Chronique de 1831 à 1862, Tome 4 (de 4)

Part 34

Chapter 343,564 wordsPublic domain

MÉRODE (Mgr DE), 1802-1874. Après avoir été officier dans l'armée belge, M. de Mérode entra dans les ordres. Il devint camérier du Pape Pie IX et fut nommé en 1860 ministre des armes. Mgr de Mérode fut l'inspirateur de l'organisation de l'armée pontificale, commandée par le général de Lamoricière. Démissionnaire en 1865, Mgr de Mérode fut créé archevêque de Métylène en 1866.

MÉRODE (la comtesse Werner DE), 1823-1901. Thérèse de Mérode épousa en 1843 son cousin le comte Werner de Mérode.

METTERNICH (le prince DE) *, 1773-1859. Diplomate et homme d'État autrichien.

METTERNICH (la princesse Mélanie DE) **, 1805-1854. Fille du comte Zichy-Ferraris, troisième femme du prince de Metternich.

METTERNICH-WINNEBOURG (le prince Richard DE), 1829-1895. Fils du célèbre chancelier d'Autriche et de sa seconde femme, née comtesse de Beilstein, occupa d'abord le poste de ministre d'Autriche à Dresde en 1856 et fut nommé ambassadeur à Paris, à la suite de la guerre d'Italie en 1859. Le prince Richard occupa ce poste jusqu'à la fin du second Empire.

METTERNICH-WINNEBOURG (la princesse Pauline DE), née en 1836. Fille du comte Sandor, elle épousa en 1856 son oncle, le prince Richard de Metternich.

METTERNICH (la princesse Mélanie DE), née en 1832. Fille du troisième mariage du prince de Metternich avec la comtesse Zichy Ferraris. Elle épousa en 1853 le comte Zichy de Vasonykaïa.

MEULAN (Mme DE) ***. Mère de la première Mme Guizot.

MEYERBEER (1794-1864). Célèbre compositeur allemand, né à Berlin. On lui doit de magnifiques opéras.

MEYENDORFF (le baron Pierre DE) ***, 1792-1863. Diplomate russe longtemps ministre de Russie à Berlin.

MEYENDORFF (la baronne DE) ***, née en 1800. Wilhelmine-Sophie de Buol-Schœnstein.

MIGNET (François-Auguste-Marie) *, 1796-1884. Historien français, membre de l'Académie française.

MINTO (lord), 1782-1859. Gilbert-Elliot-Murray Kynynmond, comte de Minto, homme d'État anglais. Entré à la Chambre des Lords en 1840, Minto y prit place dans le parti whig et vota pour les mesures les plus libérales. Ministre plénipotentiaire à Berlin en 1832, il prit ensuite en 1835 la direction générale des postes et fut bientôt nommé premier Lord de l'Amirauté dans le ministère Melbourne. Lord Minto alla alors en Suisse, en Italie pour examiner l'état de l'opinion et y encourager dans leurs tendances libérales Pie IX et Charles-Albert. Lord Minto passait pour un administrateur habile.

MILOSCH (le prince), 1825-1868. Michel III Obrenowitch succéda en Serbie à son frère le prince Milosch II. Il épousa la comtesse Julie Huniady.

MILDE (Mgr), 1777-1853. En 1831, il fut appelé au siège de Vienne comme archevêque et y resta jusqu'à sa mort.

MIRABEAU (Victor-Riquetti, marquis DE) *, 1749-1791. Député du Tiers aux États généraux, grand orateur.

MIRÈS (Jules), 1809-1871. Comme courtier d'affaires, Mirès parvint à diriger d'énormes entreprises, notamment à Marseille où il fut décoré lors du voyage de Napoléon III, en 1860. Placé à la tête des chemins de fer romains, Mirès fut poursuivi en 1861, comme gérant de la caisse de ces chemins de fer, et condamné à plusieurs peines sévères. Cet arrêt fut cassé par la cour de Douai qui réhabilita Mirès sur tous les points. Mirès fut propriétaire du _Constitutionnel_ et de la _Presse_.

MOCQUARD (Jean-François-Constant), 1791-1864. Ayant commencé par la carrière du barreau, Mocquard dut la quitter en 1826 à la suite d'une maladie de larynx. Très chaud partisan du prince Louis Bonaparte, Mocquard fut un des premiers confidents des projets du coup d'État, et demeura ensuite le secrétaire particulier de l'Empereur Napoléon III, dont il avait toute la confiance. En 1863, Mocquard fut nommé sénateur.

MODÈNE (le duc DE), 1819-1875. François V succède à son père en 1846. Marié en 1842 à la princesse Aldegonde de Bavière.

MOLÉ (le comte Mathieu) *, 1781-1855. Homme politique sous le premier Empire et la Monarchie de Juillet.

MOLLIEN (la comtesse) *, 1785-1878. Dame du palais de la Reine Marie-Amélie.

MONACO (le prince DE). Charles III, 1818-1889. Ce prince avait épousé en 1846 la comtesse Antoinette de Mérode.

MONTAUBAN (le général Cousin), 1796-1878. Antoine de Cousin-Montauban fit avec distinction les campagnes d'Afrique, commanda en 1860 l'expédition anglo-française en Chine, força l'embouchure du Pei-ho, remporta la victoire de Palikao, entra dans Pékin et imposa à l'Empereur de Chine un traité qui assura le respect des intérêts européens.--Voir Palikao.

MONTALEMBERT (le comte Charles DE) **, 1810-1879. Un des plus brillants défenseurs du catholicisme en France.

MONTALEMBERT (la comtesse DE), née en 1818. Anne de Mérode épousa en 1836 le comte Charles de Montalembert, pair de France.

MONTGUYON (M. DE). Officier, aide de camp du duc d'Orléans. Le bruit avait couru en 1853 que la duchesse d'Orléans l'épouserait. Il était fils de M. de Montguyon, pair de France sous Louis-Philippe et très orléaniste dans ses opinions.

MONTEBELLO (le duc DE) ***, 1801-1874. Fils du maréchal Lannes.

MONTEMOLIN (le comte DE) ***, 1818-1861. Infant d'Espagne, fils de don Carlos.

MONTENEGRO (le chevalier Joachim). Attaché à l'ambassade d'Espagne à Vienne, Montenegro y vivait dans la plus grande intimité de la famille du prince Metternich. Plus tard, il devint chambellan du duc de Parme.

MONTIJO (le comte DE), mort en 1839. Cyprien comte de Montijo et de Miranda, duc de Penaranda, officier espagnol, dévoué à la cause française qu'il servit comme officier d'artillerie. M. de Montijo était le père de l'Impératrice Eugénie.

MONTIJO (la comtesse DE). Donna Maria Manuella. Andalouse issue des Kirkpatrik de Closburn, famille écossaise exilée pour son dévouement à la cause des Stuarts. Mme de Montijo vivait séparée, à l'amiable, de son mari, dont elle devint veuve en 1839. Elle avait deux filles dont l'aînée épousa le duc d'Albe et la seconde devint l'Impératrice Eugénie.

MONTIJO (Mlle DE).--Voir à _Impératrice Eugénie_.

MONTMORENCY (le duc DE) *, 1790-1862. Raoul porta d'abord le titre de baron de Montmorency et prit celui de duc en 1846, à la mort de son père.

MONTMORENCY (le duc Mathieu DE), 1767-1826. M. de Montmorency prit part dans sa jeunesse à l'expédition de La Fayette en Amérique. Remarqué de bonne heure par ses idées libérales, Mathieu de Montmorency fut un des premiers qui se réunirent au Tiers État, prêta le serment du Jeu de paume, et proposa, dans la séance du 4 août 1789, l'abolition des droits féodaux ainsi que des privilèges; enfin il appuya le décret d'abolition de la noblesse. Aide de camp du maréchal Luckner, le duc Mathieu de Montmorency donna bientôt sa démission; puis il émigra, pour aller rejoindre à Coppet, en Suisse, Mme de Staël, à laquelle il témoigna une constante amitié ainsi qu'à Mme Récamier. Rentré en France en 1815, il ne s'occupa plus guère que d'œuvres de bienfaisance. Aide de camp du comte d'Artois, il prit le portefeuille des Affaires étrangères après la mort du duc de Berry; il détermina la guerre d'Espagne au congrès de Vérone et reçut, en 1822, le titre de duc. Il mourut subitement dans l'église de Saint-Thomas d'Aquin le vendredi saint au moment où il faisait ses dévotions. Depuis 1825, le duc Mathieu était membre de l'Académie française.

MONTMORENCY (la duchesse Mathieu DE) ***, 1774-1858. Née Hortense de Chevreuse-Luynes.

MONTPENSIER (Antoine d'Orléans, duc DE) ***, 1824-1890. Le plus jeune fils du Roi Louis-Philippe.

MONTPENSIER (la duchesse DE), 1832-1896. Louise, Infante d'Espagne, sœur de la Reine Isabelle II, mariée, en 1846, à Antoine d'Orléans, duc de Montpensier, dernier fils du Roi Louis-Philippe.

MONTROND (le comte Casimir DE) *, 1757-1843. Ami du prince de Talleyrand.

MORLOT (le cardinal), 1795-1862. Mgr Morlot avait été évêque d'Orléans en 1839 et devint archevêque de Tours en 1842. Il y reçut le chapeau de cardinal en 1853 et fut appelé, en 1857, au siège de Paris. Il devint sénateur, grand aumônier de l'Empereur et membre du conseil privé.

MORNY (le duc DE), 1811-1865. Charles-Auguste de Morny fut élevé par Mme de Souza (d'abord comtesse de Flahaut). Entré dans l'armée en 1832, Morny fit la campagne d'Afrique à la suite du duc d'Orléans. Il entreprit plusieurs affaires industrielles et fut élu député en 1842 dans le Puy-de-Dôme. S'étant rapproché de Louis-Napoléon en 1849, Morny devint un de ses conseillers les plus influents. Ministre de l'Intérieur durant le coup d'État du 2 décembre, il offrit sa démission lors du décret de confiscation des biens de la maison d'Orléans. Morny devint en 1854 président du Corps législatif et fut envoyé à Moscou en 1856 pour représenter la France au couronnement de l'Empereur Alexandre II de Russie.

MOTTEVILLE (Mme DE) **, 1621-1689. Auteur de mémoires sur Anne d'Autriche, dont elle avait été dame de cour.

MOUCHY (le duc DE), 1808-1854. Charles-Philippe-Henry de Noailles, prince de Poix, connu sous le nom de duc de Mouchy, arrière-petit-fils du célèbre maréchal de Mouchy, avait d'abord servi dans l'armée, qu'il quitta en 1839. Propriétaire dans l'Oise et conseiller général, le duc de Mouchy fut élu député en 1849, et appelé aussitôt à siéger au Sénat de l'Empire en 1852.

MOUCHY (la duchesse DE), 1810-1858. Cécile, fille d'Alfred de Noailles, mariée en 1834 au duc Henri de Mouchy.

MOUCHY (le duc DE), 1841-1909. Antoine, sixième duc de Mouchy, épousa en 1865 la princesse Anna Murat.

MOUSTIER (le marquis DE), 1817-1869. Nommé ministre de France à Berlin en 1853, le marquis de Moustier devint ensuite ambassadeur à Vienne, en 1859, puis à Constantinople en 1861. En 1866, M. de Moustier reçut le portefeuille des Affaires étrangères qu'il garda jusqu'à la fin de 1868.

MÜLLER (Frédéric DE), 1779-1849. Dit: «_le Chancelier de Müller_». Entré au service du duc de Saxe-Weimar en 1801. Frédéric de Müller fut chargé, après la bataille d'Iéna, quoique bien jeune encore, des négociations avec Napoléon Ier, qui laissèrent au grand-duché de Saxe-Weimar son autonomie. Ami de Gœthe, Frédéric de Müller était un homme fort aimable, et un esprit cultivé; il resta jusqu'en 1848 à la tête des affaires du grand-duché de Weimar.

MÜLLER (Jean DE), 1752-1809. Célèbre historien suisse, conseiller aulique à Mayence, puis à Vienne. Jean de Müller vint à Berlin en 1795 et le Roi de Prusse le nomma conseiller intime et historiographe de sa maison. Napoléon Ier vit à Berlin en 1806 Jean de Müller, se l'attacha et l'employa comme ministre d'État du nouveau royaume de Westphalie.

MÜNCHHAUSEN (le baron Ferdinand DE), 1810-1882. Conseiller intime du roi de Prusse, membre de la Chambre des Seigneurs, président de la province de Poméranie, commissaire du Roi à la chambre provinciale du duché de Poméranie et de la principauté de Rügen.

MÜNSTER (la comtesse DE), 1789-1876. Julie Berndt de Marwitz, fille de M. de Marwitz qui fut maréchal de cour du Roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II. Elle avait épousé le comte Münster, général au service de Prusse. Sa mère était une Française: Mlle Duchat de Dorwell.

MURAT (le Roi), 1771-1815. Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Ier dont il avait épousé la sœur. Roi de Naples de 1808 à 1814, fusillé à Pizzo en 1815.

MURAT (prince Joachim), 1834-1901. Petit-fils du Roi Murat. Colonel au régiment des Guides de la garde impériale de Napoléon III. En 1854, le prince Joachim épousa une fille du prince de Wagram.

MURAT (le prince Lucien), 1803-1878. Prince Royal de Naples, fils du Roi Joachim et de Caroline Bonaparte. Après la mort de son père, le prince Lucien Murat résida à Trieste auprès de sa mère, et retourna en France en 1848. Le second Empire le fit sénateur en 1852, prince français en 1853 et titré Altesse. Le prince Lucien avait épousé en 1831 Mlle Georgine Fraser.

N

NAPIER (sir Charles) ***, 1786-1860. Amiral anglais.

NAPLES (le Roi DE), 1836-1894. François II, fils du Roi Ferdinand II et de sa première femme Marie-Christine, fille de Victor-Emmanuel Ier, Roi de Sardaigne. En 1859, il succéda à son père sur le trône des Deux-Siciles, dans les circonstances les plus difficiles. Il venait d'épouser, cette même année, la princesse Marie de Bavière. Après l'entrée de Garibaldi à Naples le 7 septembre 1860, François II, se voyant abandonné de tous les siens, s'enferma avec la Reine et quelques fidèles dans Gaëte où il soutint un siège désespéré. Contraint de capituler le 13 février 1861, François II se retira d'abord à Rome, et vécut le reste de ses jours dans l'exil.

NAPLES (la Reine DE), née en 1841. Marie-Sophie-Amélie, fille du duc Maximilien de Bavière, épousa en 1859 François II, Roi de Naples.

NAPOLÉON Ier, Empereur des Français *, 1769-1821.

NAPOLÉON (le prince Jérôme), 1822-1893. Fils du Roi Jérôme de Westphalie et de la princesse Catherine de Würtemberg, ce prince naquit à Trieste durant l'exil de ses parents. En 1859, il épousa la princesse Clotilde, fille du Roi de Sardaigne. Il mourut à Rome en 1893.

NARBONNE-LARA (le comte Louis DE), 1755-1814. Né à Colorno dans le grand-duché de Parme, Narbonne vint en France à l'âge de cinq ans, avec sa mère, devenue dame d'honneur de Madame Adélaïde, fille du Roi Louis XV. Louis de Narbonne entra dans la carrière militaire, devint colonel à trente ans, accueillit les idées nouvelles de 1789, fut nommé ministre de la guerre en 1791, perdit son portefeuille en 1792 et partit alors pour l'armée. Nommé aide de camp de Napoléon Ier, Louis de Narbonne suivit l'Empereur en Russie et fut nommé ambassadeur à Vienne en 1813.

NASSAU (la princesse DE), 1831-1888. Hélène de Nassau, fille du second mariage du duc Adolphe de Nassau avec la princesse Adélaïde d'Anhalt. Cette princesse épousa, en 1853, Georges, prince régnant de Waldeck et de Pyrmont.

NEGRO (le marquis Gian Carlo DI), mort en 1856. Italien, poète et protecteur des artistes, musicien lui-même. La _viletta di Negro_, à Gênes, est devenue, après sa mort, un musée d'histoire naturelle, et le jardin fait maintenant partie de la promenade de l'_Acquasola_ à Gênes.

NEMOURS (le duc DE) *, 1814-1896. Second fils du Roi Louis-Philippe.

NEMOURS (la duchesse DE) ***, 1822-1852. Fille du prince Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha.

NESSELRODE (le comte DE) *, 1780-1862. Chancelier de l'Empire de Russie.

NEY (Edgard) ***, 1812-1882. Prince de la Moskowa, officier d'ordonnance de Napoléon III.

NICOLAS Ier (l'Empereur) *, 1776-1855. Empereur de Russie.

NIEBUHR (Marc-Carsten-Nicolas), 1817-1860. Homme d'État prussien qui collabora activement au _Journal de la Croix_ (_Kreuz-Zeitung_). Après avoir été nommé successivement conseiller de Régence et secrétaire de cabinet, Niebuhr fut chargé d'une mission diplomatique à Londres en 1852. En 1854, il devint conseiller d'État et reçut cette même année ses lettres de noblesse.

NIEL (le général Adolphe), 1802-1869. Ayant suivi de bonne heure la carrière des armes, Niel fut attaché, en 1849, à l'expédition de Rome en qualité de chef d'état-major du génie, et y mérita le grade de général de brigade. En 1853, il fit partie du corps expéditionnaire de la Baltique et, en 1855, fut chargé du commandement en chef du génie de l'armée d'Orient; il dirigea ainsi les opérations du siège de Sébastopol. En 1859, pendant la guerre d'Italie, Niel commanda le 4e corps d'armée, prit part aux batailles de Magenta et de Solférino et fut nommé maréchal de France. En 1865, il devint ministre de la guerre.

NIGRA (le chevalier), 1827-1907. Après avoir pris part à la lutte contre l'Autriche, en 1848, Nigra entra dans la diplomatie piémontaise et remplit, en 1856, les fonctions de secrétaire du comte de Cavour au congrès de Paris, puis de secrétaire des plénipotentiaires italiens aux négociations de Zurich. Nommé une première fois ministre à Paris, Nigra fut attaché, en 1861, au prince de Carignan, pendant sa mission à Naples; il fut nommé une seconde fois au poste de ministre, puis à celui d'ambassadeur d'Italie à Paris qu'il garda jusqu'en 1867. Il fut fait comte alors; et, depuis cette époque, il occupa encore les ambassades de Saint-Pétersbourg et de Vienne.

NISARD (Jean-Marie-Napoléon-Désiré), 1806-1888. Littérateur français. Collaborateur du journal des _Débats_, maître des requêtes au conseil d'État, Nisard remplaça en 1843 Burnouf dans la chaire d'éloquence latine au collège de France. Membre de l'Académie française, Nisard resta à la tête de l'École Normale jusqu'en 1867, date à laquelle il fut nommé sénateur et officier de la Légion d'honneur.

NOAILLES (le duc Paul DE) *, 1802-1885. Pair de France et académicien.

NOAILLES (la vicomtesse DE) **, 1792-1851. Fille du duc de Poix, elle épousa le vicomte Alfred de Noailles.

NORFOLK (le duc DE), 1815-1860. Henry, quatorzième duc de Norfolk, avait épousé une fille de lord Lyons.

NORMANBY (le marquis DE) ***, 1797-1863. Fut ambassadeur à Paris.

NOTHOMB (le baron Jean-Baptiste) ***, 1805-1881. Ministre de Belgique durant de longues années à Berlin.

O

O'DONNELL (le comte Maximilien), 1812-1895. Général-major au service de l'Autriche, le comte O'Donnell était aide de camp de l'Empereur François-Joseph, et auprès de lui lors de l'attentat dont ce souverain faillit être la victime en 1853. A cette occasion le comte O'Donnell fut comblé d'honneurs.

OLBERG (le général D'). De 1852 à 1853, le général d'Olberg fut gouverneur du Luxembourg et ensuite attaché à la légation prussienne à Bruxelles. En 1855, Olberg devint commandant de la forteresse de Luxembourg, poste qu'il occupa jusqu'en 1858.

OLGA (la grande-duchesse), 1822-1892. Fille de l'Empereur Nicolas Ier de Russie. Cette Princesse, d'une beauté très remarquable, épousa en 1846 le Prince Royal de Würtemberg qui monta sur le trône en 1864.

OPORTO (le duc D'), 1838-1889. Dom Luiz-Philippe, second fils de la Reine Maria II da Gloria de Portugal et du Roi Ferdinand, prince de Saxe-Cobourg-Gotha, succéda, en 1861, sur le trône de Portugal, à son frère le Roi Pedro V d'Alcantara. Le Roi Luiz avait épousé en 1862 la princesse Maria-Pia de Savoie, fille de Victor-Emmanuel II, roi d'Italie.

ORESTIS (la comtesse DE), morte en 1876. Nathalie Tchikatcheff avait épousé, en premières noces, le prince Dewlet-Kildieff dont elle eut quatre fils. Devenue veuve, elle se remaria avec le comte Orestis dont elle eut une fille. La comtesse Orestis avait une belle installation à Nice.

ORLÉANS (le duc D') *, 1810-1842. Fils aîné du Roi Louis-Philippe.

ORLÉANS (la duchesse D') ***, 1814-1858. Née princesse de Mecklembourg-Schwerin.

ORLOFF (le prince), 1786-1861. Général et homme d'État russe. Le prince Alexis Fœdorowitch Orloff prit part aux guerres du premier Empire, puis à toutes les campagnes de la Russie en Turquie et en Pologne. En 1853, il assista aux conférences de Berlin et d'Olmütz et eu 1854, pendant la guerre de Crimée,* le prince Orloff reçut une mission diplomatique à Vienne. Alexandre II le chargea de représenter la Russie au congrès de Paris en 1856. Peu après, il fut fait prince.

ORSINI (Félix), 1819-1858. Conspirateur italien, qui attenta à la vie de Napoléon III le 14 janvier 1858. Défendu par Jules Favre, Orsini fut condamné à mort et exécuté à Paris.

ORTEGA (le général). Espagnol, capitaine général des Iles Baléares, dévoué à don Carlos qui voulut se servir d'Ortega pour risquer un coup de main et détrôner la Reine Isabelle II. Le 4 avril 1860, Ortega débarqua sur les côtes d'Espagne, à la tête d'une partie des troupes qu'il commandait, dans le but de favoriser un soulèvement que comptait opérer le prétendant. L'entreprise échoua, le général Ortega, lâchement dénoncé et abandonné par le Prince, fut fusillé le 15 avril 1860, peu de jours après son essai infructueux.

OSMOND (la marquise D'), née Dillon. Elle fut la mère de la comtesse de Boigne.

OSMOND (Rainulphe-Eustache D'), frère de Mme de Boigne, aide de camp du duc d'Angoulême, marié à Mlle Destillières.

OSSUNNA ET D'INFANTANDO (le duc D'), mort en 1885. Diplomate espagnol. En 1866, il avait épousé la princesse Éléonore de Salm-Salm. Il ne laissa pas d'enfants.

O'SULLIVAN DE GRASS (Alphonse), 1798-1865. Il entra d'abord dans la carrière administrative et ce ne fut qu'en 1825 qu'O'Sullivan de Grass passa au département des Affaires étrangères. Lorsque le royaume de Belgique fut constitué, il fut envoyé, en 1833, à Vienne comme chargé d'affaires de Belgique, y devint en 1836 ministre plénipotentiaire et resta à ce poste jusqu'à sa mort. En 1847, il fut créé comte et, en 1853, nommé ambassadeur extraordinaire à Vienne pour le mariage du duc de Brabant avec l'archiduchesse Marie-Henriette.

OUBRIL (M. Paul D'), 1819-1896. Diplomate russe. Durant plusieurs années, M. d'Oubril fut secrétaire à l'ambassade de Russie à Paris et devint ensuite ambassadeur à Berlin, poste qu'il occupa pendant assez longtemps. Quand M. d'Oubril le quitta, il fut nommé sénateur à Saint-Pétersbourg. Il mourut à Naples où il avait été chercher un retour à la santé.

P

PALLADIO (André), 1518-1580. Illustre architecte italien, né à Vicence.

PALLAVICINI (le marquis), 1821-1855. François Pallavicini épousa la fille du marquis Sauli.

PALIKAO (le maréchal comte de), 1796-1878. Titre que reçut le maréchal de Montauban après ses victoires en Chine durant la guerre de 1860.

PALMERSTON (lord) *, 1784-1865. Homme d'État anglais, à plusieurs reprises ministre des Affaires étrangères.

PALMERSTON (lady) *, 1787-1858. Sœur de lord Melbourne, et en premières noces lady Cowper.

PANIEGA (Mlle DE LA). Jeune et riche Espagnole, fille du marquis de la Paniega, que l'Impératrice Eugénie fit épouser en 1858 au maréchal Pélissier, duc de Malakoff.

PARIS (le comte DE) **, 1838-1894. Fils aîné du duc d'Orléans.

PARME (la duchesse régente DE), 1819-1864. Louise-Marie-Thérèse de Bourbon, fille du duc de Berry, mariée en 1845 au duc Charles III de Parme dont elle devint veuve en 1854. Cette Princesse prit alors la régence pendant la minorité de son fils le duc Robert de Parme.

PARME (le duc Robert DE), 1848-1907. Succéda à son père en 1854, sous la tutelle de sa mère. Par décret du 18 mars 1860, les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalle furent unis aux États du Roi de Sardaigne et le duc Robert fut déclaré déchu de son trône. Le duc Robert de Parme épousa en 1869 la princesse Marie-Pia de Bourbon, fille du Roi Ferdinand II des Deux-Siciles.

PASQUIER (le duc) *, 1767-1862. Pair de France et grand chancelier.

PASTORET (le marquis DE) ***, 1756-1840. Pair de France. Louis XVIII lui donna la tutelle des enfants du duc de Berry.

PASTORET (le marquis DE), 1791-1857. M. de Pastoret avait servi dans la carrière administrative, sous le premier Empire, puis sous la Restauration. Ami du comte de Chambord, il avait refusé d'adhérer au gouvernement de Louis-Philippe, mais il se montra sympathique à celui du prince Louis-Napoléon qui le nomma sénateur en 1852, grand-officier de la Légion d'honneur et, en 1855, membre de la commission municipale de Paris.

PATOW (Érasme-Robert, baron DE), 1804-1881. Homme d'État prussien, M. de Patow suivit la carrière administrative. En 1858, il devint ministre des finances dans le cabinet présidé alors par le prince de Hohenzollern.