Cours de philosophie positive. (5/6)

Part 30

Chapter 302,792 wordsPublic domain

Tant que la pénible et lente élaboration graduelle du système catholique n'a pas été suffisamment avancée, l'impuissance organique, que nous avons reconnue être radicalement propre à l'esprit métaphysique, ne lui a pas permis, malgré son essor continu, de lutter avec avantage contre la domination nécessaire de l'esprit théologique, spéculativement moins avancé. Mais, quoique le catholicisme ait honorablement tenté d'éterniser ensuite une chimérique conciliation entre deux philosophies aussi vaguement caractérisées, il est évident que l'esprit métaphysique, qui, à vrai dire, avait d'abord présidé, d'après le cinquante-deuxième chapitre, à la grande transformation du fétichisme en polythéisme, et qui surtout venait de diriger le passage du polythéisme en monothéisme, ne pouvait cesser l'influence modificatrice qui lui est propre au moment même où il avait acquis le plus d'étendue et d'intensité: toutefois, comme il n'y avait plus rien au-delà du monothéisme, à moins de sortir entièrement de l'état théologique, ce qui alors eût été éminemment impraticable, l'action métaphysique est dès-lors devenue, et de plus en plus, essentiellement dissolvante, en tendant à ruiner, par ses analyses antisociales à l'insu d'ailleurs de la plupart de ses propagateurs, les principales conditions d'existence du régime monothéique. Ce résultat nécessaire a dû se réaliser d'autant plus vite et plus sûrement, quand l'organisation catholique a été enfin complétée, que cette organisation accélérait davantage, suivant nos explications antérieures, l'ensemble du mouvement intellectuel, dont les divers progrès, même scientifiques, devaient alors tourner surtout à l'honneur et au profit de l'esprit métaphysique qui paraissait les diriger, quoiqu'il n'en pût être que le simple organe philosophique, jusqu'à ce que l'esprit positif pût devenir finalement assez caractérisé par ces succès graduels pour lutter directement contre le système entier de la philosophie primitive, d'abord dans l'étude des plus simples phénomènes, et ensuite peu à peu envers tous les autres, eu égard à leur complication croissante, ce qui n'a été possible qu'en un temps très postérieur à celui que nous considérons, comme je l'expliquerai plus tard. Il était donc inévitable que le catholicisme, qui, dès sa naissance, et même, en quelque sorte auparavant, avait ainsi laissé nécessairement en dehors de son propre système, quoique sous sa tutelle générale, l'essor intellectuel le plus avancé, fût atteint graduellement par un antagonisme destructeur, aussitôt que, par le suffisant accomplissement, au moins provisoire, des conditions purement sociales, les conditions simplement mentales devaient, à leur tour, devenir directement les plus importantes au développement continu de l'évolution humaine: cause radicale d'une insurmontable décadence, dont nous pouvons assurer, par anticipation, que le régime positif sera spontanément préservé, comme reposant toujours, par sa nature, sur l'ensemble du mouvement spirituel. Quoique cette irrésistible dissolution de la philosophie monothéique ait dû d'abord faire seulement prévaloir l'ascendant métaphysique, une telle révolution n'a pu finalement aboutir qu'à l'avénement nécessaire de l'esprit positif, suivant la théorie fondamentale établie à la fin du volume précédent: car, les voies philosophiques lui ont été par-là directement ouvertes, d'après ce premier triomphe capital de la philosophie naturelle sur la philosophie morale. J'ai démontré, en effet, en diverses parties de ce Traité, que, du point de vue scientifique le plus élevé, et, par suite, conformément aussi aux plus éminentes considérations historiques, la philosophie positive est surtout caractérisée par sa tendance constante à procéder de l'étude générale du monde extérieur à celle de l'homme lui-même, tandis que la marche inverse est nécessairement propre à la philosophie théologique (_voyez_ principalement, à ce sujet, la quarantième leçon et la cinquante-unième): ainsi, tout mouvement philosophique qui, d'abord développé dans les spéculations inorganiques, parvenait directement à modifier d'après elles le système primitif des spéculations morales et sociales, préparait réellement, par une invincible fatalité, l'empire ultérieur de la positivité rationnelle, quelles que pussent être d'abord les vaines prétentions à la domination indéfinie de l'intelligence humaine, alors naturellement conçues par les organes provisoires d'un tel progrès. C'est ainsi que les besoins essentiels de l'esprit positif ont dû long-temps coïncider avec les principaux intérêts de l'esprit métaphysique, malgré leur antagonisme radical, instinctivement contenu, tant que le régime monothéique n'a pas été suffisamment ébranlé.

La cause générale de l'inévitable dissolution mentale du catholicisme consiste donc, d'après cette démonstration, conformément à notre premier énoncé, en ce que, n'ayant pu ni dû s'incorporer intimement le mouvement intellectuel, il en a été, de toute nécessité, finalement dépassé; il n'a pu dès-lors maintenir son empire qu'en perdant le caractère progressif, propre à tout système quelconque à l'âge d'ascension, pour acquérir de plus en plus le caractère profondément stationnaire, et même éminemment rétrograde, qui le distingue si déplorablement aujourd'hui. Une superficielle appréciation de l'économie spirituelle des sociétés humaines a pu d'abord, à la vérité, faire penser que cette décadence mentale pouvait se concilier avec une prolongation indéfinie de la prépondérance morale, à laquelle le catholicisme devait se croire des droits spéciaux en vertu de l'excellence généralement reconnue de sa propre morale, dont les préceptes seront, en effet, toujours profondément respectés de tous les vrais philosophes, malgré l'entraînement passager de nos anarchiques aberrations. Mais un examen approfondi doit bientôt dissiper une telle illusion, en faisant comprendre, en principe, que l'influence morale s'attache nécessairement à la supériorité intellectuelle, sans laquelle elle ne saurait exister solidement: car, ce ne peut être évidemment que par une pure transition très précaire que les hommes accordent habituellement leur principale confiance, dans les plus chers intérêts de leur vie réelle, à des esprits dont il ne font plus assez de cas pour les consulter à l'égard des plus simples questions spéculatives. La morale universelle, dont le catholicisme a dû être d'abord l'indispensable organe, ne peut certainement lui constituer une exclusive propriété, s'il a finalement perdu l'aptitude générale à la faire prévaloir dans l'économie sociale: elle forme nécessairement un précieux patrimoine transmis par nos ancêtres à l'ensemble de l'humanité; son influence appartiendra désormais à ceux qui sauront le mieux la consolider, la compléter et l'appliquer, quels que puissent être leurs principes intellectuels. Quoique la raison humaine ait dû faire d'heureux emprunts à l'astrologie, par exemple, ainsi qu'à l'alchimie, elle n'a pu sans doute, par de telles acquisitions, se croire liée irrévocablement à leur sort, dès qu'elle a pu rattacher à de meilleures bases ces importans résultats: il en sera essentiellement de même pour tous les progrès quelconques, moraux ou politiques, d'abord réalisés par la philosophie théologique, et qui ne sauraient périr avec elle, pourvu toutefois que l'on s'occupe enfin convenablement de les incorporer à une autre organisation spirituelle, sous la direction générale de la philosophie positive, comme je l'expliquerai plus tard.

Temporellement envisagée, la décadence nécessaire du régime propre au moyen-âge résulte directement d'un principe tellement évident, qu'il ne saurait exiger ici des explications aussi étendues que celles que je viens de terminer pour l'ordre spirituel, sauf le développement spécial que devra présenter, à ce sujet, le chapitre suivant. Sous quelque aspect qu'on envisage, en effet, le régime féodal, dont les trois caractères généraux ont été précédemment établis, sa nature essentiellement transitoire se manifeste aussitôt de la manière la moins équivoque. Quant à son but principal, l'organisation défensive des sociétés modernes, il ne pouvait conserver d'importance que jusqu'à ce que les invasions fussent suffisamment contenues, par la transition finale des barbares à la vie agricole et sédentaire dans leurs propres contrées, sanctionnée et consolidée, pour les cas les plus favorables, par leur conversion graduelle au catholicisme, qui les incorporait de plus en plus au système universel. A mesure que ce grand résultat était convenablement réalisé, l'activité militaire devait nécessairement perdre, faute d'une large application sociale, la prépondérance inévitable qu'elle avait jusque alors conservée, d'abord pendant la conquête romaine, et ensuite sous la défense féodale; la guerre devait, de jour en jour, devenir plus exceptionnelle, et tendre finalement à disparaître chez l'élite de l'humanité, où la vie industrielle, primitivement si subalterne, devait acquérir simultanément une extension et une intensité toujours croissantes, sans pouvoir toutefois encore devenir politiquement dominante, comme je l'expliquerai bientôt. La destination purement provisoire de tout système militaire avait dû être beaucoup moins prononcée sous le régime précédent, quoiqu'elle y soit certes incontestable, par la lenteur nécessaire qu'avait exigée, de toute nécessité, l'essor graduel de la domination romaine: le système simplement défensif ne pouvait évidemment comporter ensuite une aussi longue durée. Cette nature transitoire est encore plus irrécusable pour cette décomposition générale du pouvoir temporel en souverainetés partielles, que nous avons appréciée comme le second caractère essentiel de l'ordre féodal, et qui ne pouvait assurément éviter d'être prochainement remplacée par une centralisation nouvelle, vers laquelle tout devait tendre, ainsi qu'on le verra au chapitre suivant, aussitôt que le but propre d'un tel régime aurait été suffisamment accompli. Il en est de même, enfin, pour le dernier trait caractéristique, la transformation de l'esclavage en servage, puisque l'esclavage constitue naturellement un état susceptible de durée sous les conditions convenables; tandis que le servage proprement dit ne pouvait être, dans le système général de la civilisation moderne, qu'une situation simplement passagère, promptement modifiée par l'établissement presque simultané des communes industrielles, et qui n'avait d'autre destination sociale que de conduire graduellement les travailleurs immédiats à l'entière émancipation personnelle. A tous ces divers titres, on peut assurer, sans exagération, que mieux le régime féodal remplissait son office propre, capital quoique passager, pour l'ensemble de l'évolution humaine, et plus il rendait imminente sa désorganisation prochaine, à peu près comme nous l'avons ci-dessus reconnu envers le catholicisme. Toutefois, les circonstances extérieures, qui d'ailleurs n'étaient nullement accidentelles, ont très inégalement prolongé, chez les diverses nations européennes, la durée nécessaire d'un tel système, dont la prépondérance politique a dû surtout persister davantage aux diverses frontières sociales de la civilisation catholico-féodale, c'est-à-dire, en Pologne, en Hongrie, etc., quant aux invasions purement tartares et scandinaves, et même, à certains égards, en Espagne, et dans les grandes îles de la Méditerranée, en Sicile surtout, pour les envahissemens arabes: distinction très utile à noter ici dans son germe, et qui trouvera, en poursuivant notre appréciation historique, une intéressante application, d'ailleurs presque toujours implicite, suivant les conditions logiques de notre travail. L'explication précédente, quelque sommaire qu'elle ait dû être, se complète, au reste, naturellement, en indiquant, de même qu'envers l'ordre spirituel, la classe spécialement destinée à diriger immédiatement la décomposition continue du régime féodal, qui ne pouvait ni ne devait d'abord s'accomplir par l'intervention politique de la classe industrielle, quoique son avénement social constituât cependant l'issue finale d'une semblable progression. A l'origine, cette classe devait être à la fois trop subalterne et trop exclusivement préoccupée de son propre essor intérieur pour se livrer directement à cette grande lutte temporelle, qui dut ainsi être nécessairement dirigée par les légistes, dont le système féodal avait spontanément développé de plus en plus l'influence politique, par une suite nécessaire du décroissement graduel de l'activité militaire, comme je l'expliquerai au chapitre suivant. Ils sont, en effet, restés jusqu'ici les organes immédiats du mouvement temporel, malgré que sa principale destination ait essentiellement changé de nature depuis que cette mission provisoire est suffisamment accomplie, de manière à mettre pleinement désormais en évidence croissante l'incapacité organique qui caractérise les légistes aussi bien que les métaphysiciens, également réservés, en politique et en philosophie, à opérer de simples modifications critiques, sans pouvoir jamais rien fonder.

En terminant enfin cette longue et difficile appréciation fondamentale du régime monothéique propre au moyen-âge, je ne crois pas devoir m'abstenir de signaler, dès ce moment, une importante réflexion philosophique, ultérieurement développable, naturellement suggérée par l'ensemble de notre examen historique du système catholique, qui formait la principale base de cette mémorable organisation. Si l'on envisage convenablement la durée totale du catholicisme, on est, en effet, aussitôt frappé de la disproportion, essentiellement anomale, que présente le temps excessif de sa lente élaboration politique, comparé à la courte prolongation de son entière prépondérance sociale, promptement suivie d'une rapide et irrévocable décadence; puisque une constitution, dont l'essor a exigé dix siècles, ne s'est, en réalité, suffisamment maintenue à la tête du système européen que pendant deux siècles environ, de Grégoire VII, qui l'a complétée, à Boniface VIII, sous lequel son déclin politique a hautement commencé, les cinq siècles suivans n'ayant essentiellement offert, à cet égard, qu'une sorte d'agonie chronique, de moins en moins active: ce qui doit certainement sembler tout-à-fait contraire soit aux lois générales de la longévité ordinaire des organismes sociaux, où la durée de la vie, comme dans les organismes individuels, doit être relative à celle du développement; soit à l'admirable supériorité intrinsèque qui distinguait une telle économie, dont j'ai fait ressortir, à tant de titres, les éminens attributs. La seule solution possible de ce grand problème historique, qui n'a jamais pu être philosophiquement posé jusqu'ici, consiste à concevoir, en sens radicalement inverse des notions habituelles, que ce qui devait nécessairement périr ainsi, dans le catholicisme, c'était la doctrine, et non l'organisation, qui n'a été passagèrement ruinée que par suite de son inévitable adhérence élémentaire à la philosophie théologique, destinée à succomber graduellement sous l'irrésistible émancipation de la raison humaine; tandis qu'une telle constitution, convenablement reconstruite sur des bases intellectuelles à la fois plus étendues et plus stables, devra finalement présider à l'indispensable réorganisation spirituelle des sociétés modernes, sauf les différences essentielles spontanément correspondantes à l'extrême diversité des doctrines fondamentales; à moins de supposer, ce qui serait certainement contradictoire à l'ensemble des lois de notre nature, que les immenses efforts de tant de grands hommes, secondés par la persévérante sollicitude des nations civilisées, dans la fondation séculaire de ce chef-d'œuvre politique de la sagesse humaine, doivent être enfin irrévocablement perdus pour l'élite de l'humanité, sauf les résultats, capitaux mais provisoires, qui s'y rapportaient immédiatement. Cette explication générale, déjà évidemment motivée par la suite des considérations propres à ce chapitre, sera de plus en plus confirmée par tout le reste de notre opération historique, dont elle constituera spontanément la principale conclusion politique.

CINQUANTE-CINQUIÈME LEÇON.

Appréciation générale de l'état métaphysique des sociétés modernes: époque critique, ou âge de transition révolutionnaire. Désorganisation croissante, d'abord spontanée et ensuite de plus en plus systématique, de l'ensemble du régime théologique et militaire.

Par une judicieuse comparaison d'ensemble entre les deux chapitres précédens, le lecteur attentif a dû désormais vérifier spontanément, de la manière la moins équivoque, que, conformément à notre théorie fondamentale de l'évolution humaine, le régime polythéique de l'antiquité avait réellement constitué, à tous égards, la phase la plus complète et la plus durable du système théologique et militaire envisagé dans sa durée totale; tandis que le régime monothéique du moyen âge, quoique nécessairement amené par le développement même de la situation antérieure, devait naturellement caractériser la dernière époque essentielle et la forme la moins stable d'un tel système, dont il était surtout destiné à préparer graduellement l'inévitable décadence et le remplacement final. Malgré l'immense ascendant que l'esprit théologique semble d'abord conserver dans l'organisation catholique, quand on la considère isolément, nous avons néanmoins démontré, avec une pleine évidence, qu'il y avait effectivement subi, sous un aspect quelconque, un décroissement capital et irréparable, non-seulement par rapport à son irrécusable prépondérance dans les pures théocraties primitives, mais même comparativement à sa suprématie habituelle dans le polythéisme grec ou romain. L'admirable tendance du catholicisme à développer, autant que possible, les propriétés civilisatrices du monothéisme, ne pouvait nullement empêcher cette inévitable diminution, à la fois mentale et sociale, dès lors spontanément consacrée par une disposition involontaire et continue à agrandir progressivement le domaine, jadis si restreint, de la raison humaine, en dégageant de plus en plus de la tutelle théologique, soit nos conceptions, soit nos habitudes, d'abord uniformément soumises, jusque dans leurs moindres détails, à sa domination presque exclusive. De même, sous le point de vue temporel, quelque puissante que doive sembler, au moyen-âge, l'activité militaire, par comparaison aux temps postérieurs, nous avons cependant reconnu que, en passant de l'état romain à l'état féodal, l'esprit guerrier avait nécessairement éprouvé une altération radicale dans sa double influence morale et politique, dont la prépondérance originaire devait désormais rapidement décliner, tant par suite des entraves continues que lui imposait nécessairement la nature générale du système monothéique, qu'en vertu de l'importance évidemment passagère et graduellement décroissante de la destination essentiellement défensive qui seule lui restait dès lors. C'est donc uniquement dans l'antiquité qu'il faut placer la véritable époque du plein ascendant et du libre essor, soit de la philosophie purement théologique, soit de l'activité franchement militaire, au développement desquelles tout concourait alors spontanément: l'une et l'autre reçurent certainement, pendant tout le cours du moyen-âge, une profonde atteinte, que devait bientôt suivre une irrévocable décadence. Nous avons même constaté, au chapitre précédent, que la plus exacte appréciation de l'ensemble du régime monothéique propre à cette phase transitoire de l'évolution sociale consiste finalement à le concevoir comme le résultat d'une première grande tentative de l'humanité, pour l'établissement direct et général d'un système rationnel et pacifique. Quoique cette tentative trop prématurée ait dû essentiellement manquer son but principal, soit à cause d'une situation encore éminemment défavorable, soit surtout par suite de l'insuffisance radicale de la seule philosophie qui pût alors diriger une telle opération, elle n'en a pas moins, en réalité, heureusement guidé l'élite de l'humanité dans sa grande transition finale, soit en accélérant la décomposition spontanée du système théologique et militaire, soit en secondant l'essor naturel des principaux élémens d'un système nouveau, de manière à permettre enfin de reprendre directement avec succès l'œuvre immense de la réorganisation fondamentale, quand cette double préparation aurait été convenablement accomplie, comme nous reconnaîtrons clairement qu'elle commence à l'être aujourd'hui chez les peuples les plus avancés.