# Contes de la Montagne

## Part 15

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Après ce combat, toutes les bonnes gens reprenaient haleine; le capucin Johannes, assis sur la balustrade en face, agitait son bâton et souriait dans sa longue barbe fauve. On avait besoin de se remettre ... on s'offrait une prise de tabac, et la voix du docteur Melchior, développant les différentes chances de la bataille, s'entendait de loin. Il n'eut pas le temps de finir son discours, car la porte de la grange s'ouvrit, et plus de vingt-cinq chiens, grands et petits, tous les maraudeurs de la ville, offerts en holocauste pour la circonstance, débouchèrent dans la cour, hurlant, jappant, aboyant.... Puis, d'un commun accord, ils se retirèrent dans un coin fort éloigné de l'ours, et de là continuèrent à se fâcher, à s'élancer, à reculer, à faire de l'opposition.

«Oh! les lâches!... Oh! la canaille!... criaient les gens courageux de la galerie, oh! les misérables!...»

Eux levaient le nez et semblaient répondre en jappant:

«Allez-y donc vous-mêmes!»

L'ours cependant se tenait sur ses gardes, quand, à la stupeur générale, Heinrich revint avec son danois.

J'ai su depuis qu'il avait parié cinquante florins contre le garde-chasse Joseph Kilian, de le faire reprendre. Il s'avança donc le caressant de la main, puis lui montrant l'ours:

«Courage, Blitz!» s'écria-t-il.

Et le noble animal, malgré ses blessures, recommença l'attaque.

Alors, tous les poltrons, toute la canaille des roquets, des caniches, des tournebroches accourut à la file, et le pauvre vieux _Baptiste_ en fut couvert; il roulait dessus, hurlant, grognant, écrasant l'un, estropiant l'autre, se débattant avec fureur.

Le brave danois se montrait encore le plus intrépide; il avait pris l'ours à la tignasse et roulait avec lui les pattes en l'air, tandis que d'autres lui mordaient les jarrets ... d'autres ses pauvres oreilles saignantes.... Cela n'en finissait plus.

«Assez! assez!» criait-on de toutes parts.

Quelques-uns cependant répétaient avec acharnement:

«Sus! sus!... courage!...»

Heinrich, en ce moment, traversa la cour comme un éclair; il vint saisir son chien par la queue, et le tirant de toutes ses forces:

«Blitz! Blitz!... lâcheras-tu?»

Bah! rien n'y faisait. Le veneur réussit enfin à lui faire lâcher prise par un coup de fouet terrible, et l'entraînant aussitôt, il disparut a l'angle de la porte cochère.

Les roquets n'avaient pas attendu son départ pour battre en retraite ... quatre ou cinq restaient sur le flanc.... Les autres, effarés, écloppés, courant, boitant, cherchaient à grimper aux murs. Tout à coup l'un d'eux, le carlin de la vieille Rasimus, aperçut la fenêtre de la cuisine, et plein d'un noble enthousiasme, il enfila l'une des vitres. Tous les autres, frappés de cette idée lumineuse, passèrent par là sans hésiter.... On entendit les soupières, les casseroles, toute la vaisselle tomber avec fracas, et la mère Grédel jeter des cris aigus:

«Au secours!... Au secours!»

Ce fut le plus beau moment du spectacle: on n'en pouvait plus de rire ... on se tordait les côtes....

«Ha! ha! ha! la bonne farce!...»

Et de grosses larmes coulaient sur les joues pourpres des spectateurs ... les ventres galopaient à perdre haleine....

Au bout d'un quart d'heure, le calme s'était rétabli.... On attendait avec impatience le terrible ours des Asturies.

«L'ours des Asturies! L'ours des Asturies!...»

Le meneur d'ours faisait signe au public de se taire, qu'il avait quelque chose à dire.... Impossible ... les cris redoublaient:

«L'ours des Asturies!... L'ours des Asturies!...»

Alors cet homme prononça quelques paroles inintelligibles, détacha l'ours brun et le reconduisit dans sa bauge, puis, avec toute sorte de précautions, il ouvrit la porte du réduit voisin, et saisit le bout d'une chaîne qui traînait à terre.... Un grondement formidable se fit entendre à l'intérieur.... L'homme passa rapidement la chaîne dans un anneau de la muraille et sortit en criant:

«Hé! vous autres, lâchez les chiens!»

Presque aussitôt un petit ours gris, court, trapu, la tête plate, les oreilles écartées de la nuque, les yeux rouges et l'air sinistre, s'élança de l'ombre, et, se sentant retenu, poussa des hurlements furieux. Évidemment cet ours avait des opinions philosophiques déplorables.... Il était, en outre, surexcité au dernier point par les aboiements et le bruit du combat qu'il venait d'entendre ... et son maître faisait très-bien de s'en défier.

«Lâchez les chiens! criait le meneur en passant le nez par la lucarne de la grange, lâchez les chiens!»

Puis il ajouta:

«Si l'on n'est pas content ... ce ne sera pas de ma faute.... Que les chiens sortent ... et l'on va voir une belle bataille!»

Au même instant, le dogue de Ludwig Korb, et les deux chiens--loups du vannier Fischer de Hirschland, la queue traînante, le poil long, la mâchoire allongée et l'oreille droite, s'avancèrent ensemble dans la cour.

Le dogue, calme, la tête pesante, bâilla en se détirant les jambes et fléchissant les reins.... Il ne voyait pas encore l'ours, et semblait s'éveiller.... Mais après avoir bâillé longuement ... il se retourna ... vit l'ours ... et resta immobile, comme stupéfait. L'ours regardait aussi, l'oreille tendue, ses deux grosses serres crispées sur le pavé, ses petits yeux étincelants comme à l'affût.

Les deux chiens-loups se rangèrent derrière le dogue.

Le silence était tel alors, qu'on aurait entendu tomber une feuille; un grondement sourd, grave, profond comme un bruit d'orage, donnait le frisson à la foule.

Tout à coup le dogue bondit, les deux autres le suivirent, et, durant quelques secondes, on ne vit plus qu'une masse rouler autour de la chaîne, puis des entrailles vertes et bleues, mêlées de sang, couler sur les dalles ... puis, enfin, l'ours se relever, tenant le dogue sous sa serre tranchante ... balancer sa lourde tête avec un soupir et bâiller à son tour ... car il n'avait plus de muselière ... elle s'était détachée dans le combat!

Un vague chuchotement courait autour des galeries.... On n'applaudissait plus; on avait peur!--Le dogue râlait; les deux autres chiens en lambeaux ne donnaient plus signe de vie ... dans les écuries voisines, de longs mugissements annonçaient la terreur du bétail ... des ruades ébranlaient les murs.... Et pourtant l'ours ne bougeait pas ... il semblait jouir de la terreur générale....

Or, comme on était ainsi, voilà qu'un faible craquement se fit entendre ... puis un autre: les vieilles galeries vermoulues commençaient à fléchir sous le poids énorme de la foule!...

Et ce bruit, dans le silence de l'attente ... ce faible bruit avait quelque chose de si terrible, que moi-même, à l'abri dans mon grenier, je me sentis froid subitement.... Aussi, promenant les yeux sur les galeries en face, je vis toutes les figures pâles, d'une pâleur étrange.... Quelques-unes, la bouche béante ... les autres, les cheveux hérissés ... écoutant, retenant leur haleine. Les joues du capucin Johannes, assis sur la balustrade, avaient des teintes verdâtres, et le gros nez cramoisi du docteur Melchior s'était décoloré pour la première fois depuis vingt-cinq ans.... Les petites femmes grelottaient sans bouger de leur place, sachant que la moindre secousse pourrait entraîner la chute générale.

J'aurais voulu fuir; il me semblait voir les vieux piliers de chène s'enfoncer dans la terre.... Était-ce une illusion de la peur? Je l'ignore... mais au même instant la grosse poutre fit un éclat, et s'affaissa de trois pouces au moins. Alors, mes chers amis, ce fut quelque chose d'horrible: autant le silence avait été grand, autant le tumulte, les cris, les gémissements devinrent affreux. Cette masse d'êtres amoncelés dans les galeries, comme dans une hotte immense, se prirent à grimper les uns par-dessus les autres, à se cramponner aux murs, aux piliers, aux balustrades, à se frapper même avec rage, à mordre ... pour fuir plus vite.... Et, dans cette épouvantable bagarre, la voix plaintive de Thérésa Becker, prise tout à coup de mal d'enfant, s'entendait comme la trompette du jugement dernier.

Oh Dieu! rien qu'à ce souvenir, je me sens encore frissonner.... Le Seigneur me préserve de revoir jamais un pareil spectacle!

Mais ce qu'il y avait de plus terrible, c'est que l'ours se trouvait précisément attaché tout près de l'escalier de la cour qui monte aux galeries.

Je me rappellerais mille ans la figure du capucin Johannes, qui s'était fait jour avec son grand bâton, et mettait le pied sur la première marche, lorsqu'il aperçut, au bas de l'escalier, _Beppo_ accroupi sur son derrière, la chaîne tendue et l'oeil réjoui ... prêt à le happer au passage!

Ce qu'il fallut alors de force à maître Johannes pour se cramponner à la rampe et retenir la foule qui le poussait en avant, nul ne le sait.... Je vis ses larges mains saisir les montants de l'escalier ... son dos s'arc-bouter comme celui du géant Atlas, et je crois qu'il aurait lui-même, dans ce moment, porté le ciel sur ses épaules.

Au milieu de cette bagarre, et comme rien ne semblait pouvoir conjurer la catastrophe, la porte de l'étable s'ouvrit brusquement, et le terrible Horni, le magnifique taureau de maître Sébaldus, le fanon flottant comme un tablier, le mufle convert d'écume, s'élança dans la cour.

C'était une inspiration de notre digne maître de taverne ... il sacrifiait son taureau pour sauver le public. En même temps la bonne grosse tête rouge du brave homme apparaissait à la lucarne de l'étable, criant à la foule de ne pas s'effrayer ... qu'il allait ouvrir l'escalier intérieur qui descend dans la vieille synagogue ... et que tout le monde pourrait sortir par la rue des Juifs.

Ce qui fut fait deux ou trois minutes plus tard, à la satisfaction générale!

Mais écoutez la fin de l'histoire.

A peine l'ours avait-il aperçu le taureau, qu'il s'était élancé vers ce nouvel adversaire d'un bond si terrible, que sa chaîne s'était cassée du coup. Le taureau, lui, à la vue de l'ours, s'accula dans l'angle de la cour, près du pigeonnier, et, la tête basse entre ses jambes trapues, il attendit l'attaque.

L'ours fit plusieurs tentatives pour se glisser contre le mur, allant de droite à gauche; mais le taureau, le front contre terre, suivait ce mouvement avec un calme admirable.

Depuis cinq minutes, les galeries étaient vides; le bruit de la foule, s'écoulant par la rue des Juifs, s'éloignait de plus en plus, et la manoeuvre des deux adversaires semblait devoir se prolonger indéfiniment, lorsque tout à coup le taureau, perdant patience, se rua sur l'ours de tout le poids de sa masse. Celui-ci, serré de près, se réfugia dans la niche du bûcher... la tête du taureau l'y suivit et le cloua sans doute contre la muraille, car j'entendis un hurlement terrible, suivi d'un craquement d'os ... et presque aussitôt un ruisseau de sang serpenta sur le pavé.

Je ne voyais que la croupe du taureau et sa queue tourbillonnante.... On eût dit qu'il voulait enfoncer le mur, tant ses pieds de derrière pétrissaient les dalles avec fureur. Cette scène silencieuse au fond de l'ombre avait quelque chose d'épouvantable. Je n'en attendis pas la fin.... Je descendis tout doucement l'échelle de mon grenier, et je me glissai hors de la cour comme un voleur. Une fois dans la rue, je ne saurais dire avec quel bonheur je respirai le grand air, et traversant la foule réunie devant la porte autour du meneur d'ours, qui s'arrachait les cheveux de désespoir, je me pris à courir vers la demeure de ma tante.

J'allais tourner le coin des arcades, lorsque je fus arrêté par mon vieux maître de dessin, Conrad Schmidt.

«Hé! Kasper, me cria-t-il, où diable cours-tu si vite?

--Je vais dessiner la grande bataille d'ours! lui répondis-je avec enthousiasme.

--Encore une scène de taverne, sans doute? fit-il en hochant la tête.

--Hé! pourquoi pas, maître Conrad? Une belle scène de taverne vaut bien une scène du forum!»

J'allais le quitter ... mais lui, s'accrochant à mon bras, poursuivit d'un ton grave:

«Kasper! ... au nom du ciel, écoute-moi.... Je n'ai plus rien à t'apprendre: tu dessines mieux que Schwaan, et tu peins comme Van Berghem.... Ta couleur est grasse, bien fondue, harmonieuse.... Il faut maintenant voyager.... Remercie le ciel de t'avoir donné 1,500 florins de rente.... Chacun ne possède pas cet avantage.... Il faut aller voir l'Italie ... le ciel pur de la belle Italie ... au lieu de perdre ton temps à courir les tavernes! Tu vivras là en société de Raphaël, de Michel-Ange, de Paul Véronèse, du Titien et de maître Léonard, le phénix des phénix! Tu nous reviendras grandi de sept coudées, et tu feras la gloire du vieux Conrad!

--Que diable me chantez-vous là, maître Schmidt? m'écriai-je, vraiment indigné. C'est ma tante Catherine qui vous a soufflé cela, pour m'éloigner de la taverne de Sébaldus Dick; mais il n'en sera rien! Quand on a eu le bonheur de naître à Bergzabern, entre les superbes vignobles du Rhingau et les belles forêts du Hundsrûck, est-ce qu'il faut songer aux voyages? Dans quelle partie du monde trouve-t-on d'aussi beaux jambons qu'aux portes de Mayence ... d'aussi bons pâtés que sur les rives de Strasbourg ... de plus nobles vins qu'à Rüdesheim, Markobrünner, Steinberg ... de plus jolies filles qu'à Pirmasens, Kaiserslautern, Anweiler, Neustadt?... Où trouve-t-on des physionomies plus dignes d'être transmises à la postérité, que dans notre bonne petite ville de Bergzabern? Est-ce à Rome ... à Naples ... à Venise?... Mais tous ces pêcheurs, tous ces lazzarones, tous ces pâtres se ressemblent.... On les a peints et repeints cent mille fois.... Ils ont tous le nez droit, le ventre creux et les jambes maigres. Tenez, maître Conrad, sans vous flatter, avec votre petit nez rabougri, votre casquette de cuir et votre souquenille grise barbouillée de couleur, je vous trouve mille fois plus beau que l'Apollon du Belvédère....

--Tu veux te moquer de moi! s'écria le bonhomme stupéfait.

--Non, je dis ce que je pense.... Au moins, vous n'avez pas les yeux dans le front, et les jambes sèches comme une chèvre.... Et puis, allez donc trouver dans vos antiques une tête plus remarquable que celle de notre vieux docteur Melchior Hâsenkopf, sa perruque jaune clair tortillée sur le dos, le tricorne sur la nuque, et la face empourprée comme une grappe en automne!--Est-ce que votre Hercule Farnèse, avec sa peau de lion et sa massue, vaut notre bon, notre gros, notre digne maître de taverne Sébaldus Dick, avec son grand tablier de cuir déployé sur le ventre, depuis le triple menton jusqu'aux cuisses, la face épanouie comme une rose, le nez rouge comme une framboise, les yeux bleus à fleur de tête comme une grenouille, et la lèvre humide avancée en goulot de carafe?... Regardez-le de profil, maître Conrad, quand il boit.... Quelle ligne magnifique, depuis le haut du coude, le long des reins, des cuisses et des mollets!... Quelle cascade de chair! Voilà ce que j'appelle un chef-d'oeuvre de la création! Maître Sébaldus ne tue pas des hydres, mais il avale huit bouteilles de johannisberg et deux aunes de boudin dans une soirée; il aime mieux tenir un broc que des serpents.... Est-ce une raison suffisante pour méconnaître son mérite?--Et notre brave capucin Johannes donc!... avec sa grande barbe fauve, ses pommettes osseuses, ses yeux gris, ses noirs sourcils joints au milieu du front comme un bouc.... Quel air de grandeur, de majesté, quand il entonne d'une voix sonore le chant sublime: _Buvons! buvons! buvons!_ Comme sa main musculeuse presse le verre, comme son oeil étincelle!... N'est-ce pas de la couleur, cela, de la vraie couleur, solide et franche, maître Conrad?--Et trouvez-moi donc, dans tous vos antiques, deux plus jolies créatures que cette Roberte Weber et sa soeur Éva, les deux chanteuses de carrefour, lorsqu'elles vont de taverne en taverne, le soir, l'une sa guitare sous le bras, l'autre sa harpe pendue à l'épaule, et qu'elles traînent derrière elles leurs vieilles robes fanées, avec toute la majesté de Sémiramis.... Voilà ce que je nomme des modèles!... de vrais modèles!... Oui, toutes déguenillées qu'elles sont, avec leurs vieilles robes flétries, Éva et Roberte parlent à mon âme; leurs yeux noirs, leur teint brun, leur profil sévère m'enthousiasment.... Je les estime plus que toutes les Vénus de l'univers... Au moins elles ne posent pas!--Et quant à tous ces paysages arides ... ces paysages à grandes lignes qu'on nous envoie d'Italie ... quant à leurs golfes, à leurs ruines ... le moindre coin de haie où bourdonne un hanneton ... le plus petit chemin creux où grimpe une rosse étique traînant une charrette ... les roues fangeuses ... le fouet qui s'effile dans l'air ... un rien ... une mate à canards ... un rayon de soleil dans un grenier ... une tête de rat dans l'ombre, qui grignote et se peigne la moustache ... me transportent mille fois plus que vos colonnes tronquées, vos couchers de soleil et vos effets de nuit! Voyez-vous, maître Conrad, tout cela c'est de l'imitation ... les païens ont accompli leur oeuvre ... Elle est magnifique ... je le reconnais ... Mais, au lieu de la copier platement ... il s'agit de faire la nôtre!... On nous assomme avec le grand style, le genre grave ... l'idéal grec.... Moi, je ne veux être d'aucune académie et je suis Flamand.... J'aime le naturel et les andouilles cuites dans leur jus.... Quand les Italiens feront des saucisses plus délicates, plus appétissantes que celles de la mère Grédel ... et que les personnages de leurs bas-reliefs et de leurs tableaux n'auront pas l'air de poser, comme des acteurs devant le public ... alors j'irai m'établir à Rome. En attendant je reste ici.... Mon Vatican à moi, c'est la taverne de maître Sébaldus! C'est là que j'étudie les beaux modèles, et les effets de lumière en vidant des chopes.... C'est bien plus amusant que de rêver sur des ruines....»

J'en aurais dit davantage, mais nous étions arrivés à ma porte.

«Allons ... bonsoir, maître Conrad, m'écriai-je en lui serrant la main, et sans rancune.

--De la rancune! fit le vieux maître en souriant, tu sais bien qu'au fond je suis de ton avis.... Si je te dis quelquefois d'aller en Italie, c'est pour faire plaisir à dame Catherine.... Mais suis ton idée, Kasper.... Ceux qui prennent l'idée d'un autre ne font jamais rien.»

FIN TABLE

Un Nuit dans les bois

Le Tisserand de la Steinbach

Le Violon du pendu

L'Héritage de mon oncle Christian

Hugues-le-Loup

Pourquoi Hunebourg ne fut pas rendu

Le Bouc d'Israël

Le Combat d'ours

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