Part 13
Les démolitions de tours ordonnées par le suzerain étaient presque toujours provoquées par les plaintes de voisins. Les abbayes notamment, et les évêques, veillaient scrupuleusement à ce qu'il ne fût pas élevé de châteaux avec tours dans leur voisinage. Leurs plaintes à ce sujet sont fréquentes, et quand les parties ne pouvaient s'accommoder, il fallait recourir à l'autorité royale. Était-elle toujours respectée? Cela est douteux; de là, entre seigneurs, des conflits qui, en fin de compte, finissaient par provoquer l'intervention royale au détriment de l'un des deux adversaires, quelquefois de tous les deux, et au profit du pouvoir suzerain. Le roi, d'ailleurs, en cas de guerre, de défense du territoire, avait le droit d'occuper et de faire occuper par ses troupes les châteaux, tours et donjons de ses vassaux.
Or, en dépit de ce droit, il arriva parfois que les portes des châteaux restaient closes devant leur suzerain, qui n'était pas toujours en état de les faire ouvrir par la force. Les châteaux et leurs tours formidables devinrent ainsi, pour la royauté, à mesure qu'elle s'affermissait, un souvenir d'insultes souvent demeurées impunies. Louis XI porta un premier coup à ces nids féodaux. La renaissance, plus encore par mode que par politique, en vit détruire un grand nombre. Henri IV, Richelieu et Mazarin démantelèrent les derniers.
Tel était leur nombre, cependant, sur le territoire français, que nous trouvons beaucoup de ces défenses et de ces postes encore debout.
[Note 63: «Castra extollens altius et castella, turresque adsiduas per habiles locos et opportunos, quà Galliarum extenditur longitudo; nonnunquam etiam ultra flumen ædificiis positis snbradens barbaros fines.» (Ammien Marcellin, lib. XXVIII, cap. II.)]
[Note 64: C'est ainsi que sont construites les tours romaines de Besigheim, au confluent du Necker et de l'Enz.]
[Note 65: Voyez _Essai sur le système défensif des Romains dans le pays éduen_, par M. Bulliot, p. 26.]
[Note 66: Lib. I, cap. V.]
[Note 67: Voyez _La fortification déduite de son histoire_, par le général Tripier. Paris, 1866.]
[Note 68: Tours visigothes de Carcassonne; tours d'Autun, de Cologne, de Dax; tours de Rome du temps de Bélisaire.]
[Note 69: La tour dite du _Four Saint-Nazaire._]
[Note 70: Voyez HOURD.]
[Note 71: Mosaïque gallo-romaine, musée de Carpentras.]
[Note 72: Voyez HOURD, fig. 1.]
[Note 73: Quant au plomb fondu, à l'huile bouillante, ce sont là des moyens de défense un peu trop dispendieux pour qu'on les puisse prendre au sérieux. D'ailleurs le plomb fondu, tombant de cette hauteur, serait arrivé en bas en gouttes froides, ce qui n'était pas très-redoutable. Ce n'était que par exception qu'on avait recours à ces moyens de défense. De simples cailloux du poids de 8 à 10 kilogrammes, tombant d'une hauteur de 20 mètres, étaient les projectiles les plus dangereux pour des hommes armés et pavaisés.]
[Note 74: Il n'est question, bien entendu, que des constructions du commencement du XIIIe siècle, dues à Enguerrand. Les courtines du château de Coucy furent encore exhaussées vers 1400 par Louis d'Orléans.]
[Note 75: Voyez, pour le système de structure de ces tours, à l'article CONSTRUCTION, la figure 144.]
[Note 76: Ces escaliers ont été surélevés, sous Louis d'Orléans, jusqu'au niveau des combles.]
[Note 77: Voyez LATRINES, fig. 1.]
[Note 78: Voyez DONJON, HOURD, MÂCHICOULIS.]
[Note 79: Voyez HOURD, PORTE (la porte de Laon à Coucy-le-Château).]
[Note 80: La partie supérieure du crénelage, détruite aujourd'hui, est restaurée à l'aide des gravures de du Cerceau et de Châtillon.]
[Note 81: Voyez CHÂTEAU.]
[Note 82: Voyez ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 11, et SIÉGE, fig. 2.]
[Note 83: Tour dite de _la Peyre_, à la gauche de la barbacane de la porte Narbonnaise.]
[Note 84:
Huit arbalétriers dans les deux étages intérieurs servaient facilement les seize meurtrières, ci ............... 8 hommes. Un servant à chaque étage........................... 2 - Huit arbalétriers dans les hourds................... 8 - Deux servants pour les mâchicoulis.................. 2 - Un capitaine de tour; ci ........................... 1 - Total ............................. 21 hommes.
L'enceinte extérieure de Carcassonne possède quatorze tours; en les supposant gardées chacune en moyenne par vingt hommes, cela fait ........................................... 280 hommes. Vingt hommes dans chacune des trois barbacanes ....... 60 - Cent hommes pour servir les courtines sur les points d'attaque............................................. 100 - _À reporter_.......................................... 440 hommes.
Report. . . . . .. .................................... 440 hommes. L'enceinte intérieure comprend vingt-quatre tours, à vingt hommes par poste, en moyenne ................... ...... 480 - Pour la porte Narbonnaise ............................. 50 - Pour garder les courtines ............................. 100 - Pour la garnison du château ........................... 200 - Total ................................................ 1270 hommes.
Ajoutons à ce nombre d'hommes les capitaines, un par poste ou par tour, suivant l'usage .......................... 50 hommes. Nous obtenons un total de............................. 1320 hommes.
Ce nombre était plus que suffisant, puisque les deux enceintes n'avaient pas à se défendre simultanément, et que les hommes de garde, dans l'enceinte intérieure, pouvaient envoyer des détachements pour défendre l'enceinte extérieure, ou que celle-ci étant tombée au pouvoir de l'ennemi, ses défenseurs se réfugiaient derrière l'enceinte inférieure. D'ailleurs l'assiégeant n'attaquait pas tous les points à la fois. Le périmètre de l'enceinte extérieure est de 1400 mètres en dedans des fossés, donc c'est environ un homme par mètre de développement qu'il fallait compter pour composer la garnison d'une ville fortifiée comme l'était la cité de Carcassonne.]
[Note 85: Voyez le plan général de la cité de Carcassonne, ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 11, B, et les archives des _Monuments historiques._]
[Note 86: Les meurtrières du rez-de-chaussée sont _hachées_, ainsi que la porte qui, de cet étage, donne dans l'escalier à vis.]
[Note 87: Voyez ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 24 _bis_.]
[Note 88: La plupart des ouvrages militaires des ordres du Temple et de Malte présentent des tours carrées. (Voyez _Essai sur la dominat. franç. en Syrie durant le moyen âge_, par E. G. Rey, 1866.)]
[Note 89: «Et... (du Guesclin) prit son chemin et son retour, et tous les seigneurs de France en sa compagnie, pour venir de rechef devant la cité d'Usson, en Auvergne, et l'assiégèrent; et firent là le duc de Berry, le duc de Bourbon et le connétable, amener et charrier grands engins de Riom et de Clermont, et dresser devant ladite forteresse, et avec tout ce appareiller grands atournemens d'assaut.» (Froissart, _Chron_., CCCXXIX.)]
[Note 90:
Encontre Bertran a la deffense levée: N'i avoit sale amont qui ne fust bien semée; De fiens y ot. on mis mainte grande chartée, Par coi pierres d'engien, qui laiens soit getée, Ne mefface léons une pomme pelée. Car Bertran ot mandé par toute la contrée Pluseurs engiens, qu'il fist venir en celle anée, De Saint-Lo en y vint, cette ville alozée; Bertran les fist lever sans point de l'arrestée. Pardevant le chastel (de Valognes), dont je fuis devisée Ont dréciez. VI. engiens getans de randonnée, Mais en son de la tour, qui fu haulte levée, Il avoit une garde toute jour ajournée, Qui sonnoit. I. becin, quant la pierre est levée; Et quant la pierre estoit au chastel assenée, D'une blanche touaille (serviette), qui li fut présentée, Aloit frolant les murs, faisait grande risée; De ce avoit Bertran forment la chière irée.»
(_La Vie vaillant Bertran du Guesclin_, par Cuvelier, trouvère du XIVe siècle, v. 5076 et suiv.)]
[Note 91: Voyez ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 41.]
[Note 92: Le _cran_ est la poussière que produit la taille de la pierre, et que l'on recueille sur les chantiers. On s'en servait beaucoup, pendant le moyen âge, pour charger des voûtes que l'on voulait mettre à l'abri des projectiles ou des incendies.]
[Note 93: Ces tours ont été dérasées au niveau des courtines en 1814. (Voyez les grandes gravures d'Israël Sylvestre, _Les plus excellens bastimens de France_ de du Cerceau, etc.)]
[Note 94: De notre temps nous avons vu la fortification allemande revenir aux commandements élevés, aux tours bastionnées.]
[Note 95: Voyez ENGIN.]
[Note 96: Le château de Vincennes, dont il existe des restes considérables que nous voyons aujourd'hui, fut commencé par le roi Jean, sur de nouveaux plans; mais si l'on considère le style de l'architecture, il ne paraît pas que les prédécesseurs de Charles V aient élevé l'ouvrage au-dessus du sol de la place; si même Charles V n'a pas entièrement repris l'oeuvre.]
[Note 97: Ce fait est bien visible dans les ouvrages entrepris par Louis d'Orléans, au château de Coucy, de Montépilloy près de Senlis.]
[Note 98: Ces travaux ont été commencés en 1858 par ordre de l'Empereur, et en grande partie au moyen des crédits ouverts sur la cassette de Sa Majesté.]
[Note 99: Voyez ARCHITECTURE MILITAIRE, BOULEVARD.]
[Note 100: Tour Hector.]
[Note 101: Il a fallu vingt-sept jours à un ouvrier habile pour pratiquer un trou d'un mètre carré environ dans l'un de ces murs, au-dessus du talus, c'est-à-dire au point où la maçonnerie n'a que 4 mètres d'épaisseur.]
[Note 102: Au siége d'Orléans, plusieurs des anciennes tours de l'enceinte furent terrassées pour recevoir des pièces d'artillerie.]
[Note 103: Voyez à l'article CHÂTEAU, la description des défenses du château de Bonaguil (fig. 28 et 29).]
[Note 104: Voyez SIÉGE, page 426.]
[Note 105: Voyez BOULEVARD.]
[Note 106: _Trattato di architettura civile e militare_ di F.G. Martini, publié pour la première fois par les soins du chevalier César Saluzzo. Turin, 1861. Voyez l'atlas, pl. V, XXII, XXIII et suiv.]
[Note 107: À Langres, à Dijon, ancien château, XVe siècle; à Marseille, fin du XVe siècle (front démoli du Nord); peut-être au château de Ham, avant la reconstruction de la plate-forme de la grosse tour, bâtie par le comte de Saint-Pol, et dont les murs ont 10 mètres d'épaisseur.]
[Note 108: On donnait le nom de _moineau_ à un petit ouvrage saillant bas, placé au fond du fossé, le défendant et pouvant contenir des arquebusiers ou même des arbalétriers. On croyait ainsi protéger le point mort des tours circulaires. (Voyez à l'article BOULEVARD le grand ouvrage de Schaffhausen, les défenses circulaires qui remplissaient exactement dans le fossé d'office de moineaux.)]
[Note 109: On donne généralement, à l'invention du boulet de fonte de fer, une date trop récente. Déjà, vers 1430, l'artillerie française et allemande s'en servait. Les inventaires d'artillerie de Charles VII en font mention. Des vignettes de manuscrits de 1430 à 1440 figurent des projectiles de fer. Au musée d'artillerie il existe un canon de 1423, de bronze, provenant de Rhodes, fondu en Allemagne, qui ne pouvait servir qu'à envoyer des boulets de fonte. À la défense d'Orléans, en 1428, les artilleurs orléanais avaient des boulets de fonte.]
[Note 110: Plus tard Castriotto (1584) adopte de nouveau les tours rondes au milieu des bastions, en capitales, et au milieu des courtines. Vauban lui-même, dans sa dernière manière (1698), établit des tours bastionnées formant traverses en capitales, entre les bastions retranchés d'une façon permanente et le corps de la place, sortes de réduits qui devaient inévitablement retarder la reddition de la place, puisque la chute du bastion non-seulement n'entraînait pas celle des défenses voisines, mais exigeait des travaux considérables pour prendre la tour bastionnée formant saillant porte-flancs. Montalembert (1776) plaça également en capitales, à la gorge des bastions, des caponnières élevées en maçonnerie, à plusieurs étages, qui ne sont autre chose que des tours casematées ayant un commandement considérable sur les dehors. À la base, la caponnière de Montalembert est entourée d'une série de _moineaux_ qui donnent en plan une suite d'angles saillants en étoile, se flanquant réciproquement, pour poster des fusiliers. Les Allemands de nos jours en sont revenus aux tours possédant un commandement sur les ouvrages. Mais en présence des effets destructifs de la nouvelle artillerie, ce système ne peut être d'une grande valeur, à moins qu'on ne puisse revêtir ces tours casematées d'une cuirasse assez forte pour résister aux projectiles. Ces tentatives répétées sans cesse depuis le moyen âge prouvent seulement que les commandements sur les dehors sont toujours considérés comme nécessaires, et que la fortification du moyen âge (eu égard aux moyens d'attaque) avait sur la nôtre un avantage.]
[Note 111: Cette tour est celle qui commande la porte Laufer.]
[Note 112: Les cinq tours sont bâties sur le même modèle.]
[Note 113: Voyez CRÉNAUX, fig. 19.]
[Note 114: Sauf ces guettes, les tours de Nuremberg sont intactes. Les guettes sont indiquées dans d'anciennes gravures (voyez Mérian, _Cosmogr. univers._).]
[Note 115: De notre temps, la fumeuse tour Malakof, qui était un ouvrage à commandement élevé, fut détruite dès les premiers moments du siége, et la résistance de ce point dépendit des ouvrages de terre qui furent élevés autour de la première défense.]
[Note 116: Voyez la _Monographie du château de Salces_ par M. le capitaine Ratheau (Paris, 1860, Tanera). Cette étude, très-bien faite, de cette ancienne place en donne l'idée la plus complète.]
[Note 117: _Plans et profils des principales villes et lieux considérables de la principauté de Catalogne_. Paris, 168...]
[Note 118: _Monogr. du château de Salces_.]
[Note 119: Voyez ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 11. C'est la tour marquée O sur le plan.]
[Note 120: Tour de la Peyre, fig. 13, 14, 15, 16 et 17.]
[Note 121: Cet ouvrage dépend de l'enceinte bâtie sous le règne de saint Louis.]
[Note 122: La tour du Trésau est marquée M sur ce plan. (Voyez aussi l'article PORTE, fig. 18.)]
[Note 123: Ce château, qui dépendait du Valois, fut rebâti en partie par Louis d'Orléans, quand ce prince fortifia son duché pendant la maladie de Charles VI. Le château de Montépilloy, situé sur une hauteur, commandant la route de Senlis à Crespy, servit de point d'appui aux armées des partis qui manoeuvrèrent dans cette contrée pendant les guerres du XVe et du XVIe siècle. Il fut démantelé après l'entrée de Henri IV à Paris.]
[Note 124: Plus tard Louis d'Orléans fit détruire une partie de cette chemise, et bâtir une courtine en F, laquelle enfermait les nouveaux ouvrages.]
[Note 125: Pour plus de clarté, nous n'avons pas présenté la passerelle avec ses piles en coupe, mais en élévation latérale.]
[Note 126: Voyez MÂCHICOULIS, fig. 6 et 7.]
[Note 127: Beaucoup de ces tours étaient couronnées de pinacles isolés les uns des autres.]
[Note 128: Voyez le plan du palais archiépiscopal de Narbonne à l'article PALAIS, fig. 11, 12 et 13.]
[Note 129: Voyez la _Guyenne militaire_, par M. Léo Drouyun, t. II, p. 158 et suiv.]
[Note 130: Voyez la _Guyenne militaire_, t. II, p. 162. M. Léo Drouyn donne, sur cette petite place, de curieux détails auxquels nous engageons nos lecteurs à recourir.]
[Note 131: Voyez la _Guyenne militaire_, pl. 132.]
[Note 132: Voyez CHÂTEAU, fig. 7.]
[Note 133: Voyez CHÂTEAU, fig. 24, et DONJON, fig. 41, 42, 43 et 44.]
[Note 134: Ces deux tours avaient été renversées par la mine. Leurs fragments, en quartiers énormes, gisaient sur le sol; c'est à l'aide de ces débris que ces ouvrages ont été restaurés. Les hauteurs d'étages étaient d'ailleurs indiquées par les amorces sur les bâtiments voisins conservés.]
[Note 135: Chacune des huit tours du château de Pierrefonds portait le nom du preux dont la statue est placée sur le parement extérieur. La statue de Charlemagne remplissait la niche pratiquée au sommet du cylindre de la tour d'angle du donjon. (Voyez la _Notice sur le château impérial de Pierrefonds_, 4e édition.)]
[Note 136: Voyez DONJON, fig. 41, 42 et 43.]
[Note 137: Voyez l'article CONSTRUCTION, fig. 154; voyez aussi l'article ÉCHAUGUETTE. Les deux tours extérieures du donjon de Pierrefonds possèdent chacune une guette (voyez la figure précédente).]
[Note 138: Une légende prétend qu'elle salua Charlemagne à son passage à Carcassonne; mais Charlemagne est-il jamais passé à Carcassonne? puis la tour n'est que du XIe siècle.]
[Note 139: Voyez ARCHITECTURE MILITAIRE, le plan du château de Carcassonne, fig. 12 (la tour de guet est en S), et figure 13, la vue perspective de ce château. Voyez aussi les _Archives des monuments historiques_, Gide éditeur.]
[Note 140: Cette tour est dite aujourd'hui, _tour de François Ier_.]
[Note 141: Voyez _Dissert. archéol. sur les anciennes enceintes de Paris_, par Bonnardot Parisien, 1852. Voyez les plans de Gomboust, de de Fer, de Mérian, la tapisserie de l'hôtel de ville, les gravures de Callot, d'Israël Sylvestre, les plans déposés aux Archives de l'empire, les dessins et gravures de della Bella, les dessins de Le Vau (Archiv. de l'empire). Cette tour ne fut démolie qu'au moment où l'on commença le palais des _Quatre Nations_ (l'Institut actuel), vers 1660.]
[Note 142: D'après les documents cités plus haut.]
[Note 143: Ces remparts suivaient la direction de la rue Mazarine actuelle, qui, bâtie hors de la ville, dès le XVe siècle, s'appelait la rue des _Fossés de Nesle_, parce qu'elle s'élevait sur la contrescarpe de ces fossés.]
[Note 144: Voyez ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 78.]
[Note 145: Voyez, à l'article PONT, l'historique de la construction de cette tour et la figure 2.]
[Note 146: Voyez _Essai sur la domination française en Syrie durant le moyen âge_, par E. G. Rey, 1866.]
[Note 147: Il eût été facile de conserver ce précieux monument qui ne gênait pas sérieusement le tracé des voies nouvelles sur ce point de Paris. C'était un très-curieux exemple des travaux dus aux Templiers vers la fin du XIIe siècle.
Malgré des réclamations appuyées pur les personnages les plus autorisés, la démolition de la tour Bichat fut décidée hâtivement, et c'est à peine si nous eûmes le temps de mesurer cet édifice. Quelques chapiteaux provenant de cette démolition ont été transportés au musée de Cluny; mais ce n'était pas par sa sculpture, bien qu'elle soit belle, que cet édifice intéressait l'historien.]
[Note 148: Voyez l'excellent _Itinéraire archéologique de Paris_ du savant auteur de tant de travaux précieux sur nos antiquités nationales. M. de Guilhermy déplorait, en 1855, comme tous ceux qui ont quelque souci de nos monuments historiques, la destruction de la tour Bichat. «La ville de Paris, disait-il, qui a fait de si généreux sacrifices pour sauver la tour Saint-Jacques la Boucherie, s'est au contraire montrée insouciante envers celle de Latran, ct cependant, si la première est en jouissance d'une plus grande renommée, l'autre appartenait à une meilleure époque de l'art et se rattachait à une famille d'édifices d'un caractère plus intéressant....» Nous ajouterions que la tour de Latran était l'unique monument de ce genre en France.]
[Note 149: Voyez TEMPLE.]
[Note 150: _Itinéraire archéologique de Paris_, p. 299.]
[Note 151: Voyez, à l'article MAISON, le plan, fig. 34.]
[Note 152: Voyez le plan général de la cité. Celle porte est celle de Saint-Nazaire (ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 11, en D).]
[Note 153: La pierrière est figurée en batterie sur cette plate-forme.]
[Note 154: Voyez la _Guyenne militaire_, par M. Léo Drouyn, t. II, p. 255. Voyez aussi, dans le même ouvrage, la porte de Saint-Macaire, dite porte de Cadillac, laquelle est sur plan barlong et couronnée par une simple rangée de mâchicoulis.]