Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 5 - (D - E- F)

Part 13

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ÉCOLE CHAMPENOISE. C'est une des plus brillantes; elle se développe rapidement, et ses premiers essais sont considérables. Les églises champenoises des Xe et XIe siècles possédaient, comme celles de l'Île-de-France, des nefs couvertes en charpente; alors les sanctuaires seuls étaient voûtés. La grande église abbatiale de Saint-Remy de Reims, d'une étendue peu commune, se composait d'une nef lambrissée avec doubles bas-côtés voûtés à deux étages. Un choeur vaste, avec bas-côtés et chapelles, remplaça, au XIIe siècle, les absides en cul-de-four[72]. L'église de Notre-Dame de Châlons-sur-Marne ne portait, sur la nef centrale, que des charpentes. Lorsqu'au XIIe siècle on reconstruisit le choeur de cette église, on éleva des voûtes sur la nef. Les églises importantes de la basse Champagne possèdent, comme celles de l'Île-de-France, des galeries voûtées au-dessus des bas-côtés, comprenant la largeur de ces collatéraux. Au XIIe siècle, on élève, dans la haute Champagne, des églises qui se rapprochent encore davantage de l'architecture antique romaine et qui se fondent dans l'école bourguignonne: telle est, par exemple, la cathédrale de Saint-Mammès à Langres, et plus tard la charmante église de Montiérender, les églises d'Isomes et de Saint-Jean-Baptiste à Chaumont.

[Note 72: La nef de Saint-Remy de Reims, qui date du Xe siècle, fut voûtée au XIIe. Ces voûtes furent refaites en lattis et plâtre il y a peu d'années.]

ÉCOLE BOURGUIGNONNE. Elle naît chez les clunisiens. Dès le XIe siècle, elle renonce aux charpentes sur les nefs; elle fait, la première, des efforts persistants pour allier la voûte au plan de la basilique antique. Nous en avons un exemple complet dans la nef de l'église abbatiale de Vézelay. Au XIIe siècle, cette école est puissante, bâtit en grands et solides matériaux; elle prend aux restes des édifices antiques certains détails d'architecture, tels que les pilastres cannelés, par exemple, les corniches à modillons; elle couvre le sol d'une grande quantité d'églises dont nous citons seulement les principales: Cluny, Vézelay, la Charité-sur-Loire, d'abord; puis les églises de Paray-le-Monial, de Semur-en-Brionnais, de Châteauneuf, de Saulieu, de Beaune, de Saint-Philibert de Dijon, de Montréale (Yonne), à la fin du XIIe siècle.

L'école bourguignonne abandonne difficilement les traditions romanes, et pendant que déjà on construisait, dans l'Île-de-France et la basse Champagne, des églises qui présentent tous les caractères de l'architecture gothique, on suivait en Bourgogne, avec succès, les méthodes clunisiennes en les perfectionnant.

ÉCOLE AUVERGNATE. Elle peut passer pour la plus belle école romane; seule, elle sut, dès le XIe siècle, élever des églises entièrement voûtées et parfaitement solides; aussi, le type trouvé, elle ne s'en écarte pas. À la fin du XIe siècle et pendant le XIIe, on bâtissait, dans cette province, l'église de Saint-Paul d'Issoire, la cathédrale du Puy-en-Vélay, les églises de Saint-Nectaire, de Notre-Dame-du-Port (Clermont), de Saint-Julien de Brioude, et quantité de petits monuments à peu près tous conçus d'après le même principe. Cette école s'étendait, au nord, jusque sur les bords de l'Allier, à Ébreuil, à Châtel-Montagne, à Cogniat, jusqu'à Nevers dans la construction de l'église de Saint-Étienne; au sud, jusqu'à Toulouse (église de Saint-Sernin), et même jusqu'à Saint-Papoul.

ÉCOLE POITEVINE. Très-féconde en monuments, à cause de la quantité et de la qualité des matériaux calcaires, cette école est moins avancée que l'école auvergnate; elle possède à un degré moins élevé le sentiment des belles dispositions. Comme cette dernière, elle sut bâtir des églises voûtées durables, dès le XIe siècle, en contre-buttant les voûtes en berceau des grandes nefs par celles des collatéraux, mais sans les galeries de premier étage des églises d'Auvergne, c'est-à-dire que les églises romanes du Poitou se composent généralement de trois nefs à peu près égales en hauteur sous clef, voûtées au moyen de trois berceaux, celui central plus large que les deux autres; tandis que les églises auvergnates comprennent des collatéraux voûtés en arêtes, avec galeries supérieures voûtées en demi-berceaux, contre-buttant le berceau central[73]. Dans le Poitou, et en Auvergne très-anciennement, les sanctuaires sont entourés d'un bas-côté avec chapelles rayonnantes, comme dans l'église de Saint-Savin près Poitiers, qui date du XIe siècle, dans l'église haute de Chauvigny (commencement du XIIe siècle). L'école poitevine se soumet à des influences diverses. En dehors du principe décrit ci-dessus, elle admet le système des coupoles de l'école de la Saintonge et du Périgord, comme dans la construction de l'église Saint-Hilaire de Poitiers, et dans celle de Sainte-Radegonde, comprenant une seule nef. Au XIIe siècle, l'école de l'Ouest (du Périgord et de la Saintonge) eut une si puissante influence qu'elle étouffa non-seulement l'école poitevine, mais qu'elle pénétra jusque dans le Limousin et le Quercy au sud, et, au nord, jusque dans l'Anjou et le Maine.

[Note 73: Voy. ARCHITECTURE RELIGIEUSE, fig. 10.]

ÉCOLE DU PÉRIGORD. Son type primitif se trouve à Périgueux dans l'ancienne cathédrale de cette ville, et dans l'église abbatiale de Saint-Front; c'est une importation byzantine[74]. Le principe de cette école est celui de la coupole portée sur pendentifs. Dans un temps où la plupart des écoles romanes en France ne savaient trop comment résoudre le problème consistant à poser des voûtes sur les plans de la basilique antique, cette importation étrangère dut avoir et eut en effet un grand succès. On abandonna donc, dans les provinces de l'Ouest, pendant les XIe et XIIe siècles, sauf de rares exceptions, le plan romain pour adopter le plan byzantin. Les provinces plus particulièrement attachées aux traditions latines, comme l'Île-de-France, la Champagne et la Bourgogne, résistèrent seules à cette nouvelle influence et poursuivirent la solution du problème posé, ce qui les conduisit au système de construction gothique. Outre les deux types que nous venons de citer, l'école du Périgord présente une quantité prodigieuse d'exemples d'églises dérivées de ces types. Nous nous bornerons à en citer quelques-uns: la cathédrale de Cahors, l'église abbatiale de Souillac (XIe siècle), celle de Solignac, la cathédrale d'Angoulême, les églises de Saint-Avit-Seigneur, du Vieux-Mareuil, de Saint-Jean de Cole, de Trémolac, l'église abbatiale de Fontevrault (XIIe siècle), et la majeure partie des petites églises de la Charente.

[Note 74: Voy. l'_Architecture byzantine en France_, de M. Félix de Verneilh.]

ÉCOLE NORMANDE. Les églises normandes antérieures au XIIe siècle étaient couvertes par des charpentes apparentes, sauf les sanctuaires, qui étaient voûtés en cul-de-four. C'est d'après ce principe que furent élevées les deux églises abbatiales de Saint-Étienne et de la Trinité à Caen[75], fondées par Guillaume le Bâtard et Mathilde sa femme. Ces dispositions primitives se retrouvent dans un assez grand nombre d'églises d'Angleterre, tandis qu'en France elles ont été modifiées dès le XIIe siècle; les voûtes remplacèrent les anciennes charpentes. Les Normands furent bientôt d'habiles et actifs constructeurs; aussi leurs églises des XIe et XIIe siècles sont-elles grandes, si on les compare aux églises de l'Île-de-France; les nefs sont allongées, ainsi que les transsepts; les choeurs ne furent enveloppés de bas-côtés que vers le milieu du XIIe siècle.

Ces écoles, diverses par leurs origines et leurs travaux, progressent chacune de leur côté jusqu'au moment où se fait sentir l'influence de la nouvelle architecture de l'Île-de-France et de la Champagne, l'architecture gothique.

L'architecture gothique est une des expressions les plus vives des sentiments des populations vers l'unité. En effet, peu après sa naissance, nous voyons les écoles romanes (dont nous n'avons indiqué que les divisions principales) s'éteindre et accepter les nouvelles méthodes adoptées par les architectes du domaine royal. Cependant, au commencement du XIIIe siècle, on distingue encore trois écoles bien distinctes: l'école de l'Île-de-France, qui comprend le bassin de la Seine entre Montereau et Rouen, ceux de l'Oise et de l'Aisne entre Laon, Noyon et Paris, le bassin de la Marne entre Meaux et Paris et une partie du bassin de la Somme; l'école champenoise, qui a son siége à Reims, et l'école bourguignonne, qui a son siége à Dijon.

L'école gothique normande ne se développe que plus tard, vers 1240, et son véritable siége est en Angleterre.

La passion de bâtir des églises, de 1200 à 1250, fut telle au nord de la Loire, que non-seulement beaucoup de monuments romans furent détruits pour faire place à de nouvelles constructions, mais encore que l'on modifia, sans autre raison que l'amour de la nouveauté, la plupart des édifices rebâtis pendant le XIIe siècle; les cathédrales de Paris, de Senlis, de Soissons, de Laon, de Rouen, du Mans, de Chartres, de Bayeux, nous présentent des exemples frappants de ce besoin de changer ce qui venait d'être achevé à peine. Les monastères, avec plus de réserve cependant, suivirent ce mouvement vers un renouvellement de l'architecture; quant aux paroisses, celles qui étaient riches ne manquèrent pas de jeter bas leurs vieilles églises pour en construire de neuves. Si bien qu'on ne peut s'expliquer comment il se trouva, pendant un espace de cinquante années à peine, assez d'ouvriers de bâtiment, de sculpteurs, de statuaires, de peintres verriers, pour exécuter un nombre aussi prodigieux d'édifices sur un territoire qui ne comprend à peu près que le tiers de la France actuelle. Bientôt même les provinces du Centre, de l'Est et de l'Ouest suivirent l'impulsion, et ces ouvriers se répandirent en dehors des contrées où l'architecture gothique avait pris naissance. Bien qu'on ait démoli plus de la moitié des églises anciennes depuis la fin du dernier siècle, il reste encore en France une quantité considérable de ces édifices. Nous nous bornons à donner ici un catalogue de celles qui présentent assez d'intérêt au point de vue de l'art pour être mises au rang des monuments historiques, comme cathédrales, églises conventuelles ou paroissiales.

[Note 75: Au XIIe siècle, les nefs de ces églises furent voûtées; le choeur de l'église de Saint-Étienne fut rebâti au XIIIe siècle.]

Afin de faciliter les recherches, nous classons ces églises par départements et arrondissements, en suivant l'ordre alphabétique.

AIN. _Arrond. de Bourg._ Église de Brou[76], ég. de Saint-André de Bagé. _Arrond. de Nantua._ Ég. de Nantua[77]. _Arrond. de Trévoux._ Ég. de Saint-Paul de Varax.

[Note 76: Architecture du commencement du XVIe siècle; cette église fut bâtie par la soeur de Charles-Quint; elle contient de belles verrières et de magnifiques tombeaux. Aujourd'hui elle sert de chapelle au séminaire.]

[Note 77: Curieuse église du XIIe siècle, voûtée au XIIIe. Style de la Haute-Saône.]

AISNE. _Arrond. de Laon._ Ég. Notre-Dame de Laon (ancienne cathédrale)[78], ég. Saint-Martin de Laon[79], ég. Saint-Julien de Royaucourt, ég. de Nouvion-le-Vineux, ég. de Marle. _Arrond. de Château-Thierry._ Ég. de Mezy-Moulins, ég. d'Essomes, ég. de La Ferté-Milon. _Arrond. de Saint-Quentin._ Ég. collég. de Saint-Quentin[80]. _Arrond. de Soissons._ Ég. cathédrale de Soissons[81], ég. abb. de Saint-Médard à Soissons, ég. abb. de Saint-Jean-des-Vignes, id.[82], ég. abb. de Saint-Julien, id., ég. abb. de Saint-Yved de Braisne[83]. _Arrond. de Vervins._ Ég. d'Aubenton, ég. de Saint-Michel (près d'Hirson), ég. d'Esquehéries, ég. de la Vacqueresse.

[Note 78: L'un des plus beaux spécimens de l'architecture du commencement du XIIIe siècle (voy. CATHÉDRALE, fig. 9; CLOCHER, fig. 73). Dans l'origine, la cathédrale de Laon, possédait une abside circulaire, avec bas-côté. Vers 1230, cette abside fut démolie pour être remplacée par une abside carrée. Il est difficile de se rendre compte des motifs de ce changement. Les fondations du choeur circulaire ont été retrouvées par l'architecte M. Boeswilwald, et des chapiteaux faisant partie de ce sanctuaire primitif ont été replacés dans l'abside carrée. La sculpture de la cathédrale de Laon est fort belle. Villard de Honnecourt cite les clochers de Laon et en donne un figuré.]

[Note 79: Église du XIIe siècle, d'un beau style, avec chapelles dans le transsept. La façade est un des meilleurs exemples de l'architecture du XIVe siècle.]

[Note 80: Église à doubles transsepts, de la fin du XIIIe siècle.]

[Note 81: L'un des bras de croix est semi-circulaire comme ceux des églises cathédrales de Tournay et de Noyon (voy. ARCHITECTURE RELIGIEUSE, fig. 30 et 31). Le choeur date des premières années du XIIIe siècle (voy. ARC-BOUTANT, fig. 52).]

[Note 82: Cette église est en grande partie détruite aujourd'hui; la façade et ses deux clochers existent seuls.]

[Note 83: L'église Saint-Yved de Braisne est un des plus beaux monuments de cette partie de la France. Le plan de l'abside présente une disposition excellente et rare (voy. la _Monog. de l'ég. abb. de Braisne_, par M. Prioux). Cette église paraît avoir été construite par l'architecte de la cathédrale de Laon; elle date du commencement du XIIIe siècle. La façade et quelques travées de la nef ont été détruites il y a peu d'années. Les sculptures du portail sont en partie déposées dans le musée de Soissons. L'église Saint-Yved contenait, avant la Révolution, de magnifiques tombes en cuivre émaillé, dont les dessins se trouvent aujourd'hui dans la collection Gaignères de la bib. Bodléienne d'Oxford.]

ALLIER. _Arrond. de Moulins._ Cathédrale de Moulins, ég. de Bourbon-l'Archambault, ég. de Saint-Menoux[84], ég. abb. de Souvigny[85], ég. de Meilliers, ég. de Toulon. _Arrond. de Gannat._ Ég. de Gannat[86], ég. d'Ébreuil[87], ég. de Biozat, ég. de Saint-Pourçain[88], ég. de Cogniat[89], ég. de Vicq, ég. abb. de Chantel[90]. _Arrond. de La Palisse._ Ég. de Châtel-Montagne[91]. _Arrond. de Montluçon._ Ég. d'Huriel, ég. de Néris.

[Note 84: Église dont la nef, autrefois couverte par une charpente, remonte au IXe ou Xe siècle. Le choeur date du XIIe siècle; il appartient à un style mixte, entre celui de l'Auvergne et celui de Bourgogne.]

[Note 85: Grande église des XIe et XIIe siècles, mais presque entièrement reconstruite au XVe.]

[Note 86: Le choeur de l'église de Gannat est du pur style auvergnat de la fin du XIe siècle. La nef a été reconstruite au XIVe; elle est d'un bon style.]

[Note 87: La nef et le choeur de l'église d'Ébreuil sont du XIe siècle; le clocher, qui repose sur un narthex, est du XIIe.]

[Note 88: Nef du XIe siècle, auvergnate; choeur du XIIIe.]

[Note 89: Très-jolie petite église du XIIe siècle, style auvergnat; nef sans bas-côtés; abside sans bas-côtés et deux absidioles donnant dans les bras de croisée; clocher sur le milieu du transsept.]

[Note 90: Jolie église de style auvergnat du XIIe siècle.]

[Note 91: Style auvergnat, XIe et XIIe siècles. Narthex magnifique ajouté au XIIe siècle, avec tribune au-dessus, s'éclairant sur la façade; clocher sur le transsept.]

ALPES (BASSES-). _Arrond. de Digne._ Ég. de Notre-Dame à Digne (cathéd.), ég. de Seyne. _Arrond. de Barcelonnette._ Ég. d'Allos. _Arrond. de Castellane._ Ancienne cathéd. de Senez. _Arrond. de Forcalquier._ Ég. de Manosque. _Arrond. de Sisteron._ Ég. de Sisteron.

ALPES (HAUTES-). _Arrond. de Gap._ Ég. de Lagrand. _Arrond. d'Embrun._ Ancienne cathéd. d'Embrun.

ARDÈCHE. _Arrond. de Privas._ Ég. de Bourg-Saint-Andéol, ég. de Cruas, ég. cathéd. de Viviers[92]. _Arrond. de l'Argentière._ Ég. de Thines. _Arrond. de Champagne._ Ég. de Champagne.

[Note 92: Choeur du XIVe siècle, sans bas-côtés.]

ARDENNES. _Arrond. de Braux._ Ég. de Braux. _Arrond. de Réthel._ Ég. de Saint-Nicolas de Réthel. _Arrond. de Sédan._ Ég. de Mouzon[93]. _Arrond. de Vouziers._ Ég. de Vouziers, ég. de Bouilly, ég. de Verpel, ég. abb. d'Attigny, ég. de Sainte-Vauxbourg.

[Note 93: Beau plan du XIIIe siècle.]

ARIÈGE. _Arrond. de Foix._. Ég. d'Unac. _Arrond. de Saint-Girons._ Ég. de Saint-Lizier[94]. _Arrond. de Pamiers._ Ég. de la Roque, ég. de Mirepoix.

[Note 94: Église sans bas-côtés, avec un choeur et deux chapelles dans le transsept; beau plan du XIIe siècle; cloître.]

AUBE. _Arrond. de Troyes._ Ég. de Saint-Pierre (cathéd.)[95], ég. Saint-Urbain à Troyes[96], ég. de la Madeleine, id.[97], ég. Saint-André, id., ég. Saint-Jean, id., ég. Saint-Nizier, id., ég. Saint-Pantaléon, id., ég. Saint-Gilles[98], ég. de Bérulle, ég. de Montiéramey. _Arrond. d'Arcis sur-Aube._ Ég. d'Arcis-sur-Aube, ég. d'Uitre. _Arrond. de Bar-sur-Aube._ Ég. Saint-Maclou à Bar-sur-Aube, ég. Saint-Pierre, id., ég. de Rosnay. _Arrond. de Bar-sur-Seine._ Ég. de Fouchères[99], ég. de Mussy-sur-Seine, ég. de Ricey-Bas, ég. de Rumilly-les-Vaudes, ég. de Chaource. _Arrond. de Nogent-sur-Seine._ Ég. de Saint-Laurent à Nogent-sur-Seine, ég. de Villenauxe.

[Note 95: Choeur du XIIIe siècle, nef des XIVe et XVe, façade du XVIe; le choeur est un des plus larges qu'il y ait en France; son architecture rappelle singulièrement celle du choeur de l'église abbatiale de Saint-Denis; il est encore garni de toutes ses verrières, qui sont magnifiques.]

[Note 96: L'église Saint-Urbain de Troyes, bâtie pendant les dernières années du XIIIe siècle, est l'exemple le plus remarquable du style gothique champenois arrivé à son dernier développement (voy. CONSTRUCTION, fig. 102, 103, 104, 105 et 106). La nef est restée inachevée. Cette église, qui est petite, et dont le choeur est dépourvu de bas-côtés, devait posséder trois clochers, l'un sur le transsept et les deux autres sur la façade.]

[Note 97: Reste d'une charmante église de la fin du XIIe siècle; jubé du XVIe.]

[Note 98: Petite église en pans-de-bois de la fin du XIVe siècle.]

[Note 99: Nef romane, choeur du XIIIe siècle.]

AUDE. _Arrond. de Carcassonne._ Ancienne cathéd. de Saint-Nazaire de Carcassonne[100], ég. Saint-Michel de la ville basse à Carcassonne (cathéd. actuelle), ég. de Rieux-Minervois[101], ég. de Saint-Vincent de Montréal. _Arrond. de Castelnaudary._ Ancienne cathéd. de Saint-Papoul[102]. _Arrond. de Limoux._ Ancienne cathéd. d'Alet, ég. abb. de Saint-Hilaire à Limoux. _Arrond. de Narbonne._ Ancienne cathéd. de Narbonne[103], ég. Saint-Paul, id.[104], ég. abb. de Fontfroide[105].

[Note 100: L'un des plus remarquables édifices du midi de la France; la nef date du XIe siècle, le choeur et le transsept du commencement du XIVe (voy. CATHÉDRALE, fig. 49; CONSTRUCTION, fig. 109, 110, 111, 112, 113 et 114). Magnifiques vitraux du XIVe siècle, restes de peintures de la même époque.]

[Note 101: Église circulaire de la fin du XIe siècle.]

[Note 102: Vestiges, à l'abside, du style auvergnat du XIe siècle.]

[Note 103: Construite au commencement du XIVe siècle, le choeur seul fut achevé (voy. CATHÉDRALE, fig. 48).]

[Note 104: Choeur du XIIe siècle, avec bas-côtés et chapelles rayonnantes; triforium au-dessus des chapelles dans la hauteur du bas-côté. Édifice très-mutilé aujourd'hui, mais qui présente une disposition unique.]

[Note 105: Église cistercienne de la fin du XIe siècle; nef voûtée en berceau ogival, avec collatéraux voûtés en demi-berceaux.]

AVEYRON. _Arrond. de Rodez._ Cathéd. de Rodez, ég. abb. de Sainte-Foi à Conques[106]. _Arrond. d'Espalion._ Ég. de Perse. _Arrond. de Saint-Affrique._ Ég. abb. de Belmont. _Arrond. de Villefranche._ Ég. abb. de Villefranche.

[Note 106: Grande église du XIIe siècle, avec collatéraux dans le transsept; bas-côtés autour du choeur; trois chapelles absidales et quatre chapelles orientées dans le transsept. Style rappelant beaucoup celui de l'église Saint-Sernin de Toulouse; nef voûtée en berceau plein cintre, avec galeries de premier étage, dont les voûtes en demi-berceau contre-buttent la poussée du berceau central; coupole et clocher sur le milieu de la croisée; narthex.]

BOUCHES-DU-RHÔNE. _Arrond. de Marseille._ Ég. abb. de Saint-Victor à Marseille[107]. _Arrond. d'Aix._ Ég. cathéd. d'Aix, ég. Saint-Jean à Aix, ég. abb. de Silvacane[108], ég. Saint-Laurent à Salon. _Arrond. d'Arles._ Ég. abb. de Saint-Trophyme à Arles[109], ég. de Saint-Césaire, id., ég. Saint-Jean, id. (Musée), ég. Saint-Honorat, id., ég. de Saint-Gabriel, ég. abb. de Montmajour, ég. des Saintes-Maries[110], ég. de Sainte-Marthe à Tarascon.

[Note 107: Église abbatiale fortifiée, XIe, XIIe et XIIIe siècles.]

[Note 108: Église cistercienne du XIIe siècle, d'une grande simplicité; abside carrée; quatre chapelles carrées orientées donnant dans le transsept; nef voûtée en berceau légèrement brisé, avec voûtes des collatéraux contre-buttantes en trois quarts de berceau plein cintre.]

[Note 109: Beau cloître; portail du XIIe siècle, très-riche en sculptures.]

[Note 110: Église à une seule nef, avec abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four plein cintre. La nef est voûtée en berceau légèrement brisé avec arcs doubleaux. Cette église est fortifiée et date du XIIe siècle (voy. les _Arch. de la comm. des Mon. historiques, pub. sous les ausp. de M. le ministre d'État_).]

CALVADOS. _Arrond. de Caen._ Ég. abb. de la Trinité à Caen[111], ég. abb. de Saint-Étienne, id.[112], ég. Saint-Gilles, id.[113], ég. Notre-Dame, id., ég. Saint-Pierre, id.[114], ég. Saint-Jean, id., ég. Saint-Nicolas, id.[115], ég. de Bernières, ég. de Saint-Contest, ég. de Fresne-Camilly, ég. du prieuré de Saint-Gabriel, ég. de Norey, ég. d'Ouistreham, ég. de Secqueville-en-Bessin, ég. de Thaon, ég. de Bretteville-l'Orgueilleuse, ég. de Langrune, ég. de Mathieu, ég. de Cully, ég. d'Audrien, ég. de Mouen, ég. de Douvres, ég. de Fontaine-Henry. _Arrond. de Bayeux._ Ég. cathéd. de Bayeux[116], ég. de Tour près Bayeux[117], ég. de Saint-Loup, id.[118], ég. d'Asnières, ég. de Colleville, ég. d'Etreham, ég. de Formigny, ég. de Louvières, ég. de Ryes, ég. de Vierville, ég. de Campigny, ég. de Guéron, ég. de Marigny, ég. de Briqueville, ég. de Sainte-Marie-aux-Anglais[119], ég. de Vouilly. _Arrond. de Falaise._ Ég. Saint-Gervais à Falaise, ég. Saint-Jacques, id., ég. de Guibray près Falaise, ég. de Maizières, ég. de Sassy. _Arrond. de Lizieux._ Ég. de Saint-Pierre à Lizieux, ég. de Saint-Pierre-sur-Dive, ég. de Vieux-Pont-en-Auge, ég. du Breuil. _Arrond. de Pont-l'Évêque_. Ég. de Saint-Pierre à Touques. _Arrond. de Vire_. Ég. de Vire.

[Note 111: Fondée par Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant, mais presque entièrement reconstruite au XIIe siècle. Abside sans collatéraux; narthex; un clocher sur le milieu de la croisée et deux clochers sur la façade.]

[Note 112: Fondée par Guillaume le Conquérant. Les parties supérieures de la nef refaites au XIIe siècle; le choeur rebâti au XIIIe, avec bas-côtés et chapelles rayonnantes; deux clochers sur la façade, un clocher sur le centre de la croisée.]

[Note 113: Nef d'une charmante église de la fin du XIIe siècle, dont les voûtes ont été refaites au XVe; les archivoltes des bas-côtés sont plein cintre.]

[Note 114: Église presque entièrement du XVIe siècle, d'un style très-fleuri.]

[Note 115: Beau plan de la fin du XIIe siècle.]

[Note 116: Nef dont les parties inférieures datent du XIIe siècle et les parties hautes du XIIIe. Chur du milieu du XIIIe siècle, style gothique normand; deux clochers sur la façade, un clocher sur la croisée.]