Armand de Pontmartin, sa vie et ses oeuvres, 1811-1890
Part 35
[59] SAINT-PRIEST (Emmanuel-Louis GUIGNARD, vicomte de), né à Paris le 6 décembre 1789, mort au château de Lamotte (Hérault), le 27 octobre 1881. Il suivit sa famille à Saint-Pétersbourg lors de l’émigration et, en 1805, entra dans l’armée russe où il servit jusqu’à la chute de Napoléon. Colonel en 1814, il fut fait prisonnier; l’ordre de le fusiller, envoyé par l’Empereur, fut intercepté par les Cosaques. Il s’échappa, servit avec ardeur la cause du gouvernement royal, tenta pendant les Cent-Jours de soulever les populations du Midi, s’embarqua à Marseille à la nouvelle de la capitulation de la Palud, fut pris par un corsaire de Tunis, et, après quelques semaines de captivité, put gagner l’Espagne et rentrer à la seconde Restauration. Il fut alors nommé maréchal de camp, gentilhomme d’honneur du duc d’Angoulême et inspecteur d’infanterie. En 1823, il prit part à la campagne d’Espagne, où sa conduite lui valut le grade de lieutenant général. Ambassadeur à Berlin (1825), puis à Madrid (1827), il négocia le traité par lequel l’Espagne s’engageait à rembourser à la France, par annuités de 4 millions, sa dette de 80 millions. Au mois d’août 1830, il donna sa démission et fut nommé par le roi Ferdinand VII grand d’Espagne et duc d’Almazan. Devenu l’un des conseillers de la duchesse de Berry, il fut l’un des principaux organisateurs de la tentative royaliste de 1832. Après son acquittement, il alla rejoindre _MADAME_ en Italie. Élu en 1849 représentant de l’Hérault à Assemblée législative, il devint l’un des chefs de la majorité. Sous le second Empire, il fut l’un des serviteurs les plus zélés et les plus intelligents du comte de Chambord, qui lui écrivit en 1867, sur la situation politique, une lettre qui eut un grand retentissement.
[60] Voir le chapitre I, p. 16.
[61] M. de Saint-Priest allait, en effet, être traduit en cour d’assises, ainsi que les autres prévenus de l’affaire du _Carlo-Alberto_, M. de Kergorlay père et le comte de Mesnard, tous les deux anciens pairs de France, M. de Kergorlay fils, M. Adolphe Sala, M. de Bourmont fils, M^{lle} Mathilde Lebeschu, M. Antoine Ferrari, Génois, subrécargue du _Carlo-Alberto_. Ils comparurent, le 25 février 1833, devant le jury de Montbrison (Loire). Étaient poursuivis, en même temps qu’eux, les prévenus de «la Conspiration de Marseille», MM. de Bermond, de Candolle, de Lachaud, Layet de Podio, François Esig et Ganail. Les débats se terminèrent, le 15 mars, par l’acquittement de tous les accusés.
[62] LE CADUCÉE. _Souvenirs marseillais, provençaux et autres_ (par M. Cauvière), t. IV, p. 206,—1880.
[63] Henri Abel, né à Aix le 15 juillet 1796, mort à Marseille le 19 novembre 1861. Au milieu de ses travaux de polémiste, il a trouvé le temps de composer une _Histoire de France_ en cinq volumes.
[64] Attaché à la _Gazette du Midi_ dès 1832, Eugène Roux remplaça Henri Abel comme rédacteur en chef et conserva la direction du journal jusqu’à sa mort, en mars 1877.
[65] LABOULIE (Joseph-Balthazar-Gustave de) (1800-1867), avocat au barreau d’Aix, député de Marseille de 1834 à 1837, représentant des Bouches-du-Rhône à l’Assemblée constituante et à l’Assemblée législative. Doué d’un rare talent de parole, il obtint de grands succès de tribune, et fut, avec M. de Larcy, le meilleur lieutenant de Berryer.
[66] Maire de Marseille avant 1830; homme bienfaisant et tout dévoué à sa ville; éloge qui, du reste, pour les maires de la Restauration, est presque une banalité.
[67] Esprit REQUIEN, né à Avignon en 1788, mort à Bonifacio dans un voyage d’herborisation le 30 mai 1851. Il a fondé et donné à la ville d’Avignon un Musée d’histoire naturelle qui porte son nom. Sans se mêler aux luttes politiques et tout en ayant des amis dans tous les partis, il a constamment gardé l’attitude et le nom de ce que l’on appelait un vieux _blanc_.—Voir, sur M. Requien, les _Mémoires_ de Pontmartin, t. II, p. 55 et suivantes et les _Nouveaux Samedis_, t. X, p. 210 et 371.
[68] _Revue des Deux Mondes_ du 15 août 1834.
[69] Jean-Baptiste-Pierre LAFITTE (1796-1879), auteur dramatique et romancier. De ses nombreuses pièces de théâtre, deux surtout eurent du succès, _Jeanne Vaubernier_ (1832) et _le Pour et le Contre_ (1852). Il composa plusieurs romans historiques, dont deux, _le Docteur rouge_ (1844) et _le Gantier d’Orléans_ (1845), furent justement remarqués. Mais ce qui le sauvera de l’oubli, ce sont les _Mémoires_ du comédien _Fleury_ (6 volumes in-8^o, 1835-1837), ouvrage spirituel et agréable, dont il fut le rédacteur.
[70] 11, 15, 22, 29 décembre 1836; 9 et 19 mars 1837.
[71] Voy. Jules Janin, _Histoire de la littérature dramatique_, t. VI, p. 191.
[72] _Mes Mémoires_, t. II, p. 127.
[73] _Messager de Vaucluse_, du 22 décembre 1836.
[74] Le 10 février 1829.
[75] _Messager de Vaucluse_, du 9 mars 1837.
[76] _Messager de Vaucluse_, 29 juin et 9 juillet 1837.
[77] _Messager de Vaucluse_, 30 juillet et 6 août 1837.
[78] Joseph Eugène PONCET (1791-1866). Incorporé en 1813 dans le 4^e régiment des gardes d’honneur, il se distingua à Leipzig, reçut la croix de la Légion d’honneur et fit la campagne de France en 1814. Sous la Restauration, il se livra au commerce et conquit une situation importante. Après la révolution de Juillet, il devint colonel de la garde nationale, adjoint au maire, président du tribunal de commerce, conseiller général de Vaucluse. Il fut député de 1837 à 1840 et deux fois maire d’Avignon (1843 à 1847 et février à décembre 1852).
[79] M. Charles de Lacombe, dans sa _Vie de Berryer_, pourtant si complète, n’a rien dit de cette candidature avignonnaise de l’illustre orateur.
[80] Claude-Marie-Charles DEPLACE, entré dans la Compagnie de Jésus le 7 septembre 1824. Il professa la rhétorique dans plusieurs collèges, notamment à Saint-Acheul en 1828, avant les Ordonnances; puis, en 1833, au Passage, en Espagne. Il quitta l’Ordre vers 1838 et se voua entièrement à la prédication, où il obtint de très grands succès. L’abbé Deplace est mort à Vichy le 19 juillet 1871.
[81] Janvier et novembre 1838.
[82] Février 1838.
[83] Mars 1838.—Les _deux voyageurs_ étaient George Sand et Alfred de Musset. Dans sa pièce, écrite au moment de leur départ pour Venise (décembre 1834), Pontmartin exprimait l’espoir, peut-être un peu naïf, de les voir revenir bientôt «aux croyances religieuses, aux régions certaines et à Celui qui ne trompe pas».
[84] Première esquisse de l’une de ses meilleures nouvelles, _les Trois Veuves_.—Voir le volume des _Contes d’un planteur de choux_.
[85] _Les Écrivains modernes de la France_, par J. Chaudes-Aigues.
[86] Mars 1838.—L’_Album d’Avignon_, t. I, p. 169 et suivantes.
[87] Joseph MICHAUD (1767-1839), fondateur de la _Quotidienne_, auteur du _Printemps d’un proscrit_ et de l’_Histoire des Croisades_, membre de l’Académie française.
[88] François POUJOULAT (1800-1880), rédacteur de la _Quotidienne_ et de l’_Union_, représentant du peuple de 1848 à 1851, auteur de la _Correspondance d’Orient_ (en collaboration avec Michaud) et d’un grand nombre d’ouvrages historiques justement estimés: _Histoire de Jérusalem_; _Histoire de saint Augustin_; _le Cardinal Maury_; _le Père de Ravignan_; _Vie de M^{gr} Sibour_; _Vie du Frère Philippe_; _Histoire de la Révolution française_; _Histoire de France depuis 1814 jusqu’à 1865_, etc., etc.
[89] _Nouveaux Samedis_, t. XX. p. 152.
[90] Lettre du 20 octobre 1886.
[91] Au tome II de ses _Mémoires_, p. 141-153, Pontmartin parle assez longuement de ce duel; seulement il le place, non en 1839, qui est la vraie date, mais en 1834. Il appelle Deretz FABRICE DERVIEUX et transforme _la Mouche_ en _Ruche vauclusienne_. Il indique, comme l’un de ses témoins, M. GUY D’AVERTON; c’est le frère de Guy, Frédéric, ancien officier de la garde royale, qui servit de second à Pontmartin dans ce duel, moins épique assurément que le duel de Roland et d’Olivier en cette même île de la Barthelasse:
Ils sont là tous les deux dans une île du Rhône......
[92] _Gazette des Tribunaux_ du 21 juin 1839.
[93] Pontmartin, au tome II de ses _Mémoires_, p. 278, dit que les prévenus «eurent pour avocats MM. de Laboulie et Dugabé». M. Dugabé ne plaida point à Avignon; mais l’affaire étant venue en appel, selon la législation alors en vigueur, devant le tribunal correctionnel de Carpentras (8, 9 et 10 août 1839), M^e Dugabé prit place cette fois sur le banc des défenseurs, à côté de M^e de Laboulie. Il était le premier avocat du barreau de Toulouse, comme Laboulie était le premier avocat du barreau d’Aix. Les électeurs de l’Ariège (Foix) l’envoyèrent à la Chambre des députés, où il siégea du 21 juin 1834 au 24 février 1848.
[94] _Gazette des Tribunaux_ du 4 juillet 1839.
[95] _Mes Mémoires_, t. II, p. 280.
[96] Chaque livraison de l’_Album_ se terminait par un article qui, sous le titre de _Mosaïque_, n’était autre chose qu’une causerie littéraire et politique.
[97] Michaud était mort à Passy le 30 septembre 1839.
[98] Le _Livre des Orateurs_, par TIMON (M. de Cormenin), t. II, p. 231.
[99] _Notes sur M. Royer-Collard_, par son neveu M. Genty de Bussy, député du Morbihan.
[100] _Œuvres complètes de Henri Fonfrède_, t. X, p. 213.
[101] _Lettres de X. Doudan_, t. II, p. 346.
[102] _Journal des Débats_, 16 novembre 1839.
[103] Le cas devait en effet se réaliser. Berryer fut élu le 12 février 1852; il siégeait encore sous la coupole quand M. Cuvillier-Fleury fut nommé le 12 avril 1866.
[104] _Provence_, par Adolphe Dumas (12 juillet 1840); _Peintures d’Eugène Devéria à Avignon_ (24 juillet 1840); _Mathilde_, par Eugène Sue; _Colomba_, par Prosper Mérimée (15 août 1841); _Milianah_, par Joseph Autran (1^{er} juin 1842), etc., etc.
[105] _Le Puff en province_ (29 octobre 1840); _l’Angleterre en France_ (10 janvier 1841); _Euterpe en voyage_ (19 août 1843), etc., etc.
[106] 4 octobre 1842.
[107] 6 et 7 janvier, 10 et 11 février 1843.
[108] Jean-Toussaint MERLE (1785-1852), auteur dramatique et journaliste. Directeur du théâtre de la Porte-Saint-Martin de 1822 à 1826, il fut le mari de M^{me} Dorval.
[109] Le 25 novembre 1755, le Rhône grossit de dix-huit pieds dans une nuit.
[110] Le vicomte Édouard WALSH était directeur de la _Mode_ depuis le 25 septembre 1835. Il était le fils du vicomte Joseph Walsh, l’auteur des _Lettres vendéennes_ (1825), du _Fratricide ou Gilles de Bretagne_ (1827), du _Tableau poétique des Fêtes chrétiennes_ (1836), des _Journées mémorables de la Révolution française_ (1839-1840), des _Souvenirs de Cinquante ans_ (1844), etc.
[111] M^{lle} Cécile de Montravel était née, le 16 novembre 1819, au château de la Bastide de Sampzon, près Vallon, arrondissement de Largentière (Ardèche).
[112] M^{me} de Larochette mourut à 81 ans en 1849. Après sa mort, le Plantier échut à sa fille cadette; M. et M^{me} de Montravel durent se transporter dans une autre propriété qu’ils avaient achetée dans les environs, un peu au nord d’Annonay. Cette nouvelle résidence s’appelait la Mûre. De 1851 à 1862, Pontmartin y a fait chaque été un séjour de plusieurs semaines; puis deux séjours en 1864 et deux autres en 1868.
[113] Voir sur cette chapelle les pages que lui a consacrées Pontmartin dans son écrit sur _le Père Félix_ (1861), p. 19-21.
[114] Cet hôtel occupait, rue Neuve-Saint-Augustin, les anciens appartements du maréchal de Richelieu.
[115] _Correspondance de Lamartine_, t. III.
[116] Jules Sandeau était né le 19 février 1811. Il mourut le 24 avril 1883.
[117] Le fils de Jules Sandeau, devenu un brillant officier de marine, rentrait au pays après une campagne dans l’Extrême-Orient, lorsqu’il mourut d’une maladie contractée au service de la France. Son père, en arrivant à Toulon, n’y retrouva plus qu’un cadavre.
[118] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. IV, p. 39.
[119] Voici les titres des principales: en 1846, _Clarisse Harlowe_, de Jules Janin; _Nélida_, de Daniel Stern; _Passé et Présent_, de Charles de Rémusat; _la Cousine Bette_, de Balzac; _Madeleine_, de Jules Sandeau. En 1847, _Petite Causerie à propos d’une grande Histoire_ (les _Girondins_, de Lamartine), etc., etc.
[120] En 1847, Pontmartin fit le _Salon_ (26 mars et 26 avril).
[121] 15 juin 1846.
[122] 26 décembre 1847.
[123] Octobre, novembre et décembre 1847.
[124] Aujourd’hui rue Cambon.
[125] M. Duchâtel.
[126] Le marquis de Cambis.
[127] J’ai eu l’honneur de connaître M. Edmond Leclerc dans ses dernières années. C’était l’esprit le plus fin et le cœur le plus noble, type accompli de l’honnête homme. Il était le beau-frère du vicomte Henri Delaborde, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts.—Voir dans la _Correspondance_ de Louis Veuillot, t. I, ses lettres à _M. Edmond Leclerc_.
[128] P. 351-354.
[129] Il parut dans la _Revue des Deux Mondes_ (juin-août 1846).
[130] _Le Puff._ Elle fut représentée le 22 janvier 1848.
[131] On s’étonnera peut-être de ne pas trouver ici le nom de George Sand. Elle avait cessé en 1841 d’écrire à la _Revue_, et elle ne reprit sa collaboration que dix ans après, en 1851.
[132] M. Victor de Mars, gérant de la _Revue_.
[133] _Nouveaux Samedis_, t. XV. p. 279.
[134] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. V, p. 317.
[135] François-Henri-Joseph BLAZE, dit CASTIL-BLAZE (1784-1857), était né à Cavaillon (Vaucluse). Sa fille Christine, sœur de Henri Blaze de Bury, avait épousé M. Buloz.
[136] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 3.
[137] On sait qu’on appelait ainsi, sous la Restauration et sous la monarchie de Juillet, le palais des Tuileries.
[138] Articles des 2 et 7 avril 1848.
[139] 25 septembre 1848.
[140] 25 novembre 1849.
[141] Pages 111-209.
[142] M. de Genoude mourut à Hyères, le 19 avril 1849, âgé de cinquante-sept ans.
[143] Alfred NETTEMENT (1805-1869), le plus fécond et l’un des plus remarquables journalistes du XIX^e siècle.—Voir _Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres,_ par EDMOND BIRÉ. Un volume in-8^o, Librairie Victor Lecoffre, 1901.
[144] Théodore MURET (1808-1866), auteur de l’_Histoire de l’armée de Condé_, de l’_Histoire des Guerres de l’Ouest_, de l’_Histoire par le Théâtre_, etc.
[145] Née de la fusion de la _France_ et de l’_Écho français_ avec la _Quotidienne_, l’_Union_ avait commencé de paraître le 7 février 1847.
[146] Voir l’histoire complète de l’_Opinion publique_, dans mon volume sur _Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres_, chapitres XIV, XV et XVI.
[147] THÉODORE MURET, _Souvenirs et Causeries d’un journaliste_, t. I, p. 198.
[148] Jacques-Honoré LELARGE, baron DE LOURDOUEIX (1787-1860). Il avait été directeur des Beaux-Arts, Sciences et Lettres sous la Restauration, qui le fit baron. Après la mort de M. de Genoude (avril 1849), il quitta l’_Opinion publique_ pour devenir propriétaire et directeur de la _Gazette de France_.
[149] Anne-Marie-Joseph-Albert, comte DE CIRCOURT, né en 1809, avait donné, à la suite de la révolution de 1830, sa démission d’officier de marine. Le 25 juillet 1872, il fut élu par l’Assemblée nationale membre du Conseil d’État. Outre sa grande _Histoire des Arabes d’Espagne sous la domination des Chrétiens_ (trois volumes in-8^o, 1845-1848), il a publié, en 1852, _Décentralisation et monarchie représentative_, et, en 1858, la _Bataille d’Hastings_.
[150] Alphonse BERNARD, vicomte DE CALONNE (1818-1902). En 1848, avant d’entrer à l’_Opinion publique_, il avait publié des brochures de circonstance, les _Trois journées de Février_, le _Gouvernement provisoire, histoire anecdotique et politique de ses membres_, et il avait été un des rédacteurs du _Lampion_, journal suspendu par le général Cavaignac (21 août 1848). Il essaya, avec le concours de Xavier de Montépin et de Villemessant, de le remplacer par la _Bouche de fer_, dont le premier numéro fut saisi le jour de son apparition. En 1850, il fonda une feuille hebdomadaire, _le Henri IV, Journal de la réconciliation_. Il devint, en 1855, directeur de la _Revue contemporaine_. Sous le semi-pseudonyme de A. DE BERNARD, il a publié un assez grand nombre de romans, dont les principaux sont: _Pauvre Mathieu_, _les Frais de la Guerre_, _le Portrait de la marquise_, etc. Devenu le doyen de la presse quotidienne, à quatre-vingt-trois ans il donnait encore au _Soleil_ des articles sur les questions artistiques.
[151] THÉODORE MURET, _op. cit._, t. I, p. 201.
[152] _L’Opinion publique_ des 2, 4, 8 et 15 mars 1849.
[153] PONSON DU TERRAIL (Pierre-Alexis, vicomte DE), né près de Grenoble, le 8 juillet 1829, mort à Bordeaux en janvier 1871.
[154] LOUIS MOLAND, né à Saint-Omer le 13 avril 1824, érudit et romancier. Ses principaux ouvrages sont: _Peuple et roi au XIII^e siècle_; _Origines littéraires de la France_; _Molière et la comédie italienne_, etc.
[155] HENRI DE PÈNE, né à Paris le 25 avril 1830. Il fut en 1868, avec M. E. Tarbé des Sablons, le fondateur du _Gaulois_. La même année, il créa un autre grand journal politique, _Paris_, qui devint bientôt _Paris-Journal_. Ses chroniques forment plusieurs volumes, publiés sous les titres de _Paris intime_, _Paris aventureux_, _Paris mystérieux_, _Paris effronté_, etc.
[156] _L’Opinion publique_ des 19 décembre 1849 et 17 janvier 1850.
[157] 3 mars 1851.
[158] L’_Opinion publique_ du 20 janvier 1850.
[159] Amédée DE NOÉ, dit CHAM (1819-1882). Il était le second fils du comte de Noé, pair de France.
[160] Auguste LIREUX, né à Rouen vers 1819, mort à Bougival le 23 mars 1870. Journaliste infatigable, il créa à Rouen le petit journal l’_Indiscret_; après quelques procès et duels, il vint à Paris, dirigea la _Gazette des Théâtres_, fonda la _Patrie_ en 1841, écrivit au _Courrier français_, à la _Séance_, au _Charivari_, au _Messager des Théâtres_, fit de 1850 à 1855 le feuilleton dramatique du _Constitutionnel_; quitta la littérature pour les affaires, où il s’enrichit. Ses derniers journaux furent la _Bourse comique_ et la _Semaine financière_. Directeur de l’Odéon, de 1842 à 1845, ce fut lui qui reçut et fit jouer, le 22 avril 1843, la _Lucrèce_ de François Ponsard.
[161] L’_Opinion publique_ du 17 décembre 1849.
[162] 9 avril 1850.
[163] 10 mai 1850.
[164] 13 juin 1850.
[165] 17 décembre 1848.
[166] 1^{er} octobre 1849.
[167] 8 juin 1851.
[168] 23 et 30 mars 1851.
[169] 19 novembre, 19 et 25 décembre 1851.
[170] 16 et 22 février, 2, 9 et 16 mars 1851.
[171] Leur publication y dura deux années, du 21 octobre 1848 au 3 juillet 1850.
[172] _Causeries du Lundi_, t. I. p. 406, et t. II. p. 138 et 505.
[173] 19, 20, 21, 22, 23 février 1850.
[174] 3 et 4 juin 1851.
[175] _La Mode_ des 5, 15 et 25 décembre 1849, 5 et 15 janvier 1850.
[176] Usine à gaz.
[177] M. Paul Rattier fut décoré pour l’héroïque bravoure qu’il avait montrée en ces terribles journées.
[178] Lamartine prononça cette parole à la Chambre des députés, dans son discours du 10 janvier 1839. «Mil huit cent trente, disait-il, n’a pas su créer son action et trouver son idée. Vous ne pouviez pas faire de légitimité: les ruines de la Restauration étaient sous vos pieds. Vous ne pouviez pas faire de la gloire militaire: l’Empire avait passé et ne vous avait laissé qu’une colonne de bronze sur une place de Paris. Le passé vous était fermé; il vous fallait une idée nouvelle. Il ne faut pas vous figurer, messieurs, parce que nous sommes fatigués des grands mouvements qui ont remué notre siècle et nous, que tout le monde est fatigué comme nous et craint le moindre mouvement. Les générations qui grandissent derrière nous ne sont pas lasses, elles veulent agir et se fatiguer comme nous. Quelle action leur avez-vous donnée? _La France est une nation qui s’ennuie!_»
[179] M^{gr} Sibour.
[180] _L’Opinion publique_ du 18 janvier 1849.
[181] _L’Opinion publique_ du 20 janvier.
[182] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. III, p. 200.
[183] La démission de M. de Falloux fut donnée le 20 octobre 1849. Il avait dû, depuis quelque temps déjà, en raison du très mauvais état de sa santé, remettre l’intérim de son ministère à son collègue M. Victor Lanjuinais, ministre de l’Agriculture.
[184] Henri-Ange-Alfred DE GONDRECOURT, né à la Guadeloupe, le 22 mars 1816, mort à Albi le 16 novembre 1876. Il devint colonel des chasseurs à cheval de la garde impériale, puis général de brigade. En 1866, il fut nommé commandant de l’École de Saint-Cyr. Son premier roman, _les Derniers Kerven_, avait paru en 1844. Il en a publié depuis un très grand nombre, parmi lesquels _Médine_, _le Bout de l’oreille_, _le Chevalier de Pampelonne_, _le Baron la Gazette_, _les Mémoires d’un vieux garçon_, etc.
[185] Alexandre CADOT, 17, rue Serpente, fut l’éditeur de Balzac, de Dumas père, de M^{me} Sand, de Frédéric Soulié, des premiers romans de Dumas fils, du marquis de Foudras, de Roger de Beauvoir, et enfin du colonel de Gondrecourt.
[186] _Épisodes littéraires_, par A. de Pontmartin, p. 262 et suiv.
[187] Elles eurent lieu le 13 mai 1849.
[188] Louis Veuillot a publié, dans la _Revue des Deux Mondes_, _le Lendemain de la Victoire_, scènes socialistes, 15 juillet et 1^{er} août 1849; _Une Samaritaine_, dialogue, 1^{er} novembre 1850.
[189] M. de Falloux a publié, dans la _Revue des Deux Mondes_, _Les Républicains et les Monarchistes depuis la Révolution de février_, 1^{er} février 1851.
[190] Léopold DE GAILLARD-LAVALDÈNE, né à Bollène (Vaucluse) le 20 avril 1820. Au lendemain du 24 février 1848, il avait fondé à Avignon, avec son ami Raousset-Boulbon, une feuille catholique et royaliste, _la Commune_. Après avoir été successivement rédacteur à l’_Assemblée nationale_ et directeur de la _Gazette de Lyon_, il devint le chroniqueur politique et le directeur du _Correspondant_. Le 26 juillet 1872, il fut nommé par l’Assemblée nationale conseiller d’État. Outre diverses brochures et deux volumes: _Questions italiennes, voyage, histoire, politique_ (1860); _les Étapes de l’opinion_ (1873), il a laissé un important travail historique, _l’Expédition de Rome en 1849_, avec pièces justificatives et documents inédits (1861). M. Léopold de Gaillard est mort à Bollène le 8 juin 1893.
[191] RAOUSSET-BOULBON (Gaston RAOULX, comte DE), né à Avignon le 2 décembre 1817. Dans son héroïque aventure au Mexique, il fit la conquête de la Sonora; mais, écrasé bientôt par des forces supérieures, il fut, le 12 août 1854, fusillé à Guaymas. Il laissait un très remarquable roman, qui avait dû paraître d’abord dans l’_Opinion publique_, et qui parut dans la _Presse_, en 1835, sous ce titre: _Une Conversion_.
[192] Pour l’Assemblée constituante.
[193] C’est sous ce nom que Pontmartin, dans la _Semaine des Familles_, désignait M. Buloz. On connaît le vers de Veuillot:
Buloz, qui d’un seul œil peut éclairer deux mondes...
[194] Les Angles sont situés dans le département du Gard.
[195] _La Semaine des Familles_, du 2 juin 1860.
[196] Le chiffre exact fut de 23 voix pour l’adoption du vœu, et 13 contre. (Procès-verbaux des séances du conseil général du Gard, Session de septembre 1851.)
[197] Charles-Paulin-Roger DE SAUBERT, baron DE LARCY (1805-1882); député de Montpellier de 1839 à 1846; représentant du peuple de 1848 à 1852; membre de l’Assemblée nationale de 1871. Ministre des Travaux-Publics dans le ministère de conciliation du 19 février, il reprit ce portefeuille dans le cabinet du duc de Broglie (26 novembre 1873-16 mai 1874), et fut élu sénateur inamovible le 4 décembre 1877. Par son talent, son courage et sa droiture, il marqua sa place au premier rang dans nos assemblées délibérantes. Il fut l’un des meilleurs amis d’Armand de Pontmartin. Voir sur lui les _Souvenirs d’un vieux critique_, t. III, p. 217-247.
[198] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. III, p. 228.
[199] Henri DE PONTMARTIN, né à Avignon le 21 novembre 1844.
[200] Ces trois articles sur Béranger terminaient les _Lettres d’un sédentaire_ (Lettres XIV, XV et XVI).