Part 32
Elle commence par le signifier à sa mère, le jour de son arrivée. Sa mère, suivant elle, est coupable de l'avoir mariée avec un homme qu'elle n'aimait pas; elle doit actuellement favoriser de tous ses moyens son amour pour l'homme qu'elle a choisi et qu'elle adore; il faut donc qu'elle persuade au mari d'établir en quelque sorte Weilberg dans sa maison. Si elle ne l'a pas sans cesse chez elle, elle menace de l'aller trouver chez lui à son hôtel.
La mère, comme une bête, crut cela, et elle fit si bien auprès de son gendre, que Weilberg ne pouvait avoir d'autre maison que la sienne. Charles le priait sans cesse, la mère aussi lui faisait tant de politesses et lui montrait tant d'empressement, que le pauvre jeune homme, ne sachant ce qu'on voulait de lui, et craignant à l'excès de manquer à des gens qui l'avaient parfaitement accueilli, n'osait se refuser à rien.
Les femmes pleurent à volonté, comme vous savez.
Un jour que j'étais seul chez Félicie, elle se prit à pleurer, et, me serrant la main, elle me dit: «Ah! mon cher Goncelin, votre amitié clairvoyante a bien deviné mon coeur! Autrefois vous étiez bien avec Weilberg; depuis notre voyage vous avez changé; vous semblez avoir de la haine pour lui. (Cela ne semblait pas du tout. Je savais à quoi m'en tenir.) Ah! mon ami, je n'étais pas heureuse auparavant... Ce n'est que depuis... Si vous saviez toutes les barbaries de Charles pendant le voyage!... Si vous connaissiez mieux Gustave!... Si vous saviez que de soins touchants, que de tendresse!... Pouvais-je résister?... Si vous saviez quelle âme de feu, quelles passions effrayantes a cet homme, en apparence si froid! Non, mon ami, vous ne me mépriseriez pas!... Je sens bien, hélas! qu'il me manque quelque chose... Ce bonheur n'est pas pur... Je sais bien ce que je devais à _Charles_. Mais, mon ami! ce spectacle continuel de l'indifférence, des mépris de l'un, des soins et de l'amour de l'autre... et cette familiarité obligée de la vie en voyage... Tant de dangers!... Pouvais-je résister à tant d'amour! et d'ailleurs, pouvais-je résister à ses violences?» etc., etc., etc.
Voilà donc le pauvre Weilberg, honnête comme Joseph, accusé d'avoir violé la femme de son ami, et il faut le croire, c'est elle qui le dit: elle s'en est vantée à deux personnes de ma connaissance, et sans doute aussi à d'autres que je ne connais pas.
La déclaration ci-dessus ressemble beaucoup à ce qu'elle me dit: j'ai conservé le souvenir de ses expressions. Peu de jours après, je vis une des personnes qui avaient reçu la même confidence. Je la priai de chercher à s'en rappeler les termes; elle me répéta exactement la version que j'avais entendue, ce qui me fit rire.
Après sa confession, Félicie me dit, en me tendant la main, qu'elle comptait sur ma discrétion; que je devais être avec Weilberg comme par le passé, et faire semblant de ne m'apercevoir de rien. «La vertu sauvage de cet homme sublime lui faisait peur.» Quand il la quittait, elle craignait toujours de ne plus le revoir; elle craignait que par une résolution inopinée, il ne s'embarquât tout à coup pour retourner en Suède. Moi, je lui promis sur notre conversation le plus inviolable secret.
Cependant tous les amis de la famille trouvaient indigne que ce pauvre Weilberg eût _séduit_ une jeune femme dans la maison de laquelle il avait presque reçu l'hospitalité, dont le mari lui avait rendu mille services, et qui avait jusque-là marché très droit. Je le prévins du sot rôle qu'on lui faisait jouer. Il m'embrassa en me remerciant de l'avis, et me dit qu'il ne remettrait plus les pieds dans cette maison. C'est lui qui me conta alors comment le voyage s'était passé.
Félicie, privée quelques jours de Weilberg, qui dînait sans cesse chez elle auparavant, joua le désespoir. Elle dit que c'était une indignité de son mari, qui avait chassé cet homme vertueux. (Elle avait dit à moi et à deux autres que cet homme vertueux l'avait violée sur la mousse, au pied d'un sapin dans le Schwartzwald, comme il convient que cette chose se fasse.) Elle dit aussi, en termes polis, que sa mère, après lui avoir servi de complaisante, lui avait soufflé son vertueux amant. (Notez que la mère est une pauvre vieille femme de soixante ans, qui ne pense plus à rien depuis vingt ans.) Elle commanda chez un très habile coutelier un poignard à lame de damas, qu'elle fit apporter un jour au milieu du dîner, et que je lui ai vu payer quarante francs et serrer très proprement devant nous tous dans son secrétaire, à côté de sa cire d'Espagne. Une douzaine de garçons apothicaires apportèrent chacun aussi une petite bouteille de sirop d'opium, et toutes ces bouteilles réunies en faisaient une quantité considérable. Elle les serra dans sa toilette.
Le lendemain, elle signifia à sa mère que, si elle ne faisait pas revenir Gustave, elle s'empoisonnerait avec l'opium, et se tuerait avec le poignard qu'elle avait fait faire exprès.
La mère, qui savait à quoi s'en tenir sur l'amour de Weilberg, et qui craignait l'esclandre, alla chez celui-ci. Elle lui conta que sa fille était folle; qu'elle faisait semblant d'être très amoureuse de lui, qu'elle le disait amoureux d'elle, et qu'elle prétendait se tuer, s'il ne revenait pas. Elle lui dit: «Revenez chez elle, humiliez-la bien; elle vous prendra en horreur, et alors vous ne reviendrez plus.»
Weilberg était un brave homme; il eut pitié de la vieille mère qui venait le prier ainsi, et il consentit à se prêter à cette ennuyeuse comédie, pour éviter l'esclandre que la mère craignait.
Il revint donc. La jeune femme ne lui parla de rien; elle lui fit seulement quelques reproches aimables sur son absence pendant cinq jours. Quand ils étaient seuls ensemble, elle ne se serait pas avisée de lui parler d'amour, depuis qu'il avait pris son chapeau, un jour, en voyage, et qu'il était parti quand elle allait commencer une déclaration. Weilberg aime la musique; elle passait le temps à jouer du piano, et comme elle en joue admirablement, Weilberg restait assez volontiers à l'entendre. En public, c'était bien différent; elle ne lui parlait que d'amour; mais il faut avouer qu'elle y mettait beaucoup d'art. Comme, heureusement, il savait mal le français, elle trouvait moyen de faire savoir à tous les assistants qu'il était son amant, sans qu'il pût le comprendre.
Tous les amis de la maison étaient dans le secret de la comédie; mais les connaissances n'y étaient pas encore. Il fut de nouveau question, parmi elles, de l'indignité du procédé de M. Weilberg, et celui-ci de nouveau se retira et ne voulut plus revenir.
Félicie se mit au lit et signifia à sa mère qu'elle se laisserait mourir de faim. Elle se mit à ne prendre que du thé; elle se levait pour l'heure du dîner; mais elle ne prenait exactement rien.
Au bout de six jours de ce régime, elle fut gravement indisposée; on envoya chercher des médecins. Elle déclara qu'elle s'était empoisonnée, qu'elle ne voulait recevoir de soins de personne, que tout était inutile. La mère et deux amis étaient là, avec les médecins; elle dit qu'elle mourait pour M. Weilberg, dont on lui avait aliéné le coeur. Du reste, elle priait qu'on épargnât cette triste confidence à son pauvre mari, qui, heureusement, ignorait toutes ces choses, etc., etc.
Cependant elle consentit à prendre une drogue; on lui donna un vomitif, et elle, qui n'avait vécu que de thé depuis six jours, rendit trois à quatre livres de chocolat, sa maladie, son empoisonnement, n'étaient qu'une épouvantable indigestion. Je l'avais prédit.
Ne sachant qu'inventer pour émouvoir sa mère et pour la pousser à de nouvelles démarches qui pussent ramener Weilberg dans sa maison, elle la menaça de tout avouer à Charles. Le mari qui eût cru sa femme sur parole, l'aurait plantée là indubitablement. Cet esclandre étant donc possible, la mère retourna à la charge auprès du bon Gustave, qui consentit encore à revenir. Lui et moi, nous nous voyions beaucoup alors; nous faisions un travail en commun; il s'était pris de goût pour moi, et j'étais à peu près le Français qu'il aimait le mieux à voir. Nous passions ensemble une partie des journées; il m'apprenait le suédois. Je lui montrais la géométrie descriptible et le calcul différentiel; car il s'était pris de passion pour les mathématiques, et souvent il m'obligeait à rajeunir dans nos livres mes souvenirs déjà anciens de l'école polytechnique. Je prenais ensuite mon violon, et, beaucoup plus tolérant que vous, il restait volontiers des heures à m'entendre.
Félicie me fit la cour pour que je fusse sans cesse chez elle: elle savait que c'était un moyen d'attirer Weilberg. Un matin que nous déjeunions tous trois ensemble chez elle, elle imagina de faire _preuve d'amour_ à Gustave devant moi, et elle affecta avec lui les privautés de gens qui vivent dans la plus parfaite intimité. L'autre, d'abord, ne comprit pas; enfin elle mit tellement les points sur les _i_, qu'il fallut bien comprendre; il me regarda, rit, et sans bouger avala son morceau. On lui proposait de faire quelque rajustement à la toilette de Félicie. Il lui dit brutalement: «Pardieu, vous avez une femme de chambre pour vous habiller!» Et elle me dit tout bas à l'oreille: «Voyez-vous comme il est délicat; j'étais sûre que, devant vous, il ne voudrait pas remettre une épingle à mon fichu.»
Cependant, elle n'était pas si contente qu'elle me le disait de la délicatesse et de la retenue de son prétendu amant. C'était, je me le rappelle, un dimanche de Pâques. Quand nous eûmes fini le déjeuner et que nous ne prenions plus que du thé, elle dit à son domestique: «Paul, dites à ma femme de chambre que je n'ai pas besoin d'elle et qu'elle profite de ce moment pour aller à la messe.»
Nous restâmes à prendre le thé. Le domestique n'entrant plus, elle s'approcha très près du feu. «J'ai bien froid,» dit-elle; et tendant la main à Weilberg: «Est-ce que je n'ai pas la fièvre?--Ma foi, je ne m'y connais pas; mais voilà Goncelin qui se fait, à sa campagne, le médecin de ses paysans; il doit se connaître à la fièvre: il vous le dira.» Je lui tâtai le pouls: «Pas le moins du monde, lui dis-je.--C'est singulier, reprit-elle; je suis toute je ne sais comment; il me semble que je vais me trouver mal. Tenez, voilà que je vais me trouver mal; j'étouffe, desserrez-moi. M. Gustave, desserrez-moi, Goncelin, je vous en prie, allez chercher dans l'appartement de mon mari...--Quoi?--Du benjoin, pour le brûler; il y en a dans son médailler.--Je sais où il est, dit Weilberg; j'y vais. Goncelin va vous aider; je retourne dans l'instant.» Et il revint cinq minutes après.
Je m'étais amusé à la délacer. La figure à part, elle était bien, jeune, bien faite, la peau blanche et douce. Je lui avais découvert la poitrine; elle se serait laissé mettre toute nue. J'usais passablement de la partie découverte, et je lui disais: «Votre coeur bat très doucement; n'ayez pas peur, ce n'est absolument rien.» Elle jouait un évanouissement modéré. Weilberg, qui faisait exprès d'être longtemps dehors, rentra à la fin, posa le benjoin sur la cheminée, et se remit tranquillement à manger des biscuits et à avaler des tasses de thé. Félicie, qui voyait tout cela, en faisant semblant de ne pas y voir, n'y tint plus. Aussi bien, comme j'avais dit à Gustave qu'elle n'avait aucune altération dans le pouls ni dans la respiration, il avait ajouté: «C'est bien singulier qu'avec cela elle ait une syncope!» Félicie, poussée à bout, revint peu à peu à elle; elle se rajusta et nous pria de la laisser seule.
Comme elle croyait avoir grand intérêt à paraître réellement évanouie devant Gustave, je crois que si j'avais essayé de satisfaire une fantaisie, qui ne me prit pas, elle se fût laissé faire, sauf à dire ensuite que c'était, de ma part, l'excès de l'indignité, et, de la sienne, l'excès du malheur. Et notez bien que, matériellement honnête jusque-là, et fort sensible, d'ailleurs, à ce plaisir, elle eût souffert très certainement d'être ainsi violée.
Félicie fut si cruellement humiliée de cette manifestation d'indifférence de Weilberg pour elle devant moi, à qui elle en parlait toujours comme de l'amant le plus passionné, qu'elle en fut réellement malade. Weilberg, après cette farce ridicule, ne voulait plus revenir chez elle. Cependant, comme elle garda le lit quelque temps, et qu'auparavant on le voyait sans cesse dans cette maison, pour éviter qu'on ne remarquât son absence, il parut; ses visites, peu à peu, furent plus rares, et ce ne fut qu'après huit mois qu'il cessa d'y aller tout à fait. Pendant ces huit mois, elle n'a cessé de le représenter à tous comme son amant, alors même qu'on ne le voyait presque plus jamais chez elle.
Félicie aime beaucoup la musique. N'ayant pas de loge aux Bouffes, elle avait très rarement l'occasion d'y aller. Un jour, des amis nous prêtèrent leur loge tout entière, et elle arrangea que Weilberg et moi nous l'y conduirions; son mari viendrait nous y trouver. Vous remarquerez qu'alors, au fond de son coeur, elle exécrait Weilberg; elle l'avait forcé de venir là pour qu'il se mît avec elle sur le devant de la loge. Gustave dit qu'il faisait trop chaud et sortit du théâtre, me laissant seul avec elle. Ma foi, comme il lui donnait sans cesse de pareils démentis, à partir de ce jour elle changea de ton, et, après avoir parlé pendant un an de la passion, de l'amour de Weilberg, elle commença à toucher quelques mots de son inconstance et des peines qu'il lui causait.
En même temps, il me revint aux oreilles que je passais pour être son amant. J'allai la trouver, je le lui dis, et j'ajoutai que je ne voulais pas passer pour l'être, sans en avoir au moins le profit. Je la pris sur mes genoux, je la brusquai. Comme je savais très positivement qu'il lui était désagréable d'être violée et qu'elle sentait la chose imminente, je lui disais que je voulais mériter la réputation qu'elle me faisait, etc... C'était dans le jour, on pouvait entrer d'un moment à l'autre dans sa chambre; elle eut une peur du diable; elle me conjura de la laisser; elle me dit qu'elle n'avait jamais aimé que Weilberg et qu'elle n'en aimerait jamais d'autre. Enfin elle se dégagea de moi; elle sonna. Un domestique vint, auquel elle commanda de refaire le feu, d'arranger les rideaux, de lui apporter du thé. Je sortis. Depuis ce temps, nous sommes à peu près brouillés. Elle dit partout que je suis une espèce de scélérat à la _Iago_; que depuis longtemps j'avais pour elle une abominable passion, et que c'est moi qui ai éloigné d'elle son amant Weilberg. Elle a été jusqu'à montrer comme des déclarations de ma part quelques lettres familièrement amicales que je lui avais écrites il y a six ans, quand j'étais avec vous à Rome.
A présent, la vanité de Félicie s'exerce sur d'autres objets. Elle dit, en parlant de Weilberg, des phrases tristes du troisième volume de _Corinne_; elle joue le deuil d'une grande passion; elle ne va plus dans le monde; chez elle, plus de toilette; mais elle donne d'excellents dîners, où viennent de vieux imbéciles qui passent pour avoir été des gens d'esprit autrefois, et de pauvres diables qui n'ont pas de dîner chez eux. Elle parle avec admiration de lord Byron, de Canaris, de Bolivar, de M. de la Fayette. On la plaint, dans son petit monde, comme une jeune femme bien malheureuse, et on la loue comme une personne infiniment sensible et spirituelle; elle est passablement contente de la sorte. Cela fait une de ces maisons bourgeoises que vous détestez tant.
Avais-je raison de vous dire que cette ennuyeuse histoire ne vous servirait à rien; elle est plate par sa nature. Tout se passe en discours dans l'_amour-vanité_. Les discours racontés ennuient; la plus petite action vaut mieux.
Ensuite, ce n'est pas, je crois, ici l'_amour-vanité_ comme vous l'entendez. Félicie a un trait rare, s'il ne lui est point particulier; c'est que c'est une chose désagréable pour elle que de faire son métier de femme, et qu'il lui importait fort peu de faire croire à l'homme qu'elle proclamait son amant, de lui faire croire, dis-je, qu'elle l'aimait réellement.
GONCELIN.
FIN
TABLE
Préface I Deuxième préface IX Troisième préface XI M. de Stendhal, ses oeuvres complètes 1
LIVRE PREMIER
Chapitre I. De l'amour 1 -- II. De la naissance de l'amour 4 -- III. De l'espérance 8 -- IV. 11 -- V. 12 -- VI. Le rameau de Salzbourg 13 -- VII. Des différences entre la naissance de l'amour dans les deux sexes 15 -- VIII. 17 -- IX. 20 -- X. Exemples de la _cristallisation_ 20 -- XI. 23 -- XII. Suite de la cristallisation 24 -- XIII. Du premier pas, du grand monde, des malheurs 26 -- XIV. 28 -- XV. 30 -- XVI. 31 -- XVII. La beauté détrônée par l'amour 33 -- XVIII. 34 -- XIX. Suite des exceptions à la beauté 36 -- XX. 39 -- XXI. De la première vue 39 -- XXII. De l'engouement 43 -- XXIII. Des coups de foudre 44 -- XXIV. Voyage dans un pays inconnu 47 -- XXV. La présentation 53 -- XXVI. De la pudeur 55 -- XXVII. Des regards 61 -- XXVIII. De l'orgueil féminin 61 -- XXIX. Du courage des femmes 72 -- XXX. Spectacle singulier et triste 76 -- XXXI. Extrait du journal de Salviati 77 -- XXXII. De l'intimité 85 -- XXXIII. 91 -- XXXIV. Des confidences 91 -- XXXV. De la jalousie 95 -- XXXVI. Suite de la jalousie 101 -- XXXVII. Roxane 104 -- XXXVIII. De la pique d'amour-propre 106 -- XXXIX. De l'amour à querelles 113 -- XXXIX _bis_. Remèdes à l'amour 117 -- XXXIX _ter_ 120
LIVRE SECOND
Chapitre XL. Des tempéraments et des gouvernements 123 -- XLI. Des nations par rapport à l'amour.--De la France 126 -- XLII. Suite de la France 130 -- XLIII. De l'Italie 133 -- XLIV. Rome 136 -- XLV. De l'Angleterre 139 -- XLVI. Suite de l'Angleterre 143 -- XLVII. De l'Espagne 147 -- XLVIII. De l'amour allemand 149 -- XLIX. Une journée à Florence 155 -- L. L'amour aux États-Unis 162 -- LI. De l'amour en Provence jusqu'à la conquête de Toulouse, en 1328, par les Barbares du Nord 164 -- LII. La Provence au XIIe siècle 170 -- LIII. L'Arabie 177 Fragments extraits et traduits d'un recueil arabe intitulé le _Divan de l'Amour_ 181 -- LIV. De l'éducation des femmes 186 -- LV. Objections contre l'éducation des femmes 191 -- LVI. Suite 199 -- LVI _bis_. Du mariage 205 -- LVII. De ce qu'on appelle vertu 206 -- LVIII. Situation de l'Europe à l'égard du mariage 208 La Suisse et l'Oberland 212 -- LIX. Werther et don Juan 217 -- LX. Des fiasco 228 FRAGMENTS DIVERS 233 Amours de Tibulle et de Properce 261 Lettre anglaise de la femme de Klopstock 277 Promenade aux îles Borromées 280 Qu'est-ce que le plaisir? 292
APPENDIX
Des Cours d'amour 310 Code d'amour du XIIe siècle 315 Notice sur André le Chapelain 321 Le rameau de Salzbourg 324 Ernestine ou la naissance de l'amour 337 Exemple de l'amour en France dans la classe riche 367
Mayenne, Imprimerie CH. COLIN.