Part 1
Huguette Bertrand
ASCENSION DU DÉSIR
poésie
Éditions En Marge
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Transe dans l'échappée des fièvres ivres des danses transportées par l'errance transe des gestes affamés au soir des partances dansent les fièvres autour du verbe dénudé
25.02.00
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Incandescence au milieu des fièvres à même le ventre chaud des hivers en proie au délire ce temps délié au coeur des voix uniques
fièvres sauvages danse des sens au centre vibrent violents parmi les cris
25.02.00
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En ses aubes fugitives un désir longe la main caressante sur le corps offert jusqu'à l'étirement du geste frémissant en son souffle féroce en ses rêves vibrant en ses nuits jusqu'à l'apogée
29.02.00
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Sur le visage un baiser vierge s'offre au désir déployé sur le corps d'un sourire naissance du geste entre la caresse et le nu des mots apaisé
débusquée l'âme grésille emportée dans un regard neuf
20.03.00
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Entre le sombre des crépuscules et le clair matin se dénudent les désirs subtils quand les mots ne suffisent plus à dessiner des sourires sur les lèvres lancinantes sauvages au gré d'une parole vivante plus belle qu'une image plus belle dans le tendre trempée dans l'amour en son plus bel enlacement
20.03.00
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Pourquoi ô toi mon âme lancinante venue dire que la rosée n'a plus de plage où se poser pourquoi venue me dire que ses yeux emplis de sel et d'heures dérivent sur le temps Pourquoi ô mon âme venue me dire que le rêve était halluciné dans ces méandres de la douleur trop vive en ces moments où se chantent tous les désirs Pourquoi ô mon âme venue me dire ces moments trop vifs déployés sur mes rêves en ce corps vaincu
22.03.00
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La main gauche le sixième sens sans heurt le texte le geste d'Est en Ouest la nuit insensée le corps s'apaise
27.03.00
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Enchevêtré aux impossibles le coeur à lire le coeur à rire prophétise des soupirs instants pourpres étalés sur le corps à dire cri grand cri d'un silence enclos dans le vent fugitif
demeure un regard immobile
27.03.00
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Douceur des brises amoureuses à l'ombre des tumultes encercle le désir à travers bruits et ronces appel au corps en son gémissement jusqu'au bout du coeur jusqu'au bout du monde
29.03.00
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Entre nous cet espace immaculé par la main tendue accueille l'instant posé sur les lèvres du désir déployé sur les courbes amoureuses ascension des fièvres jusqu'à l'intime ultime départ dans l'instant
06.04.00
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Duel des songes au coeur des nuits amantes quand le regard expire sur l'urgence des lèvres urgences des gestes accordés au désir urgence des mots assoupis dans un souffle urgence d'un souffle accordé à la vie
19.04.00
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Blondes nuits ensoleillées quand les corps se déploient dans la rondeur d'un silence nu
nus les mots nus les gestes nuits des langues parures des chambres dans le magma des désirs quand sombrent les nuits blondes dans une caresse momentanée
19.04.00
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Mais qui pleure dans la prison de la douleur qui ose assombrir le blanc pur d'une voix liquide chant saoul dans la lumière crue en cet instant immobile qui mais qui ose encore verser des silences sur la liberté d'une femme féline féline dans une cage d'oiseau immobile en ses silences nue dans la lumière lovée dans l'oeil du jour
21.04.00
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Dans la fièvre du mouvement des averses inondent le bitume de ma mémoire
fièvre des envolées envolées des vagues vagues de musique musique au sommet sommet du soir à l'horizon s'endort
01.05.00
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Sur le sable il germe des pas silencieux Sur le blanc immense il pleut des solitudes
Grains de sable Trace de neige Rage de pas Rage de vie Ténèbre
01.05.00
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Sur les courbes du silence des éclats de rire surgissent primitifs sillonnent le désir dissout dans la nuit apprise par coeur
Nuit du silence silence du coeur au coeur du désir primitif
01.05.00
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Sous les draps du désir l'amoure se penche au-dessus des nuances sur le boulevard des urgences reprise les pas troués entre mer et monde d'un souffle vogue sur les vagues cambrées au large viennent s'échouer au quai du lit
01.05.00
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Dans la souricière d'un vieux corps l'écrit se crie saoulade de peines éclats de rire des voix à peines des peines si pleines sur le réchaud grillade de mots la peau répond embrase la voix la peine le rire plus rien à dire
02.05.00
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Ivre de toutes les sagesses elle boit l'amer dans le piège douloureux de l'inaccessible puise dans sa nuit des mains assoiffées de vertiges déployée sur le soupir d'une aube frénétique s'abandonne dans un regard ailleurs autrement
02.05.00
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Poussières d'absence dans le chaos d'un regard si dense silence des solitudes dans l'oeil éclos des nuits nuits errantes au banquet des affamés
03.05.00
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Dans le chaud dessin y voir l'urgence du rythme ce doux désir prononcé à l'oreille du soir en vain glisse au pied des murmures envolés dans le spontané du mouvement vestige d'une transe anéantie jusqu'à l'extrême des aubes imaginées
S'épuise le rythme dans le tard des nuits roses
03.05.00
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L'ÉCRIT L'ÉCHO
Loin très loin se respirent des silences bien avant les mots implosion du désir des murmures partagés
Loin très loin une femme allongée sur les phrases entre les silences vibre en accord aux cris
Loin très loin des enfances circulent dans la chair du rire refont surface en sourires spontanés
Loin très loin un désir un sourire un mot un écho un silence
Ne reste que la lune son accompagnement
05.05.00
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SOUS LE SIGNE DES SENS
Je lis le poème. Je le regarde. Il me fixe. Me transporte sur ses grandes ailes déployées vers ce lieu étrange qui me construit à même les autres. À même leurs vertiges, j'apprends. J'apprends à naître dans le poème. J'ose quelques mots embués sur la ligne blessée du temps. Blessure à même la blessure, j'écris des signes,miroir des sens. Je rôde autour de la volupté. Je m'en grise même ! Puis je dégrise, éclatée en vers. Vers qui ? Vers quoi ? Vers ce poème qui m'apprenait le sens des signes. Signe des différences à reconnaître dans une parole unique. Signes dans l'ascension d'un désir. Désir des sens. Sans dessus dessous à même les sens, le désir à naître.
06.05.00
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J'ai cette gourmandise de rayons printaniers ramassés ça et là à travers pluies et sol aride par le tendre m'encerclent chaud dans la crème des désirs
06.05.00
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Entre les vagues puissantes du désir s'évanouissent pleurs et rires devant le blanc gémissement de l'âme enfermée en son plaisir aiguisé par les doux mots doux mots tendres fous répandus par le geste des mains sur la peau lisse des rendez-vous émulsion des bleus dans le vert des étonnements
12.05.00
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L'autre miroir des solitudes retourné à son désir le désirable en l'autre le plein désir en ce trop plein de vie
vie pleine vie à même les déchirures désir plein désir à même chaque instant instants inextinguibles vertiges
une voix murmure l'amour n'apaise pas reprend son souffle sur le chemin des impromptus nous rappelle qu'il était une fois ce fou désir en soi sagement enrobe l'Être l'autre en son désir au seuil de l'éclatement
12.05.00
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Habillée de langages une femme nue fragile forte en ses mots s'abreuve aux fontaines du désir parole en son murmure son chant blessé dénoué par la nuit
16.05.00
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S'effritent les regards au coeur du mouvement se reforment se transforment par la passion du vent se chagrinent puis s'enchaînent dans le gouffre amoureux viennent sourire à la rose dans le rouge du matin
Point... à la ligne
03.06.00
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CHAUDE CHOSE
On s'enchaîne on s'déchaîne pour l'amour d'une rose maintenue à distance par de trop grandes marées repoussée jusqu'au pied d'un murmure
pourrissement de la rose dans le jardin chaud des fauves d'un regard d'une pensée nommez-la... Chose
07.06.00
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RE-NOIR
S'effiloche la peine au bout d'un vain désir derniers râles sang des mots répandu rose sur la toile d'un bleu pastel y mélanger du vert espoir dans ce mauve un peu de gris quand même sur le rouge passionné puis le retour au noir
rien que soi dans ce désert de mots rien que soi devant soi miroir des passions des chutes des ascensions et rechute et remonte la pente seule avec d'autres sur la toile de trop de fois que le temps ne mesure plus
11.06.00
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PASSAGE
Une image surgit de la toile des passions fibres de chair de sang embrasées dans le piège des fragilités abreuvées à même le désir d'une nuit fauve dans la lumière interrompue tissent au passage des contours incendiés sur le corps rompu
12.06.00
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Justesse du mot rebelle que le vent hurle à travers la houle des désespoirs malgré la plaie vive du dur désir emprisonné dans la nuit glauque au seuil de l'effacement
supplique du chant phrases hurlantes dans le ferment du désir toujours murmuré par le regard en équilibre sur un mot juste rebelle inoublié
13.06.00
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CHAIR FLUIDE
Ni aube ni aurore répandue chair et sang sur les lignes j'efface les hiers au fil des lendemains les nuits me prononcent les matins en maraude j'avance j'avance et longe des vertiges quand tout près un visage fluide déjoue l'abîme son mot me déplie sa phrase me secoue interruption d'un mal brisé par le feu des passions embranchement d'un tout écartelé abandonné au seuil de l'épuisement son ressac creuse des rigoles enchevêtrées parmi les sourires bleus de l'été présence rouge cueillie sur les lèvres du désir à même les renoncements
20.06.00
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ALPAMAYO
Sur tes flancs l'amour en zig-zag sillonne tous les espoirs jusqu'au sommet tente l'ultime en altitude s'essouffle dans sa marche supplie chaque geste ne renonce jamais non jamais ne s'arrête gestes du corps dans l'avancée de chaque pas assoiffé seule au coeur de l'immensité blanche immensité tendre vertige que la main vient déposer sur ton corps apprivoisé
16.07.00
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ARTESONRAJU
Émue la montagne désirée par son amant agile quand lui frôle ses mystères elle lui offre ses flancs il explore toutes ses formes et ses pensées fragiles que ses pentes font valser pas à pas s'apprivoise la beauté d'une descente qu'un soleil fait bouger sur son corps convoité
01.08.00
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S'écrivent parfois des mots en faux-dièse en vrai-bémol en calvacade voyagent agiles paissent naturels au point du jour remisent les nuits allègent les heures suspendues lourdes usées sous les arbres sur les pierres se baignent dans la soupe font claquer toutes les portes d'un été coutumier
01.08.00
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Au jardin un regard s'emplit de froidure que dissipent les souvenances de l'amour déployé sur la trace d'une flamme hésitante il veille appuyé sur l'instant des avenirs floconneux
20.08.00
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Interminable ce souffle ponctué d'extraits en vagues prolonge les jours à l'ombre s'ajoutent aux heures nécessaires
08.09.00
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Doux murmure de la chair reflet d'un souffle passager glisse dans le blues du silence empreinte d'un visage la nuit sur fond gris semence de paroles l'espoir sur fond noir gestes à fleur de peau grandes aurores mémoire bleu de cyan son sourire masqué
09.09.00
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Ciel des Amériques Ciel de nuit Ciel de lit du Nord au Sud défigure la mémoire d'un bronze tenace porte au visage un sourire de plomb passe les ponts jusqu'au quai parole de chair peau de papier peau sur mesure peauaime
09.09.00
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Il fait ici tempête de pluie de vent à l'image d'une turbulence fait chair chair d'abîme entre tous les abîmes chair des renoncements à l'effigie du silence accordé à tous les silences à croire que les dieux imaginés invitent à la redondance d'histoires anciennes perdues dans les rêves rejetés dans le néant dont seule demeure une parole imprononcée imprononçable
21.09.00
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Quel interdit a ce goût du silence ? n'a le goût que des sens gravitation sur le corps déployé d'un regard poursuit la ligne pure abandonnée dans la soie des gestes sur le parcours d'une fièvre murmure des instants doux ce goût de sel que les vagues transportent jusqu'aux lèvres multipliées viennent colorer la nuit ses ombres emportées dans un délire spontané
23.09.00
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Terre de ta vie via la terre de sable fin ses vagues de sel de mer en vague quand tu divagues sur l'horizon chargé de cris quand vient l'écrit l'appel du lit surbondance de l'infini
29.09.00
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Dans la salle des occupations le jour se fait tard en toute patience voit la nuit l'achever quand la peau glisse limpide sur les pierres amassées par le roulement des vagues fluides de l'amour
m'a lâchée dans la blancheur de la nuit m'a laissé dormir hors des questions m'a exilée tournoyante vers le milieu du lit sans déranger les rêves voisins quand tout à coup sonna l'heure de l'abordage sur le pont d'un autre jour c'était lundi le retour
02.10.00
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Dénuement dans ce champ immense de la fragilité course folle d'un espoir replié dans les coins d'ombre s'enfonce dans l'étrange mouvement des sensualités incandescentes quand se murmurent des paroles prolongées sur le corps accentué par son ascension du désir
05.10.00
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