Chapter 16
"Il faut d'abord préciser que Une Autre Terre est un serveur personnel hébergé gratuitement par la société dans laquelle je travaille. Je l'ai créé uniquement par passion pour la SF et non dans un but professionnel même si son audience peut laisser envisager des débouchés dans ce sens. Par contre Internet a bel et bien changé ma vie professionnelle. Après une expérience de responsable de service informatique, j'ai connu le chômage et j'ai eu plusieurs expériences dans le commercial. Le poste le plus proche de mon domaine d'activité que j'ai pu trouver était vendeur en micro-informatique en grande surface (je dois préciser quand même que je suis attaché à ma région et que je refusais de m' 'expatrier'). Jusqu'au jour donc où j'ai trouvé le poste que j'occupe depuis deux ans. S'il n'y avait pas eu Internet, je travaillerais peut-être encore en grande surface. Actuellement, le principal de mon activité tourne autour d'Internet (réalisation de serveurs web, Intranet/Extranet,...) mais ne se limite pas à cela. Je suis technicien informatique au sens large du terme puisque je m'occupe aussi de maintenance, d'installation de matériel, de réseaux, d'audits, de formations, de programmation, ... [...]
J'ai trouvé dans Internet un domaine de travail très attrayant et j'espère fortement continuer dans ce segment de marché. La société dans laquelle je travaille est une petite société en cours de développement. Pour l'instant je suis seul à la technique (ce qui explique mes nombreuses casquettes) mais nous devrions à moyen terme embaucher d'autres personnes qui seront sous ma responsabilité."
Avec l'explosion d'Internet, plusieurs professionnels de l'imprimé ont également décidé de se reconvertir et de rejoindre des sociétés informatiques. Malgré cela, les perspectives restent assez inquiétantes. Les professionnels du livre et de la presse pourront-ils tous se recycler grâce à des formations professionnelles complémentaires liées aux nouvelles technologies, ou bien seront-ils frappés de plein fouet par le chômage?
9.5. La société de l'information
Dans son courrier électronique du 21 juin 1998, Jean-Paul, internaute amateur de musique et d'écriture, écrivait:
"Une navigation sur la toile se fait en rayon (j'ai un centre d'intérêt et je clique méthodiquement sur tous les liens que contient sa base, sa page d'accueil) ou en louvoiements (de clic en clic, à mesure qu'ils apparaissent). Bien sûr, c'est possible avec l'imprimé. Mais la différence saute aux yeux. L'Internet n'a donc pas changé ma vie, mais mon écriture. On n'écrit pas de la même manière pour un site que pour un scénario, une pièce de théâtre, etc..."
Il rappelle aussi que toutes les fonctionnalités d'Internet étaient déjà en gestation dans le premier Macintosh, créé par Apple et qui a révolutionné le rapport entre l'utilisateur et l'information:
"Ce n'est pas Internet qui a modifié ma manière d'écrire, c'est le premier Mac, que j'ai découvert à travers l'auto-apprentissage d'Hypercard. Je me souviens encore de la stupeur dans laquelle j'ai été plongé, durant le mois qu'a duré mon apprentissage des notions de boutons, liens, navigation par analogies, par objets, par images. L'idée qu'un simple clic sur une zone de l'écran permettait d'ouvrir un éventail de piles de cartes dont chacune pouvait offrir de nouveaux boutons dont chacun ouvrait un nouvel éventail dont... bref l'apprentissage de tout ce qui aujourd'hui sur la toile est d'une banalité de base, cela m'a fait l'effet d'un coup de foudre (il paraît que Steve Jobs et son équipe eurent le même choc lorsqu'ils découvrirent l'ancêtre du Mac dans les laboratoires de Rank Xerox).
Depuis, j'écris directement à l'écran: l'imprimé ne me sert plus que pour fixer de temps en temps l'état d'un texte, pour en donner, à quelqu'un d'allergique à l'écran, une sorte de photo, d'instantané, une approximation. Une simple approximation parce que l'imprimé nous oblige à une relation linéaire: le texte s'y déroule page à page (la plupart du temps). Alors que la technique des liens permet une autre relation au temps et à l'espace de l'imaginaire. Et, pour moi, c'est surtout l'occasion de pratiquer l'écriture/lecture 'en sphère', dont l'action de feuilleter un livre ne donne qu'une idée, vague parce que le livre n'est pas concu pour ça."
En plus de ce changement dans la relation information-utilisateur, nous assistons aussi à une transformation radicale de la nature même de l'information. L'information contenue dans les livres restait la même, au moins pendant une période donnée, ce qui nous a encouragé à penser que l'information était stable. Mais la révolution numérique change tout ceci. Soudain ce n'est plus l'information statique qui est la plus fiable, mais l'information la plus récente qui, elle, est en constante mutation.
Internet ne supprimera sans doute pas plus l'imprimé que la télévision n'a supprimé le livre, ou que le livre de poche n'a supprimé le beau livre. "Toute ma vie, j'ai eu une histoire d'amour avec les livres et la lecture. Elle continue sans être affectée par l'automatisation, les ordinateurs, et tous les gadgets du XXe siècle", écrivait Robert Downs dans Books in My Life. Une façon de rappeler que, bien qu'excellents outils de connaissance et de communication, l'informatique et Internet ne sont pas une fin en soi.
Par contre, il est vrai que le monde de l'imprimé amorce un virage sans précédent parce qu'il doit maintenant compter avec Internet, et "digérer" ce nouveau moyen de communication qui évolue très vite. Jusqu'à une époque récente, certains professionnels restaient méfiants devant ce nouvel outil, alors que d'autres, précurseurs enthousiastes, ont absolument tenu à sa lancer dans l'aventure en se connectant à Internet puis en créant leur site.
La facilité et la rapidité de communication par le Web n'ont pas d'équivalent. La messagerie électronique permet de communiquer avec ses interlocuteurs en quelques secondes dans le monde entier. Les forums de discussion autorisent des échanges fréquents sur de nombreux sujets. On peut lire la presse à l'écran, feuilleter les nouveautés à l'écran, acheter les livres en ligne. On peut rechercher des informations, avoir à sa disposition des oeuvres en texte intégral ou pratiquer la recherche textuelle sur l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, les différentes versions de la Bible, les oeuvres de Dante ou de Shakespeare, etc.
A la question de Pierre Ruetschi: "Sept ans plus tard, êtes-vous satisfait de la façon dont le Web a évolué?", Tim Berners-Lee, créateur du Web en 1989-90, répondait dans la Tribune de Genève du 20 décembre 1997 qu'il était heureux de la richesse et de la variété de l'information disponible, mais que le Web actuel n'avait pas encore la puissance prévue dans sa conception d'origine. Son idée première était "que le Web soit plus interactif, que les gens puissent créer de l'information ensemble". Il doit être un véritable "média de collaboration, un monde de connaissance que nous partageons et que beaucoup de gens doivent pouvoir manier ensemble". Il doit avoir des possibilités plus performantes que la simple utilisation de signets, et devenir un véritable réseau de données permettant à l'utilisateur de poser des questions intelligentes aux machines.
Il nous faut cependant garder la tête froide. Il n'est pas utile d'adorer ou de haïr la technique, il est seulement utile de la comprendre. Pour contrer à la fois ceux qui mettent la technologie sur un piédestal et ceux qui y sont systématiquement hostiles, un mouvement appelé Technorealism a été lancé en mars 1998 aux Etats-Unis. Les idées émises dans Technorealism Overview ont ensuite été reprises au Québec dans le Manifeste pour un technoréalisme qui, comme l'explique la cyber-revue Mémento, veut faire le point entre "ces prophètes nouveau genre qui nous promettent un monde meilleur grâce à la technologie, et les nostalgiques qui veulent faire marche arrière et revenir au poêle à bois, au crayon de plomb et aux chevaux de trait".
Ce Manifeste s'appuie sur les huit principes suivants: 1) la technologie n'est pas neutre, 2) Internet est un média révolutionnaire, mais ce n'est pas une utopie, 3) le gouvernement a un rôle important à jouer dans le cyberespace, 4) l'information n'est pas un gage de connaissance, 5) brancher les écoles n'assurera pas une éducation de meilleure qualité, 6) l'information veut être protégée, 7) les ondes sont du domaine public et c'est le public qui devrait en tirer les bénéfices, 8) une bonne compréhension de la technologie devrait constituer un des fondements de la citoyenneté.
Plutôt que de placer en concurrence le monde de l'imprimé et celui d'Internet, ou bien de craindre une concurrence réciproque de l'un ou de l'autre, on a tout à gagner à les rendre complémentaires, comme le montrent les expériences de Logos, société internationale de traduction dont le siège est à Modène (Italie), de la National Academy Press, éditeur universitaire basé à Washington, D.C. (USA), ou de la Bibliothèque des Nations Unies à Genève (Suisse).
Logos a décidé de mettre ses outils de traduction en accès libre sur le Web.
Dans un entretien accordé en décembre 1997 à Annie Kahn, journaliste au Monde, Rodrigo Vergara, directeur de Logos, expliquait que, comme les outils de traduction de sa société étaient déjà disponibles sur le Web à l'intention de tous ses traducteurs de par le monde, sa société avait décidé d'ouvrir également le site au public, décision qui a rendu Logos très populaire. De nouveaux clients ont pris contact, ainsi que de nouveaux traducteurs. L'enrichissement des bases de données est également significatif, le public faisant des propositions qui sont ensuite validées par les traducteurs de la société.
Une politique dynamique porte aussi ses fruits dans le domaine de la vente des livres, comme le montre l'expérience de la National Academy Press. Cet éditeur universitaire américain a mis en accès libre sur le Web le texte intégral de 1.700 titres de son catalogue, et ses ventes ont augmenté de 17% l'année suivante. "Qui a dit que personne n'achèterait la vache si on pouvait avoir le lait gratuitement?", commente Beth Berselli, journaliste au Washington Post.
Internet "relance" aussi les bibliothèques. En juillet 1997, la Bibliothèque des Nations Unies à Genève a ouvert un Cyberespace de vingt-quatre postes informatiques en libre accès avec plusieurs dizaines de CD-ROM en réseau et connexion Internet. Or "la consultation électronique induit une plus grande consultation imprimée et un renforcement de toutes les formes de recherche". Dépassant les prévisions les plus optimistes du personnel de la bibliothèque, ce Cyberespace est désormais un catalyseur qui amène un nouveau public, jeune, varié et enthousiaste, à consulter les collections imprimées et à utiliser aussi les autres services de la bibliothèque. Un deuxième Cyberespace de six postes informatiques a été ouvert en avril 1998, avec une vue imprenable sur le lac Léman et la chaîne des Alpes.
Le futur sera-t-il le cyberespace décrit dans les dernières pages de Chaos et cyberculture de Timothy Leary (Paris, Editions du Lézard, 1997)? Totalement différent de notre univers actuel, ce "monde d'information pure" serait un immense espace situé au milieu de banques de données stockées dans de hautes tours scintillantes.
"Toute l'information du monde est à l'intérieur. Et grâce au cyberespace, tout le monde peut y avoir accès. Tous les signaux humains contenus jusque-là dans les livres ont été numérisés. Ils sont enregistrés et disponibles dans ces banques de données, sans compter tous les tableaux, tous les films, toutes les émissions de télé, tout, absolument tout."
Voilà sans doute, à mon sens, l'apport majeur d'Internet au monde de l'imprimé: on ne court plus désespérément après l'information dont on a besoin, parce que l'information dont on a besoin est enfin à notre portée. Le tout est de se connecter, ce qui n'était pas facile par le passé, mais est en train de le devenir (avec le iMac par exemple), et d'avoir aussi des délais de réponse rapides, y compris pour les sites comportant des images, une amélioration qu'on nous promet pour bientôt.
Mais, une fois de plus, Internet n'est jamais qu'un moyen, comme le rappelle cette phrase du Manifeste pour un technoréalisme:
"Peu importe la puissance de nos ordinateurs, nous ne devrions jamais nous en servir pour pallier la lucidité, le raisonnement et le jugement."
10. GLOSSAIRE
3D: 3 dimensions. Utilisé pour définir l'environnement virtuel.
AACR2: Anglo-American cataloguing rules 2. Règles de catalogage anglo-américaines, version 2.
Adresse électronique: adresse utilisée sur le réseau Internet pour envoyer et recevoir du courrier électronique. Cette adresse est donnée lors de l'inscription à un fournisseur d'accès à Internet ou à une messagerie électronique.
Adresse Internet: adresse identifiant une machine sur le réseau Internet. Elle est composée de quatre octets (soit 32 bits) généralement écrits sous forme décimale. Ex.: 123.456.78.90.
ADSL: asymmetric digital subscriber line. Procédé permettant d'augmenter considérablement (cent fois plus vite que les modems actuels) la vitesse de transmission des données sur les lignes téléphoniques standard tout en préservant la circulation de la voix et de la télécopie.
Agent intelligent: logiciel programmable permettant d'effectuer une recherche d'informations à partir d'une demande spécifique exprimée en langage courant.
Analogique: définit un signal de valeur continue, par opposition au signal numérique qui ne peut prendre que quelques valeurs définies (par ex. 0 ou 1 en langage binaire).
Annuaire: également appelé répertoire. Recense et classe les sites web par sujets de manière à favoriser les recherches des cybernautes. Le plus connu est Yahoo!
Applet Java: écrite en langage Java, mini-application envoyée par un site sur un ordinateur afin que celui-ci renvoie à son tour des données vers le site de départ. Utilisé pour cerner les centres d'intérêt des cybernautes.
Archie: service de recherche de fichiers dans les archives d'Internet.
ASCII: American standard code for information interchange. Standard minimal de 128 caractères alphanumériques utilisé pour les échanges d'information texte, le code ASCII est un système de codage binaire composé de sept caractères (ex. : A=1000001, B=1000010, etc.). Les alphabets européens sont représentés par des versions étendues de l'ASCII codées sur huit caractères, qui prennent en compte les caractères accentués. L'extension pour le français est la norme ISO-Latin-1.
Asynchrone: définit un mode de communication permettant la non-simultanéité de l'émission et de la réception des informations (par exemple le courrier électronique), contrairement à une communication synchrone qui exige la simultanéité de l'émission et de la réception (par exemple le téléphone).
ATM: asynchronous transfer mode. Protocole pouvant transmettre tout type d'information, y compris la voix et la vidéo. Ce protocole permet l'acheminement indépendant de l'information fragmentée en de multiples paquets et reconstituée l'arrivée pour recomposer l'information initiale, le tout dans un délai donné.
Autoroute de l'information: ensemble des réseaux de communication par câble ou satellite permettant la transmission rapide d'informations de toute nature. Inclut la télématique, la télévision numérique et les câblages informatiques.
Bande passante: désigne le débit supporté par une ligne de communication.
BBS: bulletin board services. Appelé aussi babillard, selon le terme québécois maintenant utilisé par toute la communauté francophone. Système informatisé reliant les utilisateurs d'un même groupe d'intérêt (association, entreprise, organisme public, etc.) pour des annonces, discussions, messages, programmes, et pour le transfert de fichiers, le courrier électronique, la visioconférence, etc.
Binaire: langage de base composé de deux éléments (0 et 1), utilisé par les ordinateurs pour afficher des données.
Bit: binary digit. Chiffre binaire (0 ou 1) qui est à la base du système numérique.
CD: compact disc. Disque optique permettant l'enregistrement des sons (CD-audio), des données (CD-Rom) ou des vidéos (CD-vidéo).
CD-I: compact disc interactive. Disque permettant de stocker un ensemble de textes, images, documents sonores et vidéos. Consultable sur un téléviseur au moyen d'un lecteur connecté au poste.
CD-Rom: compact disc-read only memory. Apparu en 1984, c'est un disque compact stockant des textes, images et sons sous forme numérisée. Sa grande capacité de stockage (650 mégabytes, soit l'équivalent de 600 disquettes informatiques, 200.000 pages de texte ou 1.000 photos de définition moyenne) convient particulièrement pour les encyclopédies, les catalogues, les manuels techniques et les jeux. 8X est le minimum recommandé pour un accès rapide aux données, et 24X est la spécification idéale. Le CD-Rom fut le premier outil multimédia permettant l'application grand public des techniques numériques à l'image. Son successeur est le DVD (digital video disc). CD-Rom est souvent orthographié: cédérom par les francophones.
Client: dans l'architecture client/ serveur, désigne la machine permettant d'utiliser les données ou les programmes disponibles sur un serveur.
Commerce électronique: ensemble des transactions à distance faites sur le réseau, avec paiement électronique sécurisé.
Cookie: chaîne de caractères formée d'un numéro d'identification attribué par le site à un cybernaute. Permet de noter les visites du cybernaute à un site et de définir ainsi ses centres d'intérêt: sports, voyages, musique, livres, etc. L'existence de cookies est signalée par les versions récentes des navigateurs, et le cybernaute peut donc les désactiver s'il le souhaite.
Courrier électronique: ensemble des messages envoyés électroniquement d'un ordinateur à l'autre à travers le réseau Internet, dont il représente 60% du trafic. Correspond au terme anglais de e-mail ou electronic mail. Appelé aussi courriel par les Québécois.
Cybernaute: utilisateur d'Internet. Appelé également internaute.
Disque dur: support de stockage des données dans un ordinateur. La capacité de stockage se mesure en giga-octets (Go). Le minimum recommandé est 1,6 Go, et 4 Go est la spécification idéale.
Disquette: support magnétique permettant de transférer ou de conserver des données informatiques.
DOS: disk operating system. Système permettant à l'ordinateur de stocker des informations sur le disque dur et de communiquer avec ses périphériques: écran, clavier, souris, imprimante, etc.
DTD: definition of type of document - définition du type de document. Description de la structure logique d'un document, correspondant le plus souvent à un format MARC (machine-readable cataloguing).
DVD: digital video disc. Apparu en 1996, fait suite au CD-Rom pour stocker textes, sons et images sur un support optique. Possède actuellement une capacité de stockage de 4,7 gigaoctets, soit huit fois plus qu'un CD-Rom. Cette capacité devrait être multipliée par quatre dans un proche avenir. Un film de deux heures peut être stocké sur une face de DVD. Ses différentes versions: DVD-vidéo, DVD-ROM, DVD-RAM (réenregistrable une fois) et DVD-E (réenregistrable plusieurs fois) vont progressivement remplacer les cassettes audio et vidéo et les disques optiques existants.
E-zine: magazine électronique.
EDI: échange de données informatisées. Utilisé dans le commerce électronique inter-entreprises.
En ligne: définit les services et réseaux accessibles par un ordinateur muni d'un modem ou par une liaison télématique. On utilise souvent aussi le terme anglais: on line.
Ethernet: type de réseau local permettant par exemple de relier entre eux les différents services d'une même université ou d'une même entreprise.
Extranet: réseau propre à une communauté fonctionnant selon le même principe qu'Internet. Permet par exemple de relier tous les clients d'une entreprise.
FAQ: frequently asked questions. Traduit en français par: foire aux questions. Souvent présente sur un site, la liste des questions les plus fréquentes posées par les usagers du site et les réponses-types, afin de "dépanner" les nouveaux arrivants.
Favori: appelé également signet. Généralement intégré à un navigateur, le bouton: Favoris permet de constituer un répertoire d'URL (uniform resource locators) géré par un utilisateur ou par un groupe d'utilisateurs. Au lieu de taper l'URL, souvent longue et compliquée, il suffit de sélectionner le favori correspondant au site recherché.
Fibre optique: support autorisant le transfert de données numériques à très haut débit et sur de longues distances. Les câbles à fibres optiques vont vraissemblablement remplacer les traditionnels câbles en métal pour la transmission de données, en attendant d'autres solutions.
Firewall: dispositif de protection d'un site à accès autorisé, avec mot de passe obligatoire pour avoir accès à ce site.
Forum de discussion: lieu d'échange et de discussion sur Internet par le biais du courrier électronique. En général thématique, un forum est lisible par tous et chacun peut y participer.
Fournisseur d'accès à Internet: entreprise louant des connexions Internet. Les entreprises les plus connues en France sont Wanadoo (France Télécom), Club Internet (Groupe Hachette), AOL (filiale de America Online), CompuServe, etc. Appelé aussi fournisseur de services Internet, qui correspond au terme anglais: Internet service provider.
Freeware: logiciel gratuit. Selon les cas, il appartient au domaine public ou bien son auteur en conserve le copyright. Ne pas confondre avec shareware.
FTP: file transfer protocol. Protocole définissant les règles de transfert de fichiers entre deux ordinateurs.
Gopher: système d'information à base de menus textuels à plusieurs niveaux. Dans le cas de cyberbibliothèques, c'est un ensemble d'index permettant l'accès au texte intégral des documents.
Hors ligne: définit les applications disponibles en utilisation locale, comme les CD-Rom. On utilise souvent aussi le terme anglais: off line.
HTML: hypertext markup language. Langage de marquage utilisé pour créer ou mettre en forme des documents destinés au Web. Permet l'inclusion d'images, de sons et de liens hypertextes ou hypermédias vers d'autres documents.
HTTP: hypertext transfer protocol. Protocole de transfert des pages hypertextes sur le Web.
Hyperlien: un hyperlien peut être un lien hypertexte ou un lien hypermédia.
Hypermédia: système utilisant des liens - appelés liens hypermédias - permettant l'accès à des graphiques, des documents sonores, des images animées et des vidéos, de la même façon que les liens hypertextes relient entre eux des textes ou des images.
Hypertexte: principe de base du Web. Système permettant de relier entre eux des documents textuels et visuels au moyen de liens hypertextes qui, d'un simple clic de souris, permettent l'accès à un autre document. Les liens hypertextes sont en général soulignés et d'une couleur différente de celle du texte.
Infographie: procédé de création d'images assistée par ordinateur.
Inforoute: synonyme d'autoroute de l'information.
Interactivité: mode de communication basé sur un dialogue individualisé permettant à l'utilisateur de décider lui-même du déroulement des opérations.
Interface: partie du programme permettant la communication entre l'utilisateur et son ordinateur, par exemple les textes (interface texte) et les images (interface graphique). Définit aussi l'élément permettant la communication entre deux appareils, par exemple un ordinateur et un modem.
Internet: réseau des réseaux qui, outre le World Wide Web, inclut de nombreux services : courrier électronique, forums de discussion, IRC (Internet relay chat), TCP (transmission control protocol), gopher, Telnet, visioconférence, etc.
Intranet: réseau interne propre à un organisme utilisant la technologie d'Internet (protocoles et applications TCP/IP).