Cours de philosophie positive. (6/6)

Part 42

Chapter 422,807 wordsPublic domain

Après avoir ainsi défini la nature générale des attributions propres au nouveau pouvoir spirituel, et de l'influence nécessaire qui en dérive, il devient aisé de compléter cette sommaire appréciation, en procédant à l'examen rapide du caractère social de l'autorité correspondante, surtout par comparaison, ou plutôt par contraste, avec celui de l'autorité catholique au moyen âge. Tandis que la puissance temporelle dépend finalement d'une certaine prépondérance matérielle, de force ou de richesse, dont l'inévitable empire est souvent subi à regret, l'autorité spirituelle, à la fois plus douce et plus intime, repose toujours sur une confiance spontanément accordée à la supériorité intellectuelle et morale; elle suppose préalablement un libre assentiment continu, de conviction ou de persuasion, à une commune doctrine fondamentale, qui règle simultanément l'exercice et les conditions d'un tel ascendant, que la cessation de cette foi ruine aussitôt. Mais la nature philosophique de cette doctrine doit affecter profondément ces caractères élémentaires, pareillement applicables à tous les modes possibles du gouvernement moral. La foi théologique, toujours liée à une révélation quelconque, à laquelle le croyant ne saurait participer, est assurément d'une tout autre espèce que la foi positive, toujours subordonnée à une véritable démonstration, dont l'examen est permis à chacun sous des conditions déterminées, quoique l'une et l'autre résultent également de cette universelle aptitude à la confiance, sans laquelle aucune société réelle ne saurait jamais subsister. J'ai déjà suffisamment assigné, au chapitre précédent, les caractères propres à la foi nouvelle, en appréciant sa principale manifestation historique. Or, il en résulte évidemment que l'autorité positive est, de sa nature, essentiellement relative, comme l'esprit de la philosophie correspondante: nul ne pouvant tout savoir, ni tout juger, le crédit ainsi obtenu par le plus éminent penseur offre nécessairement, quoique plus étendu, une parfaite analogie avec celui que lui-même accorde, à son tour, sur certains sujets, à la plus humble intelligence. La terrible domination absolue que l'homme a pu exercer sur l'homme, pendant l'enfance de l'humanité, au nom d'une puissance illimitée, appliquée à des intérêts dont la prépondérance tendait à interdire toute délibération, est heureusement à jamais éteinte, avec l'état mental d'où elle émanait: et, de cette émancipation décisive, pourra seulement découler le libre essor universel de notre dignité et de notre énergie. Mais, quoique la foi positive ne puisse être aussi intense, à beaucoup près, que la foi théologique, l'expérience des trois derniers siècles a déjà montré que, par elle-même, sans aucune organisation régulière, elle peut désormais déterminer spontanément une suffisante convergence sur des sujets convenablement élaborés. L'universelle admission des principales notions scientifiques, malgré leur fréquente oppositions aux croyances religieuses, nous permet d'entrevoir de quelle irrésistible prépondérance sera susceptible, dans la virilité de la raison humaine, la force logique des démonstrations véritables, surtout quand son extension usuelle aux considérations morales et sociales lui aura procuré toute l'énergie qu'elle comporte, et dont son défaut actuel de généralité doit profondément neutraliser l'essor. Une telle aptitude fondamentale est loin, sans doute, de dispenser d'une véritable régularisation de la foi positive dans le système de l'éducation universelle: cette discipline est surtout indispensable envers les notions les plus complexes, où l'assentiment unanime est pourtant beaucoup plus essentiel, pour réagir suffisamment contre les illusions et l'entraînement des passions. Toutefois il est clair que si la foi nouvelle ne comporte point la même plénitude d'ascendant que l'ancienne, la nature de la philosophie et de la sociabilité correspondantes ne l'exigent pas non plus: puisqu'il s'agit d'un état mental qui, disposant spontanément à la convergence, permet d'organiser une véritable unité spirituelle, sans supposer la rigoureuse compression permanente que l'état théologique avait dû laborieusement établir pour prévenir, autant que possible, les profondes discordances propres à une philosophie aussi vague et arbitraire qu'absolue, outre que les intérêts réels sont bien plus disciplinables que les intérêts chimériques. Il existe donc, à cet égard, une suffisante harmonie générale entre le besoin et la possibilité d'une discipline régulière chez les intelligences modernes; du moins quand le régime théologico-métaphysique, devenu éminemment perturbateur, y aura totalement cessé. Ces considérations tendent à dissiper spontanément les fâcheuses inquiétudes théocratiques que soulève aujourd'hui toute pensée quelconque de réorganisation spirituelle; puisque la nature philosophique du nouveau gouvernement moral ne lui permet nullement de comporter des usurpations équivalentes à celles de l'autorité théologique. Néanmoins, il ne faut pas croire, par une exagération inverse, que ce régime positif ne soit pas, à sa manière, susceptible de graves abus, inhérens à l'infirmité de notre nature mentale et affective; leur suffisante répression exigera même certainement une constante surveillance sociale, qui, à la vérité, ne saurait manquer. La science réelle ne se montre que trop aujourd'hui compatible avec le charlatanisme, surtout chez les géomètres, dont le langage mystérieux peut si aisément dissimuler, auprès du vulgaire, une profonde médiocrité intellectuelle; et les savans sont d'ailleurs tout aussi disposés à l'oppression que les prêtres ont jamais pu l'être, quoiqu'ils n'en puissent heureusement obtenir jamais les mêmes moyens. Ainsi, l'esprit universel de critique sociale, spontanément introduit par le régime monothéique du moyen âge, comme une suite nécessaire de la séparation des deux puissances, suivant les explications du cinquante-quatrième chapitre, doit surtout remplir un office continu dans le système final de la sociabilité moderne. La désastreuse prépondérance que cet esprit exerce aujourd'hui n'empêche pas qu'il ne devienne susceptible d'une heureuse efficacité ultérieure, quand il sera, au contraire, convenablement subordonné à l'esprit organique, et régulièrement appliqué à contenir, autant que possible, les abus propres au nouveau régime. Sans doute, l'universelle propagation des connaissances réelles constituera spontanément la plus solide garantie contre le charlatanisme scientifique: car, lorsque, par exemple, le langage algébrique sera, au degré élémentaire, devenu vraiment vulgaire, le mérite de le parler ne dispensera plus de toute autre qualité plus essentielle. Mais ce correctif nécessaire ne saurait pourtant suffire, si la nature du régime positif ne devait en même temps développer aussi une continuelle surveillance critique, qui, loin de tendre, comme aujourd'hui, à la subversion du système, concourra régulièrement, au contraire, à en consolider l'harmonie, parce qu'elle résultera directement de sa constitution fondamentale, d'après laquelle l'autorité spirituelle sera toujours légitimement soumise, soit dans son origine, soit dans sa destination, à des conditions de capacité et de moralité, rigoureusement déterminées, dont le principe, universellement proclamé, pourra toujours être invoqué à l'appui de tout reproche convenablement motivé. Ces conditions initiales doivent être surtout intellectuelles, tandis que les conditions finales seront principalement morales. Les premières se rapportent à l'ensemble des difficiles préparations, à la fois logiques et scientifiques, qui doivent garantir l'aptitude rationnelle des membres de la corporation spéculative, à laquelle si peu de nos académiciens seraient vraiment dignes d'être agrégés. Le même principe de discipline intellectuelle que cette corporation aura communément employé, pour interdire la discussion aux esprits incompétens, pourra évidemment être tourné contre ses propres fonctionnaires, lorsqu'ils n'auront pas convenablement satisfait aux obligations correspondantes, bien plus étendues et plus impérieuses à leur égard qu'envers les simples fidèles. Quant aux autres conditions, moins senties mais aussi nécessaires, elles concernent directement l'exercice continu de l'autorité spirituelle, qui, dans tous ses actes, doit être évidemment soumise à l'ensemble des sévères prescriptions morales qu'elle-même aura régulièrement imposées à chacun au nom de tous. Depuis que le catholicisme a noblement proclamé l'entière suprématie sociale de la morale, non-seulement sur la force, mais même sur l'intelligence, par suite de la séparation fondamentale des deux pouvoirs, le plus chétif croyant a dû acquérir, d'après cette règle universelle, un droit légitime de remontrance convenable envers toute autorité quelconque qui en aurait enfreint les communes obligations, sans excepter même l'autorité spirituelle, plus spécialement obligée, au contraire, à les respecter. Si une telle faculté a pleinement existé sous le régime monothéique, malgré la tendance fortement théocratique inhérente au principe religieux, elle doit être, à plus forte raison, mieux compatible encore avec la nature du régime positif, où tout devient nécessairement discutable sous les conditions convenables; outre que les prescriptions, générales ou spéciales, de la morale positive seront beaucoup plus précises et moins irrécusables que ne pouvaient l'être celles de la morale religieuse. Tous ceux qui aspireront alors au gouvernement spirituel de l'humanité sauront ou apprendront bientôt qu'une profonde moralité n'est pas moins indispensable qu'une haute capacité pour cette grande destination: le discrédit universel qui atteindra rapidement ceux qui dédaigneront ou méconnaîtront cette alliance nécessaire, montrera que la société moderne, dont la foi ne saurait être aveugle, ne supporte pas longtemps l'oppressive prétention de nos habiles à dominer le monde sans lui rendre réellement aucun service continu.

L'ensemble des considérations qui ont suivi le résumé final de notre élaboration historique constitue maintenant ici une suffisante détermination générale du but, de la nature et du caractère propres à la grande réorganisation spirituelle qui doit nécessairement commencer et diriger la régénération totale vers laquelle nous avons vu, chez l'élite de l'humanité, directement converger de plus en plus, dès le moyen âge, le cours permanent de tous les divers mouvemens sociaux. Quant à la réorganisation temporelle consécutive, dont l'étude du passé nous a déjà nettement indiqué l'esprit essentiel, il est clair, d'après nos explications antérieures, que son appréciation directe et spéciale, aujourd'hui trop prématurée pour comporter la précision et la rigueur convenables, ne pourrait actuellement offrir qu'une dangereuse concession à de vicieuses habitudes politiques, qu'il s'agit, avant tout, de réformer; car nous avons hautement reconnu que la fondation du nouveau système social avorterait, de toute nécessité, tant qu'elle ne serait pas d'abord entreprise seulement dans l'ordre spirituel ou européen, et que le point de vue temporel ou national conserverait encore sa prépondérance empirique. Mais, sans méconnaître jamais cette grande prescription logique, je crois maintenant devoir arrêter directement l'attention du lecteur sur le vrai principe général de la coordination élémentaire propre à l'économie finale des sociétés modernes; puisque la notion fondamentale d'un tel classement deviendra naturellement indispensable au nouveau pouvoir spirituel pour se former une idée suffisamment nette du milieu social correspondant, afin d'y adapter convenablement l'ensemble de l'éducation positive, dont le but politique resterait autrement trop peu déterminé. Or, d'un autre côté, ce principe hiérarchique, posé dès le début de ce Traité, a reçu depuis une confirmation pleinement décisive par l'extension graduelle qu'il a spontanément acquise dans le cours entier des cinq volumes précédens; en sorte que nous n'avons plus ici qu'à ébaucher sommairement son appréciation directe, pour faire suffisamment concevoir sa destination universelle, comme je l'ai annoncé aux cinquantième et cinquante-unième chapitres; en renvoyant d'ailleurs au Traité spécial de philosophie politique, déjà promis à tant d'autres titres, des explications développées qui seraient actuellement déplacées.

Avant de procéder immédiatement à cette importante indication, il faut d'abord écarter entièrement la distinction vulgaire entre les deux sortes de fonctions respectivement qualifiées de publiques et privées. Cette division empirique, propre à nos mœurs transitoires, constituerait, en effet, un obstacle insurmontable à toute saine conception du classement social, par l'impossibilité de ramener cette vaine démarcation à aucune vue rationnelle. Dans toute société vraiment constituée, chaque membre peut et doit être envisagé comme un véritable fonctionnaire public, en tant que son activité particulière concourt à l'économie générale suivant une destination régulière, dont l'utilité est universellement sentie: sauf l'existence oisive ou purement négative, toujours de plus en plus exceptionnelle, et que la sociabilité moderne fera bientôt disparaître essentiellement. Il n'en saurait être autrement qu'aux époques de grande transition, lorsqu'une civilisation se développe sous une autre antérieure et hétérogène: car alors les nouveaux élémens sociaux, quoique éminemment actifs, ne pouvant être rationnellement annexés à l'ordre normal envers lequel ils sont étrangers, et souvent hostiles, doivent, en effet, se présenter comme uniquement relatifs à des impulsions individuelles, dont la convergence finale n'est pas encore assez appréciable. Nous avons historiquement reconnu, au cinquante-troisième chapitre, que la distinction dont il s'agit fut totalement incompatible avec le régime théocratique, ainsi qu'on le voit encore chez les peuples où ce régime initial a suffisamment persisté, surtout dans l'Inde, principal type à cet égard, et où le plus humble artisan offre, à un degré très-prononcé, un véritable caractère public. La même remarque, quoique moins saillante, reste applicable aussi à l'ordre grec, et principalement à l'ordre romain, beaucoup mieux caractérisé; mais il faut, en ce nouveau cas, n'avoir égard qu'à la population libre, dont tous les membres avaient habituellement une évidente destination militaire, les uns comme capitaines, les autres comme soldats, suivant une distinction toujours essentiellement héréditaire, émanée du système précédent. Avec une pareille restriction, cette observation s'étend encore au régime du moyen âge, du moins tant que son génie propre a pu demeurer suffisamment prononcé: tous les hommes libres y présentaient toujours un certain caractère politique, irrécusable jusque chez le moindre chevalier, sauf les inégalités de degré et les intermittences d'activité. C'est seulement à la fin de cette époque intermédiaire, quand la grande transition a directement commencé, surtout d'après l'essor industriel succédant partout à l'abolition de la servitude, que l'on voit spontanément surgir une distinction usuelle entre les professions publiques et les professions privées, suivant qu'elles se rapportaient ou aux fonctions normales de l'ordre antérieur, subsistant quoique déclinant, ou aux opérations essentiellement partielles et empiriques des nouveaux élémens sociaux, dont nul ne pouvait alors apercevoir la tendance nécessaire vers une autre économie générale. Une telle distinction dut ensuite se développer de plus en plus, à mesure que s'accomplissait le double mouvement préparatoire, à la fois négatif et positif, que nous avons reconnu propre à l'évolution moderne; en sorte que l'histoire totale de cette notion temporaire représente spontanément, à sa manière, notre appréciation de l'ensemble du passé; coïncidence qui, sans doute, n'a rien de fortuit, et qui doit pareillement se reproduire à tout autre égard, si notre théorie historique est la fidèle expression générale de la réalité sociale. Toutefois la plus complète intensité d'une semblable démarcation doit se rapporter véritablement à la seconde des trois phases successives que nous a présentées cet âge transitoire, pendant que le régime ancien conservait, en apparence, toute sa prépondérance politique; car, sous la phase suivante, où l'essor industriel a pris assez d'importance pour que les gouvernemens européens commencent à y subordonner directement leurs combinaisons pratiques, la tendance spontanée de l'évolution moderne vers une nouvelle coordination sociale devient déjà graduellement appréciable, au point d'imprimer aux grandes existences industrielles un caractère public de plus en plus prononcé. Enfin, depuis le début de la crise finale, ce changement est devenu tellement tranché qu'il indique une inévitable inversion de la disposition antérieure dans le nouvel état de société, caractérisé non-seulement quant à l'ordre spirituel, ce qui est évident, mais aussi quant à l'ordre temporel, par l'extinction presque totale du genre d'activité qui constituait d'abord les professions publiques, et par la prépondérance normale des fonctions jadis privées; le gouvernement proprement dit, sous l'un et l'autre aspect, n'étant dès lors, comme autrefois en sens contraire, qu'une application plus complète et plus générale de la destination habituelle. Néanmoins la distinction temporaire que nous apprécions persistera nécessairement, à un certain degré, jusqu'à ce que la conception fondamentale du nouveau système social soit devenue assez nette et assez familière pour développer un sentiment élémentaire d'utilité publique, d'abord parmi les chefs des divers travaux humains, et même ensuite chez les moindres coopérateurs. La dignité qui anime encore le plus obscur soldat dans l'exercice de ses plus modestes fonctions n'est point, sans doute, particulière à l'ordre militaire; elle convient également à tout ce qui est systématisé; elle ennoblira un jour les plus simples professions actuelles, quand l'éducation positive, faisant partout prévaloir une juste notion générale de la sociabilité moderne, aura pu rendre suffisamment appréciable à tous la participation continue de chaque activité partielle à l'économie commune. Ainsi, la cessation vulgaire de la division encore existante entre les professions privées et les professions publiques dépend nécessairement de la régénération universelle des idées et des mœurs modernes. Mais, en vertu même de cette intime connexité, les vrais philosophes, dont les conceptions doivent toujours devancer, à un certain degré, la raison commune, ne sauraient aujourd'hui se représenter convenablement l'ensemble du nouveau système social, s'ils ne s'affranchissent préalablement d'une telle distinction, propre seulement à l'âge transitoire. Ils devront donc concevoir désormais comme publiques toutes les fonctions qualifiées actuellement de privées, après avoir d'abord judicieusement écarté de l'économie finale, suivant les indications de la saine théorie historique, les diverses fonctions destinées à disparaître essentiellement. En conséquence, nous supposerons ici éliminé tout ce qui se rapporte aux divers débris quelconques de l'état préliminaire, non-seulement théologique, mais même métaphysique; quoique ces derniers soient aujourd'hui beaucoup plus bruyans, ils ne sont pas, au fond, plus vivaces. D'après une telle préparation, l'économie moderne ne présentant plus que des élémens homogènes, dont la convergence est nettement appréciable, il devient possible de concevoir l'ensemble de la hiérarchie sociale, qui restera inintelligible tant qu'on s'efforcera d'y combiner irrationnellement les classes vraiment ascendantes avec les classes inévitablement descendantes. Le lecteur doit maintenant comprendre l'importance philosophique de l'explication préalable que nous venons d'achever. Quoique cette élévation finale des professions privées à la dignité de fonctions publiques ne doive, sans doute, rien changer d'essentiel au mode actuel de leur exercice spécial, elle transformera profondément leur esprit général, et devra même affecter beaucoup leurs conditions usuelles. Tandis que, d'une part, une telle appréciation normale développera, chez tous les rangs quelconques de la société positive, un noble sentiment personnel de valeur sociale, elle y fera, d'une autre part, sentir la nécessité permanente d'une certaine discipline systématique, naturellement incompatible avec le caractère purement individuel, et tendant à garantir les obligations, soit préliminaires, soit continues, propres à chaque carrière. En un mot, ce simple changement constituera spontanément un symptôme universel de la régénération moderne.