Cours de philosophie positive. (5/6)
Part 31
A partir du point éminemment notable où se trouve maintenant parvenue notre élaboration historique, l'étude générale d'une telle transition doit donc constituer désormais l'objet essentiel de tout le reste de notre analyse, afin d'apprécier exactement, sous l'un et l'autre aspect, les diverses conséquences nécessaires de l'impulsion universelle spontanément produite, au moyen-âge, par l'ensemble du régime catholique et féodal, vers la régénération totale des sociétés humaines. Cette partie finale de notre grande démonstration me semble strictement exiger, par sa nature, la décomposition rationnelle d'une pareille exposition en deux séries hétérogènes, très nettement distinctes pour quiconque aura convenablement saisi l'esprit de notre travail antérieur, quoique d'ailleurs nécessairement coexistantes et même profondément solidaires: l'une, essentiellement critique ou négative, destinée à caractériser la démolition graduelle du système théologique et militaire, sous l'ascendant croissant de l'esprit métaphysique; l'autre, directement organique, relative à l'évolution progressive des divers élémens principaux du système positif: la leçon actuelle sera spécialement consacrée à la première appréciation, et la suivante à la seconde. Malgré l'intime connexité évidente de ces deux mouvemens simultanés de décomposition et de recomposition sociales, on éviterait difficilement une confusion presque inextricable, très préjudiciable à l'analyse définitive de la situation actuelle, en persistant à mener de front deux ordres de considérations désormais assez radicalement différens pour que je n'hésite point, après une scrupuleuse délibération, à regarder leur séparation méthodique comme un artifice scientifique vraiment indispensable au plein succès final de la suite entière de notre opération historique: car ces deux sortes de développemens, dont la liaison nécessaire ne pouvait nullement altérer l'indépendance spontanée, ne furent d'ailleurs, en réalité, ni habituellement conçus dans le même esprit et pour le même but, ni communément dirigés par les mêmes organes. Envers les diverses phases antérieures de l'humanité, il n'eût été, au contraire, ni nécessaire, ni convenable, d'étudier ainsi séparément les deux mouvemens élémentaires, opposés mais toujours convergens, dont l'organisme social, comme l'organisme individuel, est, par sa nature, constamment agité: puisque les divers changemens successivement accomplis jusque alors ne pouvaient être assez profonds pour exiger ou comporter l'institution d'un semblable artifice, dont l'emploi eût, par conséquent, abouti surtout à dissimuler la vraie filiation des évènemens. Les révolutions précédentes, sans même excepter la plus importante de toutes, le passage du régime polythéique au régime monothéique, n'avaient pu consister qu'en modifications plus ou moins graves du système théologique fondamental, dont la nature caractéristique restait essentiellement maintenue; le mouvement critique et le mouvement organique, quoique réellement différens, ne pouvaient donc être, d'ordinaire, assez distincts et assez indépendans pour devenir rationnellement séparables, à moins de pousser l'analyse sociologique jusqu'à un degré de précision qui serait aujourd'hui déplacé, suivant les prescriptions logiques du quatrième volume. Dans la transition graduelle de chaque forme théologique à la suivante, non-seulement l'esprit humain pouvait aisément combiner la destruction de l'une avec l'élaboration de l'autre, mais il devait même y être spontanément conduit, sauf la tendance individuelle à cultiver plus spécialement l'une ou l'autre partie de cette double opération philosophique. Mais il en devait être tout autrement pour sortir entièrement du système théologique et passer au système franchement positif, ce qui constitue nécessairement la plus profonde révolution, d'abord mentale, et finalement sociale, que notre espèce puisse subir dans l'ensemble de sa carrière. Par la nature propre de cette grande transition, le mouvement critique, devenu, pendant plusieurs siècles, extrêmement prononcé, s'y distingue tellement du mouvement organique, long-temps à peine appréciable, que, malgré leur liaison fondamentale, chacun d'eux ne peut être sainement jugé que d'après une étude spéciale et directe. L'étendue et la difficulté d'une semblable transformation ont alors, pour la première fois, graduellement conduit l'esprit humain à diriger son essor révolutionnaire d'après une doctrine absolue de négation systématique, dont l'inévitable ascendant tend à faire profondément méconnaître la véritable issue finale de l'ensemble de la crise, qui paraît ainsi consister dans l'application totale et la prépondérance continue de cette doctrine nécessairement passagère, comme la plupart des philosophes modernes l'ont si vicieusement pensé. Il serait donc presque impossible d'éviter que la notion du mouvement organique ne restât essentiellement absorbée par la considération, jusqu'ici beaucoup plus sensible et mieux caractérisée, du mouvement critique, si, dans l'appréciation rationnelle des cinq derniers siècles de notre civilisation, on n'instituait point, entre deux études aussi distinctes, une séparation méthodique. Ce qui rend ici réellement facultatif l'emploi rationnel d'un semblable artifice sociologique, c'est la nature éminemment abstraite de notre élaboration historique, d'après les explications générales placées au début de ce volume: car, dans un travail historique qui aurait véritablement le caractère concret, cette division idéale entre des phénomènes simultanés et solidaires ne saurait être légitime; tandis qu'elle est, au contraire, pleinement compatible avec une analyse abstraite de l'évolution sociale, si d'ailleurs on l'y reconnaît utile à l'éclaircissement du sujet, ce qui, pour le cas actuel, me semble hautement incontestable; on ne fait ainsi qu'étendre à l'étude de la vie collective un droit scientifique dès long-temps usuel dans l'étude de la vie individuelle. Un retour suffisant à la saine appréciation logique de la différence fondamentale entre l'histoire abstraite et l'histoire concrète conduira spontanément le lecteur à dissiper sans difficulté l'incertitude qui pourrait lui rester à cet égard.
Du reste, l'esprit philosophique de ce Traité est, sans doute, assez prononcé maintenant pour que l'emploi soutenu de cet indispensable artifice sociologique ne conduise jamais le lecteur à méconnaître la solidarité nécessaire de ces deux mouvemens simultanés, dont l'évidente connexité, déjà érigée en principe par l'ensemble des conceptions, soit scientifiques, soit logiques, du quatrième volume, se trouve d'ailleurs directement établie d'avance d'après nos explications historiques, et surtout résulte spontanément de la leçon précédente, qui a finalement montré le régime monothéique du moyen-âge comme la commune source immédiate de l'une et l'autre impulsion. Toutefois, afin de prévenir, autant que possible, les déviations involontaires que pourrait, à ce sujet, susciter momentanément un tel mode d'appréciation, il n'est pas ici inutile de rappeler d'abord, en général, l'obligation fondamentale d'avoir toujours en vue l'intime corelation effective de ces deux ordres de phénomènes sociaux, tout en procédant, pour plus de netteté, à l'analyse séparée de chacun d'eux. Or, il est certainement évident que ces deux mouvemens hétérogènes, malgré leur spontanéité nécessaire, ont dû constamment exercer l'un sur l'autre une réaction très puissante pour se consolider et s'accélérer mutuellement. La décomposition croissante, spirituelle ou temporelle, de l'ancien système social ne pouvait successivement s'accomplir sans faciliter aussitôt l'essor graduel des élémens correspondans du nouveau système, en diminuant les principaux obstacles qui le retardaient; de même, en sens inverse, le développement progressif des nouveaux élémens sociaux devait, non moins naturellement, imprimer un important surcroît d'énergie à l'action révolutionnaire, et surtout rendre ses résultats plus expressément irrévocables. Cette double relation permanente n'est pas seulement incontestable depuis que l'antagonisme des deux systèmes a commencé à devenir direct et pleinement caractéristique: elle était, au fond, tout aussi réelle, quoique plus difficilement appréciable, pendant que la lutte restait encore indirecte et vaguement définie, sous la conduite immédiate et exclusive de l'esprit métaphysique proprement dit. Personne aujourd'hui ne saurait méconnaître la grande influence de la désorganisation successive du régime théologique et militaire depuis le moyen-âge pour seconder le développement scientifique et industriel de la civilisation moderne, dont la spontanéité fondamentale a même été souvent mal appréciée en attribuant à cette considération indispensable une irrationnelle exagération. Mais la réaction inverse, quoique beaucoup moins connue jusqu'ici, n'est pas, en effet, moins certaine, ni moins importante. La suite de ce travail doit bientôt fournir au lecteur plusieurs occasions capitales de sentir spontanément que le développement de l'esprit positif, avant même que son intervention devînt explicite, a pu seul donner une véritable consistance à l'ascendant graduel de l'esprit métaphysique sur l'esprit théologique: sans une telle influence, cette lutte continue, au lieu de tendre vers une vraie rénovation philosophique, n'eût pu conduire qu'à de vaines et interminables discussions; puisque, l'esprit métaphysique ne pouvant, par sa nature, accomplir la démolition successive de la philosophie théologique que d'après sa disposition caractéristique à détruire les conséquences au nom des principes, il devait nécessairement consacrer toujours les bases intellectuelles, au moins les plus générales, de cette même philosophie dont il ruinait essentiellement l'efficacité sociale, et dont la décadence mentale ne pouvait ainsi jamais sembler pleinement irrévocable. Aujourd'hui surtout, c'est parce qu'on n'a pas communément assez apprécié l'influence philosophique propre à l'esprit positif que l'on conserve encore trop souvent des illusions si désastreuses sur la perpétuité indéfinie du régime théologique convenablement modifié, comme j'aurai lieu de l'expliquer ultérieurement. On peut faire, dans l'ordre temporel, des remarques essentiellement équivalentes, et certes non moins évidentes, sur la réaction capitale que l'essor graduel de l'esprit industriel a dû exercer de plus en plus pour rendre hautement irrévocable, chez les modernes, le décroissement spontané de l'esprit militaire, quoique leur antagonisme n'ait été jusqu'ici presque jamais direct: faute d'une telle base générale, la rivalité politique des légistes envers les militaires aurait pu se prolonger indéfiniment sans jamais pouvoir aboutir à un véritable changement de système; c'est la prépondérance universelle de la vie industrielle qui seule fait maintenant sentir instinctivement à tous les hommes judicieux l'incompatibilité radicale de tout régime militaire avec la nature caractéristique de la civilisation actuelle.
Ces indications sommaires suffisent ici, sans doute, pour faire d'avance convenablement ressortir, en général, l'enchaînement nécessaire et continu des deux mouvemens, hétérogènes mais convergens, l'un critique, l'autre organique, que nous devons désormais analyser séparément, en prévenant ainsi le seul grave inconvénient philosophique de cette indispensable décomposition méthodique, c'est-à-dire la tendance à dissimuler l'intime connexité des deux séries de phénomènes sociaux. Nous pouvons donc entreprendre directement l'examen qui constitue l'objet propre de ce chapitre, en procédant d'abord à l'appréciation rationnelle de la désorganisation croissante du système théologique et militaire pendant le cours des cinq derniers siècles.
Quoique le caractère essentiellement négatif de cette grande opération révolutionnaire doive naturellement inspirer, envers une telle période, une sorte de répugnance philosophique, cependant l'esprit général de ma théorie fondamentale de l'évolution humaine, et spécialement l'ensemble des explications contenues au chapitre précédent, ont dû d'avance dissiper spontanément ce qu'il pourrait y avoir d'anti-scientifique dans une semblable disposition, en faisant pressentir que, malgré les profondes aberrations et les désordres déplorables qui devaient la distinguer, cette mémorable phase sociale constitue néanmoins, à sa manière, un intermédiaire aussi indispensable qu'inévitable dans la marche lente et pénible du développement humain. A l'état catholique et féodal, le système théologique et militaire était déjà, au fond, comme nous l'avons reconnu, en décadence imminente, sans que rien pût dès lors le préserver d'une prochaine et rapide décomposition radicale; or, d'un autre côté, l'évolution propre et directe des nouveaux élémens sociaux commençait à peine alors à être distinctement ébauchée, sans que leur tendance politique finale pût être encore aucunement soupçonnée, jusqu'à ce qu'une longue élaboration ultérieure leur eût permis de manifester graduellement leur aptitude nécessaire, si mal appréciée, même aujourd'hui, des meilleurs esprits, à fournir les bases solides d'une vraie réorganisation. Il était donc évidemment contradictoire aux lois naturelles du mouvement social que le passage d'un système à l'autre s'opérât par substitution immédiate, en prévenant toute discontinuité organique, quand même tous les pouvoirs humains auraient pu alors généreusement consentir au chimérique sacrifice de leurs dispositions les plus naturelles et de leurs intérêts les plus légitimes. Ainsi, les sociétés modernes ne pouvaient aucunement éviter de se trouver, pendant plusieurs siècles, d'une manière de plus en plus prononcée, dans cette situation profondément exceptionnelle, mais nécessairement transitoire, où le principal progrès politique serait, au fond, par une nécessité toujours croissante, essentiellement négatif, tandis que l'ordre public serait surtout maintenu par une résistance de plus en plus rétrograde; double caractère parvenu aujourd'hui à sa plus haute intensité. Quant à l'indispensable office général que ce mouvement de décomposition devait accomplir dans l'évolution totale des sociétés modernes, je l'ai d'avance suffisamment indiqué en expliquant, dès le début du volume précédent, la destination essentielle de la doctrine révolutionnaire, qui a dû finalement devenir le principal organe d'une telle suite d'opérations. Outre sa puissante influence, ci-dessus rappelée, pour seconder l'essor naturel des nouveaux élémens sociaux, par la suppression croissante des entraves primitives, son efficacité politique, et même philosophique, a surtout consisté à rendre non-seulement possible mais inévitable un vrai changement de système, soit en manifestant de plus en plus l'insuffisance radicale de l'ancienne organisation, soit aussi en dissipant graduellement les obstacles nécessaires qui interdisaient spontanément à notre faible intelligence jusqu'à la simple conception de toute véritable régénération, comme je l'ai établi au quarante-sixième chapitre. Sans la salutaire impulsion de cette énergie critique, il n'est pas douteux que l'humanité languirait encore sous ce régime provisoire qui, après avoir été indispensable à son enfance, tendait ensuite à la prolonger indéfiniment, en conservant sa prépondérance malgré le suffisant accomplissement de sa principale destination. On doit même reconnaître que, pour remplir convenablement son office essentiel, le mouvement critique avait besoin d'être poussé, surtout mentalement, jusqu'à son dernier terme naturel: car, sans l'entière suppression des divers préjugés, soit religieux, soit politiques, relatifs à l'ancienne organisation, notre apathie intellectuelle et sociale se serait certainement bornée à chercher un dénouement facile mais illusoire, en se contentant de faire subir au système primitif de vaines modifications, impuissantes à apporter aucune satisfaction suffisante et durable aux nouveaux besoins de l'humanité. Quoique une telle émancipation ne puisse, sans doute, constituer qu'une condition purement négative, il n'en faut pas moins l'envisager, même aujourd'hui, comme un préambule rigoureusement indispensable à toute saine spéculation philosophique sur une vraie réorganisation sociale, ainsi que j'aurai lieu de le faire bientôt sentir. Il serait donc superflu d'insister ici davantage pour dissiper, à ce sujet, la répugnance naturelle que doit inspirer, en tous genres, le spectacle de la destruction; chacun peut déjà suffisamment sentir d'avance l'importance capitale, bien que transitoire, de ce grand mouvement critique, dont l'exacte appréciation se rattache d'ailleurs, d'une manière si directe et si intime, à l'étude générale de la situation actuelle de l'élite de l'humanité.
Cette désorganisation croissante doit être distinctement examinée à partir d'une époque plus reculée que celle communément adoptée par les plus judicieux philosophes, qui, d'après une analyse mal conçue, ne font presque jamais remonter une telle investigation historique au-delà du seizième siècle. Son vrai point de départ, dont l'indication est ici nécessaire afin de prévenir, autant que possible, le vague et l'incertitude des spéculations, devient aisément assignable d'après la théorie fondamentale établie au chapitre précédent sur la principale destination propre au régime monothéique du moyen-âge, envisagé comme devant constituer, par sa nature, la dernière phase essentielle du système théologique et militaire. Il est facile de reconnaître, en effet, que, dès la fin du treizième siècle, la constitution catholique et féodale avait suffisamment rempli, sous les rapports les plus importans, du moins selon sa véritable mesure naturelle, son office, indispensable mais passager, pour l'ensemble de l'évolution humaine; et que, en même temps, les conditions nécessaires de son existence politique avaient déjà reçu de graves et irréparables altérations, annonçant avec évidence une imminente décomposition: ce qui conduit à reporter au commencement du quatorzième siècle la véritable origine historique de cette immense élaboration révolutionnaire, à laquelle toutes les classes de la société ont, dès lors, chacune à sa manière, constamment participé. Dans l'ordre spirituel, le célèbre pontificat de Boniface VIII caractérise hautement l'époque inévitable où le pouvoir catholique, après avoir noblement accompli, eu égard aux temps et aux moyens, sa grande mission sociale relative au premier établissement politique de la morale universelle, comme je l'ai expliqué, est naturellement conduit à dépasser très vicieusement le but, en s'efforçant désormais de constituer, pour un intérêt isolé, une chimérique domination absolue, de manière à soulever nécessairement d'universelles résistances, aussi justes que redoutables, pendant que d'ailleurs il avait déjà commencé à manifester hautement son impuissance radicale à diriger réellement le mouvement mental, dont l'importance devenait alors graduellement prépondérante dans le système général de la civilisation moderne. L'imminente désorganisation spontanée du catholicisme était même indiquée, dès l'origine du quatorzième siècle, d'après de graves symptômes précurseurs, soit par le relâchement presque général du véritable esprit sacerdotal, soit par l'intensité croissante des tendances hérétiques. Ce double commencement de décomposition intime fut d'abord, sans doute, efficacement combattu par la mémorable institution des franciscains et des dominicains, si sagement adaptée, un siècle auparavant, à une telle destination, et qu'il faut regarder, en effet, comme le plus puissant moyen de réformation et de conservation qui pût être vraiment compatible avec la nature d'un tel système: mais son influence préservatrice devait être bientôt épuisée, et sa nécessité unanimement reconnue ne pouvait finalement que faire mieux ressortir la prochaine décadence inévitable d'un régime qui avait reçu vainement une telle réparation. En même temps, les moyens violens introduits alors, sur une grande échelle, pour l'extirpation des hérésies, constituaient nécessairement l'un des signes les moins équivoques de cette insurmontable fatalité: car aucune domination spirituelle ne pouvant évidemment reposer, en dernière analyse, que sur l'assentiment volontaire des intelligences, tout notable recours spontané à la force matérielle doit être considéré, à son égard, comme le plus irrécusable indice d'un déclin imminent et déjà senti. Par ces divers motifs, il est donc aisé de concevoir que l'ébranlement décisif du système catholique devait, à tous égards, commencer au quatorzième siècle, surtout relativement à ses attributions les plus centrales.