Armand de Pontmartin, sa vie et ses oeuvres, 1811-1890
Part 36
[201] Il était sorti, depuis quelques jours, de la prison de Vincennes, où il avait été transféré le 8 décembre. «Dans la nuit du 13 au 14 décembre, on vint réveiller Alfred Nettement, et on le fit s’habiller, sans vouloir lui apprendre ce qu’on allait faire; puis, on le conduisit dehors, en lui disant: Vous êtes libre. Il était à ce moment deux heures du matin. Trouver une voiture n’était pas chose facile. Il était cinq heures lorsqu’il sonna à sa porte. Ce fut M^{me} Nettement, toujours sur le qui-vive, qui entendit le premier coup de sonnette et qui vint lui ouvrir.» _Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres_, par EDMOND BIRÉ, p. 416.
[202] Cette page était extraite de l’_Essai sur les principes générateurs des Constitutions politiques et des autres institutions humaines_.
[203] Voir la 73^e _Conférence de Notre-Dame de Paris_.
[204] Louis-Charles de Belleval, marquis DE BELLEVAL, né à Abbeville (Somme) le 16 mars 1814; mort à Paris le 6 juin 1875.
[205] Voir, dans les _Épisodes littéraires_, p. 209 et suiv., le chapitre sur la _Naissance d’une Revue_.
[206] Sa collaboration à la _Revue des Deux Mondes_, suspendue le 15 mars 1852, ne devait reprendre que le 1^{er} janvier 1854, pour s’interrompre le 1^{er} février 1855. Il y eut encore deux courtes réapparitions, en 1861 et en 1866.
[207] L’article sur _Louis XVII_ et ceux sur _Autran_ et sur _Ponsard_ ont été recueillis par Pontmartin dans le tome I de ses _Causeries littéraires_.
[208] Adrien, comte de LA VALETTE, né à Paris en 1814. Sous le second Empire, il prit part, non sans succès, au mouvement industriel et principalement à la construction, en Suisse, d’une ligne de chemin de fer, dite _la ligne d’Italie_, parce qu’elle devait y aboutir par le percement du Simplon. Il a fait la partie valaisane de la ligne, celle qui remonte le Rhône depuis le lac de Genève jusqu’à Brigue; il échoua pour le percement: l’heure n’en avait pas encore sonné.—L’_Assemblée nationale_ reparut, sous sa direction, en septembre 1877.
[209] Ses bureaux étaient situés rue Bergère, 20, près le boulevard Montmartre.
[210] _Vie de Berryer_, par Charles de Lacombe, t. III, p. 96.
[211] C’est la nouvelle qui avait paru dans la _Revue des Deux Mondes_, le 15 février 1847, sous le titre d’_Octave_.
[212] Ces quatre nouvelles de Balzac font partie des _Scènes de la vie privée_.
[213] Le marquis Auguste de Cambis, qui habitait à 11 kilomètres des Angles, le château de Sauveterre, commune de ce nom, canton de Roquemaure (Gard).
[214] Allevarrès était l’anagramme et le pseudonyme de M. Jules de Serravalle.
[215] _Moniteur_ du 6 février 1865.
[216] _Georgette_, par M^{me} Th. Bentzon, _Revue des Deux Mondes_ des 1^{er} et 15 octobre, 1^{er} et 15 novembre 1879.
[217] _Nouveaux Samedis_, t. XX, p. 32.
[218] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 18. Article du 3 février 1862.
[219] Après avoir commencé la série de ses _Lundis_ au _Constitutionnel_ en octobre 1849 et après être passé au _Moniteur_ à la fin de 1852, Sainte-Beuve était rentré au _Constitutionnel_ en septembre 1861.
[220] _Nouveaux Lundis_, t. II. p. 26.
[221] _Revue de Bretagne et de Vendée_, février 1862.
[222] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 25.
[223] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 44.
[224] Père de l’admirable abbé Perreyve.
[225] _Le Correspondant_ du 10 septembre 1888.—_Souvenirs d’un vieux critique_, t. X, p. 342.
[226] _Mélanges_ de Louis Veuillot, 3^e série, t. II, p. 209-233.—L’article est du 4 avril 1854.
[227] Voir ci-dessus, page 116.
[228] _La Mode_ du 28 mars 1847.
[229] Paul-Louis Courier définissait Béranger: «L’homme qui a fait de _jolies chansons_.»
[230] _Mélanges_ de Louis Veuillot, 1^{re} série, t. VI, p. 338, 342.—Avril 1855.
[231] Voir dans les _Mélanges_, 1^{re} série, t. VI, p. 538 à 574.
[232] Louis Veuillot avait cinq filles. Deux venaient de mourir, l’une à Reichshoffen, le 18 juin 1855, au château de M. de Bussières, et l’autre, le 3 juillet, à Versailles, chez sa grand’mère maternelle. Une troisième, Madeleine, devait mourir à son tour, peu de temps après, à Paris, le 2 août.
[233] _Correspondance de Louis Veuillot_, t. I, p. 355.—Cette lettre porte pour suscription: _A M. le comte A. de Pontmartin, à Serrières (Ardennes)_. Il faut lire: _A Serrières (Ardèche)_. Pontmartin était alors chez sa belle-mère, au château de la Mûre, à 8 kilometres du bourg de Serrières, qui était le chef-lieu de canton et le bureau de poste. Comme le nom de la Mûre avait souvent donné lieu à des confusions avec deux petites villes de l’Isère et du Rhône et entraîné de grands retards dans l’arrivée des lettres, la consigne de la famille était de mettre simplement sur l’adresse: _Serrières (Ardèche)_.
[234] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. X, p. 167.
[235] Voir, dans la biographie de _Montalembert_, par le P. Lecanuet, le chapitre VI du tome III.
[236] La première livraison du nouveau _Correspondant_—celui de Montalembert, de M. de Falloux et du prince Albert de Broglie—parut le 25 octobre 1855.
[237] Le dernier article de Pontmartin dans le _Correspondant_ parut le 10 mai 1890. Il avait pour titre: _Le Suicide d’un journal, L’Assemblée nationale_. Voir _Épisodes littéraires_, p. 254-321.
[238] _Épisodes littéraires_, p. 253.
[239] 25 décembre 1856.
[240] A propos des romans de M. Edmond About et de M. Gustave Flaubert.—25 juin 1857.
[241] _Causeries du Samedi_, t. I, p. 134-135.
[242] Édouard THIERRY, né à Paris le 14 septembre 1813. Après avoir été longtemps un de nos meilleurs critiques dramatiques, il devint, en octobre 1859, administrateur de la Comédie-Française, fonctions qu’il abandonna en 1871. Il fut alors nommé conservateur-administrateur de la Bibliothèque de l’Arsenal.
[243] _Le Fils naturel_, comédie en cinq actes et en prose, d’Alexandre Dumas fils, jouée sur le Théâtre du Gymnase, le 16 janvier 1858.
[244] _La Jeunesse_, comédie en cinq actes et en vers, d’Émile Augier, jouée sur le Théâtre de l’Odéon, le 6 février 1858.
[245] Lettre à Alfred Nettement, du 12 juin 1858.
[246] _Le Correspondant_ du 25 février 1857.
[247] 25 décembre 1859.
[248] 25 novembre 1860.
[249] 25 avril 1861.
[250] 25 décembre 1861.
[251] 25 décembre 1863.
[252] 25 février 1866.
[253] 25 mars 1866.
[254] Ce fut Michel Lévy qui, voulant faire entrer le volume dans une nouvelle collection à 2 francs, imagina de l’appeler _les Brûleurs de Temples_, ce qui contraria beaucoup Pontmartin, surtout au point de vue de la loyauté envers l’acheteur.
[255] _L’Enseignement mutuel_ ou _Un bien averti en vaut deux_, dans le volume des _Contes et Nouvelles_.
[256] Voir _Causeries du Samedi_, t. II, p. 378.
[257] Voir ci-dessus page 209.
[258] Sur le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, voir _Nouveaux Samedis_, tomes XV et XX; _Souvenirs d’un Vieux critique_, tomes V, VII, VIII et IX; _Derniers Samedis_, tomes I et II.
[259] Le baron Pougeard-Dulimbert.
[260] Son fils Henri qui suivait les cours du lycée Bonaparte.
[261] Théophile Gautier avait publié en 1856 un conte intitulé: _Avatar_.
[262] Je dois de pouvoir publier cette lettre et toutes les autres lettres à Autran qui vont suivre, à la gracieuse obligeance de la fille et du gendre du poète, M. et M^{me} Jacques Normand.
[263] P. 206-209.
[264] Le tome II des _Causeries du Samedi_, qui venait de paraître.
[265] Cette lettre de Louis Veuillot ne figure pas dans sa _Correspondance_.
[266] Voir Joseph Autran, _Œuvres complètes_, t. II, p. 342.
[267] Elles paraissaient le mardi, tous les quinze jours, à la troisième page du journal, sous le titre: _Variétés_. Comme elles avaient un très vif succès, M. de Riancey insista auprès de Pontmartin pour qu’il lui donnât non plus deux mais quatre articles par mois. On lit dans l’_Union_ du 28 décembre 1858: «A dater du 1^{er} janvier 1859, les Causeries littéraires de M. Armand de Pontmartin deviendront hebdomadaires; elles paraîtront régulièrement le samedi de chaque semaine dans le feuilleton du journal.»
[268] Le dernier secrétaire de Sainte-Beuve, M. Jules Troubat, a recueilli ces articles en 1876 sous le titre de _Chroniques parisiennes_. Un vol. in-18, Calmann-Lévy, éditeur.
[269] Cf. l’article de Sainte-Beuve sur la _Vie de Rancé_, par Chateaubriand, dans la _Revue des Deux Mondes_ du 15 mai 1844, et le chapitre LVIII des _Chroniques parisiennes_, du 4 juin 1844.
[270] Célestin-Joseph FÉLIX, membre de la Compagnie de Jésus, né à Neuville-sur-l’Escaut, près Valenciennes, le 29 juin 1810, mort le 6 juillet 1891 à Lille. Ses Conférences de Notre-Dame sur _le Progrès par le Christianisme_, prononcées de 1853 à 1872, forment dix-neuf volumes in-8.
[271] Un vol. in-32. C. Dillet, éditeur, rue de Sèvres, 15.
[272] Voir, au tome II des _Derniers Samedis_, p. 117, le chapitre sur le R. P. FÉLIX. «Je me souviens, écrit Pontmartin, de l’époque où j’avais le bonheur de l’entendre à Notre-Dame..... Que de fois j’ai entendu M. Cousin, auditeur attentif et assidu de ces conférences, me dire, au sortir de l’église, avec son exubérance habituelle de parole et de pantomime: «Je n’ai pas d’objection! je n’ai pas d’objection!»
[273] Les bureaux du _Correspondant_ étaient alors rue de Tournon, 29, à la librairie Ch. Douniol.
[274] Déjà, à la fin de 1857, Pontmartin s’était, encore une fois, rapatrié avec Buloz. Seulement, ce dernier voulait qu’il _redébutât_ par un article de critique, et Pontmartin voyait à cela plus d’un inconvénient. Il écrivait à Autran, le 16 janvier 1858: «Tout le monde ici, à commencer par ma femme, me dit que j’ai pris, depuis trois ans, une situation trop accentuée dans la critique, pour que ma rentrée à la _Revue_ puisse s’effectuer sans inconvénient. Buloz, il faut l’avouer, est plus anti-chrétien que jamais. Il est homme à se lever la nuit, une veille de numéro, pour changer, supprimer ou ajouter, dans un de mes articles, de quoi me faire passer pour un déserteur ou un _capitulateur_ en religion ou en politique. Il n’en faudrait pas davantage pour me faire fusiller, sur toute la ligne, depuis les Barbey du _Réveil_ et les Jouvin du _Figaro_, jusqu’aux Alloury et aux Rigaud des _Débats_. Et cette fois, ce serait sur des points plus graves que ce qui touche à la vanité littéraire. Il en résulte, de mon côté, des hésitations, des alternatives, des lenteurs, qui, se combinant avec toutes les aspérités de Buloz, amènent le résultat négatif que vous voyez. Mon désir serait de débuter par l’_Écu de six francs_, Buloz voudrait, au contraire, me faire commencer par un article de critique et ce petit tiraillement intérieur a encore tout ajourné.»—Pontmartin tenait bon pour sa Nouvelle; Buloz, naturellement, exigeait une refonte générale de l’_Écu de six francs_. Pontmartin se résigne, et, le 5 février, il écrit: «Je corrige à satiété, avec une docilité d’élève de quatrième, les dernières pages de ma Nouvelle, qui avait dû paraître _irrévocablement_ le 15 janvier, puis le 1^{er} février et qui me semble maintenant ajournée au 1^{er} mars.»
Le 1^{er} mars, rien ne paraît, et, le 4, Pontmartin écrit de nouveau à Autran: «Le 25 février, lorsque les 42 pages de ma Nouvelle étaient _composées_, corrigées par de Mars et par moi, lorsque le bon à tirer était donné, M. Buloz a déclaré que de Mars m’avait égaré, que ma première donnée était la bonne, qu’il fallait y revenir, mais que nous n’avions plus le temps pour le 1^{er} mars. Ce n’était là qu’une façon de prévenir mon irritation du premier moment. Hier, nous avons eu une longue conversation, et il m’a demandé de tels changements qu’il serait beaucoup plus court et plus simple d’écrire une œuvre toute nouvelle. Pourtant, dans ce naufrage, j’ai eu au moins un bonheur: je ne me suis pas emporté une seule minute; nous nous sommes quittés sans orage, et s’il y a séparation, il n’y aura pas rupture.»
Et puisque j’ai rouvert ces lettres de Pontmartin à Autran, je détacherai de celle du 15 décembre 1857 un mot typique de M. Buloz, qui avait perdu, le 13 décembre, son beau-père, M. Castil-Blaze, le très spirituel critique musical du _Journal des Débats_, où il signait: X. X. X. «Adieu, cher! écrivait Pontmartin; j’attends ma femme après-demain et j’aurai alors un peu plus de liberté. J’en profiterai pour aller recueillir çà et là quelques-unes de ces nouvelles que je ne vous donne pas aujourd’hui: ce que je sais de plus intéressant, ce sont deux enterrements: Castil-Blaze et Lefèvre-Deumier. Voici l’oraison funèbre de C. Blaze, adressée par Buloz à sa femme: «Votre père s’est toujours plu à me contrarier: le voilà qui meurt l’avant-veille d’un numéro!»—C’est tout ce qu’on a pu tirer du _Reviewer quand même_.»
[275] _Revue des Deux Mondes_, 1^{er} août 1861.
[276] 1^{er} octobre 1861.
[277] 1^{er} décembre 1861.
[278] M. Victor Fournel.
[279] Lundi 3 février 1862, _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 1.
[280] _Le Correspondant_ du 25 décembre 1856.—_Causeries du Samedi_, t. I^{er}, ch. II.
[281] _Le Correspondant_ du 25 mai 1856.—_Causeries du Samedi_, t. I^{er}, ch. III.
[282] L’_Assemblée nationale_.
[283] M. Henry de Riancey, directeur de l’_Union_, où Pontmartin, depuis la suppression de l’_Assemblée nationale_, publiait ses Causeries littéraires.
[284] Pontmartin venait de publier dans l’_Union_ trois articles sur le tome I^{er} des _Mémoires pour servir à l’histoire de mon temps_, par M. Guizot. Voy. ces articles au tome II des _Causeries du Samedi_.
[285] _Souvenirs de la Restauration_, par Alfred Nettement. Un vol. in-18, 1858.
[286] Le pseudonyme de _Curtius_ cachait le nom d’un sous-directeur du Timbre, M. Charles Bouglé: il avait publié autrefois dans la _Mode_, d’abord sous le titre des _Leçons de Neuilly_, puis sous celui de _l’Enfant terrible_, des dialogues extrêmement piquants et qui avaient eu leur quart d’heure de célébrité.
[287] Alfred Nettement, dans la _Semaine des Familles_, ne prenait pas moins de trois pseudonymes: _Félix-Henry_, _Nathaniel_ et _René_, si bien qu’il y avait souvent, dans la même livraison, sous trois ou quatre noms différents, trois ou quatre articles du directeur.
[288] Le _Réveil_ était un recueil hebdomadaire, dirigé par A. Granier de Cassagnac, avec la collaboration de Louis Veuillot, Barbey d’Aurevilly, Ernest Hello, etc.
[289] Lettre du 22 septembre 1887.
[290] Livraison du 15 janvier 1859.
[291] _Semaine des Familles_ du 12 février 1859.
[292] Livraison du 26 novembre 1859.
[293] Voir ci-dessus notre chapitre VII, pages 161 et suivantes.
[294] _La Madelène_ (Jules-François-Ézéar de), né en 1820, à Versailles, d’une famille originaire de Carpentras, mort en 1859. Ses œuvres principales sont, avec _le Marquis des Saffras_, _Brigitte_ et _le Comte Alighiera_.—Son frère Henry, auteur également de plusieurs romans remarquables, parmi lesquels je citerai en première ligne _la Fin du marquisat d’Aurel_ (1879), a publié, en 1856, _le Comte Gaston de Raousset-Boulbon, sa vie et ses aventures, d’après sa correspondance_.
[295] _Semaine des Familles_ du 16 juin 1860.
[296] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 35.
[297] _Lettres à l’Étrangère_, p. 303, 8 mars 1836.
[298] _Historique du procès auquel a donné lieu «le Lys dans la vallée»._ Mai 1836. BALZAC, _Œuvres complètes_, t. XXII, p. 436.
[299] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 36.
[300] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 42.
[301] Voir ci-dessus, chapitre VIII, p. 187.
[302] _Nouveaux Lundis_, t. III, p. 41.
[303] _Les Jeudis de Madame Charbonneau_, p. 65.
[304] Tome IV, p. 45.
[305] M. Buloz était alors commissaire du roi près le Théâtre-Français, en même temps que directeur de la _Revue des Deux Mondes_.
[306] _Revue des Deux Mondes_, 15 novembre 1891.
[307] _Correspondance de Jules Janin_, p. 224.
[308] _Le Correspondant_ des 25 juillet et 25 août 1862.—_Semaines littéraires_, t. II, p. 1-92.
[309] Aujourd’hui n^o 18.
[310] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. II. p. 252.
[311] Frédéric BÉCHARD était né à Nimes en novembre 1824. Journaliste, il a collaboré à l’_Artiste_, à la _Mode nouvelle_, à la _Patrie_, à la _Revue de Paris_, à la _Gazette de France_, etc. Romancier, il a publié les _Existences déclassées_ (1859), et _Jambe d’argent_, scènes de la grande chouannerie (1865). Auteur dramatique, il a fait jouer à l’Odéon les _Tribulations d’un grand homme_ (1847) et le _Passé d’une femme_ (1859), et au Vaudeville les _Déclassés_ (1856). Il était fils de Ferdinand Béchard (1799-1870), l’un des meilleurs lieutenants de Berryer, député de la droite de 1842 à 1846, puis représentant du Gard aux Assemblées de 1848 et 1849.
[312] Amable ESCANDE, né à Castres (Tarn) en 1810. De 1834 à 1848, il écrivit dans la _Gazette de France_, la _Mode_ et l’_Union_. Après le 24 février, il alla prendre la direction de l’_Écho du Midi_, à Montpellier. Un de ses articles fut l’occasion d’un duel fameux entre M. Aristide Ollivier, rédacteur en chef du _Suffrage universel_, et le comte de Ginestous. M. Ollivier, frère du futur ministre de l’Empire libéral, fut tué sur le coup, et M. de Ginestous grièvement blessé. A la suite de cette malheureuse affaire, Escande revint à Paris (1851) et rentra à l’_Union_, puis à la _Gazette de France_, dont il ne se sépara, après une longue et très active collaboration, que pour devenir directeur de la _Gazette du Languedoc_ à Toulouse.
[313] M. Gustave Janicot était, depuis 1861, directeur de la _Gazette de France_, où il avait succédé à M. de Lourdoueix, et où il défend encore aujourd’hui avec un talent toujours jeune et une inlassable vaillance la cause de la monarchie et celle de l’Église.
[314] Janvier 1863.—_Semaines littéraires_, t. II, p. 233.
[315] Lettre du 7 avril 1863.—Le comte Achille Treilhard, petit-fils du conventionnel, était depuis le 28 août 1862 directeur de la presse.
[316] _Le Correspondant_ du 25 septembre 1863.
[317] Lettre du 11 mai 1866.
[318] Pages 146-150. Les _Odeurs de Paris_ parurent en novembre 1866.
[319] Auteur d’une _Histoire de Christophe Colomb_. Voir sur lui les _Causeries du Samedi_, t. II, p. 312-323.
[320] M. Challemel-Lacour fut, pendant quelques mois, gérant de la _Revue des Deux Mondes_, après la mort de M. V. de Mars.
[321] Lettre pastorale sur _les Malheurs et les Signes du temps_.
[322] Lettre du 1^{er} juillet 1867.
[323] Situé dans la commune de Cabriès, canton de Gardanne, arrondissement d’Aix (Bouches-du-Rhône).
[324] Le château de Pradine, commune de Grambois, canton de Pertuis, arrondissement d’Apt (Vaucluse).
[325] Voir, dans les _Souvenirs d’un vieux mélomane_, le chapitre XVII, _une Partie de boules, Souvenirs des vacances de 1866_. Pontmartin y a placé une très exacte description de La Malle: «Sur l’ancienne route royale d’Aix à Marseille, à une distance à peu près égale entre la vieille capitale du Parlement et la nouvelle capitale de la Méditerranée, à deux portées de fusil du Pin, autrefois relais de la poste aux chevaux, aujourd’hui bureau de la poste aux lettres, on voit une jolie maison de campagne, qui a l’esprit de n’être ni un château, ni une villa, ni une _bastide_. De grands arbres, presque aussi vieux, mais beaucoup plus beaux que des académiciens, d’élégants massifs de marguerites, de dahlias et de chrysanthèmes, des allées plantées de sycomores et de saphoras, une gracieuse façade se tournant à demi du côté des champs et des collines, comme pour éviter les regards indiscrets ou la poussière du grand chemin: entre la maison et la route un quinconce d’ormeaux séculaires sur une terrasse séparée des passants par une grille.»
[326] Joseph-Louis D’ORTIGUE, né à Cavaillon (Vaucluse) le 22 mai 1802, mort à Paris le 20 novembre 1866. Il a fait la critique musicale dans la _Quotidienne_, l’_Ère nouvelle_, l’_Opinion publique_, le _Journal des Débats_, et publié plusieurs volumes de littérature et d’histoire musicales: _la Sainte-Baume_, _le Balcon de l’Opéra_, _la Musique à l’église_, _la Musique au théâtre_, etc.
[327] _Nouveaux Samedis_, t. IV, p. 148.
[328] Aurélien SCHOLL (1833-1902), auteur dramatique et journaliste. Il a, pendant un demi-siècle, alimenté de ses _chroniques_ une vingtaine de journaux, et il a créé une nuée de petites feuilles, la _Silhouette_, le _Nain Jaune_, le _Club_, le _Jockey_, le _Lorgnon_, etc., etc.
[329] Paul PARFAIT, né à Paris le 23 octobre 1841, journaliste et romancier. Il fut le secrétaire d’Alexandre Dumas père, qu’il accompagna en Italie, écrivit au _Charivari_, au _Rappel_, au _National_, à la _République française_, et publia plusieurs romans, _l’Assassin du bel Antoine_, _la Seconde vie de Marius Robert_, _l’Agent secret_, _les Audaces de Ludovic_, etc.
[330] Ce fut M. Challemel-Lacour qui rendit compte de la pièce dans la livraison du 1^{er} avril 1867.
[331] Autran souffrait alors d’une affection de la vue qui devait le conduire, dans les dernières années de sa vie, à une cécité presque complète.
[332] Lettre du 14 avril 1867.
[333] De Pontmartin (Note du Père Félix).
[334] _Le Progrès par le christianisme, Conférences de Notre-Dame de Paris._ Année 1867, page 237.
[335] Arthur DE BOISSIEU, né en 1835, mort à trente-huit ans le 29 mars 1873. Il avait débuté, sous le voile de l’anonyme, par les _Lettres de Colombine_, qui eurent une grande vogue dans le _Figaro_ et dont le mystère fut longtemps si bien gardé. Ses _Lettres d’un Passant_, publiées dans la _Gazette de France_ de 1865 à 1873, forment cinq volumes (1868-1875).
[336] _Lettres d’un Passant_, t. II, p. 137.—Juin 1867.
[337] Les bureaux du _Figaro_ étaient alors rue Rossini, 3. C’est seulement en 1874 que le journal de Villemessant se transporta rue Drouot, n^o 26.
[338] Les corbeaux le diront.
[339] Pierre-Eugène BASTÉ, dit GRANGÉ, né à Paris en 1812. Il a composé un grand nombre de vaudevilles, de comédies et de drames, dont les principaux sont: _Les Premiers beaux jours_ (1847), _Fualdès_ (1848), _les Domestiques_ (1861), _la Boîte au lait_ (1862), _le Supplice d’un homme_ (1865), _la Voleuse d’enfants_ (1865), _la Bergère d’Ivry_ (1866), _un Voyage autour du demi-monde_ (1868).
[340] _Du nouveau sur Joubert_, par l’abbé G. Pailhès, p. 46 et suiv.
[341] Séance du 2 décembre 1867.
[342] Les _Lettres d’un Passant_, d’Arthur de Boissieu, paraissaient le vendredi dans la _Gazette de France_.
[343] Voir, dans les _Lettres d’un Passant_, t. II, p. 147-169, la _Lettre d’un Japonais à sa fiancée_.
[344] Aujourd’hui rue Joseph-Autran.
[345] M. Guizot avait jusque-là voté contre Autran.
[346] Lettre à M. Jules Claretie, du 26 mai 1868.
[347] Lettre à M. Jules Claretie.
[348] Aux Angles.
[349] M. le V^{te} de Salvador, au Mas d’Auphan, par Raphèle, près Arles.
[350] Célestin Crevel, l’un des principaux personnages de la _Cousine Bette_. Il figure également dans _César Birotteau_ et dans le _Cousin Pons_.
[351] Autran avait alors en préparation un nouveau volume de poésies.
[352] M^{lle} Rachel s’était refusée à jouer le rôle de Méganire dans la _Fille d’Eschyle_, de Joseph Autran.
[353] Lettre du 20 novembre 1868.
[354] _Nouveaux Samedis_, t. IV, p. 240-270.
[355] Ces deux articles sur Lamartine, celui de l’_Illustration_ et celui de la _Gazette_, se trouvent au tome VII des _Nouveaux Samedis_.
[356] Christine NILSSON, cantatrice suédoise, née en 1843. Après avoir débuté à Paris, au Théâtre-Lyrique, le 27 octobre 1864, dans le rôle de Violette de la _Traviata_, de Verdi, elle fut engagée au Grand-Opéra, le 15 novembre 1867, pour créer le rôle d’Ophélie dans l’_Hamlet_ de M. Ambroise Thomas, et joua en 1869, dans le _Faust_ de Gounod, le rôle de Marguerite. Après son mariage à Londres, en 1872, avec un Français, M. Auguste Rouzeaud, fils d’un riche négociant de Jonzac, elle ne joua plus à Paris et ne fit que de courtes apparitions sur les scènes lyriques de la province et de l’étranger.
[357] Le tome VI des _Nouveaux Samedis_.
[358] Berryer était mort le 29 novembre 1868. L’étude de Pontmartin parut le 31 décembre 1868.
[359] _Victor Hugo et la Restauration_, par Edmond Biré. Un volume in-18; 1869.