Curiosités historiques sur Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Mme de Maintenon, Mme de Pompadour, Mme du Barry, etc.

Part 21

Chapter 213,715 wordsPublic domain

4º Pour l'échange de 50,000 livres de rente viagère contre 1,250,000 livres, délivrées par le trésor royal par arrêt du roi en avril 1784 1,250,000 »

5º Madame du Barry jouit de 150,000 livres de rente viagère sur la ville de Paris, les États de Bourgogne et les loges de Nantes, depuis l'année 1769 jusqu'en 1784, ce qui donne un total de 2,400,000 »

6º Depuis l'année 1784 jusqu'en 1793, elle n'a plus que 100,000 livres de rente viagère, ce qui donne un total de 900,000 »

7º La jouissance du château de Louveciennes et de ses nombreuses dépendances; les diverses dépenses faites à l'ancien château et la construction du pavillon, peuvent s'évaluer à un revenu de 50,000 livres de rente, ce qui fait, depuis 1769 jusqu'en 1793 1,250,000 »

Le total général de toutes ces sommes est de 12,429,559 l. 11 s. 11 d.!!!

NOTES.

Les trois lettres suivantes nous ont été communiquées par M. Vatel, avocat à Versailles. Elles nous ont paru assez intéressantes pour être publiées en notes.

Nº I.--_Lettre de M. de Brissac à madame du Barry_.

Brissac, ce samedi 5 septembre 1789.

Les courriers ne sont pas assez fréquents, madame la comtesse, il est bien vrai; car cette lettre qui partira demain par le Mans, arrivera aussitôt que celle d'hier par la levée; mais c'est un plaisir que de s'entretenir avec vous qu'il ne faut pas laisser échapper. Oui, l'avenir comme le présent est désolant. A moins que la raison, le plus beau de l'apanage de l'homme, ne le cède à l'esprit, l'ambition, la vanité, quel est l'homme qui ne désire pas le bonheur et la liberté pour lui et les autres, a moins qu'il ne soit un forcené? et je vois qu'il y en a trop. Mais des personnes agissantes, assez franchement loyales pour concourir à l'arrangement avantageux de tous, à ce gros de la nation, dont la philosophie parle ainsi que le philosophe, qui par malheur ne connaît ni n'a les moyens de lui faire éprouver ce charme du vrai bonheur qu'il n'est pas permis a tout le monde de connaître, où sont-ils, ces hommes? Bien loin de nous. On ne les écoute pas, ou ils ne parlent pas, ou ils n'existent pas. Que de tristesse toutes ces idées procurent! L'amour sortant, ou fuyant l'esclavage, n'est pas mon emblème, madame la comtesse, quoique ce soit celui de mon âge; il n'en est point, il est vrai, si la beauté et la bonté d'accord partagent un sentiment senti par un coeur digne de celui qu'il a pu toucher. Mais, par parenthèse, j'ai ouï dire du mal de ce tableau, que l'on trouve froid, correct, mais peu piquant. Je l'ai un peu pensé comme le critique; mais les détails et le fini, ainsi que le coloris, en sont beaux et donneront toujours du charme à ce tableau. Pas une dame ne prendra pour elle ces insultes que leur fait l'amour, ou plutôt le peintre qui peut être froid, ou son âge et ses travaux. Je pense qu'il y a eu fort peu de portraits, surtout de madame Lebrun, qui a présenté celui de madame la duchesse d'Orléans. Elle est faite pour être généralement aimée et estimée, et peut paraître en public en quel temps que ce soit. Le Salon est-il beau? Je crois que les campagnards n'auront pas été le voir. D'ailleurs il ne vaut pas la peine depuis longtemps de se déplacer.--Je ne crois pas vous avoir dit que je mangeais de mauvais pain; je le fais venir du Pont-de-Cé, et il est bon, pas très-bien fait, mais mieux qu'ici, où on devrait le manger excellent a cause de la beauté et bonté du grain. Notre froment est un des plus beaux de la France, sans vouloir néanmoins attaquer et celui de Brie, et le bienfait aimable et charmant de vos amies du Pont. Elles vous aiment pour vous-même, parce qu'elles vous connaissent bien, et qu'alors il est difficile de vous refuser le tribut qu'arrache et beauté, _et bonté et douceur, et cette aimable et parfaite égalité d'humeur qui fait le charme d'une société habituelle_. Aussi auraient-elles voulu vous garder, aussi vous y voudraient-elles; _et moi je voudrais également y partager avec vous retraite et solitude, le tout bien tranquille_. C'est ainsi que le trouble fait penser l'homme raisonnable, qui a reconnu que le plus grand bien à faire est la chose la plus difficile, et plus tumultueuse que l'orage, qui ramène si souvent et si promptement un beau jour. Je ne vois pas que nous avancions en besogne. Hélas! pourvu qu'elle soit faite, terminée, je serai content. Je le serai beaucoup aussi, madame la comtesse, quand il me sera permis de vous offrir tous mes hommages, tout mon respect et tous les sentiments que je vous ai toujours offerts avec joie et plaisir.

Vos lettres sont presque toujours sept jours à arriver. Il m'en parvient de Paris à deux jours de date; celles de Versailles éprouvent le même retard. Mille respectueux hommages a mademoiselle votre belle-soeur.

Nº 2.--_Lettre de madame du Barry aux administrateurs du district de Versailles_.

Citoyens administrateurs,

La citoyenne de Vaubernier du Barry est très étonnée qu'après toutes les promesses qu'elle vous a fournies des raisons qui l'ont forcée d'aller en Angleterre, vous l'ayez traitée comme émigrée.--Avant son départ elle vous a communiqué la déclaration qu'elle avait faite à sa municipalité; vous l'avez enregistrée dans vos bureaux. Vous savez que c'est le quatrième voyage qu'elle est obligée de faire, toujours pour le même motif.

Elle espère que vous voudrez bien faire lever les scellés qui ont été apposés chez elle, contre toute justice, puisque la loi n'a jamais défendu de sortir du royaume à ceux que des affaires particulières et pressantes appellent en pays étranger. Toute la France est instruite du vol qui lui a été fait la nuit du 10 au 11 janvier 1791; que ses voleurs ont été arrêtés à Londres; qu'elle y a eu une procédure suivie, dont le dernier jugement n'a été rendu que le 28 février dernier, ainsi que l'atteste le certificat ci-joint.

Louveciennes, ce 27 mars 1793.

Nº 3.--_Lettre de Lavallery, membre du district de Versailles, à madame du Barry_.

Citoyenne,

Je me ferai représenter le plus tôt possible votre demande, dont le succès ne me paraît pas devoir éprouver de grandes difficultés, vu la notoriété du motif de vos absences, si vous avez eu surtout le soin de joindre à votre mémoire les pièces justificatives, telles que vos passe-ports ou leurs copies certifiées, certificats de résidence, etc. _Soyez convaincue que s'il est des occasions où je désire donner du prix à mon travail, vous avez droit à les faire naître. Votre sexe vous donne le droit de désirer la tranquillité, et votre amabilité_.... Mille pardons, citoyenne, un républicain et un inconnu ne doit parler que la langue des affaires.

Agréez l'assurance de mon respect et de tout l'intérêt que vous avez droit d'inspirer.

LAVALLERY[166].

Versailles, 17 mai (an II de la République).

Nº 4.--_Récit de la mort de madame du Barry, extrait du journal_ LA NOUVELLE MINERVE, _intitulé_ SOUVENIRS DE LA RÉVOLUTION.

... Arrivé au pont au Change, j'y trouvai une assez grande foule rassemblée. Je n'eus pas besoin de demander l'explication de ce rassemblement: elle ne se fit pas attendre. J'entendis au loin des cris déchirants, et aussitôt je vis sortir de la cour du palais de Justice cette fatale charrette que Barrère, dans un de ces accès de gaieté qui lui étaient si familiers, avait appelée _la bière des vivants_. Une femme était sur cette charrette, qui approcha lentement de l'endroit où je m'étais arrêté. Sa figure, son attitude, ses gestes exprimaient le désespoir arrivé au plus haut paroxysme. Alternativement d'un rouge foncé et d'une pâleur effrayante, se débattant au milieu de l'exécuteur et de ses deux aides, qui avaient peine à la maintenir sur son banc, et poussant de ces cris affreux que je disais tout à l'heure, elle invoquait tour à tour leur pitié et celle des assistants. C'était madame du Barry que l'on conduisait au supplice. Revenue de Londres cinq ou six jours auparavant pour retirer de son château de Louveciennes des bijoux de prix qu'elle y avait cachés en partant pour l'émigration, elle avait été dénoncée le soir même de son arrivée, par son nègre favori, Zamor, gardien du château en son absence, et traduite au tribunal révolutionnaire[167]. Agée alors de quarante-deux à quarante-trois ans seulement, sa figure, malgré la terreur profonde qui en altérait les traits, était encore remarquablement belle[168]. Entièrement vêtue de blanc, comme Marie-Antoinette qui l'avait quelques semaines auparavant précédée sur la même route, ses cheveux du plus beau noir formaient un contraste pareil à celui que présente le drap funéraire jeté sur un cercueil. Coupés sur la nuque, ainsi que cela se pratique en pareil cas, ceux de devant étaient ramenés à chaque instant sur le front par ses mouvements désordonnés, et lui cachaient une partie du visage. «Au nom du ciel, mes amis, s'écriait-elle au milieu des sanglots et des larmes, au nom du ciel, sauvez-moi, je n'ai jamais fait de mal à personne; sauvez-moi.»

La frayeur délirante de cette malheureuse femme produisait une telle impression parmi le peuple, qu'aucun de ceux qui étaient venus là pour insulter à ses derniers moments ne se sentit le courage de lui adresser une parole d'injure. Autour d'elle tout semblait stupéfié, et l'on n'entendait d'autres cris que les siens; mais ces cris étaient si perçants qu'ils auraient, je n'en doute pas; dominé ceux de la multitude, si elle en eût proféré. J'ai dit tout à l'heure, je crois, que personne ne s'était senti le courage de l'injurier. Si fait. Un homme, un seul, vêtu avec une certaine recherche, éleva la voix au moment où la charrette passant vis-a-vis de moi, la patiente, toujours s'adressant au peuple, s'écriait: «La vie! la vie! qu'on me laisse la vie, et je donne tous mes biens à la nation.»--«Tu ne donnes à la nation que ce qui lui appartient, dit cet homme, puisque le tribunal vient de les confisquer, tes biens.» Un charbonnier, qui était placé devant lui, se retourne et lui donne un soufflet. J'en éprouvai un sentiment de plaisir.

On sait que pendant toute la route elle continua à pousser les mêmes cris, et à s'agiter dans des convulsions frénétiques pour fuir la mort qui déjà l'avait saisie; aussi, on sait qu'arrivée à l'échafaud il fallut user de violence pour l'attacher à la fatale planche, et que ses derniers mots furent ceux-ci: «Grâce! grâce! monsieur le bourreau! Encore une minute, monsieur le bourreau! encore... et tout fut dit.»

Jamais la terreur ne fut portée à une si haute expression, et madame du Barry est la seule femme qui ait offert un spectacle aussi déchirant. Toutes les autres femmes victimes de nos discordes civiles ont montré a ce moment suprême autant de calme que de courage, et plus d'une a raffermi le courage de ses compagnons d'infortune.

Nº 5.--_Bibliothèque de madame du Barry_.

La bibliothèque de la ville de Versailles renferme cent quarante-deux ouvrages ayant appartenu à madame du Barry, et formant trois cent quatre-vingts volumes. Presque tous ces volumes sont reliés en maroquin rouge, dorés sur tranches et portent sur le plat des deux côtés les armes de la comtesse avec la fameuse devise _Boutez en avant_, qui donna lieu dans le temps à tant de commentaires ironiques. La date de leur impression ne dépasse pas l'année 1774. Plusieurs sont reliés en maroquin vert et portent les mêmes ornements que les rouges. Ils paraissent provenir de cadeaux. Il est bien probable que ces livres faisaient partie de la bibliothèque des appartements de madame du Barry au château de Versailles, où ils sont sans doute restés jusqu'à la révolution. D'autres volumes, beaucoup moins bien reliés que les précédents et portant les armes de la comtesse sur le dos, font aussi partie de cette collection; mais la date de leur impression est postérieure à l'année 1774, et ils proviennent de son habitation de Louveciennes.

Beaucoup de ces ouvrages sont des oeuvres littéraires; mais en parcourant leurs titres et en y retrouvant la plupart des productions futiles et licencieuses d'une partie de la littérature du dix-huitième siècle, on pourra juger, sans en être surpris, du goût qui a présidé à la composition de cette bibliothèque.

Presque tous les exemplaires venant de la bibliothèque de madame du Barry, outre leurs jolies reliures, sont surtout remarquables par la beauté de l'exécution typographique. On peut citer sous ce rapport les _Baisers_, de Dorat, charmant exemplaire orné de figures exécutées par Eisen, d'un fini extrême, mais d'une très-grande indécence. Au reste, plusieurs des ouvrages de cette collection, et particulièrement les romans de Crébillon fils, sont accompagnés de gravures fort licencieuses.

Parmi les divers ouvrages dont nous donnons la liste, on en doit particulièrement signaler quatre comme se rapportant à la personne même de madame du Barry, par les dédicaces adulatrices qui lui sont adressées.

Le premier porte pour titre: _le Royalisme, ou Mémoires de du Barry de Saint-Aunet et de Constance de Cézelli, sa femme. Anecdotes héroïques sous Henri IV_, par M. de Limairac.--La plupart des exemplaires de cet ouvrage ne portent aucun nom d'auteur. Dans celui-ci, le nom de l'auteur se trouve non seulement à la suite du titre, mais encore au bas de l'épître dédicatoire. Cet exemplaire a certainement été offert par l'auteur à la comtesse; le choix de l'exemplaire et sa magnifique reliure en maroquin rouge, toute couverte de dorures, en sont la preuve. Au-dessus de l'épître dédicatoire sont gravées les armes de madame du Barry, et de chaque côté deux levrettes enchaînées. Voici cette épître:

_A madame la comtesse du Barry._

Madame,

Daignez accueillir avec bonté un hommage public de sentiment et de reconnaissance. Le zèle seul m'a dicté ce petit ouvrage; seul il ose vous l'offrir. Je sens qu'il est capable d'égarer dans une carrière qui demande des talents, mais j'espère, madame, que vos suffrages suppléeront à la médiocrité des miens. Les traits que je développe dans cet essai le rendent digne de paraître sous vos auspices. Ils sont tous puisés _dans votre maison_; ils retracent la fidélité la plus héroïque de deux sujets pour le roi. Trop heureux si vous voulez bien me pardonner une entreprise au-dessus de mes forces, en faveur du motif qui me l'a inspirée.

Je suis avec un profond respect, madame, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

DE LIMAIRAC.

Le second est un _Almanach de Flore_, pour 1774. C'est un recueil de quarante-huit fleurs gravées et coloriées. Au-dessous de chaque fleur se trouve une devise et derrière un horoscope. Ces devises et ces horoscopes sont divisés en séries de numéros, applicables à une demoiselle, à un garçon, à une femme mariée, à un homme marié, à une veuve et à un veuf. L'auteur était un capitaine d'infanterie nommé Douin, né à Versailles.

La beauté des dorures de ce petit volume, relié en maroquin rouge, fait présumer que c'est encore un cadeau offert à madame du Barry. Après le titre sont placées deux gravures en rouge. L'une représente un tournesol regardant le soleil avec cette devise.

L'astre est constant, La fleur fidèle;

allégorie se rapportant aux amours du roi et de la comtesse. L'autre offre le portrait de madame du Barry. Au-dessous sont deux flèches croisées avec un coeur et les vers suivants:

_A la plus belle_.

Je dormais; le Maître des dieux Me dit: «Je sais ce que tu veux; Choisis ou déesse, ou mortelle, Pour lui consacrer tes couplets.» Quoi, lui dis-je, une bagatelle! «Ne crains rien: je te le permets.» Je choisirai donc la plus belle.

Le troisième ouvrage est intitulé _Contes moraux et nouvelles idylles de D... et Salomon Gessner_.--Les contes sont de Diderot, et la traduction des idylles de Gessner est de Meister, qui fut secrétaire de Grimm.

Le traducteur dont le nom ne parut pas sur cette édition ne voulut cependant pas le laisser ignorer de madame du Barry, et dans l'exemplaire qu'il lui adressa, il ajouta une épître dédicatoire signée de lui. Cette épître, écrite par un habile calligraphe, est ainsi conçue:

De la beauté, les talents et les arts Chérissent tous l'aimable empire. Que l'églogue au naïf sourire Arrête un instant vos regards! Comme vous, belle sans parure, Elle doit tout aux mains de la nature. Comme vous elle a quelquefois, Sous l'air d'une simple bergère, Charmé les héros et les rois, Même les dieux. Apollon, pour lui plaire, Vint oublier l'Olympe à l'ombre de ces bois. Quel dieu pour vous ne l'oublierait de même, Si de l'amour la puissance suprême Vous permettait encore un choix?

Je suis avec le plus profond respect, madame, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

MEISTER.

Enfin le quatrième est un recueil contenant deux opéras comiques: _les Étrennes de l'Amour_ et _le Nouveau Marié_, dont les paroles sont de Cailhava. En envoyant cet exemplaire à madame du Barry, l'auteur écrivit sur la première page les vers suivants:

_A madame la comtesse du Barry._

Transporté par un songe au haut de l'Empyrée, J'ai cru voir cette nuit la belle Cythérée, L'aimable Hébé, le dieu qù'invoquent les amants. La tendre Volupté, les Grâces, les Talents, Qui d'un air satisfait parcouraient mon ouvrage. Un sourire flatteur m'annonçait leur suffrage. J'ai redouté leur fuite à l'instant du réveil; Mais je les vois encor, ce n'est pas un mensonge: Un seul de vos regards réalise mon songe, Et j'étais moins heureux dans les bras du sommeil.

Voici maintenant la liste générale des ouvrages ayant appartenu à madame du Barry, et possédés aujourd'hui par la bibliothèque de la ville de Versailles:

_Grammaire générale et raisonnée_, par Cl. Lancelot et Ant. Arnaud, avec des notes par Duclos. Paris, Prault, 1754, 1 vol. in-12.

_Abrégé du Dictionnaire universel français et latin, vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux_, par Berthelin. Paris, les libraires associés, 1762, 3 vol. in-4º.

_Les OEuvres de Clément Marot_, de Cahors, valet de chambre du roi, revues et augmentées de nouveau. La Haye, Moetgens, 1714, 2 vol. in-12.

_Les OEuvres de François Villon_, avec les notes de Clément Marot et les poésies de Jean Marot et de Michel Marot. Paris, Constelier, 1723, 2 vol. petit in-8º.

_Les Métamorphoses d'Ovide_, traduites en français, avec des remarques et des observations historiques, par l'abbé Banier, nouvelle édition, 2 tomes en 1 volume. Paris, Nyon, 1738, in-4º, avec figures, par Humblot.

_Satires et autres OEuvres de Regnier_, accompagnées de remarques historiques de Cl. Brossette. Nouvelle édition considérablement augmentée, par Lenglet du Fresnoy. Londres, Tonson, 1733, grand in-4º, belle édition dont les pages sont entourées de cadres rouges.

_L'Arcadie de Sannazar_, traduite de l'italien, par Pecquet. Paris, Nyon, 1737, 1 vol. in-12.

_Recueil de traductions_ en vers français, contenant le poëme de Pétrone, deux épîtres d'Ovide et le _Pervigilium Veneris_, avec des remarques par le président Bouhier. Paris, compagnie des libraires, 1738, 1 vol. in-12.

_Les Poésies du roi de Navarre_, avec des notes et un glossaire français, précédées de l'histoire des révolutions de la langue française depuis Charlemagne jusqu'à saint Louis, d'un discours sur l'ancienneté des chansons françaises et de quelques autres pièces, par Levesque de la Revallière. Paris, Guérin, 1742, 2 vol. in-12.

_OEuvres de madame et de mademoiselle Deshoulières_, nouvelle édition. Paris, les libraires associés, 1754, 2 vol. in-12.

_La Colombiade, ou la Foi portée au nouveau monde_, poëme, par madame Dubocage. Paris, Desaint, 1756, 1 vol. in-8º orné de jolies vignettes.

_L'Art d'aimer et le remède d'amour_, traduction d'Ovide, par l'abbé de Marolles. Amsterdam, 1757, 1 vol. in-12 avec des figures, par Vanloo et Eisen.

_OEuvres de l'abbé de Chaulieu_, nouvelle édition, par de Saint-Marc. Paris, David, 1757, 2 vol. in-12.

_Le Conte du Tonneau_, par le fameux docteur Swift, traduit de l'anglais. La Haye, H. Scheurleer, 1757, suivi du _Traité des dissensions entre les nobles et le peuple dans les républiques d'Athènes et de Rome_, etc. _L'Art de ramper en poésie et l'Art du mensonge politique_, par le même, 3 vol. in-12.

_OEuvres de M. le marquis de Ximenez, ancien mestre de camp de cavalerie_, nouvelle édition. Paris, 1772.--Ce volume contient encore: _Amalazonte_, tragédie du même auteur. Paris, Jarry, 1758, 1 vol. in-8º, relié en maroquin vert avec de nombreuses dorures; c'est probablement un cadeau.

_L'Univers perdu et reconquis par l'Amour_, suivi d'_Iphis et Amarante, ou l'Amour vengé_, par de Carné. Amsterdam, 1758, 1 vol. in-8º.

_Poésies de Haller_, traduites de l'allemand, par Tscharner, édition retouchée et augmentée. Berne, soc. typog., 1760, 2 vol. in-12.

_Poésie du philosophe de Sans-Souci_, nouvelle édition. Sans-Souci, 1760, 2.vol. in-12.

_Le Trésor du Parnasse, ou le plus joli des recueils_, par Couret de Villeneuve et Berenger. Londres, 1762, 6 vol. in-12.

_La Farce de maistre Pierre Pathelin, avec son Testament à quatre personnages_. Paris, Durand, 1762, 1 vol. petit in-8º.

_OEuvres diverses de Desmahis_. Genève, 1763, 1 vol. in-12.

_Le Hasard du coin du feu_, dialogue moral par Crébillon fils. La Haye, 1763, 1 vol. in-12.

_L'Iliade d'Homère_, traduite en vers, avec des remarques, par de Rochefort. Paris, Saillant, 1766, 2 vol. in-8º.

_La Pharsale de Lucain_, traduite en français par Marmontel. Paris, Merlin, 1766, 2 vol. in-8º, avec des figures, par Gravelot.

_Roman comique_, par Scarron, nouvelle édition. Amsterdam, comp. des libraires, 1766, 3 vol. in-12.

_Traité de la prosodie française_, par l'abbé d'Olivet. Paris, Barbou, 1767.--Dans le même volume se trouve: _Remarques sur Racine_, par l'abbé d'Olivet. Paris, Barbou, 1766, 1 vol. in-8º.

_OEuvres complètes de M. le c. de B..._ (le cardinal de Bernis), dernière édition. Londres, 1767, deux tomes dans 1 volume in-12.

_OEuvres de S. Gessner_, traduites de l'allemand, par Huber. Zurich, Orel, 1768, 2 vol. in-12.

_Essais de Montaigne_, avec les notes de Coste, nouvelle édition. Londres, Nourse, 1769, 10 vol. in-12.

_Le Messie_, poëme en dix chants, traduit de l'allemand, de Klopstock, par d'Antelmy, Junker et autres. Paris, Vincent, 1769, 2 vol. in-12.

_Narcisse dans l'île de Vénus_, poëme en quatre chants, par Malfilâtre. Paris, Lejay, 1769, 1 vol. in-8º orné d'un frontispice par Eisen, et de figures par Saint-Aubin.

_La Peinture_, poëme en trois chants, par Lemierre. Paris, Jay, 1769, 1 vol. in-4º.--Au frontispice est un portrait du grand Corneille. Les figures sont de Cochin.

_Les Nuits d'Young_, suivies des oeuvres diverses du même auteur, traduites de l'anglais par Letourneur, deuxième édition. Paris, Lejay, 1769, 4 vol. in-8º avec figures par Eisen.

_Les Grâces_, précédées d'une dissertation par l'abbé Massieu, et suivies d'un discours par le P. André; recueil publié par de Querlon. Paris, Prault, 1769, 1 vol. in-8º avec figures, de Boucher et de Moreau jeune.

_Les Quatre parties du jour_, poëme traduit de l'allemand de Zacharie, par Millier. Paris, Musier, 1769, 1 vol. in-8º avec de charmantes figures par Eisen.

_Les Éléments_, poëme par Delavergue. La Haye, Gosse, 1770, 1 vol. in-8º.

_La Récréation des honnêtes gens, ou Opuscules en vers_, par M. de la M... Amsterdam et Paris, Fétil, 1770, 1 vol. in-8º, relié en maroquin vert.

_Les Baisers_, précédés du _Mois de mai_, poëme par Dorat. La Haye et Paris, Lambert, 1770, 1 vol. in-8º.

_Jérusalem délivrée_, poëme héroïque du Tasse, traduit en français par Mirabaud. Paris, Barrais, 1771, 2 vol. in-12.