Part 2
Nous somm' venus vous voir, Du fond de not' village, Pour souhaiter ce soir Un heureux mariage A monsieur votre époux Aussi bien comme à vous.
Nous somm's venus vous voir, Du fond de not' village, Pour souhaiter ce soir Un heureux mariage A monsieur votre époux Aussi bien comme à vous.
Vous n'irez plus au bal, Madame la mariée, Danser sous le fanal Dans les jeux d'assemblée; Vous gard'rez la maison, Tandis que nous irons.
Avez vous écouté Ce que vous dit le prêtre? A dit la vérité Et comme il vous faut être: Fidèle à votre époux Et l'aimer comme vous.
Quand on dit son époux, On dit souvent son maître; Ils ne sont pas si doux Comme ils ont promis d'être: Il faut leur conseiller De mieux se rappeler.
Si vous avez, Bretons, Des boeufs dans vos herbages, Des brebis, des moutons, Des oisillons sauvages, Songez, soir et matin, Qu'à leur tour ils ont faim.
Recevez ce bouquet, Que nous venons vous tendre: Il est fait de genêt, Pour vous faire comprendre Que tous les vains honneurs Passent comme des fleurs.
La bell' si nous étions dedans ce haut bois, La bell' si nous étions dedans ce haut bois, Nous y mangerions fort bien des noix, Nous y mangerions fort bien des noix; Nous en mangerions à notre loisi, Nique nac no muse! Belle, vous m'avez emberlifi, Emberlificoté Par votre beauté.
La bell', si nous étions dedans ce haut bois, La bell', si nous étions dedans ce haut bois, Nous y mangerions fort bien des noix, Nous y mangerions fort bien des noix; Nous en mangerions à notre loisi, Nique nac no muse! Belle, vous m'avez emberlifi, Emberlificoté Par votre beauté.
La bell', si nous étions devant ce vivier, La bell', si nous étions devant ce vivier, Nous y mettrions des p'tits canards nager, Nous y mettrions des p'tits canards nager; Nous en mettrions à notre loisi, Nique nac no muse! Belle, vous m'avez emberlifi, Emberlificoté Par votre beauté.
La bell', si nous étions dedans ce fourniau, La bell', si nous étions dedans ce fourniau, Nous y mangerions des p'tits pâtés tout chauds, Nous y mangerions des p'tits pâtés tout chauds; Nous en mangerions à notre loisi, Nique nac no muse! Belle, vous m'avez emberlifi, Emberlificoté Par votre beauté.
La bell', si nous étions dedans ce jardin, La bell', si nous étions dedans ce jardin Nous y chanterions soir et matin, Nous y chanterions soir et matin; Nous y chanterions à notre loisi, Nique nac no muse! Belle, vous m'avez emberlifi, Emberlificoté Par votre beauté.
Il était une barque, A trente matelots, Il était une barque, A trente matelots, A trente matelots sur le bord de l'Ile, A trente matelots sur le bord de l'eau!
1
Il était une barque à trente matelots, Il était une barque à trente matelots, A trente matelots sur le bord de l'île, Qui chargeaient des boucauts sur le bord de l'eau.
2
Qu'avez-vous donc, la bell', qui vous fait tant pleurer? Qu'avez-vous donc, la bell', qui vous fait tant pleurer? Qui vous fait tant pleurer, sur le bord de l'île, Qui vous fait tant pleurer, sur le bord de l'eau?
3
Pleurez-vous votre père, ou l'un de vos parents? Pleurez-vous votre père, ou l'un de vos parents? Ou l'un de vos parents, sur le bord de l'île, Ou l'un de vos parents, sur le bord de l'eau?
4
Je pleure un brigoëlett', parti la voile au vent, Je pleure un brigoëlett', parti la voile au vent; Parti la voile au vent, sur le bord de l'île, Parti la voile au vent, sur le bord de l'eau.
5
Est parti vent arrièr', les perroquets au vent, Est parti vent arrièr', les perroquets au vent; Les perroquets au vent, sur le bord de l'île, Les perroquets au vent, sur le bord de l'eau.
6
Est parti pour la traite avec mon bel ami, Est parti pour la traite avec mon bel ami; Avec mon bel ami, sur le bord de l'île, Avec mon bel ami, sur le bord de l'eau.
Il était trois mat'lots de Groix, Il était trois mat'lots de Groix, Embarqués sur le _Saint François_; Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
Il était trois mat'lots de Groix, Il était trois mat'lots de Groix, Embarqués sur le _Saint François_; Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
Embarqués sur le _Saint François_, Embarqués sur le _Saint François_, Qui allait de Belle-lle à Groix; Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
Qui allait de Belle-lle à Groix, Qui allait de Belle-lle à Groix. Très-fort le vent vint à souffler, Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
Très-fort le vent vint à souffler, Très-fort le vent vint à souffler; Fallut prend' trois ris aux huniers, Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
Fallut prend' trois ris aux huniers, Fallut prend' trois ris aux huniers. Beau matelot, montez en haut; Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
Beau matelot, montez en haut, Beau matelot, montez en haut, Mais bientôt il tomba dans l'eau, Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
Mais bientôt il tomba dans l'eau, Mais bientôt il tomba dans l'eau. On n'a sauvé que son chapeau, Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
On n'a sauvé que son chapeau, On n'a sauvé que son chapeau, Son garde-pipe et son couteau, Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
On n'a sauvé que son chapeau, On n'a sauvé que son chapeau, Son garde-pipe et son couteau, Tra la dérira la la la, Tra la dérira la laire.
Mes soeurs, du soin du ménage Ne s'occupent pas du tout. C'est moi qui fais tout l'ouvrage, Et pourtant j'en viens à bout. Attentive, obéissante, Je sers toute la maison; Et je suis votre servante, } _bis_ La petite Cendrillon. }
Quoique toujours je m'empresse, Mon zèle est très-mal payé; Et jamais on ne m'adresse Un petit mot d'amitié. Mais, n'importe, on a beau faire, Je me tais, et j'ai raison. Dieu protégera, j'espère, } _bis_ La petite Cendrillon. }
Je suis modeste et soumise, Le monde me voit fort peu, Car je suis toujours assise Dans un petit coin du feu; Cette place n'est pas belle, Mais pour moi tout paraît bon: Voilà pourquoi, l'on m'appelle La petite Cendrillon, Voilà pourquoi, l'on m'appelle La petite Cendrillon.
Messieurs vous plaît-il d'ouïr, L'air du fameux La Palisse? Il pourra vous réjouir, Pourvu qu'il vous divertisse! La Palisse eut peu de bien Pour soutenir sa naissance, Mais il ne manqua de rien Dès qu'il fut dans l'abondance.
Bien instruit dès le berceau, Jamais, tant il fut honnête, Il ne mettait son chapeau, Qu'il ne se couvrît la tête. Il était affable et doux, De l'humeur de feu son père, Et n'entrait guère en courroux Si ce n'est dans la colère.
Il épousa, ce dit-on, Une vertueuse dame; S'il avait vécu garçon, Il n'aurait pas eu de femme. Il en fut toujours chéri, Elle n'était point jalouse; Sitôt qu'il fut son mari. Elle devint son épouse.
Un devin, pour deux testons, Lui dit, d'une voix hardie, Qu'il mourrait delà les monts S'il mourait en Lombardie. Il y mourut, ce héros, Personne aujourd'hui n'en doute; Sitôt qu'il eut les yeux clos, Aussitôt il n'y vit goutte.
Il fut, par un triste sort, Blessé d'une main cruelle. On croit, puisqu'il en est mort, Que la plaie était mortelle. Il mourut le vendredi, Le dernier jour de son âge; S'il fût mort le samedi, Il eût vécu davantage.