Chronique du crime et de l'innocence, tome 1/8 Recueil des événements les plus tragiques;...

Part 18

Chapter 183,236 wordsPublic domain

Il épousa Anne d'Humières, et vécut quelque temps heureux de cette union; mais soit que la calomnie, qui se mêle à tout pour tout empoisonner, eût fait parvenir à son oreille des rapports outrageans pour un mari; soit que la conduite d'Anne d'Humières prêtât réellement aux propos malicieux de la médisance; soit enfin que le caractère du comte fût naturellement porté à cette jalousie sombre et fantasmagorique qui donne une existence réelle aux choses tout-à-fait imaginaires, et qui fait le tourment de ceux qui en sont atteints; Louis d'Ongnies conçut de violens soupçons sur la fidélité de sa femme, et dès lors son cœur couva en silence le désir de s'en venger.

La dissimulation vint au secours du sinistre projet dont il préparait l'exécution. Il feignit d'avoir oublié les motifs du ressentiment qu'il avait fait d'abord éclater, et prodigua à la comtesse les marques d'un véritable attachement. L'infortunée s'applaudissait de cette heureuse métamorphose; elle voyait avec joie se dissiper les nuages qui avaient quelque temps obscurci son bonheur; elle se croyait revenue aux premiers jours de son mariage; elle s'endormait au sein d'une perfide sécurité.

Un jour que le comte s'était montré encore plus affectueux que de coutume, il proposa sur le soir à sa femme de venir respirer le frais dans le jardin du château. La comtesse y consentit avec empressement. La nuit était sombre, la température lourde et étouffante annonçait un orage prochain; le silence n'était troublé que par le coassement des grenouilles et les cris aigus et tristes de quelques oiseaux de nuit. Le comte et la comtesse se promenaient lentement au bord des fossés du château; leur conversation était languissante et sans suite le cœur de Louis d'Ongnies était en proie aux déchiremens du crime. Tout-à-coup l'orage éclate; l'éclair fend la nue à coups redoublés; la foudre remplit les échos de ses roulemens terribles. La comtesse veut rentrer dans le château; elle veut fuir effrayée... Mais son barbare époux vient de prononcer sur son sort... Sans proférer un seul mot, sans lui adresser le moindre reproche, il la saisit dans ses bras, la porte près du parapet, la précipite et la noie dans les fossés. Le bruit continu du tonnerre déroba le bruit de sa chute; et les cris plaintifs que l'on entendit quelques instans après passèrent sans doute auprès des gens du château pour le chant sinistre de quelque chouette du donjon.

La puissance absolue dont jouissaient encore les seigneurs de cette époque put seule soustraire Louis d'Ongnies au châtiment qu'il méritait. Mais il prouva par sa conduite que le crime flétrit l'âme, et que, dépouillée de cette force qui donne le courage, elle devient insensible aux affronts. Quelque temps après son exécrable action, cet homme, qui avait montré de la bravoure en plusieurs occasions, se laissa provoquer, et refusa le combat dans un démêlé qu'il eut avec La Baume-Montrevel. Toute sa vaillance s'était épuisée dans l'assassinat de sa femme.

Sa sœur, Madeleine d'Ongnies, trouva un mari aussi barbare dans Charles d'Humières, marquis d'Ancre, lieutenant-général au gouvernement de Picardie. D'après les mémoires du temps, il paraît vraisemblable que la jalousie du marquis d'Humières eut pour cause la découverte d'une correspondance qui existait entre sa femme et le duc de Longueville. Il surprit plusieurs lettres, et dès lors trop certain de la perfidie, il jura d'en tirer vengeance.

Quelque temps après le duc de Longueville, faisant son entrée à Dourlens, en avril 1595, reçut un coup de mousquet dans la tête, dans une salve de mousqueterie qu'on lui faisait par honneur, et ne survécut que deux jours à cette blessure. On soupçonna le marquis d'Humières d'avoir aposté l'homme qui avait commis cet assassinat.

Mais ce qu'il y a de bien certain, c'est qu'à peu près à la même époque, ce mari, qui devenait furieux au moindre sujet de jalousie, méditait le meurtre de sa femme. Cet homme, au rapport des historiens du temps, s'était appliqué à l'anatomie, au point qu'il y était devenu très-expert: «Il me semble, dit Saint-Foix en rapportant ce trait, que la pratique de cet art décèle je ne sais quoi de barbare dans un homme dont la profession n'est pas de l'exercer.»

Charles d'Humières, pour consommer sa criminelle vengeance, s'adjoignit deux hommes qu'il connaissait propres aux coups de main de ce genre; et tous trois masqués, ils allèrent attendre leur victime dans le parc du château. La marquise s'y promenait seule ordinairement. Elle y vint à l'heure accoutumée. Les trois meurtriers se précipitèrent sur elle, la saisirent, et Charles d'Humières étrangla sa femme avec ses propres cheveux.

Ce meurtre dut le rendre d'autant plus odieux que le trouble dont son esprit était souvent agité, après ce crime horrible, ne paraissait point causé par ses remords, mais semblait être plutôt la suite de la fureur jalouse qui le lui avait fait commettre. Ses domestiques l'entendaient la nuit s'écrier, se lever, et le trouvaient, un poignard à la main, courant dans sa maison, injuriant et croyant poursuivre le fantôme de la malheureuse Madeleine d'Ongnies. Il périt peu après, le 19 juin 1595, à la reprise de Ham sur les Espagnols.

Ce marquis d'Humières avait de grands talens pour la guerre, et la plupart des historiens parlent avec éloge des services qu'il rendit à Henri IV. On ajoute même qu'il cultivait les lettres et les arts. Cette culture ne lui avait donc pas donné une forte dose de philosophie, et n'avait eu aucune prise sur son âme féroce.

L'ERMITE IMPOSTEUR.

Pendant l'horrible peste qui ravagea la Provence en 1582, le peuple, frappé de terreur, s'imagina que ce grand fléau devait avoir une cause extraordinaire; il l'attribua à la malice d'un ermite dont les historiens de Provence racontent des faits que l'ignorance seule de ce temps-là pouvait accréditer.

Cet ermite, natif de Sainte-Colombe, diocèse de Lodi, cachait, disait-on, l'âme d'un scélérat sous l'extérieur d'un pénitent. Il s'appelait frère Valère-des-Champs, et, suivant les historiens, il avait été condamné pour ses crimes à être pendu; mais il avait obtenu sa grâce à condition qu'il servirait d'espion au roi d'Espagne.

Cet homme était vêtu d'un habit de bure grossière, sans manches, ceint d'une corde à laquelle pendaient un crucifix et des chapelets. Il marchait pieds nus. Le vulgaire croyait qu'en voyant un malade il distinguait au premier aspect le genre de maladie dont il était atteint, et s'il en mourrait ou s'il en guérirait. On s'imaginait même qu'il était en son pouvoir de donner la vie ou la mort. Cette croyance lui attirait des présens de la part d'un grand nombre de personnes. Il se fit une si grande réputation de sainteté que l'on vendait publiquement son portrait gravé avec cette inscription _le saint Ermite_; et c'eût été rendre sa foi suspecte que n'avoir pas à côté de son lit cette image devenue l'objet de la vénération populaire. Cette espèce de culte s'introduisit sous les yeux des magistrats, des curés et des évêques, sur lesquels cet ermite avait pris le plus grand ascendant, autant par l'austérité de ses mœurs que par la véhémence de ses discours; car on assure qu'il avait une éloquence naturelle, quoiqu'il ne sût ni lire ni écrire. L'empire qu'il exerçait sur les esprits était tel, qu'un jour il arracha des mains du bourreau, sans que personne osât s'y opposer, un criminel que l'on menait au supplice. Toutes les classes de citoyens étaient dupes de ce jongleur: les procureurs lui offrirent cinquante écus d'or au soleil pour sa dépense, lorsqu'il feignit de vouloir faire un voyage à Rome; il n'en accepta que douze, et les états ratifièrent ce don au mois de février 1583, comme un hommage rendu à la vertu.

Cependant il était difficile de soutenir bien long-temps ce rôle de saint: les passions de l'hypocrite percèrent à travers le voile mystérieux dont il les couvrait. On s'aperçut qu'il entretenait une femme de mauvaise vie, et que, pour soutenir sa réputation de prophète, il empoisonnait ceux dont il avait prédit la mort. Sur cette horrible donnée, le peuple fit une foule de fables plus absurdes les unes que les autres. On disait que l'ermite portait la peste et la faisait porter par ses disciples dans les endroits qu'il voulait affliger; qu'il la communiquait aux maisons dont il voulait faire mourir les habitans, en graissant le marteau des portes avec un ingrédient contagieux, comme si un homme pouvait communiquer la peste de la manière et autant de fois qu'il veut, sans en être atteint lui-même.

L'ermite se trahit d'abord par le relâchement qu'il mit dans sa manière de vivre. Il quitta ses habits grossiers pour prendre la robe de cordelier à la grande manche; il porta des bas, des souliers, et s'écarta de cette austère frugalité qui avait été le fondement de sa réputation de sainteté. Pour justifier ce changement de conduite, il disait qu'il n'avait embrassé son premier genre de vie que pour accomplir un vœu; mais que le temps de sa pénitence étant passé, il croyait pouvoir user des mêmes douceurs que le reste des fidèles. Parmi ces douceurs il comprenait l'infâme privilége d'avoir une concubine.

Le parlement avait enfin ouvert les yeux sur cet imposteur: il résolut donc de le faire arrêter; mais il y avait de grands ménagemens à prendre: le prestige n'était pas encore dissipé; l'arrestation publique de cet homme, qui avait été si vénéré du peuple, aurait pu exciter une sédition. On prit la résolution de le faire prendre secrètement.

En conséquence, on ordonna au geôlier de l'arrêter quand il viendrait visiter les prisons, ce qu'il faisait fréquemment, et avec une ostentation vraiment ridicule. L'ordre ne tarda pas à recevoir son exécution. Alors ceux que la crainte ou une pusillanime superstition avait retenus éclatèrent; on découvrit des crimes secrets que jusque là personne n'avait eu le courage de révéler.

Le coupable fut condamné, le 23 décembre 1588, à être brûlé vif, et la sentence fut exécutée. On infligea la peine du fouet pendant trois jours à sa concubine.

Telle fut la fin de ce personnage, qui ne dut la facilité qu'il eut de commettre ses crimes qu'à l'ignorance superstitieuse du siècle; car dans un temps plus éclairé, ou il n'aurait pas conçu le projet d'une semblable imposture, ou il n'aurait pas trouvé les moyens de la soutenir.

RENÉ DE VILLEQUIER ASSASSINE SA FEMME, ET RESTE IMPUNI.

René de Villequier, baron de Clairvaux, d'Aubigny et d'Évry, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, était un des favoris de Henri III, auquel il ne resta pas toujours fidèle; car on prétend qu'il devint ligueur et qu'il favorisait le parti des Guises. Les mémoires du temps le représentent comme un homme perdu de débauche, et lui reprochent des raffinemens outrés de luxe et de plaisir. Il fut le premier qui fit servir sur sa table une omelette saupoudrée de fines perles broyées.

Cet homme, vrai sybarite, se rendit coupable d'un crime qui décelait une âme féroce. Il avait épousé Françoise de la Marck. Soit que cette femme eût imité les désordres de son mari, soit qu'elle lui fît de trop fréquens reproches de ses nombreuses infidélités, il résolut de s'en défaire. Étant, en septembre 1577, dans la ville de Poitiers et dans le logis même du roi, il poignarda sa femme ainsi que sa suivante qui voulait la défendre.

Françoise de la Marck était enceinte lorsqu'elle reçut le coup mortel. «Ce meurtre, dit _L'Estoile_, fut trouvé cruel comme commis en une femme grosse de deux enfans, et étrange comme fait au logis du roi, sa majesté y étant, et encore en la cour où la paillardise est publiquement pratiquée entre les dames qui la tiennent pour vertu; mais l'issue et la facilité de la rémission qu'en obtint Villequier sans aucune difficulté, firent croire qu'il y avait en ce fait un secret commandement du roi, qui haïssait cette dame pour un refus en cas pareil.»

Ce qu'il y a de certain, c'est que René de Villequier, loin de recevoir le châtiment dû à son crime, continua à jouir de la faveur du roi, et ne mourut qu'en 1570, en son château d'Évry en Brie.

Au reste, il est bon de remarquer qu'à cette époque féconde en désordres, de tout genre, rien n'était plus commun que de voir des assassinats exécutés par suite de haines particulières ou quelquefois par des ordres secrets du roi; et ces crimes demeuraient toujours impunis.

ASSASSIN SOUSTRAIT A LA VINDICTE DES LOIS PAR LA PRESCRIPTION.

Il paraîtra peut-être étonnant qu'il puisse y avoir, en justice, prescription pour des crimes tels que l'assassinat, l'empoisonnement, et autres attentats qui ne portent que trop souvent la désolation dans les familles, l'effroi dans la société. On se demande s'il n'est pas toujours temps de châtier un coupable, s'il est bien juste que l'assassin obtienne, pour ainsi dire, sa grâce par le bénéfice des années.

Mais la loi en a ordonné autrement, et ceux qui l'ont faite n'ont pu agir légèrement dans une matière aussi importante, aussi délicate. Ainsi tout crime qui n'a point été poursuivi pendant vingt ans est prescrit; on ne peut, après ce laps de temps, inquiéter en aucune façon celui qui en est coupable. C'est une maxime puisée dans la jurisprudence romaine.

Le crime mérite, à la vérité, toute la haine et toute la sévérité de la justice. Lorsque le crime lui est déféré dans un temps où les preuves sont faciles à produire, et où l'accusé peut également faire valoir tous ses moyens de défense, alors la justice le poursuit avec rigueur. Mais si plusieurs années s'écoulent sans que le crime soit constaté publiquement et juridiquement, alors cette même justice favorise l'accusé; parce que, comme l'humanité veut que l'on présume toujours pour l'innocence, elle suppose que la longueur du temps a fait périr les preuves que l'accusé aurait pu fournir pour sa justification. On verra l'application de cette jurisprudence dans le fait qu'on va lire.

André du Sarron, écuyer, avait épousé Antoinette de Saint-Priest. Il eut de ce mariage Pierre du Sarron, qu'il déshérita par suite de son indigne conduite et des outrages qu'il en avait reçus. Il institua donc, par son testament, la demoiselle de Saint-Priest, son épouse, son héritière universelle.

Devenue veuve, la dame du Sarron convola en secondes noces. Le sieur Pierre du Perrier, son nouvel époux, prit en amitié le jeune du Sarron, son beau-fils, et ne négligea rien pour achever son éducation. Mais, loin de répondre aux soins de son beau-père, du Sarron le chasse violemment, ainsi que sa mère, de leur maison de Forges, et s'en met en possession. Ceux-ci portent plainte de ces violences en la sénéchaussée de Lyon, à l'effet d'être réintégrés dans leur bien.

Pendant la poursuite du procès, la dame de Perrier mourut, laissant quatre enfans de son second lit. Le sieur du Perrier reprit le procès, tant en son nom que comme tuteur de ses enfans.

Du Sarron, déjà consommé dans le crime, en apprenant que son procès prend une tournure défavorable pour lui, se détermine à faire assassiner son beau-père. Ce monstre d'ingratitude et de scélératesse charge de l'exécution du crime son domestique nommé Escofier, et six soldats qui lui vendent leur service. Ils s'apostent, au mois de mai 1578, sur un grand chemin où devait passer la victime désignée à leurs coups, et, cachés derrière une masure, ils tuent du Perrier, en présence de du Sarron, qui feignait de chasser. Celui-ci fit ensuite cacher Escofier dans la citadelle de Mâcon, où il demeura pendant plusieurs années.

Le fils du sieur du Perrier était mineur. Les troubles de la ligue bouleversaient alors tout le royaume. Ce jeune enfant avait d'ailleurs tout à redouter des fureurs de son frère utérin. Il fut même obligé pour s'en garantir de se retirer à Bourges. Ce ne fut qu'en 1588, qu'ayant recueilli les circonstances de l'assassinat de son père, il en fit informer la sénéchaussée de Lyon.

La mort tragique de Henri III redoubla les troubles qui déchiraient la France; ces calamités ne cessèrent que lorsque Henri IV eut reconquis son royaume. Pendant tout ce temps du Perrier fut obligé d'interrompre ses poursuites, qu'il ne reprit que quand la paix eut rendu à la justice son cours régulier. Il fit informer de nouveau par autorité du prevôt du Beaujolais, et sur les informations il obtint un décret de prise de corps contre Escofier.

Escofier fonda sa défense principalement sur les vingt ans écoulés depuis le crime commis.

L'affaire fut portée au parlement de Paris par suite d'un appel interjeté par Escofier; et par arrêt du 18 décembre 1599 le parlement, jugeant conformément aux lois romaines dont nous avons parlé, déclara du Perrier non recevable dans la poursuite du crime en question, et fit sortir Escofier des prisons.

FIN DU PREMIER VOLUME.

TABLE DU PREMIER VOLUME.

Page

AVANT-PROPOS. v

Frédégonde et Brunehaut. 1

La comtesse de Gâtinais. 16

Assassinat de Guillaume, dit Longue-Épée, second duc de Normandie. 22

Roi de France; voleur de grands chemins. 25

Crimes et cruautés de Guillaume Talvas, comte d'Alençon et de Belesme. 30

Gabrielle de Vergy, ou vengeance atroce du châtelain Aubert de Fayel. 34

Héloïse et Abailard. Attentat du chanoine Fulbert. 38

Mort tragique de Raymond Trencavel, vicomte de Béziers et de Carcassonne. 51

Crime horrible attribué à des juifs de Brie-Comte-Robert. 55

Le troubadour Cabestaing. 58

Pierre de La Brosse et Marie de Brabant. 65

Procès des Templiers, leur innocence et leur condamnation. Héroïsme de Jacques Molay, leur grand-maître. 73

Enguerrand de Marigny. 85

Le faux Baudouin. 95

Croisade contre les Albigeois. 99

Acte de justice de la reine Blanche, mère de Saint-Louis. 103

L'inquisition à Toulouse. 106

Isarde des Baux. 111

Histoire du jeune comte de Foix. 116

Le prevôt Taperet. 128

Jourdain de Lisle. 132

Iniquités de Bétisac, punies par le roi Charles VI. 134

Marguerite de Belleville, ou la magicienne de Paris. 137

Tentative d'homicide de Pierre de Craon sur le connétable de Clisson. 141

Duel judiciaire de Carrouges et Legris. 148

Abus des asiles et lieux de refuge pour les criminels. 153

Étrange procès entre deux juifs. 156

Le chien vengeur de son maître, ou le juste jugement de Dieu. 158

Les trois reines adultères. 163

Assassinats des ducs d'Orléans et de Bourgogne. 169

Duel du chevalier Clary. 178

Procès inique de Jacques Cœur. 181

Procès de Jeanne d'Arc. 184

Réparation d'un meurtre commis dans le couvent des Grands-Augustins de Paris. 191

Crimes et punition du maréchal de Retz. 194

Crimes de Louis XI, roi de France. Supplice de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours. 200

Le cardinal de Balue. 211

Histoire de la comtesse de Châteaubriant, jugée et condamnée à mort par son mari. 216

Le baron de Samblançay, surintendant des finances sous François Ier. 225

Le président Meynier d'Oppède et l'avocat-général Guérin, ou massacres juridiques de Cabrières et Mérindol. 228

Le comte Sébastien Montécuculli, condamné comme empoisonneur du dauphin, fils de François Ier. 235

Supplice d'Anne Dubourg, conseiller au parlement de Paris. 238

Saint-Jean de Ligoure, gentilhomme limousin, meurtrier de sa femme et de ses enfans. 242

Massacre de la Saint-Barthélemy. 249

Annibal Coconas. 269

Assassinat des Guises. 271

Le baron des Adrets. 295

Le maréchal de Montluc. 299

Cruautés populaires, commises à Toulouse pendant les troubles de la ligue. 305

Assassin tué par sa victime. 315

Henri III et Jacques Clément. 319

La belle Angevine; histoire du jeune prêtre condamné à être pendu, ou à l'épouser. 324

Cause de meurtre plaidée devant Henri IV. 334

Punition d'un frère incestueux. 337

Le faux Martin Guerre. 345

Benigna ou Vanina Ornano. 351

Punition absurde et immorale. 358

D'Arconville justifié du meurtre de plusieurs personnes. 359

Les deux belles-sœurs victimes de la jalousie de leurs maris. 368

L'ermite imposteur. 374

René de Villequier assassine sa femme, et reste impuni. 378

Assassin soustrait à la vindicte des lois par la prescription. 380

FIN DE LA TABLE DU PREMIER VOLUME.