Bulletin de Lille, 1916.04 publié sous le contrôle de l'autorité allemande

Part 4

Chapter 43,465 wordsPublic domain

--M. Paul Cramette (en campagne) et Mme Paul Cramette, M. Emile Couteau (en campagne) et Mme Emile Couteau, M. Alfred Jonville (en campagne) et Mme Alfred Jonville, remercient vivement les personnes qui leur ont témoigné leurs sympathies, en assistant aux funérailles de Mme veuve Ferdinand LAMBRE, née Marie-Henriette MAIGRET, décédée le 27 mars 1916, à l'âge de 55 ans, et s'excusent auprès de celles, qui, par oubli, ou en raison des circonstances, n'ont pu être averties.

--M. et Mme Prévôt et M. et Mme Tanneur, profondément touchés des marques de sympathie reçues, remercient sincèrement les personnes qui ont assisté aux funérailles de M. Désiré-Auguste JOURNET, ou envoyé leurs condoléances et s'excusent auprès de celles qui, par oubli, on en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.

--Mme veuve Gallez, ses enfants et la famille, remercient sincèrement les personnes qui ont assisté aux funérailles de M. Jules GALLEZ, agent de police, et s'excusent auprès de celles, qui, par oubli, ou en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.

--Les familles Depret, Tallon, Mahieu et Verlinde, profondément touchées des marques de sympathie reçues à l'occasion du décès de Mme veuve Alexis DEPRET, remercient sincèrement les personnes qui ont assisté aux funérailles, ou envoyé leurs condoléances, et s'excusent auprès de celles, qui, par oubli, ou en raison des circonstances actuelles, n'ont pu être avisées.

--La Famille Waegaert-Vanlaton, remercie de tout coeur, les personnes qui lui ont témoigné leurs sympathies, et ont bien voulu assister aux funérailles de M. Alfred WAEGAERT, décédé le 29 mars 1916, dans sa 56e année, et s'excuse auprès de celles, qui, par oubli, ou en raison des circonstances, n'ont pas reçu de faire part.

N° 147 Prix au Numéro: 0.05 Dimanche 9 Avril 1916 ========================================================================

BULLETIN DE LILLE

ORGANE BI-HEBDOMADAIRE PARAISSANT LE DIMANCHE & LE JEUDI publié sous le contrôle de l'autorité allemande

_En vente chez Madame TERSAUD, 14, rue du Sec-Arembault_

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ACTES DE L'AUTORITÉ ALLEMANDE

Revue d'appel

I. Tous les hommes inscrits dans la troisième et la quatrième catégorie, ainsi que ceux âgés de 21 à 50 ans qui ne seraient pas encore inscrits sur les listes de l'Autorité allemande (voir la carte d'identité, N° du certificat d'inscription), doivent se présenter, à 8 heures du matin (heure allemande): 9, rue de Pas.

Chacun devra présenter sa carte d'identité et, le cas échéant, son livret de mariage, et indiquer l'arrondissement de police qu'il habite.

Doivent se présenter:

A) Les porteurs des certificats d'inscription de la Catégorie III:

N° 1 à 500 le 6 Avril 1916 N° 501 à 1.000 le 7 » N° 1.001 à 1.500 le 8 » N° 1.501 à 2.000 le 9 » N° 2.001 à 2.500 le 11 » N° 2.501 à 3.100 le 12 »

B) Les porteurs des certificats d'inscription de la Catégorie IV:

N° l à 750 le 13 Avril 1916 N° 751 à 1.500 le 14 » N° 1.501 à 2.250 le 16 » N° 2.251 à 3.000 le 17 » N° 3.001 à 3,750 le 18 » N° 3.751 à 4.500 le 19 » N° 4.501 à 5.250 le 21 » N° 5.251 à 6.275 le 22 »

C) Ceux qui ne sont pas encore inscrits: le 27 Avril 1916.

II. Les jeunes gens inscrits dans la première et la deuxième catégorie devront, à l'avenir, indiquer l'arrondissement de police qu'ils habitent, lorsqu'ils se présenteront à la revue d'appel.

III. Il est rappelé aux jeunes gens, qu'ils doivent se faire inscrire, dans les cinq jours qui suivent la date à laquelle ils atteignent leur 17 ans, 9, rue de Pas, les Mardi et Vendredi de chaque semaine, à 9 heures du matin (h. all.).

IV. Des infractions à cet arrêté seront punies d'une amende pouvant atteindre 1.000 mark, ou de prison allant jusqu'à 3 mois. Les deux peines peuvent être appliquées conjointement. Le Gouverneur de la Place de Lille.

Lille, le 3 avril 1916.

Les hommes qui habitent Canteleu-Lille, le Faubourg des Postes et le Faubourg de Béthune, n'ont pas besoin de se procurer un laissez passer. Ils se donneront rendez-vous, les jours où ils devront se rendre à l'appel, devant la porte la plus proche, d'où ils seront conduits en bloc à la revue.

Leur retour de la revue se fera, aux portes, de la même façon.

Lille, le 6 avril 1916. Le Gouverneur de la Place de Lille.

Nouveaux prix maxima pour denrées

Sur proposition de la Mairie, et d'accord avec l'Autorité allemande, les prix maxima des denrées indiquées ci-dessous, qui ont été en vigueur jusqu'à ce jour, sont relevés comme suit, à partir d'aujourd'hui, en raison de l'augmentation considérable des prix d'achat:

a) Viande de boeuf:

Filet 16 fr. le kilo. Ire Catégorie.--Aloyau, rumsteck. 12 » » IIe » Côtes, épaule, épaisse raccourçure 8 » » IIIe » Croisure, collet, poitrine 5 » »

b) Autres denrées alimentaires et savon:

Cacao en poudre 10 » le kilo. Café Haïti extra et plantation Java 9 » » » Santos 8 » » Chicorée 1 fr. » » «La Sans Rivale» 1 25 » Sel 0 15 » Chocolat 1re qualité 10 » » » de ménage en barres 8 00 » Confitures extra-fines 3 50 » » ordinaires 3 » » Fromages supérieurs 8 » » Oeufs frais 0 50 pièce. Oignons 0 50 le kilo. Savon noir 2 50 » Figues 2 » » Jambon fumé en tranches 16 » » Harengs fumés et salés 0 45 pièce. Huile de table 9 » le litre. Lait condensé 1 50 la boîte Houblonnette 31 » 160 lit. Sucre cristallisé 2 30 le kilo. » en morceaux 2 50 » Beurre frais 12 » » Pommes de terre 0 30 » Carottes 0 40 » Navets 0 35 » Poireaux 1 25 le fachot Haricots secs 1 50 le litre. Macaroni, nouilles 4 00 le kilo.

Les infractions aux prix maxima seront punies conformément aux avis parus dans le Bulletin de Lille, Nº 62, 68, 99, 103, 135, 138 du 17 juin 1915, 8 juillet 1915, 24 octobre 1915, 7 novembre 1915, 27 février 1916 et 9 mars 1916.

Lille, le 5 avril 1916. Le Gouverneur de la Place de Lille.

L'autorité militaire allemande a infligé les condamnations suivantes:

7 jours de détention à:

1. Jacquelot, Léopold, cafetier, 23, r. Montaigne, Lille, 2. Fontaine, Victor, de l'Hôtel Moderne, 7, parvis Saint-Maurice, Lille, 3. Elysé, François, tenancier de l'estaminet «A l'Elysée Courtois», 65, boulevard de la Liberté, Lille, pour infraction à la proclamation du 28 janvier 1915, interdisant de tuer du bétail ailleurs qu'à l'abattoir, et d'acheter ou de vendre de la viande non revêtue du timbre de l'abattoir de Lille;

7 jours de détention moyenne à:

4. Dornaert François, 2, rue du Bazinghien, Lille-Esquermes, pour avoir troublé la parade avec son tramway;

300 Mark d'amende ou 30 jours de détention à:

5. Scholaert Maria, née Van Tieghem, commerçante, 58, rue Racine, Lille, pour avoir vendu du sucre à un prix supérieur au maximum fixé par l'autorité allemande.

Conformément à la proclamation du 24 octobre 1915, la commerçante (5), doit s'attendre, en outre, à la fermeture par la Mairie, de sa maison de commerce pour une durée d'au moins quatre semaines.

Fermeture de local

Par ordre de l'autorité allemande, le local sis rue Faidherbe, n° 47, tenu par M. Leblanc, est fermé du 4 avril au 16 mai 1916, parce qu'il était encore ouvert le 28.3.16, à 9.10 heures du soir, c'est-à-dire après la retraite, et qu'on y a servi du genièvre à des employés de chemin de fer allemand. _________________________________________________________________________

AVIS DE LA MAIRIE

Echange de bons communaux.--Dans le but de limiter les émissions des bons communaux, M. le Maire de Lille prie ses concitoyens, qui auraient à leur disposition une somme importante de bons, dont ils ne prévoient pas prochainement l'emploi, de les échanger à la Recette municipale contre des récépissés. Il leur serait toujours loisible de retirer, à première demande, les sommes dont ils pourraient avoir besoin.

Les versements devraient être d'au moins 1000 fr., et les retraits, d'au moins 500 fr.

Un guichet spécial sera ouvert, à cet effet, à la Recette municipale, qui demande que les billets de la même valeur, soient épinglés par liasses de 10.

On peut déposer des bons de Lille, Roubaix, Tourcoing, Douai, Cambrai, Valenciennes, Wattrelos, Croix et Wasquehal.

Ravitaillement.--A partir de lundi prochain, 10 courant, l'Administration municipale fera distribuer dans les Comités de ravitaillement les denrées ci-après, pour la quinzaine du 10 au 23 avril:

Comité Américain

Riz ration 455 gr. Prix 0 fr. 30 Café » 35 » » 0 fr. 20 Saindoux » 215 » » 0 fr. 50 Céréaline » 180 » » 0 fr. 10 Lard » 215 » » 0 fr. 60

1 ration par personne.

Comité Hollandais

Sucre ration 250 gr. Prix 0 fr. 40 Café » 100 » » 0 fr. 50 Figues » 300 » » 0 fr. 50 Fromage de Gouda » 135 » » 0 fr. 75 Oeufs la pièce 0 fr. 30

1 ration par personne.

Chicorée 1-2-3 personnes 500 gr. Prix 0 fr. 35 » 4-5 » 750 » » 0 fr. 55 » 6 et au-dessus 1 kil. » 0 fr. 70

Correspondance avec les pays non occupés--Beaucoup de nos concitoyens ont déjà reçu--par l'intermédiaire de l'Association de la Croix-Rouge de Francfort-sur-Mein--des nouvelles de ceux qui leur sont chers. Ces correspondances, affluent de plus en plus, et, dans l'intérêt même de la population lilloise, nous croyons devoir donner ici quelques renseignements qui faciliteront l'échange de ces messages. Il va sans dire tout d'abord, qu'il ne doit être fait aucune allusion aux faits militaires.

Les personnes qui sont touchées par ces «demandes de nouvelles» sont rapidement averties, à domicile, il est donc inutile de se présenter aux guichets de la Mairie, sans avoir reçu la convocation qui contient dans sa rédaction tout ce qui a été transmis. Ces renseignements sont très brefs, on ne doit pas s'en étonner.

Les réponses doivent être brèves, aussi claires, et aussi nettes que possible. Plus une réponse sera courte et claire, plus elle aura de chances d'arriver intacte à la personne qui sollicite des nouvelles. Autant que possible, donc, ne donner de renseignements que sur sa propre famille, et n'en demander que sur les parents les plus proches.

Quelques personnes donnent des détails absolument oiseux, inutiles, et rendent ainsi leur réponse difficile à résumer, voir même, parfois, indéchiffrable pour les traducteurs.

Voici deux exemples de réponses, dont la longueur et la clarté nous paraissent recommandables:

Premier exemple.--«Madame Dubois informe son mari qu'elle a reçu ses nouvelles. Elle est en bonne santé ainsi que ses enfants, mais a eu le chagrin de perdre sa mère, le 17 mars 1916. Elle lui envoie ses plus affectueux baisers».

Deuxième exemple.--Cher Fils. «Heureux des nouvelles reçues. Je suis en bonne santé ainsi que la famille. Que devient ton frère Charles? Nous pensons à toi sans cesse. Baisers affectueux de ta mère».

En restant dans ces limites, nos concitoyens pourront espérer que leurs nouvelles arriveront, aussi complètes que possible, à destination.

Demande de balances.--Le Comité d'alimentation a un besoin urgent de balances pour faciliter ses distributions. Les commerçants qui voudraient bien donner ces instruments en prêt au Comité, sont priés de voir de suite M. Langlois, à la préfecture (1er étage).

Lait. Les arrivages de lait condensé acheté par le Comité Hollandais, étant un peu plus importants, il sera remis exceptionnellement à chaque personne, titulaire d'une fiche de lait, à partir de demain lundi et pendant toute la quinzaine, une boîte supplémentaire, en plus de la ration indiquée sur les fiches. _________________________________________________________________________

Comité Américain.--De la couleur du pain

«Vous savez, Madame D'siré, à partir de la semaine prochaine, nous aurons nos 3 kgr. de pain!».--«Mais oui, Madame Gustaff, cela fera une ou deux tartines de plus pour les petiots, et j'en suis bien contente; seulement, mon homme, qui vient d'être malade, préférerait un peu moins de pain, mais du meilleur».--«Le mien est bon, Madame D'siré; voyez quelle belle couleur! Un superbe blanc, un peu jaune d'oeuf».--Vous avez de la chance! Mon pain, hier, était presque noir. Aujourd'hui, il est gras et pâteux, il colle au couteau. Mon boulanger dit que ce n'est pas de sa faute; ce sont les sales farines du Comité Américain; il en a toujours de mauvaises; il n'est pas dans la manche du Comité; mais il dit que le vôtre sait toujours s'en faire envoyer de superbes; «moi, je ne suis pas assez malin».

Le Comité a bon dos; quand il ne fournissait que 250 gr. de pain par jour, on l'accusait de ne rien faire pour accroître la ration; quand il a pu augmenter la quantité de pain, on a dit: «Plus il vend de farine, plus il gagne d'argent». Et, chaque fois qu'un client est mécontent de son pain, ou qu'il lui manque 30 grammes, sur un pain de trois livres, il s'en prend au Comité, qui devrait fournir de la bonne farine aux boulangers, les obliger à bien travailler, les contraindre à donner le poids, etc., etc. Le plus amusant, c'est que le Comité n'a pas attendu les récriminations, d'ailleurs exagérées, de certaines personnes, pour comprendre dans sa mission la surveillance des boulangeries, et pour s'efforcer de tenir compte des désirs de la majorité du public. Mais qu'un contrôle improvisé, et improvisé dans les conditions où nous sommes, soit imparfait, qui pourrait s'en étonner?

Il y a un fait: le pain est de couleur et de qualité différentes suivant les endroits, et même, suivant les boulangers. Nous le savons et nous n'y pouvons rien. Mais le pain devrait être bon partout et toujours.

En temps de paix, un boulanger reçoit régulièrement ses commandes de farine du même moulin. Son fournisseur lui procure une qualité, toujours à peu près identique. C'est son métier de meunier. Mais nous ne nous lasserons pas de répéter, parce que les gens qui se plaignent l'oublient souvent, que nous sommes en guerre; que les arrivages ne peuvent pas être réguliers, et qu'il faut se contenter de ce qu'on a. D'ailleurs, en bonne conscience, avons-nous, depuis onze mois, été si malheureux à cause du pain?

A la vérité, nous recevons des farines nombreuses et diverses; elles proviennent toutes du blé; mais les unes, blutées à 92%, ont été fournies par l'autorité allemande; d'autres étaient des farines blanches, blutées à 65%, et expédiées d'Amérique (le blutage est l'opération du meunier qui consiste à séparer la farine proprement dite de son, rebulet et autres déchets; bluter à 65%, signifie obtenir un poids de farine qui forme à peu près 65% du poids du blé et en séparer 35% de déchets). La plus grande partie des farines que nous utilisons provient de blés américains; mais il est arrivé que ces blés ont été moulus et blutés, soit à 82%, soit à 86% dans des moulins belges, à Louvain, à Tournai; souvent ils ont été traités dans nos moulins de Marcq, Marquette, Tourcoing, Roubaix, avec un blutage de 82%. Ces moulins du Comité ont travaillé aussi des blés indigènes, qui, d'ailleurs, ne se sont pas tous présentés dans les mêmes conditions. Enfin, à ces farines de blé si différentes entre elles, nous avons dû parfois ajouter un léger supplément de farine de maïs. Il est facile de comprendre que cette diversité de provenance et de transformation a eu sa répercussion sur la couleur (la farine de froment étant, en général, d'autant plus grise qu'elle contient plus de déchets) et même sur la nature du pain.

Nous connaissons le remède à apporter: il ne garantirait sans doute pas que la farine utilisée en avril 1916, sera absolument identique à celle qu'on a panifiée onze mois plus tôt; mais il permettrait de fournir, en même temps, la même farine à toutes les communes de la région, et à tous les boulangers d'un même centre. Ce serait de faire dans nos moulins les mélanges convenables de farine. Il y a un mais: ce remède présuppose l'existence d'un stock de farine. Or, si nos concitoyens n'ont pas manqué de pain un seul jour depuis le 5 Mai 1915 et si nous avons la ferme conviction qu'ils n'en manqueront pas, nous devons pourtant leur avouer que nous avons eu souvent des craintes. A plusieurs reprises, nos magasins ont été presque vides, et soeur Anne ne voyait rien venir; des bateaux de farine ou de blé avaient bien quitté Rotterdam à notre adresse, mais nous redoutions qu'ils n'arrivassent pas à temps. Grâce à nos efforts, toujours généreusement secondés par la sollicitude des Américains de la C. R. B., le mal fut chaque fois conjuré dans sa racine, et la population ne connut même pas nos transes. Mais tout cela explique que nous n'avons jamais pu constituer un stock.

Quand un pareil contretemps se produit, nous sommes obligés, dès que nous parvient un arrivage, de l'acheminer vers le magasin qui a le plus besoin de farine, et celui-ci le répartit sans tarder entre les communes et les boulangers. L'envoi qui suit, et qui provient souvent d'une autre origine, est distribué par un autre de nos magasins, et cela explique que des farines, fort différentes, sont panifiées en même temps. Ici, on pourra fabriquer du pain très blanc, là le pain sera très gris. Il nous faut donc des arrivages plus importants, pour nous permettre les mélanges qui nous donneront le moyen de rendre les farines plus uniformes. Nous ne pouvons pas affirmer que nous y réussirons d'une façon définitive. Pourquoi? Parce que c'est la guerre.

Seulement, un mot rassurant pour terminer. Toutes nos farines sont bonnes, et, exception faite de la couleur, sont capables de produire du bon pain. Le pain du Comité doit donc être bon. Mais ici, le Comité est obligé de passer la main aux boulangers. Il est certain qu'ils feront tous leurs efforts pour que le public obtienne la satisfaction à laquelle il a droit.

Le Comité. _________________________________________________________________________

Annonces diverses Le Bureau du Journal est à la Mairie (Bureau du Contentieux)

--Vente publique à Lille, rue du Palais Rihour, 5, par suite du décès de Mlle Descamps et en vertu d'un jugement du Tribunal Civil. Vente de: 1° Marchandises, articles de maroquinerie, cadres pour photographies; 2° Agencement de magasin sis à Lille, rue Nationale, 120, (pour le détail, voir les affiches), le lundi dix avril 1916 et jours suivants, à deux heures. Par le ministère de Me Moneclaye, commissaire-priseur, à la requête de M. Fremaux, administrateur de la succession de Mlle Descamps.

Au comptant. A. Moeneclaey.

NOTA. L'agencement de magasin est visible r. Nationale, 120. Il sera exposé en vente en bloc, r. du Palais Rihour, 5, le lundi 10 avril, à 4 heures. Faute d'amateurs, il serait vendu en détail sur place, le lundi 17 avril, à deux heures. _________________________________________________________________________

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