Chronique de 1831 à 1862, Tome 4 (de 4)

Part 31

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AUTRICHE (l'archiduc Léopold D'), 1823-1893. Ce prince était fils de l'archiduc Regnier, qui fut vice-Roi du royaume de Lombardie, et de la princesse de Savoie-Carignan, sœur du Roi Charles-Albert de Sardaigne.

AUTRICHE (l'archiduchesse Élisabeth D') ***, 1831-1903. Cette princesse était fille du palatin de Hongrie.

AUTRICHE (l'archiduc Regnier D'), 1783-1853. Vice-Roi du royaume lombardo-vénitien, époux de la princesse Élisabeth de Savoie-Carignan, sœur du Roi Charles-Albert de Sardaigne.

AUTRICHE (l'archiduchesse Marie-Henriette D'), 1836-1902. Cette princesse épousa, en 1853, le duc de Brabant qui, en 1865, monta sur le trône de Belgique, sous le nom de Léopold II.

AUTRICHE (l'impératrice Élisabeth D'), 1837-1898. Duchesse en Bavière, épousa, en 1854, François-Joseph, Empereur d'Autriche. Elle mourut à Genève, assassinée par un anarchiste.

AUTRICHE (l'archiduc Étienne D'), 1817-1867. Étienne-François-Victor, propriétaire de la seigneurie de Halzappel-Schaumbourg; palatin de Hongrie, propre frère de l'archiduchesse Henriette, qui épousa le Roi des Belges.

AUTRICHE (l'archiduchesse Marguerite D'), 1840-1858. Cette princesse, fille du Roi de Saxe, avait épousé, en 1856, l'archiduc Charles-Louis, frère de l'Empereur François-Joseph Ier.

AUTRICHE (l'archiduc Maximilien D'), 1832-1867. Second frère de l'Empereur François-Joseph Ier, servit d'abord comme vice-amiral dans la marine autrichienne et fut quelque temps gouverneur du royaume lombardo-vénitien. A la suite de l'expédition française du Mexique en 1864, Maximilien fut proclamé Empereur, par l'assemblée des notables de ce pays; après avoir tenté en vain d'y organiser un gouvernement monarchique régulier, et abandonné par Napoléon III, il fut pris à Queretaro et fusillé en 1867.

AVENAS (Mme Aimée D'). Religieuse du Sacré-Cœur. Mme d'Avenas était d'une famille originaire de Lyon. Elle avait dirigé les études des pensionnats confiés aux soins spéciaux des dames de l'ordre du Sacré-Cœur, et avait été chargée, par ses supérieures, de fonder la maison d'Orléans. Quand la maladie vint l'atteindre, Mme d'Avenas fut envoyée à Bruxelles où elle mourut, vers l'année 1865, dans une maison de son ordre.

AVIGDOR (Jules). Député de Nice où il possédait de belles maisons, M. Avigdor avait fondé à Turin le journal _la Voix de l'Italie_. Il eut un duel avec M. de Cavour à propos d'un article sur la question des impôts, où M. Avigdor attaquait le _Risorgimento_, dans des termes qui mettaient en doute l'honneur et la délicatesse de son rédacteur, le comte de Cavour.

AYEN (le duc D'), 1826-1895. Jules, duc d'Ayen, prit le titre de duc de Noailles, en 1887, à la mort de son père. En 1851 il avait épousé Mlle de Champlâtreux, petite-fille de M. Molé.

AYEN (la duchesse D'), née en 1831. Clotilde de La Ferté-Meun-Molé de Champlâtreux, mariée au duc d'Ayen, en 1851, qui devint duc de Noailles, en 1887, à la mort de son père.

B

BADE (la grande-duchesse Stéphanie DE) **, 1789-1860. Née de Beauharnais.

BADE (la grande-duchesse Louise DE), née en 1838. Fille de l'Empereur Guillaume Ier et de l'Impératrice Augusta. Cette princesse, aussi charmante que distinguée, épousa, en 1856, le grand-duc de Bade.

BALBI-SENAREGA (le marquis James DE), né en 1800. Mort en 1878.

BALBI (la marquise DE), née en 1800. Morte en 1862. Épouse du marquis James de Balbi-Senarega.

BALLANCHE (Pierre-Simon) ***, 1776-1847. Membre de l'Académie française.

BAOUR-LORMIAN (Pierre-Marie-François-Louis), 1770-1854. Poète et auteur dramatique français. Il entra à l'Académie en 1815, pour y remplacer le chevalier de Boufflers.

BARANTE (le baron DE) *, 1782-1866. Diplomate et historien français.

BAROCHE (M.), 1802-1870. Baroche fit toute sa carrière au barreau; en 1850, il fut nommé ministre de l'Intérieur, après le coup d'État, et en juin 1863, ministre de la Justice. En 1864, M. Baroche fut nommé sénateur.

BARROT (Odilon) *, 1791-1873. Homme politique français.

BAUFFREMONT (la princesse Laurence DE) **, 1802-1862, née Montmorency.

BAVIÈRE (le duc Maximilien en), 1808-1888. Père de l'Impératrice d'Autriche, de la Reine de Naples, de la duchesse d'Alençon, et de plusieurs autres enfants.

BAVIÈRE (la duchesse en), 1808-1892. Née princesse de Bavière. Elle épousa, en 1828, le duc Maximilien en Bavière.

BÉARN (le prince DE), 1802-1871. Louis-Hector de Galard, comte de Brassac, comte et prince de Béarn, était fils de Pauline de Tourzel, celle qui avait partagé la captivité de Louis XVI et de la Famille Royale au Temple. Officier d'état-major, le prince de Béarn fut chargé de suivre, à la suite de l'armée russe, les opérations de la guerre contre les Turcs, en 1828. De retour en France, il entra dans la diplomatie où il occupa les différents postes et fut fait sénateur en 1854.

BEAUCHESNE (M. DE). 1804-1873. Ancien gentilhomme de la chambre du Roi, sous la Restauration, fut nommé, en 1825, chef au cabinet des Beaux-Arts et, en 1830, devint chef de section aux Archives. Son principal ouvrage a pour sujet: _Louis XVII, sa vie, son agonie, sa mort_, ouvrage couronné par l'Académie.

BEAUVAU-CRAON (la princesse DE), 1824-1862, Marie d'Aubusson de la Feuillade épousa, en 1840, le prince de Beauvau-Craon.

BECKX (Pierre-Jean), 1795-1891. Général des Jésuites. Originaire de Belgique, Beckx entra dans l'ordre des Jésuites dont il fut nommé général en 1853. Son habileté et sa fermeté contribuèrent puissamment aux succès obtenus par les Jésuites dans les divers pays de l'Europe. Lors de la suppression à Rome des couvents de son ordre, le Père Beckx se retira à _Fiesole_ d'où il ne cessa d'inspirer le journal la _Civita Catolica_.

BEDEAU (le général), 1804-1863. Le général se distingua dans toutes les guerres d'Afrique et fut exilé lors du coup d'État du 2 décembre.

BEDMAR (le marquis DE), 1821-1883. Député aux Cortès, plus tard sénateur et conseiller d'État en Espagne, le marquis de Bedmar fut nommé, par le Roi Alphonse XII, ambassadeur à Saint-Pétersbourg. En 1853, il fut témoin de la fille du comte de Montijo, lorsqu'elle épousa Napoléon III et devint l'Impératrice Eugénie.

BELGES (le Roi Léopold des) *. 1790-1865. Léopold Ier, prince de Cobourg.

BELGES (la Reine Louise des) *, 1812-1850, née princesse d'Orléans, première femme de Léopold Ier.

BELGIOJOSO (la princesse DE) *, 1808-1868. Née Christine Trivulzio.

BELMONT (le marquis DE), 1804-1857. Chambellan de l'Empereur Napoléon III et chevalier de la Légion d'honneur, M. de Belmont fut nommé député au Corps législatif comme candidat officiel et donna son approbation à tous les actes du gouvernement impérial.

BELLINI (Jean), mort vers 1516. Peintre vénitien.

BENEDEK (L. DE), 1804-1878. Général autrichien. Il se distingua dans la campagne de 1848 contre le Piémont, sous les ordres de Radetsky, et dans la guerre de Hongrie en 1849; mais il fut battu par l'armée prussienne en 1866.

BENKENDORFF (le comte Constantin DE), 1817-1858. Aide de camp général de l'Empereur de Russie, neveu de la princesse de Lieven, le comte de Benkendorff épousa, en 1848, la princesse Louise de Croy.

BERESFORD (le vicomte DE), 1770-1854. William Carr, général anglais. Après avoir servi en Amérique, aux Indes, en Égypte, en Irlande, il fut appelé en Portugal où il devint généralissime de l'armée portugaise. Beresford battit le général Soult à Albuféra et commanda un corps d'armée sous Wellington. En 1814, il entra à Bordeaux avec le duc d'Angoulême et, bientôt après, fut appelé à la Chambre des lords en récompense de ses services.

BERG (le comte), 1790-1874, général russe, appartenant à une famille livonienne. Le comte Frédéric-Guillaume Berg commença sa carrière militaire par la guerre de 1812; prit part ensuite à toutes les guerres que fit la Russie avec l'étranger, et contribua beaucoup à soumettre l'insurrection de Pologne en 1830. Le comte Berg fut de nouveau envoyé à Varsovie en 1863. Il s'y associa aux sévérités excessives mises en vigueur pour dompter ce malheureux pays dont il prit le commandement général. En 1829, le comte Berg avait épousé en Italie la comtesse Cicogna qui sut, par sa bonté, conquérir toutes les sympathies en Pologne.

BERNSTORFF (le comte Albert DE) ***, 1809-1873. Homme d'État prussien.

BERTIN (Armand), fils de Bertin l'aîné. C'est à lui que revient principalement l'honneur d'avoir fait tenir au journal des _Débats_ le rôle prépondérant qu'il a rempli dans le journalisme français.

BERRY (la duchesse DE) *, 1798-1870. Princesse des Deux-Siciles.

BERRYER (Antoine) *, 1790-1868. Avocat français.

BETHMANN-HOLWEG (Maurice-Auguste DE) ***, 1795-1877. Jurisconsulte allemand.

BILLAULT (M.), 1805-1863. D'abord avocat, puis député et sous-secrétaire d'État en 1840, M. Billault devint président du Corps législatif sous le second Empire; deux fois ministre de l'Intérieur; puis, en 1860, ministre sans portefeuille. Durant cette période, il soutint la politique impériale avec beaucoup de talent.

BIOT (Édouard-Constant), 1803-1850. Fils du célèbre astronome, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1847, Biot fut un des premiers en France à démontrer les avantages des chemins de fer, et s'adonna aux recherches historiques.

BISMARCK-SCHOENHAUSEN (le prince DE), 1815-1898. Ministre de Guillaume Ier, roi de Prusse, et son collaborateur pour la reconstruction de l'Empire d'Allemagne.

BIXIO (Jacques-Alexandre), 1808-1865. Savant et homme politique français, quoique né en Italie à Chiavari. Venu jeune en France, Bixio y fit ses études. En 1831, il fonda, avec M. Buloz, _la Revue des Deux Mondes_. Lors de la révolution italienne, Bixio fut nommé ambassadeur extraordinaire à la cour de Turin. Élu plus tard député, il accepta le portefeuille de l'Agriculture en 1868.

BLUCHER DE WAHLSTADT (le prince DE), 1742-1819. Général des armées prussiennes, dont il prit le commandement en 1813. Blücher entra un des premiers en France en 1814; il décida, en 1815, le gain de la bataille de Waterloo et fut toujours un ennemi implacable des Français.

BOBOLA (le Père André), 1590-1657. Issu d'une des plus anciennes familles de la Pologne, André Bobola se fit prêtre et entra dans la société de Jésus en 1611. Pendant les guerres de la Pologne contre les Suédois et les Russes, Bobola prêcha, avec tant de ferveur, contre le schisme orthodoxe, que les Russes l'appelèrent _voleur d'âmes_. Bobola dut s'enfuir d'une maison de son ordre, dont il était supérieur, à Bobrusk, devant les Cosaques qui le poursuivirent à Pinsk et à Ianow où il fut tué par eux le 16 mai 1657, après le plus affreux martyre.

BOEGER (le docteur), 1813-1875. Auguste Bœger, médecin militaire prussien, soigna le roi Frédéric-Guillaume IV pendant les quatre années que dura la maladie qui finit par l'emporter.

BOIGNE (la comtesse DE) *. 1780-1866. Née Adèle d'Osmond.

BOISGELIN (Marguerite DE), née Mlle Lepelletier de Morfontaine. Elle était la sœur de la comtesse Ernest de Talleyrand. Le fils de Mme de Boisgelin épousa Mlle Duclère, dont le père (Belge) avait été l'homme d'affaires des Rohan d'Autriche. Par sa mère, Mme de Boisgelin était la petite-fille de Lepelletier de Saint-Fargeau.

BONNECHOSE (le cardinal DE), 1800-1883. Mgr de Bonnechose fut nommé archevêque de Rouen en 1858 et reçut le chapeau de cardinal en 1863.

BONALD (le cardinal DE), 1787-1870. Entré dans les ordres en 1811, M. de Bonald fut promu en 1839 à l'archevêché de Lyon et créé cardinal en 1841.

BONAPARTE (Jérôme) *, 1784-1860. Roi de Westphalie.

BONAPARTE (le prince Jérôme-Napoléon), 1822-1891. Fils du Roi de Westphalie et de sa seconde femme la princesse Catherine de Würtemberg. Ce prince épousa lui-même la princesse Clotilde de Savoie, fille du Roi Victor-Emmanuel II, de Sardaigne.

BONIN (Édouard DE) ***, 1793-1863. Général prussien, qui, en 1852, devint ministre de la Guerre.

BOURBON-CHALUS (le comte DE), frère cadet du comte de Bourbon-Busset, commandant du corps des guides de Lamoricière, avec le grade de lieutenant dans l'armée pontificale.

BOURQUENEY (le baron, puis comte DE) *, 1800-1869. Diplomate français, ambassadeur et sénateur.

BOYEN (le général DE), mort en 1886. Hermann de Boyen avait été aide de camp du prince de Prusse durant de longues années et devint plus tard général d'infanterie. En 1850, M. de Boyen épousa la princesse Fanny de Biron-Courlande.

BRABANT (le duc DE), 1835-1909. Fils aîné du Roi des Belges, Léopold Ier, et de la princesse Louise d'Orléans, fille aînée du Roi Louis-Philippe. Ce prince monta sur le trône de Belgique, en 1865, à la mort de son père. Il avait épousé, en 1853, l'archiduchesse Marie-Henriette d'Autriche.

BRABANT (la duchesse DE), 1836-1902. Marie-Henriette, archiduchesse d'Autriche, épousa, en 1853, le duc de Brabant, qui monta sur le trône de Belgique en 1865.

BRASSIER DE SAINT-SIMON (le comte DE), 1798-1872. Diplomate prussien. Le comte Brassier de Saint-Simon occupa le poste de Constantinople jusqu'en 1869, et fut alors transféré à Turin, puis à Florence, lorsque la capitale du royaume d'Italie y fut transportée. Il mourut à son poste.

BREADALBANE (le marquis DE), 1796-1862. John, marquis de Breadalbane fut chargé par la Reine Victoria d'Angleterre, en 1861, de remettre solennellement l'ordre de la Jarretière au Roi de Prusse qui venait de monter sur le trône.

BRIFAUT (Charles) ***, 1787-1867. Poète et littérateur français.

BROGLIE (le duc Victor DE) *, 1785-1870. Ministre en France sous le Roi Louis-Philippe.

BROGLIE (la duchesse DE) *, 1797-1840. Fille de Mme de Staël.

BROGLIE (le prince Albert DE), 1821-1901. Fils aîné du duc Victor de Broglie, le prince Albert devint duc en 1870, à la mort de son père. Écrivain très distingué, il fut élu à l'Académie française dès 1863. Durant la présidence du maréchal de Mac-Mahon, le duc de Broglie fut chef de son cabinet.

BRUNNOW (le baron) ***, 1796-1875. Diplomate russe.

BRYAS (Mme DE), 1790-1866. Marie-Thérèse d'Hunolstein, fille du comte d'Hunolstein, maréchal de camp et député de la Moselle en 1815.

BUDBERG (le baron André DE), 1820-1881. Diplomate russe; fils du général de Budberg qui fut gouverneur de Saint-Pétersbourg. En 1846, le baron André commença sa carrière diplomatique, et devint en 1851 ministre plénipotentiaire à Berlin. En 1862, il fut nommé ambassadeur à Paris. Après avoir donné sa démission en 1868, M. de Budberg rentra à Saint-Pétersbourg où il devint membre du Conseil de l'Empire.

BUOL-SCHAUENSTEIN (le comte DE) **, 1797-1865. Diplomate autrichien.

BULOW (Mme DE), 1802-1889. Fille de Guillaume de Humboldt, elle avait épousé le baron Henri de Bülow, diplomate prussien.

BUNSEN (le chevalier DE) ***, 1791-1860. Diplomate allemand.

BURGHERSH (lord), né en 1824. Ernest Fitzroy-Neville, lord Burghersh, fils aîné de lord Westmorland. Officier dans la garde écossaise.

BYRON (lord) **, 1788-1824. Célèbre poète anglais.

C

CADORE (le marquis DE), 1827-1882. Le marquis de Cadore servit d'abord dans la marine et entra plus tard dans la diplomatie. Il fut pendant quelque temps chargé d'affaires à Rome, puis ministre de France à Bade et à Munich. Le marquis de Cadore avait épousé, en 1854, la fille du marquis de Bonneval. Il devint duc en 1870 à la mort de son père.

CANROBERT (le maréchal), 1809-1895. François-Certain Canrobert fit toute la première partie de sa carrière militaire en Afrique. Lorsque la guerre contre la Russie éclata, en 1854, Canrobert prit le commandement de la première division de l'armée d'Orient et, deux jours après la bataille de l'Alma, le maréchal de Saint-Arnaud, qui se mourait, lui remit le commandement en chef des forces réunies en Crimée. Se trouvant dans une position embarrassante, et en s'entendant pas avec lord Raglan, qui commandait les troupes anglaises, Canrobert résigna son commandement en chef en mai 1855 et le remit entre les mains du général Pélissier, reprenant sa place à la tête du 1er corps. Napoléon III le nomma maréchal de France en 1856. Canrobert prit encore part aux guerres d'Italie et d'Allemagne.

CARAMAN (la marquise DE), née Gallard de Béarn.

CARNÉ (le comte Joseph DE) ***, 1804-1876. Membre de l'Académie française.

CAROLA (la princesse), 1833-1907. Caroline, princesse de Holstein-Gottorp-Wasa, épousa, en 1853, le Prince Royal de Saxe qui monta sur le trône en 1873. Le prince Gustave de Wasa, père de la princesse Carola, avait épousé la princesse Louise de Bade. Il servait militairement en Autriche.

CASTELBAJAC (le marquis DE), 1787-1864. Général français qui, après avoir fait les guerres du premier Empire, fut mis à la retraite. Napoléon III l'en retira et lui confia d'importantes missions, entre autres celle d'ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, où M. de Castelbajac resta de 1849 à 1854, époque de la déclaration de guerre de Crimée. Il était sénateur.

CASTELBAJAC (la marquise DE), née en 1799. Sophie de La Rochefoucauld-Liancourt, mariée, en 1824, au marquis de Castelbajac, lieutenant-général.

CASTELLANE (le comte DE), 1788-1862. Esprit-Victor-Élisabeth-Boniface de Castellane, fils unique du marquis de Castellane-Novéjean et d'Adélaïde-Louise-Guyonne de Rohan-Chabot de Jarnac: descendant d'une famille des anciens barons de Provence, indépendante sous les rois d'Arles, et dont le faste avait popularisé le vieil adage du Roi René: _Dissolution des Castellane_, Boni de Castellane entra au service militaire en 1804; prit part aux campagnes d'Italie, d'Espagne et de Russie. Il fut créé colonel-major au 1er régiment des gardes d'honneur en 1813, qu'il commanda jusqu'à la fin du premier Empire. Colonel du 5e régiment de hussards en 1815, maréchal de camp en 1822, le comte de Castellane devint lieutenant-général à la suite du siège d'Anvers en 1833, et commanda de 1837 à 1847 la division militaire de Perpignan. Mis à la retraite en 1848, il fut rappelé à l'activité dès 1849 par Louis-Napoléon. Placé à la tête de l'armée de Lyon qu'il commanda jusqu'à sa mort, le comte de Castellane empêcha par sa vigoureuse attitude toute insurrection républicaine. Après le 2 Décembre, il reçut, en 1852, le bâton de maréchal de France.

CASTIGLIONE (la comtesse DE), 1830-1899. La comtesse de Castiglione était fille du marquis Oldoini, qui était issu d'une bonne famille de Toscane, servit dans la diplomatie et fut longtemps ministre du Roi d'Italie à la cour de Portugal. Sa fille épousa, en 1849, le comte François Verasis de Castiglione, écuyer du Roi d'Italie, dont elle devint veuve en 1867. Célèbre par sa beauté, la comtesse de Castiglione vivait à Paris, séparée de son mari. Elle exerça sur Napoléon III une certaine influence dont M. de Cavour sut se servir dans la période décisive de 1855 à 1859. Après la chute du deuxième Empire, la comtesse de Castiglione disparut, n'ayant d'autres ressources qu'une petite pension que lui donnaient d'anciens amis, entre autres M. de Cassagnac. Son fils unique mourut à vingt-cinq ans, à Madrid, où il était attaché à la légation du Roi d'Italie.

CAULAINCOURT (le marquis DE), 1819-1865. Hervé-Anna-Olivier de Caulaincourt, second fils du duc et de la duchesse de Vicence.

CAVOUR (le comte DE). 1810-1861. Servi par une intelligence merveilleuse, le comte de Cavour fut un grand patriote et le véritable fondateur de l'unité italienne. Issu d'une très ancienne famille piémontaise, Camille Beuso de Cavour servit d'abord dans l'armée, puis devint journaliste, fonda le _Risorgimento_ en 1847, devint député en 1849, ministre du Commerce, des Finances en 1850 et enfin président du Conseil. Cavour inaugura en Piémont une politique libérale à l'intérieur, entreprenante à l'extérieur, qui amena la guerre avec l'Autriche, en 1859, l'alliance avec la France et l'érection du royaume de Sardaigne en royaume d'Italie. Cavour mourut au moment où il essayait de donner Rome pour capitale à l'Italie, voulant établir, comme il disait lui-même, _l'Église libre dans l'État libre_.

CHABANNES (la comtesse Alfred DE) ***. 1802-1891. Née miss Ellice.

CHABANNES (Mlle Emma DE). Chanoinesse et dame d'honneur de Mme la comtesse de Chambord. Elle était la sœur du marquis Frédéric de Chabannes-Curton et de La Palice.

CHAMBORD (le comte DE), 1820-1883, titre pris, plus tard, par le duc de Bordeaux *.

CHAMBORD (la comtesse DE), 1817-1885. Marie-Thérèse-Béatrice, archiduchesse d'Autriche-Este; fille de François IV, duc de Modène, mariée en 1846 au duc de Bordeaux, comte de Chambord.

CHAMPLATREUX (Mlle DE), né en 1831. Clotilde de la Ferté-Meun-Molé de Champlâtreux épousa, en 1851, le duc d'Ayen qui devint duc de Noailles, en 1851, à la mort de son père. Mlle de Champlâtreux était la petite-fille de M. Molé.

CHANGARNIER (le général) ***, 1793-1877. Général et homme politique.

CHARTRES (Robert d'Orléans, duc DE) ***, né en 1840. Second fils du duc d'Orléans.

CHASTENAY (Mme DE). 1779-1863. Née Laguiche, fille du marquis de Laguiche et de Mlle de Clermont-Montoison. Mme de Chastenay recevait beaucoup, elle avait un salon très agréable dans la maison devenue maintenant le Cercle de la rue Royale, à Paris.

CHATELAIN (Auguste-Henri). 1801-1882. Notaire à Paris et homme de confiance de toute la famille Talleyrand et Castellane. M. de Bacourt lui légua, avec M. Paul Andral, la propriété des Mémoires du prince de Talleyrand.

CHATEAUBRIAND (le vicomte DE) *, 1768-1848. Illustre écrivain français.

CHEVREUSE (la duchesse DE), 1600-1679. Marie de Rohan-Montbazon, fille d'Hercule de Rohan, gouverneur de Paris sous Henri IV, épousa, en 1617, Charles-Albert, duc de Luynes, cet heureux favori de Louis XIII. Devenue veuve en 1621, elle se remaria, en 1622, à Claude de Lorraine, fils de Henri de Guise, et fut cette duchesse de Chevreuse qui joua un rôle important pendant la Fronde et dans les complots contre Richelieu et contre Mazarin.

CHEVREUSE (le duc DE), 1823-1854. Honoré d'Albert, duc de Chevreuse, avait épousé, en 1843, Valentine, fille du vicomte Jules de Contades. Il mourut avant son père et ne porta jamais le titre de duc de Luynes.

CHOISEUL-GOUFFIER (le comte DE), 1752-1817. Marie-Gabriel-Florent-Auguste, diplomate français. Ambassadeur à Constantinople, d'où il se retira en Russie pendant la tourmente révolutionnaire, et ne revint en France qu'en 1802. Sous la Restauration, M. de Choiseul-Gouffier fut nommé ministre d'État et pair de France.

CHOISEUL-GOUFFIER (la comtesse DE). Née La Vauguyon, sœur de la duchesse de Bauffremont, survécut à son mari le comte de Choiseul-Gouffier qui avait été ambassadeur à Constantinople.