Aux glaces polaires: Indiens et esquimaux

Part 42

Chapter 422,828 wordsPublic domain

Il secourut ainsi un riche _Englishman_, septuagénaire, dont la manie était de chercher une misère de ce monde qui pût l’abattre. Il avait parcouru tous les continents et tous les climats. Il s’était mesuré, dans la jungle, avec les panthères, jaguars, crocodiles et lions. Mais il lui manquait d’avoir été dompté lui-même par les éléments ou par les fauves. D’où il doutait encore que la misère invincible, pour un vrai fils d’Albion, se trouvât sur notre globe. C’est pourquoi, en 1885, il arriva au fort Rae, décidé à affronter le _Barren Land_, où il comptait livrer combat au féroce _bœuf-musqué_, et poursuivre sa course aussi loin qu’il se pourrait. L’on saurait bien qui, de lui ou de l’hiver polaire, serait le vaincu. Il se mit à la vie sauvage, et y perdit bientôt le nez par 50 degrés de froid. C’est alors que le Père Roure le guérit. Il poursuivit ses tentatives; mais il n’eut pas à se rendre jusqu’à la _Terre Stérile_, encore moins à capturer son ovibos, pour atteindre son rêve. En deux jours de marche à la raquette dans l’abri des bois, il se gela si bien et vit ses provisions disparaître si vite, de par les soins de ses guides, qu’il se dit:

«--C’est bon de connaître la misère (hardship); mais mourir de faim et de froid, c’est autre chose.»

Sur cette réflexion, il vira de bord, prit congé du Père Roure et du Nord, et retourna mourir, heureux enfin, dans son foyer d’Angleterre.

[54] _Explorations in the far North_, by F. Russell, Cambridge, Mass.

[55] Mgr Grandin consigna ainsi, sur le registre des baptêmes, l’heureux événement:

Le premier novembre 1862, nous, soussigné, avons eu la consolation de bénir et de dédier à la divine Providence, en présence du R. P. Petitot, m. O. M. I., et du F. Boisramé O. M. I. et d’un bon nombre de sauvages réunis, une petite chapelle en bois attenant à la maison qu’habitent les missionnaires. Daigne le Divin Sauveur qui va maintenant partager leur pauvreté les consoler et les fortifier dans les nombreuses épreuves qu’ils ont encore à supporter. Depuis quatre mois qu’ils sont ici, ils ont dû sans exception travailler de leurs mains, du matin au soir, souffrant avec cela de la chaleur, des moustiques, d’une nourriture peu substantielle, et, plus tard, des pluies d’automne et des premiers froids de l’hiver. Aujourd’hui ils n’ont cessé de souffrir; mais leurs souffrances auront un adoucissement dans la présence de Jésus-Christ qui veut bien habiter en personne sous leur pauvre toit.

(Signé): VITAL J., Ev. de Satala, O. M. I.; E. PETITOT, prêtre, O. M, I.; BOISRAMÉ

[56] A mi-chemin à peu près, du fort des Liards, au fort Nelson, sur la rive droite de la Nelson, des broussailles recèlent les ruines d’un fort, le _Vieux Fort_, de la Compagnie du Nord-Ouest. Il fut détruit par les Esclaves et les Mauvais-Monde, qui firent croire au _bourgeois_ qu’ils avaient tué des orignaux pour les leur offrir. Le bourgeois les acheta, sur leur parole, et les envoya quérir par ses _engagés_. Les serviteurs partis, les sauvages se ruèrent sur le fort sans défense, massacrèrent le commis, sa femme, ses enfants, pillèrent le _butin_ et brûlèrent les édifices. Les _engagés_ eurent le même sort à mesure qu’ils rentrèrent. Le fort ne fut jamais relevé.

[57] Sir John Franklin avait bâti ce fort, pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest, en septembre 1825.

L’illustre marin fit trois expéditions à la mer polaire, dans le but de trouver le _passage du Nord-Ouest_. La première en 1818, par la baie d’Hudson et le continent. La deuxième, en 1825, par le fleuve Mackenzie. La troisième en 1845, par la mer polaire elle-même. L’_Erebus_ et le _Terror_, avec leur brillant équipage de 134 hommes, et leur capitaine, périrent sur l’île du Roi-Guillaume. Franklin mourut le 11 juin 1847, d’après un écrit retrouvé parmi les squelettes.

[58] La mission de Good-Hope a été dotée du titre de «_Normal Climatological Station_» par le _Meteorological Office_ de Toronto, charge honorable, et quelque peu profitable, qui relève du Département de la Marine et des Pêcheries du Canada. Les missionnaires prennent, deux fois le jour, la hauteur barométrique et les températures maxima et minima. Ils ont aussi à marquer la direction et la force du vent et à rendre compte de leurs observations météorologiques diverses sur les coups de tonnerre, bolides, halos, aurores boréales, etc... De Good-Hope on voit nettement jaillir les aurores boréales, quelquefois du moins, du pôle magnétique, et se répandre, de là, dans le ciel. L’influence de ce pôle magnétique s’y fait sentir au point qu’il suffit de placer une pièce de fer, une lame de couteau, en équerre avec la ligne du pôle, et de l’y laisser une demi-journée, pour qu’elle acquière une aimantation durable. La boussole s’affole dans les parages de Good-Hope, et l’aiguille cherche à se cabrer plus qu’à tourner sur son pivot.

Les missionnaires furent, en ces dernières années, chargés de lancer des ballons d’essai, gonflés d’acétylène. L’observateur suit les ballons à l’aide du théodolite, et, par une opération de trigonométrie, détermine leur hauteur et leur direction. Ces observations, qui doivent être comparées avec celles d’autres postes établis sur le même Cercle polaire, de la baie d’Hudson à l’Alaska, sont destinées à renseigner les aéronautes de l’avenir, sur la direction des vents, dans les couches supérieures de l’atmosphère, ainsi que sur la pression atmosphérique, jugée par l’éclatement du ballon. Il a été remarqué, à Good-Hope, que quel que soit le côté d’où vienne le vent à la surface de la terre, au moment de l’expérience, le ballon finit toujours par prendre une direction Est. En été, il fait le tour par le Sud, et en hiver par le Nord.

Nous avons pris, comme échantillon des températures extrêmes, enregistrées à Good-Hope, les suivantes, du thermomètre _centigrade_: 4 mars 1880:-54°; 15 janvier 1901:-58° ½; 15 juillet 1892: 45° au-dessus de zéro, au soleil. Et ces températures ont été plus d’une fois dépassées.

Des stations secondaires de météorologie furent placées, aux mains des Sœurs Grises, depuis 1900, aux forts Smith et Résolution. Leurs rapports, comme ceux du fort Good-Hope, sont toujours hautement appréciés par le gouvernement.

[59] Mgr Grandin fut à Good-Hope, du 9 octobre 1861 au 9 janvier 1862. Les souffrances de cet hiver sont rappelées dans la _Vie de Mgr Grandin_, par le Père Jonquet. A relire aussi, dans le même ouvrage, son retour en raquettes, de Good-Hope à la Providence..... Jusqu’aux corbeaux qui descendirent sur lui pour le déchiqueter....

[60] L’évangélisation du fort Youkon fut tentée deux autres fois, avec le même insuccès, par le Père Petitot, l’été 1870, et par Mgr Clut, avec le Père Lecorre, l’hiver 1872-1873. _Cf._ chap. VIII.

[61] La tribu des Peaux-de-Lièvres eut, par sa misère, les plus fréquentes occasions de tomber dans le cannibalisme. Les missionnaires trouvèrent le souvenir encore palpitant des boucheries de 1840-1841, où 90 personnes furent mangées, plusieurs tuées par leurs parents. Deux mégères attendirent, sur une grève du Mackenzie, deux employés de la Compagnie qui devaient passer, avec le courrier. Elles les attirèrent à elles, et, pendant leur sommeil, les égorgèrent pour s’en repaître.

«--On vit, dit Mgr Taché, de malheureuses mères tombées dans le désespoir, saisir leurs petits enfants morts d’inanition, les élever en l’air, en poussant des vociférations affreuses, suivies de ce rire désespéré plus cruel que les pleurs, puis rôtir ces enfants pour en déchirer les membres et les partager avec ceux qu’un reste de forces protégeait encore contre le dernier râle de l’agonie.»

[62] V. chap. VIII et XV.

[63] V. chap. XV.

[64] Il fait si froid, à la rivière Peel, qu’en tout janvier et décembre 1892, par exemple, le thermomètre centigrade se tint constamment entre 40° et 53° au-dessous de zéro. Plus loin que le fort Good-Hope, on ne songe plus à récolter. Le sol y est à jamais gelé; et la chaleur même de l’été, souvent torride (elle dépasse parfois, à l’ombre, la température du sang humain), n’y portera point remède. Cet été d’équateur, trop court pour amollir la terre et laisser mûrir les plantes, ne semble bon qu’à faire éclore ces peuplades incroyablement denses de maringouins, dont parlait le Père Giroux, au sujet du Père Séguin, son prédécesseur dans la région polaire.

[65] Rentré à Good-Hope pour l’hiver, il retourna à la mission du Saint-Nom de Marie, en 1905, pour y installer le Père Lécuyer. De là, il s’en fut au fort Providence, comme supérieur de la mission, jusqu’en 1915. De la Providence, il retourna à Good-Hope. En 1919, réduit par la fatigue, il dut être rapatrié dans la province de Québec. Il a certes bien mérité du Mackenzie, en ses trente ans de missions polaires.

[66] Madame Gaudet, d’origine française, quoique née au Mackenzie, était la femme de M. Gaudet, Canadien-français de Montréal, venu lui-même, très jeune, dans le pays, et chargé pendant plus d’un demi-siècle du poste-de-traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, au fort Good-Hope. De ce gentilhomme, de sa compagne encore plus, de leurs enfants distingués aussi, les missionnaires du bas-Mackenzie reçurent un puissant appui. Mme Gaudet, l’insigne bienfaitrice, mourut en prédestinée, à Good-Hope, l’année 1914. D’avoir discerné et préparé Cécile pour l’apostolat, de l’avoir ensuite soutenue par ses exemples, par ses conseils, par ses secours temporels, ne furent pas les moindres de ses bonnes œuvres.

[67] Le Petit Lac des Esclaves--_petit_, par comparaison avec le _Grand_ Lac des Esclaves--mesure 120 kilomètres de longueur sur 12 à 16 de largeur. Placé entre les 55° et 56° degrés de latitude, à mi-distance des rivières la Paix et Athabaska, il se déverse dans celle-ci par la petite rivière des Esclaves. Plusieurs missions prospèrent maintenant sur ses bords. La première en date, comme en importance, est la mission Saint-Bernard.

[68] Lire les deux _Vies du Père Lacombe_; l’une en anglais. _The Black-Robe Voyageur_, par Miss C. Hughes, _Brigs_ publisher, Toronto: l’autre _Le Père Lacombe. L’homme au Bon Cœur_ (son nom Pied-Noir), par une Sœur de la Providence, _Le Devoir_, Montréal.

[69] La langue Crise, très riche en formes et nuances, est sonore, douce, mélodieuse. C’est l’italien de l’Amérique du Nord. Son alphabet ne comporte pas plus de 15 lettres. Les voyelles dominent dans la construction des mots. Les groupes de consonnes y sont rares. Plusieurs de nos consonnes, telles que _b_, _f_, _j_, _l_, _r_, _v_, _x_ et _z_, y sont inconnues et imprononçables.

[70] _Mission Crises principales de l’Alberta-Saskatchewan_ (diocèses d’Edmonton, Calgary, Régina, Prince-Albert, Saint-Boniface): Saint-Albert, Lac Sainte-Anne, Rivière-qui-Barre, Hobbéma, Stoney Plain, Lac la Biche, Lac Froid, Lac d’Ognon, Lac la Selle, Lac Bon Poisson, Lac Castor, Batoche, Fish Creek, Lac Canard, Battleford, Cut Knife, Delmas, Lac Maskeg, Flett’s Spring, Lac Vert, Qu’Apelle.

_Missionnaires qui s’occupèrent de ces missions_: Albert Lacombe, Mgr Grandin, Pères Végreville, Julien Moulin, André, Bourgine, Hugonard, Fourmond, Gasté, Maisonneuve, Tissot, Rapet, Paquette, Légeard, Brunet, Saint-Germain, Rémas, Chapelière, Jouan, Hert, Decorby, Fafard et Marchand (les deux martyrs du Jeudi Saint, 1885, au Lac la Grenouille), Henri Grandin, Mérer, Leduc, Ladet, Lemarchand, Tissier, Van Tighem, Boulenc, Laurent Legoff, Victor Legoff, Dauphin, Lestanc, Blanchet, Thérien Adéodat, Bigonesse, Comiré, Doucet, Riou, Gabillon, Delmas, Adolphe Watelle, Simonin Xavier, Simonin Gustave, Teston, Lajeunesse, Nordman, Portier, Beaudry, Cunningham, Poulenard Joanny, Leclainche, Daridon, Balter, Simard Louis, Dubois, Damase, Pierre Moulin, Lizée, Le Bré, Culerier, Cozanet, Marchand, Victorien, Philippot, Ernest Lacombe, Angin, Tessier, Waddel, Beys, etc.

_Missions Crises du Vicariat du Keewatin_ (_Mgr Charlebois_): Le Pas, Cumberland, Lac Pélican, Ile à la Crosse, Grand Portage, Lac Laplonge, Lac Canot, Norway-House, Cross-Lake.

_Missionnaires_: S. G. Mgr Charlebois Ovide, Pères Lecocq, Bonnald, Rapet, Pénard, Ancel, Rossignol, Thomas Julien, Boissin, Renaud, Guilloux, Pinget, Guy, Bellemare, Ducharme, Dubeau, Lajeunesse.

Tous les missionnaires énumérés en cette note, ainsi que tous ceux de ce livre, à moins qu’il ne soit fait une distinction expresse, sont des Oblats de Marie Immaculée.

Evidemment nous ne touchons pas ici aux missions des Sauteux, Pieds-Noirs, Piégans, Gens du Sang, Sioux, qui occupèrent et occupent encore tant d’autres missionnaires Oblats du Nord-Ouest.

[71] Il ne s’agit dans ce chapitre que des Cris pur sang. Autres sont les prérogatives des Cris-Métis.

[72] Tout indifférents à ce nom algonquin, que ratifia l’Académie française, les Esquimaux se désignent eux-mêmes par un mot ou,--comme du reste l’ont fait de leur côté les Indiens dont nous avons parlé dans ce livre--ils incarnent leur fierté nationale, avec leur mépris hautain pour tout étranger à leur sang: _Innoït_, les _hommes par excellence_. Ceux de l’embouchure du Mackenzie donnent aux Loucheux, leurs voisins, l’ignoble sobriquet d’_Itkreleït, lentes de vermine_: «--Ils sont nés des larves de nos poux, disent-ils; c’est pourquoi nous les nommons _Itkreleït_.»

[73] L’évangélisation des Esquimaux fut entreprise aussi sur la côte du Labrador, en 1875, par le Père Lacasse O. M. I. Il quitta N.-D. de Bethsiamits pour se rendre à la _Baie des Esquimaux_. Il trouva les indigènes ameutés contre les prêtres catholiques par la secte des Frères Moraves. Ces Frères Moraves, commerçants de fourrures avant tout, occupaient 150 lieues de la côte du Labrador; et, s’ils faisaient des adeptes, ce n’était que par l’éclat du culte extérieur et la facilité de leur doctrine. Le Père Lacasse voulut traverser ces 150 lieues du domaine de l’hérésie et de la cupidité, afin d’atteindre les Esquimaux purement païens du Nord; mais divers malheurs entravèrent les efforts de son zèle. Il fit cependant beaucoup de bien aux Esquimaux qui voulurent l’écouter, durant les deux années qu’il passa au Labrador. Il avait également appris la langue esquimaude au point d’en composer un dictionnaire. Mais le bateau, qu’il devait prendre lui-même, et sur lequel il avait embarqué ses notes, avec tout ce qui était à son usage, périt, corps et biens, dans l’Atlantique. Au sujet de la langue, le Père Lacasse écrivait l’une de ses impressions avec la verve pittoresque qu’on lui connaît:

«--En m’exerçant à prononcer un de leurs _k_, ou _kh_, j’ai failli prendre un mal de gorge. Le moyen, je vous prie, de faire partir une syllabe du creux de l’estomac, de l’étouffer à son passage dans le gosier, puis de la pousser avec violence dans le nez, et là, en dépit des répugnances et des lois de la force centrifuge, de l’avaler de nouveau, en lui donnant un coup de mort dans la gorge, où elle doit expirer».

La langue esquimaude ne fut sans doute approfondie par personne autant que par le Père Turquetil, à Chesterfield Inlet. Il fait remarquer que tout s’y réduit à des racines, des sons, des syllabes qui représentent les idées fondamentales. Ce fond saisi,--ce qui serait l’affaire de six mois, sous la direction d’un professeur--la langue serait connue. Aucune exception dans les règles, et logique parfaite de la syntaxe. Ces mots-racines, dit encore le Père Turquetil, sont bien plus des signes naturels que des signes arbitraires; et nos langues européennes sembleraient très insignifiantes, pauvres et disparates dans leurs propres éléments, comparées avec l’esquimaude. Contrairement aux langues dénées, qui ne représentent jamais que l’idée concrète, la langue esquimaude est entièrement abstraite dans ses formes et son expression.

[74] Le Père Petitot alla trois fois (1865-1867), jusqu’à l’embouchure du fleuve Anderson (Baie de Liverpool), au 68-30 degré de latitude, chez les Esquimaux _Tchiglit_. Le résultat de ces trois voyages fut le baptême d’un mourant: «Je suis parti le cœur brisé, dit-il, de n’avoir pu faire autre chose pour la conversion de ce peuple que de semer quelques enseignements touchant l’existence de Dieu, la sainte Trinité, la Rédemption, l’immortalité de l’âme, la vie éternelle. Mais toutes ces vérités ont été accueillies par des éclats de rire, et le nom du Créateur semble pour eux ce qu’est le petit Poucet ou Barbe-Bleue pour les enfants de nos pays. Que Dieu veuille bien donner sa grâce à ce pauvre peuple de voleurs, de cyniques et d’écumeurs de mer, mais qui feraient d’excellents chrétiens, si la foi s’implantait dans leur cœur si ferme et si mâle».

[75] Voir chap. VIII.

[76] Samuel Hearne avait assisté là, impuissant, au massacre d’une paisible tribu esquimaude par les Peaux-Rouges, qui l’accompagnaient comme guides et serviteurs.

[77] Voir chap. XV (_Mission Sainte-Thérèse_).

[78] Ce lac que nous appelons _Imerenick_, de son nom esquimau, porte aujourd’hui le nom de _lac Rouvière_, à la demande des frères Douglas, amis et admirateurs du missionnaire, auteurs du beau livre _Land Forlorn_.

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On a effectué les corrections suivantes:

puis ils se replongaient=> puis ils se replongeaient {pg 22}

qu’on veulle bien=> qu’on veuille bien {pg 41}

comme les autres Indiens, abandonnèrèent=> comme les autres Indiens, abandonnèrent {pg 44}

misionnaire de la Tribu des Esclaves=> missionnaire de la Tribu des Esclaves {pg 54}

qu’elle n’est pas leur stupeur=> quelle n’est pas leur stupeur {pg 60}

cette extrémité de la région arctique ou rien=> cette extrémité de la région arctique où rien {pg 91}

Mgr Gouard reprit la besace=> Mgr Grouard reprit la besace {pg 111}

engloutissaient ou endommagaient une quantité=> engloutissaient ou endommageaient une quantité {pg 120}

M. Thibaut trouva sa route jalonnée=> M. Thibault trouva sa route jalonnée {pg 156}

sauve les misions dans lesquelles=> sauve les missions dans lesquelles {pg 176}

il pesa srupuleusement=> il pesa scrupuleusement {pg 197}

Pendant quinze ans, il desservit=> Pendant quinze ans, il desservît {pg 239}

Efin, après douze jours de fatigues=> Enfin, après douze jours de fatigues {pg 250}

sur une longeur=> sur une longueur {pg 254}

dans les forêtes limitrophes=> dans les forêts limitrophes {pg 255}

toutes les autre=> toutes les autres {pg 261}

festins et énivrées de symphonies=> festins et enivrées de symphonies {pg 289}

Kerby et Séguin se tinrent=> Kirby et Séguin se tinrent {pg 403}

bons Blanc=> bons Blancs {pg 465}