Comment on construit une maison
Chapter 18
[3] =Mur=. On dit: _mur goutterot_, pour désigner celui qui porte un chéneau et reçoit la chute d'un comble; _mur pignon_, pour désigner celui qui clôt la charpente d'un comble; _mur de refend_, pour désigner celui qui, à l'intérieur d'un bâtiment, sépare les pièces, reçoit la portée des planchers et les tuyaux de cheminée.
[4] =Solive=. Pièce de bois posée horizontalement pour former plancher et recevoir l'aire sur laquelle on pose les carrelages ou les parquets. Les solives de bois ne sauraient avoir, sans fléchir, une portée de plus de cinq mètres. Leur équarrissage et leur espacement sont déterminés par leur portée et la charge qu'elles doivent subir.
[5] =Noyau=. Pile ou colonne autour de laquelle gironnent les marches de l'escalier.
[6] =Giron=. Est la largeur d'une marche d'escalier. =Giron droit=. S'entend pour une marche d'égale largeur dans sa longueur. Giron _triangulaire_ désigne une marche étroite au collet et s'élargissant du côté du mur de cage. On dit: les marches d'un escalier ont peu de giron, quand leur pas est court; ont beaucoup de giron, quand leur pas est long (voyez _Pas_).
[7] A, vestibule; B, salon: C, salle à manger; D, salle de billard; E, cabinet de Monsieur; F, descente-serre; G, office; H, cuisine; I, desserte; K, L, fournil, laverie; M, cour de service; N, S, basse-cour; 0, écurie; P, remise; R, sellerie; a, escalier de service; b, descente aux caves; c, escalier des palefreniers; V, W, water-closets.
[8] =Bretêche=. Ce mot désignait originairement un ouvrage de bois crénelé, dont on se servait pour attaquer et défendre les places fortes; mais, vers le quatorzième siècle, on désignait ainsi un balcon en encorbellement, fermé et couvert, une loge ayant des vues latérales, de face et formant saillie sur une façade. Le _window_ si fréquemment adopté dans les habitations anglaises est une véritable _bretêche_.
[9] A, antichambre; B, chambre de Madame; G, cabinet de toilette et bains; D, garde-robe; E, chambre de Monsieur; F, cabinet de toilette et bains; G, chambre; H, cabinet de toilette; I, lingerie; P, débarras; W, water-closets.
[10] =Cage d'escalie=r. Est l'enveloppe en maçonnerie ou en charpente dans laquelle gironnent les marches d'un escalier.
[11] =Bresis=. On dit un comble en _bresis_ ou avec _bresis_, pour indiquer qu'il se compose de deux plans, dont l'un est peu incliné et l'autre forme un angle plus fermé. L'arête horizontale de jonction des deux plans est désignée par le mot _membron_. On ouvre habituellement les lucarnes ou mansardes dans la hauteur du _bresis_.
[12] =Arêtier=. Angle saillant formé par la réunion de deux pans de comble.
[13] =Pignon=. Partie terminale d'un mur qui masque la charpente du comble et en suit les pentes.
[14] =Tableau=. Partie du jambage d'une porte ou d'une fenêtre qui reste en dehors de la fermeture.
[15] =Souche de cheminée=. Est la partie du conduit de fumée en maçonnerie qui dépasse les combles et est terminée parfois par des tuyaux en poterie ou de tôle.
[16] =Linteau=. Pièce de bois ou morceau de pierre qui, posée horizontalement sur les jambages d'une porte ou d'une fenêtre, complète la fermeture.
[17] =Faîtage=. Pièce de bois horizontale qui, posée sur la tête des poinçons des fermes, forme l'arête supérieure du comble et reçoit les chevrons. Les faîtages sont soulagés dans leur portée, d'un poinçon à l'autre, par des liens.
[18] =Remblai=. Ce mot indique des terres et débris rapportés a main d'homme pour élever un sol ou en combler les dépressions.
[19] Voir le _Manuel du Géologue_, 1 vol. in-18 broché, 4 fr.--Bibliothèque des _Professions Industrielles, Commerciales et Agricoles._
[20] =Banc=. Le mot banc, en terme de carrier, signifie une couche calcaire, homogène, comprise entre deux lits ou fissures naturelles horizontales, si la masse n'a pas été déformée par un soulèvement. Les pierres calcaires, quelques grès, sont exploités par bancs. Leur épaisseur est très variable.
[21] =Béton=. Mélange composé de chaux, de sable et de cailloux, pilonné par couches horizontales et formant ainsi un massif compact, homogène, qui durcit plus ou moins rapidement suivant la qualité de la chaux et permet d'asseoir les plus lourdes charges sans qu'on ait à craindre les dislocations ou tassements. Toutefois, la façon du béton exige beaucoup de soin et d'attention et une connaissance exacte de la qualité des chaux employées.
[22] =Coupe=. Section d'un ensemble ou d'un détail d'architecture.
[23] =Joint=. Intervalle vertical laissé entre deux pierres. On dit: _joint vif_, quand les pierres sont posées jointives, sans mortier ou plâtre entre elles; et _joint garni_, quand cet intervalle est rempli de plâtre ou de mortier.
[24] =Soubassement=. Partie d'une construction qui reçoit le rez-de-chaussée; c'est-à-dire, qui est comprise entre le sol intérieur de la bâtisse et le sol extérieur.
[25] =Appareil=. Assemblage des pierres taillées.
[26] =Corbeau=. Support de pierre ou de bois formant saillie sur le parement d'un mur, ayant sa face moulurée ou sculptée, ses deux parois latérales verticales et recevant une charge: poutre, balcon, corniche, colonnette, naissance de voûte, etc.
[27] =Berceau de voûte=. S'entend d'une voûte composée simplement d'une portion de cylindre.
[28] =Parement=. Surface externe ou interne d'un mur.
[29] =Lien=. Pièce de bois en écharpe qui réunit l'arbalétrier au poinçon, ou une poutre horizontale à un poteau.
[30] =Ferme=. Assemblage de charpente destiné à porter la couverture d'un comble (voyez page 79).
[31] =Arbalétrier=. Pièce de bois inclinée, suivant la pente d'un comble qui s'assemble à sa partie supérieure dans le poinçon, à sa partie inférieure dans l'entrait et qui supporte les pannes.
[32] =Entrait=. Pièce de bois horizontale qui reçoit à ses extrémités le pied des arbalétriers d'une ferme et qui est suspendue à son milieu par le poinçon.
[33] =Poinçon=. Pièce de bois verticale qui reçoit, dans une ferme, les deux arbalétriers et suspend le milieu de l'entrait.
[34] =Tenon=. Languette laissée à l'extrémité d'une pièce de charpente et qui rentre dans la mortaise.
[35] =Mortaise=. Trou oblong pratiqué dans une pièce de charpente pour recevoir un tenon. La longueur de la mortaise doit toujours être suivant le fil du bois.
[36] =Embrèvement=. Entaille faite dans une pièce de bois pour recevoir un assemblage à tenons.
[37] =Chevron=. Pièce de bois de faible équarrissage sur laquelle est clouée la volige ou le lattis qui reçoit l'ardoise ou la tuile. Les chevrons sont espacés de 0m,50c au plus d'axe en axe, dans une bonne charpente de comble. Ils portent au pied sur des sablières ou sur des blochets, dans leur longueur, sur les pannes, et à leur extrémité, sur le faîtage.
[38] =Sablière=. Pièce de bois horizontale posée sur la tête d'un mur, longitudinalement, et sur laquelle portent les entraits des fermes et les blochets.
[39] =Blochet=. Pièce de bois posée, embrevée sur les sablières d'une charpente, à angle droit, et qui reçoit le pied du chevron et la jambette qui empêche celui-ci de glisser.
[40] =Boulon=. Tige de fer rond, munie d'une tête carrée à l'une de ses extrémités et d'un pas de vis à l'autre, recevant un écrou et permettant ainsi de serrer entre elles les pièces de charpente.
[41] =Moise=. Pièce de bois peu épaisse, servant à réunir les parties d'une charpente au moyen d'entailles qui les saisissent et de boulons. Les moises sont habituellement posées jumelles.
[42] =Profil=. Section d'un membre de moulure, d'un détail d'architecture.
[43] =Cavalier=. Amas de terre, remblai, disposé suivant un tracé régulier et formant saillie sur le sol.
[44] =Lit de la pierre=. Est la surface supérieure ou inférieure du banc. On dit: _lit de pose_, pour indiquer la surface inférieure de la pierre. Les pierres calcaires doivent être posées sur leur lit ainsi qu'elles l'étaient dans la carrière.
[45] =Jambage=. Montant vertical d'une fenêtre ou d'une porte. Ne s'emploie que s'il s'agit de montants de pierre ou de maçonnerie.
[46] =Couchis=. Planches ou madriers que l'on pose sur les cintres en charpente et qui servent de forme à une voûte en maçonnerie pendant qu'on la façonne.
[47] =Feuillure=. Entaille pratiquée longitudinalement sur les dormants, poteaux d'huisseries et linteaux, pour recevoir le bâti des portes et châssis ou les battants des croisées.
[48] =Harpe=. Saillie que forme une pierre d'appareil pour se relier à une construction de moellons ou de briques.
[49] =Dormant=. Châssis fixe, de bois, qui reçoit les vantaux d'une porte, ou les châssis ouvrants d'une croisée.
[50] =Plâtras=. Fragments d'ouvrages de plâtre, employés comme garnissage dans les planchers et pans de bois.
[51] =Lambourde=. Pièce de bois fixée horizontalement le long d'un mur et qui est destinée à recevoir les extrémités des solives d'un plancher. On donne aussi le nom de lambourdes aux filières de chênes scellées sur l'aire d'un plancher et sur lesquelles on cloue les feuilles de parquets.
[52] =Entrevous=. Intervalles laissés entre les solives d'un plancher.
[53] =Chevêtre=. Pièce de bois qui, assemblée dans deux solives d'enchevêtrure, reçoit les bouts des solives à distance du foyer des cheminées, ou des vides des portes et fenêtres.
[54] =Solive d'enchevêtrure=. Plus fortes que les solives ordinaires des planchers, ces pièces de bois reçoivent les chevêtres.
[55] =Montant=. Se dit de toute pièce de menuiserie verticale.
[56] =Étrier=. Bande de fer qui forme boucle et, passant sous l'entrait d'une ferme, le suspend au poinçon au moyen de boulons.
[57] =Tas=. Lieu du travail des ouvriers sur le bâtiment même.
[58] =Boulin=. Pièce de bois de chêne qui, engagée d'un bout dans la construction et de l'autre attachée aux échasses, sert à porter les plateaux sur lesquels les ouvriers travaillent, à mesure que s'élève une construction.
[59] =Échasse=. Pièce de bois de brin, longue et menue, qui, posée verticalement, est employée pour échafauder les constructions à mesure qu'elles s'élèvent.
[60] _La méthode d'enseignement de dessin de l'auteur_ se _trouve exposée dans un volume de la_ Bibliothèque des professions industrielles, commerciales et agricoles.--_Comment on devient un dessinateur,_ 1 vol. in-18, broché, 4 francs.
[61] =Crémaillère=. Pièce de charpente sur laquelle reposent les bouts des marches d'un escalier et qui est entaillée en manière de ressauts pour les recevoir.
[62] =Contre-marche=. La face verticale d'une marche.
[63] =Solin=. Bourrelet disposé au-dessus d'une couverture et suivant son inclinaison le long des maçonneries qui la surmontent, pour empêcher les eaux pluviales de s'introduire entre cette couverture et la maçonnerie.
[64] =Battement=. Montant vertical d'une porte ou d'une croisée du côté de la fermeture.
[65] =Jet-d'eau=. Moulure saillante ajoutée à la traverse basse des croisées et à la barre d'appui et disposée pour éloigner les eaux pluviales de la feuillure et de la jonction de la barre d'appui avec la tablette.
[66] =Poteau=. Pièce de bois verticale qui reçoit à sa tête, une ou plusieurs traverses horizontales. On dit: _poteau d'huisserie_, pour désigner les pièces de bois verticales d'une cloison et notamment celles qui servent de jambages aux portes. C'est oeuvre de menuiserie.