Bulletin De Lille 1916 03 Publie Sous Le Controle De L Autorite
Chapter 10
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ÉTAT CIVIL DE LILLE
DÉCÈS
Du 11 Mars.--Lequin Simonne, 5 ans, rue Emmerin, Cité Siaec, 2--Lalau Raymonde, 1 an, rue des Bois-Blancs, 2--Vanghelder, Henri, 59 ans, veuf Pigot, rue de la Vignette, 29--Vandeput Angèle, 35 ans, épouse Roussel, rue du Grand Balcon, cour Bazin, 5--Lesaffre Philippe, 66 ans, époux Naessens, rue des Guinguettes, 16--Warenbourg Armand, 18 ans, rue Fénelon, 10--Masse Henri, 67 ans, Quai de la Basse Deûle, 104--Carlier Adeline, 64 ans, épouse Coquart, rue Baudin, 3--Acke Charles, 61 ans, époux Yernaux, Place Jeanne d'Arc, 4--Christiaens Madeleine, 1 an, rue du Grand Balcon, cour Bazin, 3--Dervaux Alphonse, 79 ans, Veuf Lafay, rue Traversière, 19--Cogniaux Alphonse, 56 ans, époux Dhainaut, rue Léon-Gambetta, 50--Olive Marie, 70 ans, veuve Defretin, rue de Paris, 170--Ocman Léon, 52 ans, rue d'Esquermes, 93--Meurant Charlotte, 59 ans, Veuve Carlier, rue d'Esquermes, 93.
Du 12 Mars.--Cornille Arthur, 52 ans, époux Maquet, rue Malakoff, 32--Kemps Elisabeth, 82 ans, veuve Vanden Broeck, rue d'Arras, 108 bis--Goorden Natalie, 43 ans, veuve Bauduin, rue de Madagascar, 9--Lechemin Adolphe, 16 ans, rue d'Antin, 3--Guiton Marie, 72 ans, épouse Leroy, rue St Eloi, 22--Lefebvre Désiré, 48 ans, veuf Lefebvre, rue Franklin, cour Monjardin, 7--Depré Joseph, 68 ans, rue de la Vignette, 53--Gilbert Jean-Marie, 76 ans, veuf Loosen, rue St-Omer, 32 bis--Quinten Charles, 80 ans, rue St-Sauveur, 58--Thel Ernest, 63 ans, époux Courselle, rue Littré, cour Bruno, 5--Fortin Emile, 72 ans, veuf Catteau, rue des Robleds, 1 bis--Alost François, 48 ans, époux Crable, Quai de la Basse-Deûle, 104.
Du 13 Mars.--Gondolo Pierre, 4 ans, rue de Valmy, 5--Hochard Léopold, 72 ans, veuf Delacloy, rue Gobin, 19, cour du Moulin-Rouge--Verroust Marie, 60 ans, rue Saint-Sauveur, 44--Legrand Simone, 1 an, rue Charles-Decottignies, 2--Mahieu André, 8 ans, rue du Pont-du-Lion-d'Or, 35--Delsaux Eugène, 1 an, rue de Boufflers, 6--Caurette Marie, 51 ans, épouse Marchand, rue Saint-Sauveur, 28 bis--Lepoutre Fortuné, 51 ans, veuf Magne, rue Pierre-Baumann, 37--Chevalier Jeanne, 17 ans, rue de la Préfecture, 8--Holsappers, Hélène, 26 ans, épouse Lemaire, rue et cité des Postes, 10--Gandous Clémence, 75 ans, veuve Tranchant, rue Vantroyen, 7--Decottignies Caroline, 73 ans, épouse Leuridan, rue Charles-Quint, 37--Devendeville Paul, 63 ans, veuf Dufrenne, rue Vantroyen, 9--Martinache Charlotte, 87 ans, veuve Watrelos, Square Ruault, 53--Veyssière, Raymond, 63 ans, époux Preys, rue d'Esquermes, 93--Duthoit Marie, 40 ans, veuve Mathys, rue de Madagascar, cité St-Pierre, 2--Houzé Florentine, 61 ans, épouse Durey, rue Adolphe, 17--Dufour Pauline, 56 ans, épouse Bonnet, rue Ste-Catherine, 91--Meerts Blanche, 28 ans, place Déliot, 8--Piérache Eugène, 84 ans, époux Liébart, quai de la Basse-Deûle, 104--Douenne François, veuf Camus, quai de la Basse-Deûle, 104--Rolland Jean-Baptiste, 78 ans, époux Fourry, quai de la Basse-Deûle, 104--Hennion Maria, 71 ans, veuve Largillier, quai de la Basse-Deûle, 104--Marquant Pauline, 2 mois, rue des 2 Epées, 3--Adam Oscar, 63 ans, époux Béghin, rue des Rogations, 34--Brice César, 18 ans, rue Pierre-Legrand, 3--Cliquennois Marie, 57 ans, rue Manuel, 86--Blary Delphin, 50 ans, rue Malpart 17--Deweer François, 78 ans, rue de la Monnaie, 32--Vandierendonck Julienne, 60 ans, veuve Parmentier, rue des Rogations, c. Stévenaert, 4.
======================================================================== CONSEILS et renseig. sur Héritages, Inventaires, testaments, rédaction de tous actes. S'ad. à M.S. Pamart. ex-princip. clerc de notaire 51, rue du Maire André, de 9 à 10 h. et de 2 à 5 h.
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Décès--Avis--Remerciements
FUNÉRAILLES. On nous prie d'annoncer la mort de M. Eugène MINET, décédé le 16 mars, dans sa 58e année. Les funérailles auront lieu lundi 20 mars, à 10 h. 1/2, en l'église du Sacré-Coeur.--Réunion à la maison mortuaire, 47, rue Puebla, à 10 heures 1/4.
--M. Auguste Capon-Poissonnier et sa famille, remercient vivement les personnes qui leur ont exprimé leurs sympathies, en assistant aux funérailles de Mme Auguste CAPON, décédée le 2 mars, à Fives-Lille, et s'excusent auprès de celles, qui, en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.
--Mme Nicolas Blattner, M. Maurice Blin-Blattner (en campagne), Mme Maurice Blin-Blattner et la famille, ont la douleur de vous faire part de la mort de M. Nicolas BLATTNER, Directeur des Etablissements Kuhlmann, de Wattrelos, décédé le 6 mars 1916, dans sa 60e année. Profondément touchés des marques de sympathie reçues à l'occasion de ce deuil, ils remercient vivement les personnes qui ont assisté aux funérailles, ou envoyé leurs condoléances, et s'excusent auprès de celles, qui, en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.
--M. Maurice Gilbert (en campagne), Mlles Jeanne et Yvonne Gilbert, remercient sincèrement les personnes qui ont assisté aux funérailles de leur père M. Jean GILBERT, et s'excusent auprès de celles, qui en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.
--Mme Auguste Cogniaux-Dhainaut, Mlle Louise Cogniaux et la famille, remercient vivem. les personnes qui ont assisté aux funérailles de M. Auguste COGNIAUX, décédé à Lille, le 11 mars 1916, dans sa 57e année, et s'excusent auprès de celles, qui, en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.
--M. Eugène Gondolo, Architecte, et Mme Eugène Gondolo-Clouet, remercient vivement les personnes qui ont assisté aux funérailles provisoires de M. Pierre-Lucien-Julien GONDOLO, décédé le 13 mars 1916, dans sa 4e année, et s'excusent auprès de celles, qui, par oubli, ou en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.
--Mme Vanhove, profondément touchée des nombreuses marques de sympathie qui lui ont été témoignées à l'occasion du deuil cruel qui vient de la frapper dans la personne de son fils ANDRÉ, remercie du fond du coeur en son nom et au nom de son mari absent, toutes les personnes qui ont assisté aux funérailles ou qui se sont intéressées à son malheur.
--Mme veuve Delonque et sa famille, profondément touchées des marques de sympathie reçues à l'occasion de la mort de M. Oscar DELONQUE, décédé le 9 mars 1916, dans sa 75e année, remercient vivement les nombreuses personnes qui ont assisté aux funérailles ou envoyé leurs condoléances, et s'excusent auprès de celle à qui, par oubli, ou en raison des circonstances, n'ont pu être avisées.
======================================================================= _LETTRES MORTUAIRES_ aux prix ordinaires à l'Imprimerie La Gutenberg, 5-7, rue Desrousseaux.
_Le Gérant_: Paul Cornille. Imprimerie La Gutenberg, 5-7, rue Desrousseaux, Lille.
N° 142 Prix du Numéro: 0.05 Jeudi 23 Mars 1916 ========================================================================
BULLETIN DE LILLE
ORGANE BI-HEBDOMADAIRE PARAISSANT LE DIMANCHE & LE JEUDI publié sous le contrôle de l'autorité allemande
_En vente chez Madame TERSAUD, 14, rue du Sec-Arembault_
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AVIS DE LA MAIRIE
La Banque d'Emission de Lille rappelle que l'échange de ses coupures, devenues hors d'usage, peut toujours s'effectuer à ses guichets, 116, rue de l'Hôpital-Militaire (Hôtel de la Société Industrielle). Pour faciliter le contrôle, il est recommandé de toujours présenter les coupures à l'échange, épinglées par liasses de 10 d'une même sorte.
Echange de bons communaux.--Dans le but de limiter les émissions des bons communaux, M. le Maire de Lille prie ses concitoyens, qui auraient à leur disposition une somme importante de bons, dont ils ne prévoient pas prochainement l'emploi, de les échanger à la Recette municipale contre des récépissés. Il leur serait toujours loisible de retirer, à première demande, les sommes dont ils pourraient avoir besoin.
Les versements devraient être d'au moins 1000 fr., et les retraits, d'au moins 500 fr.
Un guichet spécial sera ouvert, à cet effet, à la Recette municipale, qui demande que les billets de la même valeur, soient épinglé par liasses de 10.
Viande de cheval.--La taxe pour la vente de la viande de cheval, vient d'être fixée comme suit:
Basse boucherie ... 2 fr. le kilo Culotte . . . . . . 3 fr. » Aloyau . . . . . . 4 fr. » Filet . . . . . . . 5 fr. »
COMITÉ AMÉRICAIN.--VILLE DE LILLE
Les distributions de poisson
Elles ont suscité des récriminations, dont quelques-unes sont parvenues jusqu'à nos oreilles. Nous avons entendu formuler les plaintes suivantes:
1° Je n'ai pas été prévenu; 2° Quand mon tour est arrivé, tout était vendu; 3° Tel quartier a eu du poisson, tel autre n'en a pas eu; 4° In aurot dû acater des pann'tières au lieu d'pichon, ch'est tro quer pour m'bourse, etc?
I.--Il ne faut pas perdre de vue que le poisson est une denrée qui _ne se conserve pas_. Il doit être vendu, le jour même, ou, au plus tard, le lendemain de son arrivée. Il doit être vendu intégralement le même jour.
Mais nous rencontrons encore des gens qui ne savent pas que nous sommes en guerre, et que la poste, le télégraphe, le téléphone ne fonctionnent pas. Le jeudi, à dix heures, nous apprenons qu'il nous arrive un wagon de poisson. Nous décidons de vendre la marchandise le lendemain vendredi. Entre dix heures et midi, nous envoyons cette communication à tous les locaux de pain. L'après-midi du jeudi, tous les détenteurs des cartes rouges, c'est-à-dire la moitié de la ville, étaient donc prévenus. Mais les cartes grises? Réfléchissez, grincheux, mes amis: il y en a trente mille. Pouvions-nous les prévenir individuellement? N'est-il pas d'ailleurs vraisemblable qu'une nouvelle, communiquée à la moitié des habitants sera immédiatement connue de l'autre moitié? Nous, nous prétendons avoir fait un tour de force, en ayant répandu ainsi, pour 2 heures de l'après-midi, un renseignement parvenu à dix heures du matin. Pour que de telles communications touchent tout le monde, nous conseillons à quiconque ne peut pas compter sur son voisin pour être informé, de passer chaque jour à son local de pain.
II et III.--Nous ne connaissons jamais à l'avance la quantité envoyée. A raison de 200 gr. par bouche, il faudrait pour Lille, 33.000 kgr. Or, la dernière fois, nous en avons reçu 8.000 kgr. Faut-il en donner à un seul quartier, de manière à satisfaire tout le monde dans le quartier? Faut-il répartir les 8.000 kgr. entre les divers quartiers, de sorte qu'une partie seulement des amateurs pourra être servie? Dans le premier système, comme tout le monde ne prend pas sa part, sans qu'il nous soit possible de savoir à l'avance la proportion des acheteurs, nous sommes menacés d'avoir, à la fin de la journée, un reste de poisson, qui sera gâté le lendemain, et nous subissons une perte, ce qui nous obligerait à vendre plus cher. Le second système permet d'éviter la perte, mais mécontente ceux qui ont fait la queue, et qui n'ont rien eu.--Nous avons préféré ce système, en y apportant cette correction: comme les cartes sont pointées, ceux qui n'ont pas été servis la première fois, passeront avant les autres, lors de la deuxième distribution. Tout le monde aura donc sa part de satisfaction et de mécontentement. Nous aimerions mieux faire plaisir chaque fois à tous; si nous ne le pouvons pas, nous demandons qu'on ne s'en prenne pas à nous, mais au poisson, qui a le tort, l'animal, de ne pas arriver en quantité suffisante, et de ne pas se conserver, comme le riz, ou même comme la viande.
IV.--Nous sommes acheteurs de tout ce qui se mange. Le malheur est que nous ne sommes pas en temps de paix et que nous sommes dans la zone d'opérations. Qu'on nous excuse de le rappeler encore une fois! Les conséquences: nous ne trouvons pas de vendeurs; ou souvent, quand nous en aurions, différentes raisons, tenant à la guerre, empêchent la marchandise d'arriver jusqu'à nous.
Nous ne pouvons acheter qu'en Hollande. Mais:
a). Il faut que la marchandise s'y trouve; b). Il faut que la Hollande en permette la sortie; c). Il faut que le Gouvernement allemand de Bruxelles en autorise le transit à travers la Belgique; d). Il faut que l'autorité allemande de notre région en accepte l'importation chez nous et pour nous; e). Il faut pouvoir payer la marchandise en monnaie qui soit admise par le vendeur. Si une seule de ces conditions n'est pas réalisée, l'arrivage de la marchandise est impossible.
Or, les pommes de terre de Hollande, ne peuvent pas venir jusqu'à nous.
P.-S.--Le Comité veut bien admettre qu'on se charge de l'achat pour un ami ou pour un voisin. Mais, comme il a eu la preuve que des gens peu scrupuleux, ayant réuni plusieurs cartes, ont acheté au local de distribution pour revendre.... avec majoration de prix, il a donné des ordres pour que, désormais, on ne puisse servir la même personne que pour deux cartes, au maximum.
LE COMITÉ LOCAL.
Une Fiche de Consolation
_La «Médecine pratique», a publié, en 1907, sous le titre: _«Le Problème de l'alimentation à notre époque», _l'article suivant:_
Il fut un temps où l'alimentation surabondante, et surtout carnée, était de mise, non seulement pour certaines catégories de malades, mais pour les personnes bien portantes et vivant d'un cours normal. La vie intensive de notre époque, l'accumulation de population dans des villes où l'air est vicié par des causes multiples, étaient les principaux arguments invoqués en faveur d'un régime exubérant. Depuis quelques années, on tend beaucoup à revenir sur cette opinion, car c'est une opinion qui n'était pas suffisamment étayée sur des faits. La réforme de l'alimentation doit s'appuyer, en effet, sur l'expérience physiologique, mais aussi, en ce qui concerne l'homme, sur les résultats. Dans cette réforme, c'est surtout l'abus des viandes qui est visé; cet abus, n'est d'ailleurs pas particulier à notre pays, mais s'est étendu très généralement surtout à la race anglo-saxonne et aux américains du Nord. On a accusé, avec beaucoup de raison, le régime carné excessif de favoriser et de produire l'artério-sclérose; des médecins, américains surtout, ont mis sur son compte la tendance plus grande, observée à notre époque, aux affections cancéreuses.
On conçoit que le problème de l'alimentation soit de la plus grande importance pour la santé physique et mentale d'une race. Le progrès économique d'une nation ne peut être assuré que par une nourriture suffisante exigée par le travail, et capable de maintenir la résistance contre les maladies, car l'alimentation insuffisante a aussi ses inconvénients qui sont d'un autre genre que ceux de l'alimentation excessive.
Depuis assez longtemps, la physiologie a donné une expression presque mathématique à notre alimentation, en faisant intervenir l'équivalent mécanique de la chaleur, et les besoins de l'organisme en calories. L'accord est à peu près fait sur ce point.
Voit, estimait à 3.050 le nombre de calories nécessaires par jour pour un homme de 70 kilos se livrant à un travail modéré. Atwater, plus récemment, est allé plus loin et a porté ce chiffre à 3.500. Mais d'autres, comme Chittenden et Fletscher, expérimentant sur eux-mêmes et sur des soldats et des athlètes, sont arrivés à cette conclusion qu'il est inutile de dépasser 2.700 calories, parfaitement nécessaires pour une vie active.
Cette quantité de chaleur est fournie par les aliments des différents groupes, dont il est facile de calculer l'énergétique par des chiffres bien connus, 1 gramme d'albumine donnant 4,2 calories, 1 gr. d'hydrates de carbone en donnant 4,1 et 1 gr. de graisse fournissant 9 calories 3. L'alimentation doit se constituer par une association convenable de ces divers groupes.
On pourrait demander à l'albumine et aux protéides de fournir toute la chaleur nécessaire à l'organisme; mais, outre qu'il faudrait atteindre un poids colossal d'aliments, incompatible avec la capacité digestive, l'excès d'albumine ne tarde pas à entraîner des troubles qui montrent que ce groupe d'aliments doit être réduit au strict nécessaire. La discussion a surtout porté dans ces derniers temps sur cette valeur. Voit l'avait fixée à 118 gr. par jour, l'expérience a montré que c'est beaucoup trop; une quantité de 100 gr. est déjà plus que suffisante, mais voici que Chittenden déclare avoir très bien supporté, et s'être même mieux trouvé, d'un régime ne contenant que 55 grammes de protéides.
Cet auteur, calculant assez ingénieusement la quantité de protéides nécessaire à l'adulte, d'après celle que le nourrisson absorbe avec le lait, a trouvé une moyenne de 74 gr. pour l'adulte, et il faut encore observer que ce chiffre s'applique à un organisme en voie très active de croissance et exigeant, par conséquent, une plus forte quantité de protéïdes pour le développement de ses tissus, que pour un individu qui a atteint son équilibre.
Ceci posé, la discussion s'est poursuivie sur la nature des aliments auxquels il fallait demander l'albumine.
(A suivre).
A propos du Végétarisme
Les partisans du végétarisme n'ont pas manqué de faire remarquer, que les animaux carnassiers eux-mêmes, se nourrissent volontiers de légumes et de fruits.
Un vétérinaire a fait à ce sujet quelques observations intéressantes:
L'ours est friand de fruits sucrés; il ne dédaigne pas la carotte, mais son aliment préféré est le miel.
La fouine et la martre, animaux carnassiers par excellence, ont un goût très vif pour la cerise.
Le renard--est-il besoin de le rappeler?--est grand amateur de raisins mûrs.
Le chat daigne quelquefois manger du melon et certains légumes cuits, comme la carotte, le navet et le poireau. Mais l'asperge, cuite ou crue, fait toutes ses délices. Les maraîchers d'Argenteuil font bonne garde autour de leurs plantes d'asperges que les matous, sans cela, auraient vite fait de dévaster.
Le chien est de tous les carnassiers, celui qui se prête le mieux au régime végétarien, même exclusif. Beaucoup de chiens sont nourris uniquement avec du pain et de l'eau. Ils mangent aussi avec plaisir des prunes, des pêches, des poires, voire de la salade.
Les végétariens concluront sans doute que la faculté de vivre en se privant de viande, marque un progrès général des races animales. Le régime végétarien est, en effet, pour le chat et le chien, une conséquence de leur domesticité. Quand ils étaient à l'état sauvage, ils préféraient un bon lapin vivant à quelques feuilles de laitue.
Dans la période critique que nous traversons, où la végétarisme nous est souvent imposé, par la rareté de la viande, plus d'un habitant a pu constater que les animaux, vivant habituellement sous le toit de l'homme, savent s'accommoder, pour leur nourriture, de végétaux et de fruits qu'ils dédaignaient auparavant.
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NÉCROLOGIE
Au moment de mettre sous presse, nous apprenons, avec un vif regret, le décès, à l'âge de 84 ans, de M. Jules GOSSELET, Membre de l'Académie des Sciences, Doyen honoraire de la Faculté des Sciences de Lille, et Membre de nombreuses Sociétés savantes. Les obsèques ont lieu aujourd'hui, à 10 heures, en l'église St-Pierre-St-Paul et l'inhumation se fera au cimetière de l'Est.
Avec M. Gosselet, disparaît une des plus hautes personnalités scientifiques de la Région. C'est, non seulement un savant éminent, mais aussi un vieux lillois qui disparaît.
Nous saluons sa mémoire avec une respectueuse émotion.
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