi a exercé pendant longtemps le pouvoir à Kété et aux environs. Elle s’est peu à peu retirée vers Salaga pour échapper aux exigences toujours croissantes de leur suzerain achanti.]
[Note 30 : Appellation haoussa qui veut dire « village de la brousse ».]
[Note 31 : _Mâdougou_ veut dire, en haoussa, « chef de caravane, homme respectable, chef de quartier »]
[Note 32 : De Kintampo à Coranza on compte trois ou quatre jours de marche, et de Coranza à Koumassi neuf ou dix, ce qui porte, d’après mes calculs, Coumassi à environ 220 kilomètres à vol d’oiseau de Kintampo.]
[Note 33 : Beaucoup de Haoussa se livrent en route à la confection de nattes fort jolies en ban, ornées de dessins divers noir et rouge. Le prix d’une natte s’élève de 2000 à 3500 cauries ; elles offrent de l’analogie, comme travail, avec celles de Mourdia (Bélédougou), seulement ces dernières sont confectionnées en paille de mil au lieu de ban.]
[Note 34 : Voyez, pour les causes qui engendrent l’esclavage, _Esclavage, Islamisme et Christianisme_ du même auteur. (Paris, 1891, Société des Éditions scientifiques, 4, rue Antoine-Dubois).]
[Note 35 : J’écris _Tain_ au lieu de _Tyn_, comme l’écrit le capitaine anglais Lonsdale, le nom de cette rivière se prononçant partout _Tain_ et non _Tyn_, qu’on est tenté de lire _Tine_.]
[Note 36 : _Marraraba_ ne veut pas dire en haoussa : « à mi-distance, à moitié chemin », comme l’affirme Barth. La traduction de ce mot en mandé est _sirafara_, « bifurcation, endroit où le chemin se partage ».]
[Note 37 : Mantiala est connu par les Haoussa sous le nom de Gari Adama, « case d’Adama ».]
[Note 38 : Appelé par les Haoussa : Baki n’goulbi, « bords du fleuve ».]
[Note 39 : Kœlle, _Grammaire vei_.
_Despatch communicating the discovery of a native written character at Bohmar on the western coast of Africa, near Liberia_, by Lieut. Forbes R. N., with notes on the Vei language and alphabet by E. Norris Esq., London, 1849.]
[Note 40 : Dans le Gondja, on désigne les Dioumma par le nom de _Pantara_.]
[Note 41 : J’ai su le nom de mon compatriote par une de ses cartes, que j’ai trouvée entre les mains d’un marchand de Bondoukou.]
[Note 42 : Plus dans le sud, dans le centre des régions aurifères, il existe encore une division plus petite, la moitié du _damma_ : 0 fr. 10 ou 0 fr. 11 ; on pèse cette quantité avec une autre petite graine nommée _pouassaba_. Quand cette graine fait défaut, on se sert de grains de riz non décortiqués de grosseur moyenne, trois grains étant égaux au damma ; on en coupe une en deux, et un grain de riz et demi constitue alors le _pouassaba_ ou _kouassaba_.]
[Note 43 : Birindara veut dire « à l’entrée de la brousse ».]
[Note 44 : Diawé partit le soir même de mon arrivée à Panamvi, 25 décembre, arriva à Kong le 29 de bon matin, ayant parcouru une distance de 200 kilomètres à vol d’oiseau en moins de quatre jours.]
[Note 45 : Treich était parti d’Assinie avec 50 hommes, dont 25 miliciens armés ; en arrivant à Bondoukou, il dut renvoyer les miliciens pour cause d’indiscipline ; ils firent retour sous les ordres d’un mulâtre qui avait accompagné Treich. Les 25 autres hommes qui restaient à Treich étaient en lutte ouverte avec lui. A mon arrivée à Kong, il ne pouvait plus se faire obéir, je dus sévir énergiquement, et les mutins et meneurs, au nombre de 15, furent renvoyés sur mon instigation quelques jours après mon arrivée à Kong.]
[Note 46 : Depuis j’ai appris qu’à la suite des bruits alarmants qui avaient couru sur mon compte, le colonel Galliéni, alors commandant supérieur du haut fleuve, et les officiers de Bammako ont employé tous leurs moyens d’information pour savoir la vérité sur mon sort. C’est ainsi que l’on s’était adressé à El-Hadj Mahmadou Lamine, de Ténetou, pour avoir de mes nouvelles. Comme on le voit, son envoyé est arrivé jusqu’à Bobo-Dioulasou.]
[Note 47 : La terminaison _krou_ ou _kourou_ correspond, en lange _agni_, aux terminaisons _sou_ et _dougou_ des Mandé. L’une et l’autre veulent dire : « village de, habitation de », etc.]
[Note 48 : Attakrou est le premier village de l’Indénié que l’on rencontre en venant de l’Anno.]
[Note 49 : En haoussa, _sansanné_ veut dire « camp », et _Mango_ dans plusieurs langues, notamment en mandé, est le nom sous lequel on désigne Groûmania.]
[Note 50 : _Elé_ veut dire en agni « lieu des pirogues », et _so_ « lieu ».]
[Note 51 : Il ne faut pas en conclure que la navigation est impossible au delà. Les indigènes des villages en amont d’Attakrou ne fabriquent que les pirogues nécessaires pour passer d’une rive à l’autre et pêcher le long des rives ; elles sont trop informes pour servir à de longs trajets : c’est la seule raison pour laquelle le fleuve n’est pas utilisé.]
[Note 52 : Pendant ma descente du Comoë j’ai pu me procurer toute la collection des singes vivant dans la région ; je me promettais de l’offrir au muséum de Paris, mais les uns sont morts en arrivant à Grand-Bassam, les autres à bord, et le dernier, un magnifique _tié_ que j’avais confié à mon ami Dupuy, vétérinaire aux saphis, est mort à Dakar.]
[Note 53 : Personne n’est chrétien dans cette région. Bénié Couamié possédait cette sainte image tout simplement parce que, pour lui, elle personnifiait la femme européenne.]
[Note 54 : J’ai vu un cocotier à Sorobango, près Bondoukou, deux à Aniasué sur le Comoë, et deux au campement d’Aponkrou, près de Bettié.]
[Note 55 : L’Akapless était appelé aussi royaume d’Aka et Atakla.]
[Note 56 : On sait que Costa est l’ancien nom sous lequel on désignait le Comoë ou Akba ou rivière de Grand-Bassam.]
[Note 57 : Amatifou est le chef de Krinjabo qui nous a cédé ses droits en 1842. A cette époque il avait environ trente-cinq ans ; il est mort en 1886 et a eu pour successeur son neveu Aka Simadou.]
[Note 58 : En langue agni on désigne les Européens sous le nom de Borofoé et les peuples de l’intérieur en général sous le nom de Zorofoé.]
[Note 59 : Dans la convention de délimitation franco-anglaise du 10 août 1889, la frontière française part à 1000 mètres à l’ouest d’Afforénou ou Newtown, sur le bord de la mer, suit la rive droite de la lagune Tendo et Éhy, puis la rive droite du Tanoë jusqu’à Nougoua. A partir de ce point, la ligne frontière suivra le 5e degré de latitude en tenant compte des traités passés et en suivant exactement la limite des États à cheval sur le 5e degré.]
[Note 60 : Les noms de plusieurs d’entre ces îles ont été, par suite des reproductions successives, ou changés, ou légèrement tronqués. C’est ainsi que la petite île Leydet se nommait île Jonnon. L’île Audric, située en face de la baie de Dabou, avait été baptisée île Aubry, etc.]
[Note 61 : Piter est un surnom. Ce chef s’appelait, en langue agni, Atékébré. C’est lui qui nous concéda nos droits sur Grand-Bassam. Son successeur se nommait Assama, auquel succéda le chef actuel Blé, d’origine zemma (Apolloniens).]
[Note 62 : La manille est une monnaie qui a cours dans toute la lagune d’Ébrié et dans le Comoë près de son embouchure ; elle n’a pas cours à Assinie. C’est un bracelet en alliage de cuivre et d’étain que l’on fabrique à Manchester et à Nantes ; il a une valeur de 20 à 23 centimes. Quand on achète des produits aux indigènes, on les paye en manilles, qu’ils viennent ensuite échanger contre des marchandises aux factoreries au fur et à mesure qu’ils en ont besoin.]
[Note 63 : Buonfanti a fait une conférence sur son voyage à la Société de géographie royale belge à Bruxelles. Elle est publiée dans son Bulletin de 1884. Accusé d’imposture, Buonfanti n’a jamais pu se disculper de l’accusation lancée contre lui, et n’a jamais pu donner des preuves sérieuses sur la véracité de son récit. Il est mort récemment au Congo.]
[Note 64 : C’est avec intention que je n’ai pris des objets connus des indigènes que dans une aussi faible proportion. Rien ne flatte le noir comme de recevoir un cadeau ou d’acheter un objet ou une étoffe que l’on ne peut se procurer nulle part. Le noir, comme nous du reste, aime les nouveautés, il se laisse séduire par tout ce que son voisin ne pourra peut-être jamais se procurer. Il est heureux de pouvoir dire : « J’ai acheté un objet dont personne ne connaît le nom ».]
[Note 65 : J’avais emporté, en prévision d’une captivité chez un des rois de l’intérieur, des semences des principaux légumes d’Europe, afin de me permettre d’améliorer mon ordinaire.]
[Note 66 : _Serki_ veut dire « chef » en haoussa.]
[Note 67 : Voyez page 386.]
[Note 68 : Les Mandé sont aussi désignés par d’autres peuples sous le nom de Wakoré, Wangara, Sakhersi, Sakhayerski, etc., et surtout par le nom générique de Dioula.]
[Note 69 : C’est à tort qu’on écrit Sousou, Soussou, Sozo ou bien encore Susu ; le vrai nom des habitants du Rio Pongo est Soso (prononcez _Soço_). (Note du R. P. Raimbault, _Catéchisme français-soso_. Mission du Rio Pongo, 1885.)]
[Note 70 : Nom par lequel les Haoussa désignent les Mandé.]
[Note 71 : Nous pensons que la dénomination Ghanata ne s’appliquerait pas exclusivement au Baghéna ou Bakhounou actuel ; l’empire était à cheval sur les deux rives du Niger. Dans le Mossi on m’a souvent désigné la région de Douentsa sous le nom de Garnata.]
[Note 72 : Barth et d’autres écrivains, tels que Léon l’Africain (traduction de Jean Temporel), appellent souvent les Wakoré (plus tard Sonni-nké) du nom d’Assouanek ; il ne faut pas trouver dans ce nom l’étymologie de Sonni-nké, car ce nom ne leur a été octroyé que plus tard, comme nous le verrons par la suite, mais il faut le traduire par اسّوع نك, c’est-à-dire Assoua-nké, « hommes de l’Assoua ». L’Assoua est encore une province voisine du Fermagha (rive gauche du Niger au sud de Tombouctou).]
[Note 73 : Encore aujourd’hui les Sonni-nké se désignent par le nom de Séré-khollé, hommes blancs, nom qui, corrompu, est devenu le Sérewoulé, Serécollé ou Sarakollet.]
[Note 74 : Ebn Khaldoun, tome II, page 110, dit au sujet de cette nouvelle famille ; « On rapporte que du côté de l’Orient les Ghana avaient pour voisins les Sousou ou Ceuseu صوصو سوسو »]
[Note 75 : Le sultan de la cour duquel les deux frères s’échappèrent était vraisemblablement, d’après Barth et Rolfs, Mansa Magha Ier. Sonni Ali Kilnou est donc arrivé au pouvoir vers 1335 et 1340 : et la fin de la première dynastie de Za remonte donc à cette même époque.]
[Note 76 : Touré est un nom de famille que l’on retrouve non seulement dans les familles Mali-nké-Kagoro, mais encore chez les Dioula, et surtout chez les Haoussa. Les Touré et les Sissé sont encore fort nombreux dans les provinces nord du Sokoto, sur les confins du Zamberma ou Zaberma.]
[Note 77 : Sous le règne de Mansa Sliman, en 1359, il existe déjà dans le Ségou un Ouarraba Koy, ce qui veut dire un chef diara ; _ouarraba_, lion, fauve, étant le synonyme de Diara. A la même époque nous y voyons aussi un Sama Koy, c’est-à-dire un chef sama-nké, c’est-à-dire d’origine bammana.]
[Note 78 : Le parti de Ngolo ou Dabo était composé : 1o de Bambara ; 2o des Ouled-Masouk, tribu noble des Ouled-Embarek ; 3o des Ahel-Semborou, fraction de Foulbé (qui venaient de se fixer dans le Bakhounou) ; 4o d’importantes fractions de Sonni-nké Diawara.
Le parti de Sagoné était composé : 1o des Rouma, conquérants marocains qui occupaient une partie du pays et s’étaient mariés et fusionnés avec les indigènes ; 2o des Zénagha ; 3o des Ouled-Alousch, la fraction la plus guerrière des Ouled-Embarek ; 4o des Ahel-Massa ou gens de Saro, fraction de Sonni-nké ; 5o de Mandé-Mali-nké. Voyez Barth, tome V, édition allemande, appendice I, page 511.]
[Note 79 : Docteur Quintin. — Étude ethnographique sur les pays entre Sénégal et Niger. — Société de Géographie de Paris.]
[Note 80 : C’est ce même Daisé Kouroubari qui régnait dans le Kaarta à l’époque du passage de Mungo-Park (1796), et l’on peut voir dans la relation de voyage de Park que ce pays était en guerre avec le Ségou.]
[Note 81 : Mansong régnait à Ségou au premier et au second voyage de Mungo-Park.]
[Note 82 : Cf. docteur Quintin.]
[Note 83 : _Massa_ dans beaucoup de pays mandé veut dire « roi ». A Kong on ne se sert aussi de ce titre pour désigner le souverain.]
[Note 84 : Comme il y a de nombreuses familles portant le nom de Kouroubari, les membres de la famille royale descendant de Sébé Kouroubari font suivre leur nom du titre _massa-si_ (graine de roi, descendant de roi).]
[Note 85 : Nous avons souvent pensé que les Sousou des historiens arabes ne seraient peut-être autre chose que les Sissé. A ce sujet, nous avons demandé à M. René Basset de vouloir bien consulter les textes anciens. Le savant professeur, après examen, a conclu que, les points diacritiques ne faisant pas défaut, il fallait rejeter cette hypothèse.]
[Note 86 : _Touré_ veut dire « éléphant » en sonni-nké ; leur tenné est l’éléphant comme les Sama-nké chez les Bammana.]
[Note 87 : Caillé en traversant le Mianka dit : « Ce pays est habité par des Mandingues _Diaula_ ou _Yola_ », ce sont les Dioula ; du reste, toutes les régions que je viens d’énumérer sont aussi connues sous le nom générique de Diouladougou.]
TABLE DES GRAVURES
* * * * *
Iguanes dans le village 3
Le naba de Koumoullou et ses griots 7
Ces sauvages nous suivent presque en rampant 13
L’un des hommes saisit la bride du cheval de Diawé 19
L’ombrelle 21
Diawé et trois ânes entraînés par le courant 23
Passage de la Volta Blanche 29
Construction sacrée de Gourounga 39
Jeunes filles portant la dot 43
Sous le _banian_ 47
_Tacca involucrata_ 51
Arrivée d’une bande de Mossi 53
Retraite aux flambeaux 59
Marche dans la prairie inondée de Louaré 63
Visite au naba de Karaga 67
Rixe menaçante 71
La danse 75
Touloucouna (_Carapa guineensis_) 79
Un _tchilago_ 81
Vue de Salaga 89
Une mosquée de Salaga 93
Plan de Salaga 95
Le marché de Salaga 97
Captifs portant du bois 101
Marchand fascinant un client 105
Mules du Haoussa 111
Les cases de Tourmountiou 121
Konkronsou 124
L’oasis marécageuse 125
Le village de Konkronsou 127
La forêt de Konkronsou 131
La poupée de Kounchi 133
Kintampo 137
Kintampo et le tronc gigantesque 139
Kintampo, quartier achanti 141
Chute d’eau de Takla 147
Campement dans la brousse 157
Mosquée de Sorobango 158
Une rue de Bondoukou 159
Habitation de Sitafa (vue extérieure) 163
Habitation de Sitafa (vue intérieure) 165
Bondoukou 167
Bain forcé 171
Un coin d’Amenvi 173