Armand de Pontmartin, sa vie et ses oeuvres, 1811-1890

Part 37

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[360] Pontmartin n’a pas consacré à Lamartine moins de neuf Causeries.

[361] _Nouveaux Samedis_, t. XIV, p. 225.—Quelques jours après la mort de Sainte-Beuve, Pontmartin écrivait, des Angles, à M. Jules Claretie: «En fait de rappel, il me semble que la littérature n’est pas épargnée par le tambour voilé de crêpe. Lamartine et Sainte-Beuve dans la même année, c’est trop!... Étranges natures que les natures littéraires qui pourraient se dédoubler de manière à produire un méchant et un bonhomme sous une même calotte de velours! Depuis deux ans, si j’avais osé, je serais allé dix fois lui serrer la main, à ce pauvre Sainte-Beuve, et je faisais des vœux bien sincères pour que ce maître, ce modèle, nous fût conservé encore quelques années. J’ai appris sa mort, et les détails de sa mort avec une douloureuse émotion.» (Lettre du 30 octobre 1869.)

[362] _Nouveaux Samedis_, t. VII, p. 342.

[363] Le 10 novembre 1869.

[364] L’élection eut lieu le 7 avril 1870. M. Émile Ollivier réunit 26 voix sur 28 votants.

[365] Henri CHEVREAU (1823-1903). Préfet de l’Ardèche à 26 ans, conseiller d’État et préfet de Lyon depuis 1864, il avait été nommé préfet de la Seine, le 5 janvier 1870, en remplacement du baron Haussmann. Le 10 août suivant, il fut appelé à prendre, dans le ministère Palikao, le portefeuille de l’Intérieur.

[366] M. Villemain était mort le 8 mai 1870.

[367] Prosper Mérimée mourut, en effet, peu de temps après, au mois de septembre 1870. Prévost-Paradol, hélas! était mort avant lui, à Washington, le 11 juillet.

[368] Le plébiscite du 8 mai 1870.

[369] M. Émile Ollivier, M. Chevandier de Valdrôme et leurs collègues furent renversés le 10 août 1870, et remplacés par le cabinet Palikao.

[370] _Journal d’un voyageur pendant la guerre_, avril 1871.

[371] Le mot est du républicain Lanfrey, _Moniteur de Seine-et-Oise_, Décembre 1870.

[372] _Lettre_ du 12 octobre 1870.

[373] Victor Cousin et Prosper Mérimée étaient morts tous les deux à Cannes, le premier le 13 janvier 1867; le second le 23 septembre 1870.

[374] Voir dans le _Correspondant_ des 10 août et 10 septembre 1871, _Cent jours à Cannes pendant les deux sièges_, et dans la _Mandarine_, p. 195-309.—Dans son récit, Pontmartin parle avec reconnaissance des personnes qu’il voyait pendant ce séjour à Cannes et dont l’amitié le soutint dans cette épreuve; mais il ne les désigne que par des initiales: «M. Ernest L...d, élégant et poétique traducteur des sonnets de Shakespeare, de Pétrarque, de Lope de Vega; l’abbé C...; M. Dubois d’A.; M. X., un des avocats les plus distingués de Paris; M^{me} Justin D...».—Voici les vrais noms: M. Ernest Lafond; l’abbé Chaix, du clergé de Cannes; M. Duboys d’Angers, premier président de la Cour d’appel d’Orléans à la fin de l’Empire; M. Grandmanche de Beaulieu; M^{me} Justin Durand, née de Zagarriga, femme de l’ancien député des Pyrénées-Orientales au Corps législatif, qui, à la veille de la guerre, exerçait une vraie royauté dans toute la région de Perpignan et de Montpellier. Pontmartin, qui sait encore sourire au milieu de ses larmes, parle d’elle en ces termes: «Madame Justin D..., type de charité, de grâce et de bienveillance, à qui j’ai vu faire quelque chose de bien plus extraordinaire qu’une aumône de cent mille écus ou une souscription de trois millions: chiffres qui n’eussent pas été en désaccord avec son immense fortune et les inspirations de son cœur généreux. En plein siège de Paris, elle trouva moyen de se procurer tous mes ouvrages, et je crois même, Dieu me pardonne, qu’elle les lut!»

[375] Alors directeur de la _Décentralisation_, de Lyon, après avoir appartenu à la rédaction de la _Gazette de France_. De Lyon il passa à Marseille, où il dirigea la _Gazette du Midi_ et où il est mort en 1899.

[376] John MARTIN, peintre anglais, 1789-1854. Ses meilleures toiles sont: _la Chute de Babylone_, _le Festin de Balthazar_, _la Destruction d’Herculanum_, _la Chute de Ninive_.

[377] L’article parut le 10 juillet 1871, dans le _Correspondant_, sous ce titre: _la Critique en 1871_.—Voir _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 1-51.

[378] Voir, au sujet de cet épisode, l’éloquent écrit de M. Émile Ollivier: _M. Thiers à l’Académie et dans l’histoire_ (1880).

[379] Trois ans plus tard, le 4 octobre 1874, une brillante revanche fut prise pour ce même siège au Conseil général par Louis-Numa Baragnon, qui déploya dans la lutte, sur ce petit théâtre, un merveilleux talent. Pontmartin avait été le principal patron de sa candidature; il eut les joies de la victoire, sans en avoir les embarras.

[380] Voir ci-dessus chapitre XII, p. 317.

[381] Le _Filleul de Beaumarchais_ a paru dans le _Correspondant_ des 25 décembre 1871, 10 et 25 janvier 1872.

[382] Joseph-Othenin-Bernard DE CLÉRON, comte D’HAUSSONVILLE (1809-1884), membre de l’Académie française, auteur de l’_Histoire de la réunion de la Lorraine à la France_, de _l’Église romaine et le premier Empire_, etc.

[383] Arthur-Marie BUCHERON (1834-1902), connu sous le pseudonyme de _Saint-Genest_. Ses articles du _Figaro_ ont eu un grand retentissement. La plupart ont été réunis en volume: _La Politique d’un soldat_ (1872); _Lettres d’un soldat_ (1873), etc.—Voir sur lui _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 140; tome XI, p. 178; t. XIV, p. 289.

[384] Pontmartin ne devait pas tarder à quitter le n^o 20 de la rue Laffitte pour prendre, au n^o 2 de la même rue, un petit appartement meublé dans l’immense immeuble qui était alors la propriété de sir Richard Wallace.

[385] _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 52.

[386] Le 9 juin 1872, des élections partielles avaient eu lieu dans le Nord, dans la Somme et dans l’Yonne. MM. Deregnaucourt, Barni et Paul Bert, tous les trois républicains avancés, avaient été nommés.

[387] _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 203.

[388] Canton de Châteaurenard, commune de Barbentane (Bouches-du-Rhône).

[389] Le général marquis Léon D’ANDIGNÉ pair de France, sénateur de Maine-et-Loire, fils du comte Auguste d’Andigné, l’auteur des _Mémoires_; il était le gendre du marquis de Barbentane. Il s’était conduit en héros à Reichshoffen et à Sedan. Dans la journée du 1^{er} septembre 1870, il avait été laissé pour mort sur le champ de bataille. Deux chevaux tués sous lui, ses deux jambes traversées, son bras droit fracassé par des balles, attestaient l’acharnement de la lutte soutenue.

[390] _Lis Isclo d’or_, par Frédéric Mistral, 1875.

[391] _Nouveaux Samedis_, t. IX, p. 68 et suiv.

[392] _Gazette de France_ du 13 octobre 1872.—_Nouveaux Samedis_, t. IX, p. 69.

[393] Edmond TARBÉ DES SABLONS (1838-1902), critique musical, romancier et auteur dramatique. Le 5 juillet 1868, il avait fondé, avec Henri de Pène, le journal _le Gaulois_, dont il resta, l’année suivante, l’unique directeur et qu’il ne quitta qu’en juillet 1879.

[394] _Nouveaux Samedis_, t. X, p. 296-343.

[395] La _Mandarine_ avait paru dans le _Correspondant_ du 10 juin 1870. Cette nouvelle, primitivement destinée à la _Revue des Deux Mondes_, avait dû s’appeler tout d’abord _le Feu de sarments_.

[396] _Nouveaux Samedis_, t. X, p. 111.

[397] Ce fut Ledru-Rollin qui l’emporta. Il fut élu le 1^{er} mars.

[398] Le _Correspondant_ du 10 janvier 1874.

[399] Le _Correspondant_ du 25 mars 1874.

[400] Voici le passage auquel fait allusion Joseph Autran: «M. de Pontmartin n’a eu de rival, comme critique, que Sainte-Beuve, à qui son talent n’avait rien à envier, et qui lui a, plus d’une fois, envié devant moi sa foi chrétienne et monarchique.» Le _Figaro_ du 25 mars 1874. Article signé _François Duclos_, pseudonyme qui cachait un des plus spirituels écrivains du temps.

[401] Jules Janin mourut le 19 juin 1874.

[402] Le Chancelier de fer, qui aimait à maximer ses pratiques, disait volontiers: _Beati possidentes!_ C’était aussi l’un des mots favoris de son maître Frédéric II.

[403] Lettre du 4 avril 1875.

[404] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. VII, p. 251.

[405] Edmond Rostand, l’auteur de _Cyrano de Bergerac_, des _Romanesques_ et de l’_Aiglon_.

[406] Académie française, séance du 4 juin 1903.

[407] C’était le titre sous lequel paraissaient, dans la _Gazette de France_, ses articles du samedi.

[408] _Nouveaux Samedis_, t. XIV, p. 366.

[409] Chez Baudouin frères, Pollet et Barba, rue de Vaugirard, n^o 17, rue du Temple, n^o 36, et au Palais-Royal.

[410] Le Théâtre du Gymnase, dont Eugène Scribe était le principal fournisseur et que la duchesse de Berry avait pris sous sa protection, porta, depuis le 8 septembre 1834 et jusqu’à la révolution de Juillet, le nom de _Théâtre de Son Altesse Royale Madame_.

[411] La Chambre des députés et le Sénat siégeaient encore à Versailles.

[412] Pontmartin eut beaucoup d’amis. J’en ai nommé plusieurs. Je me reprocherais de ne pas citer ici les trois amis d’enfance, de jeunesse et de toujours, avec lesquels il eut peut-être la plus constante intimité: Alphonse d’Archimbaud (1811-1865), fils du marquis d’Archimbaud, député de la Chambre _introuvable_, dont les réceptions cordiales et paternelles dans son château de Vérone, près Nyons (Drôme), avaient laissé à Pontmartin de tels souvenirs qu’il aimait à les évoquer sans cesse, surtout dans ses dernières années;—Isidore d’Athénosy (1806-1872), fils d’un haut fonctionnaire de l’administration pontificale à Avignon, un homme d’étude et de science, un royaliste militant, un catholique des anciens temps;—Eugène de Baciocchi (1807-1884), fils d’un officier corse marié à Avignon, authentiquement cousin des parents de Napoléon III, peut-être même cousin de l’Empereur. Il n’aurait eu qu’un mot à dire pour obtenir une préfecture ou tout autre haut emploi, que sa grande intelligence et son vaste savoir l’eussent rendu apte à remplir; mais ce mot, par fidélité royaliste et quoiqu’il fût pauvre, il ne voulut jamais le prononcer.

[413] M. Amédée de Jonquières, qui devait entrer, en novembre 1878, au noviciat de la Compagnie de Jésus, devenir profès de cette Compagnie le 15 août 1897 et avoir, en 1901, les honneurs de la proscription.

[414] Sur le tome XIV des _Nouveaux Samedis_.

[415] Le 23 juin 1877.

[416] M. Thiers était mort le 3 septembre 1877.

[417] M. Léon Lavedan était alors directeur de la presse au ministère de l’Intérieur.

[418] _Vie de M^{gr} Dupanloup_, par l’abbé F. LAGRANGE, t. III, p. 450.

[419] _Vie de M^{gr} Dupanloup_, t. III, p. 452.

[420] Voir ces trois récits dans les _Souvenirs d’un vieux Mélomane_.

[421] _Nouveaux Samedis_, t. X, p. 334.

[422] Le _Correspondant_ du 10 juin et du 25 juin 1878.

[423] Salon de 1850.

[424] Salon de 1863.

[425] _Le Correspondant_ du 25 décembre 1878. Article de M. Henri Lavedan.

[426] M. Villemain.

[427] _Nouveaux Samedis_, t. I, p. 164.

[428] _Les Jeudis de Madame Charbonneau_, p. 71.

[429] Montalembert était mort le 13 mars 1870; Villemain, le 8 mai; Prévost-Paradol, le 11 juillet; Prosper Mérimée, le 23 septembre.

[430] Au printemps de 1870 (les 7 avril et 19 mai), il y avait eu, non pas un _triple_, mais un quadruple scrutin; MM. Emile Ollivier, Jules Janin, Xavier Marmier et Duvergier de Hauranne avaient été élus en remplacement de Lamartine, de Sainte-Beuve, de M. de Pongerville et du duc Victor de Broglie. Pontmartin n’avait posé sa candidature à aucun des quatre fauteuils.

[431] Sur ce voyage de M. de Falloux à Versailles, au mois d’août 1871, voy. les _Mémoires d’un royaliste_, t. II, p. 469-511.

[432] Il venait d’être battu, comme candidat au Conseil général, dans le canton de Villeneuve-lès-Avignon, par un petit avocat d’Uzès, ex-sous-préfet gambettiste. J’extrais de sa lettre du 6 novembre ce menu détail: «Les mêmes électeurs qui m’ont repoussé comme trop aristocrate, trop féodal, c’est-à-dire, j’imagine, trop peu libéral, ont voté comme un seul homme, pendant la phase impériale, pour un chambellan qu’ils n’avaient jamais vu: voilà le suffrage universel!» Voir, sur ce petit épisode électoral, le chapitre XIII, p. 339.

[433] _Vie de M^{gr} Dupanloup, évêque d’Orléans_, par M. l’abbé F. LAGRANGE, t. III, p. 245.

[434] M. Thiers avait été le patron et le principal agent de l’élection de M. Littré.

[435] M. Duvergier de Hauranne, élu le 19 mai 1870, en remplacement du duc Victor de Broglie, n’avait pas encore pris séance; il ne le devait faire que le 29 février 1872.

[436] C’est, on le sait, le titre d’un des meilleurs recueils de Laprade.

[437] Le tome IX de ses _Nouveaux Samedis_.

[438] Taine n’avait pas encore publié le premier volume de son admirable ouvrage sur _les Origines de la France contemporaine_, qui parut seulement en 1876, et dans lequel il prenait si courageusement parti pour l’histoire contre la légende.

[439] L’élection en remplacement de M. de Ségur. Elle eut lieu le 1^{er} mai 1873.

[440] Voir, ci-dessus, chapitre XIII, p. 352 et suivantes.

[441] M. Pierre Lebrun était décédé subitement le 27 mai 1873.

[442] Voir, ci-dessus, chapitre XIII, p. 352.—Sous le pseudonyme de M. Bourgarel et sous le titre de _Fantaisies et Variations sur le temps présent_, Pontmartin avait inséré, dans son neuvième volume des _Nouveaux Samedis_, trois ou quatre chapitres humoristiques publiés au mois d’octobre 1872 et dont le premier était intitulé: «M. Gambetta, membre de l’Académie française.» Le discours du récipiendaire est écrit dans une langue si... gambettiste, qu’après l’avoir entendu, cinq quarts d’heure durant, les académiciens prodiguent des marques de l’aliénation mentale la mieux caractérisée: «M. Pingard danse la pyrrhique; M. de Laprade crie: Vive l’Empereur! M. le duc de Broglie donne un croc-en-jambe à M^{gr} le duc d’Aumale; M. Duvergier de Hauranne se croit métamorphosé en pain de sucre, et en offre un morceau à M. Guizot; M. Dufaure s’habille en Apollon du Belvédère et marivaude avec les trois Grâces; M. Lebrun demande une valse à M^{me} Mohl; M. Jules Favre calcule tout haut combien il entre de pouces cubes dans un moellon, et s’écrie en éclatant de rire: «Pas un!»—M. de Sacy risque trois calembours indécents; M. Littré dit: _JE CROIS EN DIEU!_ en quatorze langues différentes; M. Patin fait une déclaration d’amour à M^{me} Mathusalem; M. Saint-Marc Girardin ôte sa cravate pour y tailler deux paires de draps; le duc de Noailles jure comme un charretier. A la fin, M. Cuvillier-Fleury, seul maître de ses sens, propose à l’Académie de lui lire _Alexandre_, tragédie inédite de feu M. Viennet. Cette proposition insidieuse met tout le monde en fuite et les immortels se réveillent sur le pont des Arts, comme s’ils sortaient d’un mauvais rêve.» (_Nouveaux Samedis_, t. IX, p. 73.)

[443] Ce volume de Pontmartin avait paru au mois d’avril 1872.—Voir chapitre XIII, p. 347.

[444] Le château de Pradine, commune de Grambois (Vaucluse).

[445] L’élection eut lieu le 29 janvier 1874. Le fauteuil de M. Lebrun fut attribué à Dumas fils; celui de Saint-Marc Girardin, à M. Mézières; et celui de Vitet, à M. Caro.

[446] M. Guizot était mort le 12 octobre 1874.

[447] Voir ci-dessus chapitre XIV, p. 376.

[448] L’élection au fauteuil de M. de Loménie eut lieu le 14 novembre 1878. Taine, devenu le candidat de la droite de l’Académie, fut élu par 20 voix sur 26.

[449] Le château de la Combe de Lancey, appartenant à M. Albert du Boys.

[450] _Mes Mémoires_, tome II, chapitre 1.

[451] Depuis le printemps de 1888, un des deux canapés a cédé la place au très beau buste en marbre du Maître par Antoine Bastet.

[452] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. VII, p. 240. 1886.

[453] M. Edme Cade, docteur en médecine à Avignon. _Bulletin de l’Association amicale des anciens élèves de l’Ecole libre Saint-Joseph d’Avignon._ Juin 1890.

[454] François-Nicolas-Xavier-Louis BESSON (1821-1888), évêque de Nîmes de 1875 à 1888. Ses _Sermons_, _Conférences_, _Panégyriques_ et _Oraisons funèbres_ ne forment pas moins de quinze volumes. On lui doit en outre la _Vie de M^{gr} Cart_, évêque de Nîmes, la _Vie de M. l’abbé Besson_, ancien secrétaire général des Affaires ecclésiastiques, _Montalembert en Franche-Comté_, la _Vie du Cardinal Mathieu_, la _Vie de M^{gr} Paulinier_, archevêque de Besançon, etc., etc. Sur M^{gr} Besson, voir _Nouveaux Samedis_, tome XX, et _Souvenirs d’un vieux critique_, tomes III et VIII.—M^{gr} Besson avait succédé sur le siège de Nîmes à M^{gr} Plantier, évêque de 1855 à 1875, qui avait, lui aussi, comblé Pontmartin de prévenances et de marques de vraie amitié, et en qui l’auteur des _Samedis_ saluait un causeur encore plus remarquable que l’orateur et l’écrivain.

[455] Article du 12 octobre 1887.—_Souvenirs d’un vieux critique_, t. X, p. 278.

[456] Lettre du 12 janvier 1881.

[457] L’article de M. Emile, Zola avait paru dans le _Figaro_ du 27 décembre 1880, sous ce titre: _MONSIEUR LE COMTE_. Voyez la réponse de Pontmartin au tome I des _Souvenirs d’un vieux critique_, p. 355 et suivantes. J’en détache seulement ces lignes, où il répond au triomphant auteur de _Nana_ qui le raillait d’être «un vaincu».

«Oui, vous êtes un vainqueur; moi, je suis un vaincu, vaincu depuis cinquante ans, et je m’en fais gloire; vaincu, avec la justice, avec la vérité, avec le droit, avec l’honneur, avec la lumière, avec la liberté, avec l’Alsace, avec la Lorraine, avec la France;—je ne dis pas avec la Religion, plus victorieuse dans ses défaites que dans ses triomphes; vaincu en bien bonne compagnie, avec les nobles femmes condamnées à l’amende pour avoir protesté contre des effractions sacrilèges; vaincu avec les ordres religieux que l’on disperse, avec les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul que l’on expulse, avec les images sacrées que l’on déchire ou que l’on décroche, avec les Frères de la doctrine chrétienne que les médecins les moins dévots saluaient comme des héros pendant le siège et la guerre; vaincu avec les zouaves de Lamoricière et les zouaves de Charette, avec tout ce qu’il y a, dans notre malheureux pays, d’honnête, de loyal, de généreux, d’éloquent, d’illustre, de libéral, de fidèle aux lois immortelles du beau, du vrai et du bien!»

[458] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. V, p. 220,. 1884.

[459] Cette lettre n’est pas de la main d’Armand de Pontmartin; elle fut dictée par lui à son fils. Il en sera de même, à partir de ce moment, pour la plupart des lettres qu’il m’adressera.

[460] Le premier volume des _Mémoires_, avec ce sous-titre: _Enfance et Jeunesse_, parut dans le _Correspondant_ des 10 et 25 septembre, 25 octobre, 25 novembre et 25 décembre 1881.

[461] Ce second volume parut dans le _Correspondant_ des 25 novembre, 10 et 25 décembre 1885, 10 janvier, 10 et 25 février 1886.

[462] Voir ci-dessus, chapitre IV, p. 82, et chapitre V, p. 98.

[463] Voir ci-dessus chapitre XII, p. 312.

[464] _Mes Mémoires_, t. II, p. 218.

[465] _Correspondance de Jules Janin_, p. 265.

[466] Livraison du 25 décembre 1885.

[467] Dans le _Correspondant_ du 10 janvier 1886.

[468] _Le Correspondant_ du 10 septembre 1888.

[469] _Derniers Samedis_, t. III, p. 55.

[470] Le numéro _mille_ des _Samedis_ de la _Gazette de France_, qui eux-mêmes faisaient suite aux Semaines littéraires de l’_Assemblée nationale_, du _Spectateur_ et de l’_Union_.

[471] Il avait pour sujet la publication de M^{me} Charles Lenormant: LE TEMPS PASSÉ. _Mélanges de Critique littéraire et de Morale par M. et M^{me} Guizot._ Pontmartin ne l’a pas recueilli dans ses volumes de Causeries.

[472] Joseph ROUMANILLE (1818-1891), né à Saint-Rémy de Provence d’une famille de jardiniers, mort libraire à Avignon. Catholique et royaliste, il a publié, sous la seconde République, en langue provençale, de merveilleux dialogues en prose pour la défense religieuse et sociale, _le Choléra_, _les Clubs_, _un Rouge et un Blanc_, _les Partageux_, _la Férigoulo_ (c’est-à-dire le thym, emblème du parti rouge), _les Prêtres_, etc. Plus tard, sous la troisième République, il a fait, dans le même genre, _les Enterre-Chiens_; l’apostolat est resté identique; mais la verve a baissé. A la même époque que les premiers dialogues appartiennent les poésies, les _Marguerites_, les _Songeuses_, _la Part du bon Dieu_, les _Fleurs de songe_, et aussi un recueil de _Noëls_, œuvres exquises de sentiment, simples de forme, et qui conservent absolument la note populaire, quoique l’auteur soit un vrai lettré et même un humaniste.

[473] Augustin CANRON (1829-1888), né et mort à Avignon, n’a guère vécu ailleurs et se serait senti dépaysé partout, sauf dans les deux Romes, celle du Rhône et celle du Tibre. Il était le principal rédacteur de l’_Union de Vaucluse_. Son instruction était grande en toutes choses, mais, en histoire locale, elle était prodigieuse. Il avait déchiffré et classé tous les manuscrits de la région. Sa verve était à la hauteur de sa science, et quelquefois même elle lui nuisait: on l’accusait, à l’occasion, d’avoir inventé ce qu’il avait véritablement découvert. Catholique ardent, liturgiste consommé, sa piété très italienne n’excluait pas une grande liberté de langage quand il s’agissait de juger les évêques et les curés dans leurs rapports avec le pouvoir civil. En somme, personnage très intéressant, et peut-être encore plus amusant. Il avait le mérite de conserver une inaltérable gaieté au milieu d’une existence qui n’était qu’une lutte contre la pauvreté. Peu d’hommes ont plus honoré que lui, par son talent, son désintéressement et sa fidélité, la presse monarchique de province.

[474] Voir l’_Appendice_, à la fin du volume.

[475] Le P. Victor DELAPORTE, né le 6 novembre 1846 à Saint-Vandrille (Orne). Ses deux volumes de _Récits et légendes_ ont eu onze éditions. Une troisième série, _A travers les âges_, a obtenu un égal succès. On lui doit aussi des drames en vers, _Loc’h Maria_, _Saint Louis_, _Tolbiac_, _Pour l’Honneur_, _Patria_, etc., ainsi que plusieurs volumes de critique littéraire: _Du Merveilleux dans la littérature française sous le règne de Louis XIV_; _L’Art poétique de Boileau_, commenté par Boileau et ses contemporains; les _Études et Causeries littéraires_, etc.

[476] _Causeries littéraires_, 3 volumes; _Causeries du Samedi_, 3 vol.; _Semaines littéraires_, 3 vol.; _Nouveaux Samedis_, 20 vol.; _Souvenirs d’un vieux critique_, 8 volumes.

[477] _Souvenirs d’un vieux critique_, tomes IX et X; _Derniers Samedis_, 3 volumes.

[478] Notice sur Armand de Pontmartin, en tête des _Épisodes littéraires_.

[479] _Nouveaux Samedis_, t. IX, p. 317.

[480] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. V, p. 178.

[481] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. X, p. 197.

[482] La comtesse Diane de Beausacq.

[483] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. V, p. 132.

[484] _Nouveaux Samedis_, t. IV, p. 211.

[485] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. II, p. 296.

[486] _Semaines littéraires_, t. II, p. 333.

[487] _Nouveaux Samedis_, t. VIII, p. 330.

[488] _Nouveaux Samedis_, t. XVII, p. 155.

[489] _Nouveaux Samedis_, t. XIX, p. 362.

[490] _Nouveaux Samedis_, t. XX, p. 1.

[491] _Nouveaux Samedis_, t. XIX. p. 227.

[492] _Nouveaux Samedis_, t. XII, p. 1.

[493] _Nouveaux Samedis_, t. XVII, p. 279.

[494] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. VIII, p. 1.

[495] _Nouveaux Samedis_, t. III, p. 267.

[496] _Causeries littéraires._—_Semaines littéraires._—_Nouveaux Samedis._

[497] Voir ci-dessus, page 369.

[498] _Géorgiques_, livre IV.