Documents Inédits sur Alfred de Musset

Part 15

Chapter 153,574 wordsPublic domain

Partez donc, o Luna! Le ciel clair et sans voiles A pour vous rallumé ses claustrales étoiles... Et moi, qu'a su charnier votre air leste et fringant,

Voyant vos doigts si blancs rayer la toile verte De mes rideaux, je dis: «Sur ma fenêtre ouverte, «Ma mie, n'auriez-vous pas laissé choir votre gant?»

9º _Quatrain à une dame_, en lui envoyant des bonbons lors de sa grossesse. L'ÉVÉNEMENT, 25 décembre 1876.

10º _Quatrain à une vieille coquette_. L'ESTAFETTE, 24 juin 1892.

11º _A une Espagnole_, stances improvisées sur un rythme de Victor Hugo. LE VOLEUR, 2 mai 1873.

12º _Stances à Buffon_, écrites sur un panneau de son cabinet de travail, à Montbard. LE CENTENAIRE DE BUFFON, Troyes, Montgolfier. 1889. Br. in-8º, page 68.

13º _Déclamation_.--_A miss Anna X***_, deux poésies, dans la GRANDE REVUE DE PARIS ET SAINT-PÉTERSBOURG, 25 juillet 1890.

14º Pour les vers inscrits _Sur l'Album du château de Clisson_, pendant un voyage qu'Alfred de Musset fit dans la Loire-Inférieure, il se récuse lui-même dans une lettre qu'il adressa d'Angers à Mme Alfred Tattet:

«...Quant aux vers du livre de Clisson, on m'en a parlé plusieurs fois et je les tiens pour admirables, mais je n'ai pas l'honneur d'en être le père; il paraît qu'en mettant mon nom au bas, on a voulu du moins m'en faire le parrain. Je n'ai jamais été par là, et quand cet enfant-là m'est né, j'étais probablement bien loin. Ma Muse aura accouché pendant mon absence, c'est pour le moins un cas rédhibitoire. J'ai déjà assez mis au monde de mauvais garnements pour ne pas vouloir d'intrus dans la famille....»[84]

[84] Cette lettre est publiée en partie dans LE FIGARO du 6 avril 1883, et en entier dans la GAZETTE ANECDOTIQUE du 30 juin 1885.

Est-ce que certaine conférencière célèbre, qui jadis incarna Lucretia del Fede, ne connaît pas le véritable auteur? Je suis allé souvent à Clisson et je me suis procuré le fameux livre; mais les pages où se trouvaient les soi-disant vers d'Alfred de Musset ont été arrachées par quelque visiteur peu délicat. On voit encore des vers ou des lignes de prose, signés Victor Hugo, Lamartine, George Sand, mais malheureusement pour l'authenticité de ces autographes, aucun de ceux dont je connais l'écriture de leur pseudo-auteur, n'a été écrit par son signataire.

* * * * *

Avant de mettre fin à cette longue énumération que le lecteur doit trouver bien ardue, il me faut encore indiquer quelques pièces données comme inédites, et qui ne sont en réalité que des réimpressions d'oeuvres publiées:

1º L'_Épigraphe_ placée en tête du tome II de LÉLIA par George Sand (Dupuy et Tenré, 1833. 2 vol. in-8º).--Le _Fragment_ donné page 190 de LES DEUX SOEURS, par Mme Aglaé de Corday (Louviers, Achaintre, 1838. 1 vol. in-8º), ne sont que deux strophes de _Namouna_.

2º La _Nouvelle_ en prose que publie la GAZETTE DE LA NOBLESSE du 16 octobre 1856, est un extrait du _Voyage où il vous plaira_, par Hetzel.

3º La couverture de la 87e livraison des FRANÇAIS PEINTS PAR EUX-MÊMES (Curmer, 1840, in-4º), donne comme inédits 18 vers, que reproduit LE NATIONAL de Bruxelles du 26 mars 1880, lesquels sont les 18 premiers vers des _Secrètes pensées de Rafaël_.

4º LE DIOGÈNE du 19 octobre 1856 annonce des _Stances à Mme Dorval_, mais rectifie son erreur dans le numéro du 9 novembre; ce sont les stances _A la Malibran_.

5º Le journal LE PLAISIR A PARIS du 26 juin 1889 publie «Le Navire», fragment du _Retour_, et l'«Ennui», fragment des _Stances_: «Je méditais courbé».

* * * * *

Il reste une question que j'aurais voulu aborder, celle de la _Correspondance_ d'Alfred de Musset, mais cela m'entraînerait en des détails bibliographiques bien longs[85]. Les trente-cinq lettres mises à la fin du volume des OEUVRES POSTHUMES, ne donnent qu'un bien faible aperçu de ce qu'elle est.

[85] C'est pour la même raison que j'omets les _Variantes_ qu'offrent entre eux les divers textes imprimés.

Par les publications faites en 1896 à propos d'_Elle et Lui_, on connaît des fragments des lettres qu'Alfred de Musset écrivait à George Sand; d'autres, adressées à Buloz, Alfred Tattet, Pierre Pagello, Alfred Arago, Boucoiran, Mme de Belgiojoso, Mme Augustine Brohan, David d'Angers, Maxime Du Camp, Alexandre Dumas, Sainte-Beuve, Mme Olympe Chodzko, Albéric Second, Alfred de Vigny, Mme de Girardin, Arsène Houssaye, Eugène Renduel, Mme Levrault, Frantz Liszt, Émile Péhant, etc..., ont été publiées dans des journaux, des revues ou des livres; nous en avons découvert _cent dix_, imprimées en entier ou peu s'en faut, dans ces conditions, sans compter les lettres ou fragments de lettres d'Alfred de Musset à George Sand, ainsi que celles dont tout ou partie est, pour la première fois, publié dans le présent volume; et l'on peut tenir pour certain qu'il en existe un plus grand nombre. Mais combien curieuses sont celles qui demeurent encore inconnues parmi les noms cités plus haut et celles qu'il envoya à son frère Paul, à ses éditeurs, aux interprètes de ses comédies, à divers membres de sa famille, aux directeurs des revues où il a écrit, à Émile Augier, Ulric Guttinguer, Théophile Gautier, au comte d'Alton, à Désiré Nisard, Ambroise Thomas, Auguste Barre, Mlle Rachel, même à sa gouvernante, Mlle Colin (dont la REVUE DE PARIS ET SAINT-PÉTERSBOURG et les ANNALES LITTÉRAIRES ont publié les mémoires)[86], et à beaucoup d'autres, dont je ne puis dire les noms.

[86] Réimprimés sous le titre de: _Dix ans chez Alfred de Musset_, par Mme Martellet, née A. Colin. Paris, Chamuel, 1899. 1 vol. in-12.

J'omets avec intention la correspondance.... amoureuse, trop intime pour être publiée, et qui ne sera jamais connue; car, avec un tact que je ne puis qu'approuver, lors de la mort du poète, toutes les lettres de femmes qui furent trouvées dans ses tiroirs, furent restituées sans échange à celles qui les avaient écrites. Toutefois, le mystérieux paquet déposé à la Bibliothèque Nationale, pour être ouvert et publié en 1910, renferme, si je ne me trompe, l'une de ces correspondances; ce n'est pas celle de George Sand, comme on l'a prétendu; celle-ci, pensons-nous, est adressée _A une belle inconnue_:

Si vous croyez que je vais dire Qui j'ose aimer, Je ne saurais, pour un empire, Vous la nommer.

Les lettres à sa Marraine sont aussi peu connues que les autres, car les textes que Mme Jaubert a intercalés dans ses SOUVENIRS (Hetzel, 1881, 1 vol. in-12) et ceux donnés par Paul de Musset, sont, sauf quelques rares exceptions, absolument altérés et défigurés. J'ai pu en vérifier la majeure partie sur les autographes originaux et j'ai constaté qu'ici une lettre avait servi à en faire deux; que là, deux ou trois lettres étaient fondues en une seule; ailleurs, les phrases sont interposées, et très souvent les dates supprimées ou changées. N'eût-il pas mieux valu rien plutôt que cela! Que de jolies choses cependant elles renferment, et que de récits j'y ai lus, semblables à _Un souper chez Mlle Rachel_, qui n'est que l'une d'elles, dont on a supprimé le commencement et la fin![87].

[87] Voir ci-après la Notice bibliographique sur la Correspondance d'Alfred de Musset.

Comment conclure, si ce n'est en exprimant le désir de voir un jour joindre aux oeuvres du poète, toutes ces pages inédites, toutes ces lettres surtout, qui révèleront un Musset inconnu?

* * * * *

LES ANNALES POLITIQUES ET LITTÉRAIRES du 19 septembre 1897 commencent la publication de _Denise_, cette nouvelle dont je parle au début de cet article, en laissant planer, par un Avertissement, un doute sur le véritable auteur. Il suffit, pour éviter toute équivoque, de se reporter à la REVUE DE PARIS du 2 mai 1841; on y trouvera, page 5, _Denise_, avec la signature de Paul, son seul et véritable auteur. Cela a été révélé par M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul dans une lettre publiée par le JOURNAL DES DÉBATS du 1er juillet 1897. Le même journal donnait le lendemain une autre note rectificative (qui émanait de moi) dans laquelle je disais que le fait d'attribuer à Alfred ce qui venait de Paul, n'était pas unique, et je faisais allusion à une lettre envoyée par Alfred de Musset à un de ses éditeurs pour se plaindre de cela. Voici cette lettre:

«Monsieur Charpentier, 19, rue de Lille.

«Lundi, 30 septembre [1850].

«Mon cher ami,

«Je vous envoye le catalogue de l'_Assemblée_, où vous trouverez quatre ou cinq romans de mon frère, annoncés sous mon nom. Vous m'avez dit que vous vous chargeriez de demander la rectification. J'aimerais mieux en effet que vous me rendissiez ce service, attendu qu'il est délicat pour moi de parler de mon frère.

«D'ailleurs, votre position, étant _mon éditeur_, vous donne, il me semble, toute espèce de droit. Car c'est, au bout du compte, une sotte tromperie qui est toujours préjudiciable: le public peut nous croire complices.

«Si vous voulez bien vous en charger, tenez-moi au courant, parce que, si on ne rectifie pas l'erreur, il faudra écrire dans d'autres journaux.

«Tout à vous.

«ALFRED DE MUSSET.»

Ce catalogue est annoncé dans le numéro de l'ASSEMBLÉE NATIONALE du 26 juillet 1850, et paraît pour la première fois dans le numéro du 28 juillet; il est fréquemment reproduit, notamment dans le numéro du 21 septembre. En ce qui concerne les deux frères, l'annonce est ainsi faite:

«Le Bracelet, par Alfred de Musset. 1 vol. in-8º.

Samuel, par Alfred de Musset. 1 vol. in-8º.

Tête et Coeur, par Alfred de Musset. 1 vol. in-8º.

Les Amours de Planoche et de Mme de Laguette, par Paul de Musset. 2 vol. in-8º.

Lauzun, par Alfred de Musset. 1 vol. in-8º.»

Dans ce numéro, qui est probablement celui qui accompagnait la lettre, le catalogue occupe toute la troisième page et la moitié de la quatrième. Toutefois, si M. Charpentier a demandé une rectification, il ne fut pas tenu compte de sa demande, car le catalogue continue à paraître avec ses inexactitudes; je l'ai retrouvé tel jusque dans le numéro du 7 décembre 1850.

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

SUR LA

CORRESPONDANCE

DE

ALFRED DE MUSSET

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

SUR LA

CORRESPONDANCE

DE

ALFRED DE MUSSET

La correspondance d'Alfred de Musset, à côté des détails biographiques qu'elle renferme et de sa valeur littéraire, offre ceci de particulier, que le poète se laisse voir tel qu'il était dans la vie intime: obéissant à l'impression du moment, il écrit sans affectation, sans pose, mettant son coeur et son esprit à nu. Le jour où ses lettres seront connues, bien des jugements portés sur lui devront être réformés.

Malheureusement, ce n'est pas dans le recueil de ses oeuvres complètes qu'il faut aller chercher cette correspondance. Les trente-cinq lettres publiées par les soins de son frère Paul, en 1866, à la fin du tome X de l'édition dite de souscription (OEuvres posthumes), ne donnent qu'une bien faible idée de ce que sont les autres et n'en représentent qu'une partie bien minime.

Cependant, beaucoup d'autres lettres de notre poète existent éparses dans des journaux, des revues ou des livres. Voici, avec l'indication du recueil dans lequel je les ai trouvées imprimées pour la première fois, celles qui sont parvenues à ma connaissance.

ARAGO (Alfred).

1.--Sans date: «J'ai connu un jeune peintre, qui avait une demoiselle de compagnie». _Le Monde Illustré_, 27 septembre 1862. Fragment.

AUGIER (Émile).

2.--Lundi, 1848: «Vous allez me trouver, mon cher Augier, une bien ridicule créature». _Le Gaulois_, 7 août 1893. Je n'ai pu vérifier si, comme on me l'a dit, c'est cette lettre qui est donnée en fac-similé d'autographe dans l'_Album de l'Exposition d'art dramatique à Vienne, en 1892. Paris, 1894. In-folio._

BELGIOJOSO (Mme la princesse Christine Trivulce de).

3.--S. D. (1836): «Je ne crois pas, princesse, toute fausse modestie à part». _Inventaire des Autographes de M. Fillon. Séries V à VIII. Étienne Charavay, 1878. In-8º_, page 148, fragment.

BELMONT (Marquis Alfred de).

4.--Madame la vicomtesse de Janzé nous apprend dans ses _Études et Récits_ (Plon, 1891, in-12, p. 217) que M. de Belmont «essaya à plusieurs reprises d'enrôler son ami Alfred de Musset dans la poursuite du surnaturel, mais il ne put le persuader. Ils avaient eu entre eux une correspondance suivie que M. de Belmont brûla peu de temps avant sa mort», survenue en 1857.

BLANC (Edmond).

5.--4 novembre 1838. «Monsieur le Secrétaire-Général, lorsque vous m'avez fait l'honneur de me recevoir». _La Nouvelle Revue_, 15 janvier 1899.

BONNAIRE (Félix), éditeur.

6.--S. D. (1837 ou 1838). «Mon cher ami, voilà mes épreuves». _Bibliographie des OEuvres d'Alfred de Musset par M. Clouard. Rouquette, 1883. In-8º_, p. XII.

BOUCOIRAN (Jules).

7.--7 mars 1835. «Monsieur, je sors de chez madame Sand et on m'apprend qu'elle est à Nohant». _La Revue de Paris_, 15 août 1896.

BROHAN (Mme Augustine).

8.--15 mars 1849. Des Haricots. «O ma chère Brohan, je suis dans les fers». _Le Parlement_, 6 avril 1883. _Annuaire des Amis des Livres, 11e année. 1890. In-8º_, p. 94.

9.--S. D. «Il ne m'est pas possible, ma chère Brohan, de dîner chez vous». _Catalogue de la bibliothèque de feu M. Yver, 2e partie. Paris, E. Paul et L. Huart, 1893. In-8º_, no 740. Ne manque que le post-scriptum.

10.--S. D. «Ma chère Brohan, vous avez été deux fois aimable». _Catalogue d'autographes, vente hôtel Drouot le 13 juin 1890. Paris, Gabriel Charavay. In-8º,_ No 94, fragment.

11.--S. D. «Ma chère Brohan, je vous écris à tout hasard». _Alfred de Musset par Eugène de Mirecourt. Havard, 1854. In-32._ Fragment en fac-similé d'autographe. _Le Gaulois_, 18 août 1896.

BULOZ (François), directeur de la _Revue des Deux-Mondes_.

12.--Lundi, 18 (août 1834). «Mon ami, ma mère me donne de quoi aller aux Pyrenées». _La Revue de Paris_, 15 août 1896.

13.--(Février ou mars) 1835. «Mon cher Buloz, ayez la bonté de prier Mme Dudevant, lorsque vous la verrez». _Revue Bleue_, 3 avril 1897.

14.--S. D. «Mon cher Buloz, si vous voulez me rendre le service de faire donner 200 francs». _Catalogue de la Collection Dentu. Autographes, tome II, 3e fascicule. 1888. In-8º_, p. 223.

15.--S. D. «Mercredi. O mon ami, réfléchissez avant de répondre à cette simple parole». _Catalogue d'autographes, vente le 8 décembre 1891, hôtel Drouot. Paris, Étienne Charavay. In-8º._ No 117. Fragment.

16.--S. D. «Lundi, 28. Voilà, mon cher monsieur, la pièce dont je vous ai parlé. Les uns voudraient que je la fisse siffler». _Bulletin de la maison Étienne Charavay, no 286. Avril-mai 1898. In-8_, no 42096. Fragment.

CANTEL (Henri).

17.--23 novembre 1848. «Monsieur, par le plus singulier des hasards, il m'a été donné d'apprécier votre charmant talent». _La Revue de France_, 1er mars 1881. A tenir pour douteuse jusqu'à production de l'original.

CARJAT (Étienne).

18.--Simple billet répondant à une demande d'autorisation de publier un portrait-charge dans le _Diogène_: «Monsieur, la gaieté des gens d'esprit ne m'a jamais fait peur; faites de moi ce qu'il vous plaira.--Alfred de Musset». _Polichinelle à Paris_, 22 janvier 1857.

CHARPENTIER (Gervais), éditeur.

19.--30 septembre 1850. «Mon cher ami, je vous envoyé le catalogue de l'«Assemblée» où vous trouverez quatre ou cinq romans de mon frère». _Les Héritiers d'Alfred de Musset contre M. Charpentier. Mémoire pour_ _M Charpentier. Paris, 1867, In-8º_, p. 17.--_Revue d'Histoire littéraire de la France_, 15 janvier 1898.

20.--27 juin 1851. «Mon cher ami, Hetzel a fait proposer hier par Berrurier de vous remettre». _Les Héritiers d'Alfred de Musset contre M. Charpentier. Mémoire pour M. Charpentier. Paris, 1867. In-8º_, p. 16.

21.--19 février 1857. «Mon cher Charpentier, j'ai réfléchi depuis que je vous ai vu...» _Dix ans chez Alfred de Musset, par Mme Martellet. Paris, Chamuel, 1899. 1 vol. in-12_, page 98.

CLÉSINGER, statuaire.

22.--16 avril 1851. «Mon cher Clésinger, je suis allé pour vous voir ce matin à Madrid». _Catalogue des Autographes de M. A. Bovet, vente 19-21 juin 1884. Paris, Étienne Charavay. In-4º,_ no 910, en fac-similé.

COLIN (Adèle), devenue Mme Martellet, gouvernante d'Alfred de Musset.

23.--16 août 1847. «Je n'aurais pas cru que vous puissiez vous éloigner ainsi de moi...» _Dix ans chez Alfred de Musset, par Mme Martellet. Paris, Chamuel, 1899. 1 vol. in-12_, page 16 et en fac-similé.

24.--S. D. «Je n'ai pas fermé l'oeil; j'ai les premières attaques de mes délires».--_Revue de Paris et Saint-Pétersbourg_, décembre 1887, p. 43.

Mme Martellet prépare en ce moment une deuxième édition de ses souvenirs, où se trouveront certainement d'autres lettres.

DAVID D'ANGERS, statuaire.

25.--Samedi soir, 1831. «Monsieur, je suis de service demain pour presque toute la journée». _Revue de l'Art Français_, 1893, p. 204.

26.--1832? «Mon cher David, je suis allé chez Micheli pour avoir de vos médailles». _David d'Angers et ses relations littéraires par Henri Jouin, Plon, 1890. In-8º_, p. 67.

DIRECTEUR DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE.

27.--Août 1848. Lettre relative au prix De Maillé Latour-Landry, décerné à Alfred de Musset dans la séance du 17 août. _Le Moniteur Universel_, 25 août 1848.

DIRECTEUR DU CONSTITUTIONNEl.

28.--Juillet 1844. «Monsieur, on a beaucoup parlé de chroniques, de légendes et de ballades». Sert de préface à la nouvelle «Les frères Van-Buch». _Le Constitutionnel_, 27 juillet 1844.

DIRECTEURS DE L'EUROPE LITTÉRAIRE.

29.--23 novembre 1832. «Messieurs, je serai très heureux de pouvoir entrer pour quelque chose dans la rédaction de votre nouveau journal». _Supplément au Prospectus de l'Europe Littéraire, 1832. In-8º_, p. 7.--_Revue d'Histoire littéraire de la France_, 15 janvier 1898.

DIRECTEUR DU NATIONAL.

30.--Janvier 1849. «Monsieur, j'apprends que le journal «l'Événement» à propos des élections de l'Académie». _Le National_, 13 janvier 1849.

DIRECTEUR DE LA PATRIE.

31.--Juin 1848. «Je lis dans votre journal qu'on avait annoncé par erreur que j'étais destitué de la place de Bibliothécaire». _La Patrie_, 20 juin 1848.--_La Presse_, 20 juin 1848. Souvent réimprimée.

DUC D'ORLÉANS.

32.--1838. «Monseigneur, les journaux annoncent que M. Vatout, bibliothécaire de Sa Majesté, est chargé». _Catalogue des autographes de M. Charles Keissner, 12 mars 1889. Gabriel Charavay. In-8º_, no 126, fragment.--_La Nouvelle Revue_, 15 janvier 1899, fragment.

DU CAMP (Maxime).

33.--1840. «Monsieur, je suis bien en retard envers vous.» _Souvenirs littéraires par Maxime Du Camp. Hachette, 1882. In-8º._ Tome I, p. 153.

DUMAS père (Alexandre).

34.--16 juin 1848. «Mon cher Dumas, je viens de lire «La France Nouvelle» et j'irai vous serrer la main». _La France Nouvelle_, 21 juin 1848.

FORTOUL (Hippolyte), ministre de l'Instruction publique.

35.--27 août 1856. «Monsieur le ministre, je ne puis assez remercier Votre Excellence des paroles de bonté». _Bibliographie des OEuvres d'Alfred de Musset, par M. Clouard. Rouquette, 1883. In-8º_, p. XVI.

FOUCHER (Paul).

36.--Le Mans, 19 octobre 1827. «Je reviens, mon cher ami, jeudi prochain». _L'Amateur d'Autographes_, 1er janvier 1867.

GIRARDIN (Mme Émile de), née Delphine Gay.

37.--7 janvier 1835. Fragment d'une lettre dans le _Catalogue d'Autographes, vente le 24 février 1892, hôtel Drouot. Paris, Gabriel Charavay. In-8º_, no 140.

38.--Jeudi, 8 (juin 1848). «Il est vrai, madame, que je ne suis pas conservé en qualité de conservateur». _Études et Récits sur Alfred de Musset, par Mme de Janzé. Plon, 1891. In-12_, p. 93.

GRENIER (Édouard).

39.--Lettre envoyée par Alfred de Musset au printemps de 1843 et détruite accidentellement pendant la Commune en 1871. Voir à ce sujet la _Revue Bleue_ des 3 septembre et 15 octobre 1892, p. 301 et 492.

GUTTINGUER (Ulric).

40.--1832. Honfleur, fragment d'une lettre: «Je n'ai jamais tenté de faire une hymne à mon Dieu». _L'Événement_, 12 juin 1885.

HOUSSAYE (Arsène).

Quatre lettres publiées dans: _Les Confessions, par Arsène Houssaye. Dentu, 1885-1897. 6 vol. in-8º._

41.--1842. Billet en réponse à une invitation: «Vous me faites, mon cher maître, honneur et plaisir». Tome I, planche de fac-similé XVII.

42.--1851. «Je ne prétends pas être joué quatre fois par semaine». Tome I, planche de fac-similé XVII.

43.--1851. «Mon cher ami, j'ai reçu les deux billets». Tome III, p. 253, et précédemment dans le _Figaro_, 2 novembre 1882.

44.--1853? «Mon cher ami, je vous avais parlé de Mme Brohan». Tome V, planche de fac-similé III.

JANIN (Jules).

45.--(Décembre 1838). «Monsieur, je vous ai cherché hier soir au Théâtre Français». _L'Événement_, 28 janvier 1886. Souvent réimprimée, traduite en allemand dans _Frankfurter Zeitung_, 17 janvier 1890.

JAUBERT (Mme Caroline), la «Marraine».

J'ai pu vérifier sur les originaux le texte de moitié environ des lettres adressées à «la Marraine» et publiées soit dans les _Souvenirs de Mme Jaubert, Hetzel, 1881. 1 vol. in-12_, soit dans les _OEuvres posthumes d'Alfred de Musset. Charpentier, 1867. 1 vol. in-12_[88]. Dans cette moitié vérifiée, j'ai constaté qu'à côté de quelques lettres imprimées sans changement, le plus grand nombre offre des retouches ou des suppressions considérables. J'en conclus que celles non vérifiées sont dans les mêmes conditions: aussi vais-je donner mes indications pour tout ce qui est publié[89].

[88] Quelques-unes de ces dernières lettres avaient été publiées antérieurement dans la _Revue Nationale et Étrangère_ du 1er avril 1866.

[89] Les lettres dont je n'ai pas retrouvé les autographes sont précédées d'une astérisque (*).

46.--1er avril 1836. «Belle Madame, style Musset, je suis enfermé de nouveau». _Le Clairon_, 27 novembre 1881. Textuel.

A.--(Mai ou juin 1836). «Vous avez eu grand tort, Madame, de n'être pas venue ce soir au Théâtre Français». _OEuvres posthumes_, p. 203. Dix lignes et un dessin supprimés à la fin. (Mlle Plessy dans le _Barbier de Séville_).

B.--27 février 1837. «Madame, voici le fait: La Princesse m'écrit qu'elle ne peut me bâtir un sujet». _OEuvres posthumes_, p. 204. Post-scriptum de cinq lignes supprimé.

47*.--28 juin 1837. «Madame, comme votre départ m'avait un peu vexé». _Souvenirs_, p. 165.

48.--17 octobre 1837. «Le bruit court que madame Jaubert revient à Paris». _Souvenirs_, p. 139. Textuel.

49.--(1837). «Marraine, le fieux est déconfit». _Souvenirs_, p. 191. Deux mots changés sans importance.--_Le Temps_, 12 janvier 1881.

50.--27 octobre 1837. «Madame, vous avez trouvé le vrai nom du sentiment qui nous unit». _Souvenirs_, p. 160. Textuel, sauf le mot «Marraine» mis plusieurs fois à la place de «Amie».

C.--(15 décembre 1838). «Madame, mon arrangement de loge a manqué ce soir». _OEuvres posthumes_, p. 205. Une phrase changée.

D.--17 décembre 1838. «Vous vous trompez, ma chère marraine, en croyant que c'était sur vous que je comptais». _OEuvres posthumes_, p. 206. Plusieurs phrases supprimées ou changées.

E.--(27 mars 1839). Lettre publiée dans la première édition des _OEuvres posthumes_ (_Charpentier, 1860. In-12_, p. 101), sous le titre de: _Un souper chez Mlle Rachel_, et dont le texte est complètement remanié par Paul de Musset. Comme terme de comparaison, en voici le début, auquel ressemble toute la suite:

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