Aventures surprenantes de Robinson Crusoé

Part 58

Chapter 581,153 wordsPublic domain

[12] Saint-Hyacinthe a commis ici deux erreurs religieusement conservées dans toutes les éditions et répétées par tous ses plagiaires; il a traduit _a chiquered shirt_ par _une chemise déchirée_, et _a pair of trowsers_, haut-de-chausses à la matelote, par _des caleçons_. P.B.

[13] _Hogshead_, barrique contenant 60 gallons, environ 240 pintes ou un muid.—Saint-Hyacinthe a donc fait erreur en traduisant _hogshead of bread_ par _un morceau de biscuit_. P.B.

[14] _One of those knives is worth all this heap._—Saint-Hyacinthe a dénaturé ainsi cette phrase:—_Un seul de ses couteaux est plus estimable que les trésors de_ Crésus. P.B.

[15] _A mere common flight of joy_, un lumignon aussitôt éteint qu’allumé. Traduction de Saint-Hyacinthe.

[16] _Into my old hutch._ HUTCH, huche ou lapinière.

[17] «This therefore was not my work, but an assistant to my work.»—(_Ceci donc n’était point mon travail, mais une aide à mon travail._)—Voici comment cette phrase, brève et concise, a été travestie,—d’après Saint-Hyacinthe,—dans une traduction contemporaine:—«CE PETIT ANIMAL me tenait compagnie dans mon travail; les entretiens que j’avais avec lui me distrayaient souvent au milieu de mes occupations graves et importantes, comme vous allez en juger.»—A chaque page on pourrait citer de pareilles infidélités.

[18] Ici, dans certaine édition, est intercalé, à propos d’encre, un petit paragraphe fort niais et fort malencontreux, qui ne se trouve point dans l’édition originale de Stockdale. P.B.

[19] Ce paragraphe et certains autres fragments ont été supprimés dans une édition contemporaine où l’on se borne au rôle de traducteur fidèle.

[20] La pièce de huit ou de huit testons, dont il a souvent été parlé dans le cours de cet ouvrage, est une pièce d’or portugaise valant environ 5 fr. 66 cent.

[21] Le moidore, que les Français nomment moede et les Portugais mœdadouro, est aussi une pièce d’or qui vaut environ 33 fr. 96 cent. P.B.

[22] Dans l’édition où l’on se borne au rôle de traducteur fidèle, les cinq paragraphes, à partir de: J’EUS ALORS LA PENSÉE... jusqu’à: MA FIDÈLE AMIE LA VEUVE... ont été supprimés.

[23] Dans l’édition où l’on se borne au rôle de traducteur fidèle, les cinq paragraphes précédents ont été supprimés.

[24] «What is bred in the bone will not go out of the flesh.»

[25]

“Free from vices, free from care, Age has no pains, and youth no snare.”

[26] Un liard, un quart de denier sterling.

[27] Hôpital des fous.

[28] _Straggling._ La traduction contemporaine, indigne du beau nom de Mme Tastu, dont il est parlé dans notre préface et dans les quelques notes précédentes, porte traînards. Toutes les pages de cette traduction sont émaillées de pareils barbarismes: il est déplorable qu’un livre destiné à l’éducation de la jeunesse soit une école de jargon. P.B.

[29] Dans la susdite traduction contemporaine, indigne du beau nom de Mme Tastu, où, soi-disant, on se borne au rôle de traducteur fidèle, ce paragraphe et le suivant sont entièrement passés. P.B.

[30] Ici, dans la traduction contemporaine, indigne du beau nom de Mme Tastu, est intercalé un long rabâchage sur la sincérité de cet ecclésiastique et sur le faux zèle et la rapacité des missionnaires, où il est dit que le Chinois Confucius fait partie du calendrier de nos saints. Je ne sais si ce morceau peu regrettable est de Daniel de Foë: je ne l’ai point trouvé dans l’édition originale de Stockdale, ni dans l’édition donnée par John Walker en 1818. P.B.

[31] Ici, dans la traduction contemporaine, indigne du beau nom de Mme Tastu, se trouve entre mille autres cette phrase barbare:—«_Lorsqu’un des matelots vint à moi, et me dit qu’il voulait_ M’ÉVITER LA PEINE...»

Pardon, on N’ÉVITE pas une peine à quelqu’un. On épargne une peine, c’est un mauvais lieu et une mauvaise traduction qu’on évite. Je l’ai déjà dit, il serait bon, dans un livre destiné à l’éducation de la jeunesse, d’éviter de pareilles incongruités. P.B.

[32] _But I am sure we came honestly and fairly by the ship._—Ici, dans la traduction contemporaine, toujours indigne du beau nom de Mme Tastu, on a confondu le verbe TO COME, venir et TO COME BY, qui a le sens d’acquérir, et l’on fait ce joli non-sens et contresens: ET QUE JE SOIS SUR D’ÊTRE VENU TRÈS PAISIBLEMENT ET TRÈS HONNÊTEMENT SUR CE NAVIRE.—Nous citons ceci entre mille comme mémento seulement. P.B.

[33] Dans la traduction contemporaine, indigne du beau nom de Mme Tastu, où, soi-disant, on se borne au rôle de TRADUCTEUR FIDÈLE, toute la fin de ce paragraphe est supprimée et remplacée par ce non-sens: C’EUT ÉTÉ NOTRE PERTE SANS AUCUN ESPOIR DE SALUT.

[34] On a passé sous silence tout le commencement de ce paragraphe et la moitié du précédent, dans la traduction contemporaine, indigne du beau nom de Mme Tastu, où, soi disant, on s’est borné au rôle de TRADUCTEUR FIDÈLE. P.B.

[35] On a passé sous silence toute la fin de ce paragraphe dans la traduction, indigne du beau nom de Mme Tastu, où, soi-disant, on s’est borné au rôle de TRADUCTEUR FIDÈLE. P.B.

[36] On a supprimé toute la fin de ce paragraphe, ainsi que la fin de trois ou quatre paragraphes précédents et suivants, dans la traduction contemporaine, indigne du beau nom de Mme Tastu, où, soi-disant, on s’est borné au rôle de TRADUCTEUR FIDÈLE. P.B.

[37] On a passé sous silence la fin de ce paragraphe et le commencement du suivant dans la traduction contemporaine, indigne du beau nom de Mme Tastu.—Désormais nous nous abstiendrons de relever les mutilations que, dans la susdite traduction, on a fait subir à toute la dernière partie de ROBINSON: il faudrait une note à chaque phrase. P.B.

[38] Nous avions promis de ne plus faire de notes; cependant, il ne nous est guère possible de ne pas dire qu’ici, dans la traduction contemporaine indigne du beau nom de Mme Tastu, on a passé sous silence CINQ pages et DEMIE du texte original, à partir de _Vers le soir_.... (page 534) jusqu’à _Le matin...._ (page 537): c’est vraiment commode.

Corrections

p. 3: les remplacé par tes (... tremper dans tes infortunes...)

p. 90: le → te (... après cela te rediras-tu:...)

p. 105: restai → restais (... et je restais à la maison...)

p. 107: marchai → marchais (... je marchais en avant...)

p. 111: lavais → l’avais (... où je l’avais laissé:...)

p. 176: imaginables → imaginable (... toute la précaution imaginable....)

p. 181: plutôt → plus tôt ((Cela ne me fut pas plus tôt entré...)

p. 217: trélucher → par trébucher (il vit ma voile trébucher et s’éventer…)

p. 223: l’étreint → étreint (l’ayant étreint dans ses bras,...)

p. 251: pesait → pesaient (… du danger de cette place pesaient sur eux…)

p. 281: rapeller → l’appeler (... se mit à l’appeler...)

p. 317: ne → en (… je vis des larmes couler en abondance…)

p. 329: Mot illisible → aube (… le lendemain matin avant l’aube…)

p. 332: halles → balles (... car les balles passèrent dans ses cheveux;...)

p. 368: hallebarbe → hallebarde (… armé d’une hallebarde…)

Note 9: Elles → telles (… des bagatelles telles que des lits.)

Variantes inchangées

DEFOË et de Foë.

Rhum et rum.

Trucheman et truchement.