Armand de Pontmartin, sa vie et ses oeuvres, 1811-1890

Part 34

Chapter 343,439 wordsPublic domain

Rue d’Isly. Sainte-Beuve et le 1^{er} janvier 1848. Le 24 février.—Fondation de l’_Opinion publique_.—Comment se faisait un journal en l’an de grâce 1848.—Rédacteur en chef sans appointements.—Les _Jeunes_ à l’_Opinion publique_.—Ponson du Terrail et Henri de Pène.—Cham et Armand de Pontmartin.—Les _Lettres d’un sédentaire_ et les _Mémoires d’Outre-Tombe_.—La _Sixième du second de la première_.—Le 16 avril et le 15 mai. Les journées de Juin. La barricade de la rue Lafayette, le lieutenant Paul Rattier et le caporal Émile Charre.—Le ministère de M. de Falloux et la Bibliothèque de Jules Sandeau.—Les _Mémoires d’un notaire_.—L’Odyssée électorale de M. Buloz et les marronniers des Angles.—La revision de la Constitution et le conseil général du Gard. La Taverne de Richard-Lucas. Le coup d’État du 2 décembre. Suppression de l’_Opinion publique_. 126

CHAPITRE VIII

La Revue contemporaine et l’Assemblée nationale.—Contes et Nouvelles.—Causeries littéraires.—La Fin du procès (1852-1855).

Le marquis de Belleval ou un émule de M. de Coislin. La _Revue contemporaine_. Un mot d’Henry Mürger. Alphonse de Calonne.—L’_Assemblée nationale_. M. Adrien de La Valette et M. Mallac. Le fils de Paul et de Virginie.—Les _Contes et Nouvelles_. _La Marquise d’Aurebonne_ et le _Secret du docteur_.—L’histoire d’_Aurélie_. _Georgette_ ou une sœur d’Aurélie. Les _Nouveaux Lundis_. Où l’on voit Sainte-Beuve _monter sur ses grands chevaux_. Où l’on voit encore comment les petits pâtissent toujours des querelles des grands. Feu Edmond Dupré. Ma première rencontre avec Armand de Pontmartin.—Le premier volume des _Causeries littéraires_. Louis Veuillot et Cuvillier-Fleury.—Le _Fond de la Coupe_, l’_Envers de la Comédie_ et la _Fin du Procès_. 167

CHAPITRE IX

Le Correspondant, l’Union et le Journal de Bruxelles.—Les deux Érostrates.—La Mairie des Angles (1855-1862).

Le second volume des _Causeries littéraires_. L’article sur Béranger. Lettre de Louis Veuillot à Pontmartin. Le 40 et le 44 de la rue du Bac. Le salon de Montalembert et les soirées de Veuillot.—L’entrée au _Correspondant_. Pontmartin et le théâtre.—_Les deux Érostrates._ Le _Spectateur_ et la suppression de l’_Assemblée nationale_. L’entrée à l’_Union_.—La Mûre et le château de Gourdan. La mairie des Angles. Un préfet homme d’esprit. Lettre de Louis Veuillot.—Les _Variétés_ du _Journal de Bruxelles_.—_Biographie du Père Félix._—Rentrée à la _Revue des Deux Mondes_. Pontmartin en 1862. 204

CHAPITRE X

Les Jeudis de Madame Charbonneau (1862).

Jacques Lecoffre, Alfred Nettement et la _Semaine des Familles_.—Le maire de Gigondas.—_Journal d’un Parisien en retraite._—Modifications et retranchements.—L’Odyssée électorale de _Strabiros_.—La mort de _Raoul de Maguelonne_.—Jules Sandeau et H. de Balzac.—MM. Taxile Delord et Ernest Legouvé.—La lettre au _Figaro_.—Léopold de Gaillard et Léo de Laborde.—Le _Diogène_ et M. Jules Claretie.—Les _Jeudis de Madame Martineau_.—Philinte et Alceste.—_Caritidès_ et ses _Cahiers_.—Où Sainte-Beuve adresse une invocation à _Jupiter hospitalier_.—La visite chez _Marphise_.—M. Ferdinand Brunetière.—Lettre de Jules Janin.—Les _Vrais jeudis de Madame Charbonneau_. 237

CHAPITRE XI

La Gazette de France.—Entre chien et loup.—Les nouveaux Samedis.—Les Corbeaux du Gévaudan (1862-1867).

L’Avenue Trudaine.—Frédéric Béchard et Amable Escande.—L’entrée à la _Gazette de France_.—M. Silvestre de Sacy.—_Entre chien et loup._—La _Revue des Deux Mondes_ et la signature _F. de Lagenevais_.—M. Challemel-Lacour et M^{gr} Dupanloup.—A Pradine, chez Joseph Autran.—Alexandre Dumas fils et les _Idées de M^{me} Aubray_.—Mort de Joseph d’Ortigue.—Aurélien Scholl, le _Nain jaune_ et le _Camarade_.—Les menus de M. Bec.—Les _Courriers de Paris_, de l’_Univers illustré_.—Pontmartin est cité par le P. Félix en chaire de Notre-Dame.—Les _Nouveaux Samedis_, Arthur de Boissieu et les _Lettres d’un Passant_.—Les _Corbeaux du Gévaudan_.—Joseph Joubert.—Une lettre en vers. 267

CHAPITRE XII

La Revanche de Séraphine.—Les Traqueurs de dot (1868-1870).

Élection d’Autran à l’Académie. Chasses dans la Crau et la Camargue.—M^{lle} Rachel et Ponsard, _Pernette_ et Victor de Laprade.—M. Victorien Sardou et la _Dévote_. La _Revanche de Séraphine_.—Mort de Lamartine et de Sainte-Beuve.—Les _Traqueurs de dot_ et le _Figaro_.—L’Empire libéral. Prévost-Paradol. La guerre et la _Marseillaise_, Paul Chevandier de Valdrôme. Histoire d’une décoration. 301

CHAPITRE XIII

Les Lettres d’un intercepté.—Le Radeau de la Méduse.—Le Filleul de Beaumarchais. La Mandarine (1870-1873).

La _Gazette de Nîmes_ et les _Lettres d’un intercepté_. M. Gambetta. La _Journée d’un Proconsul_.—Cent jours à Cannes. La _Décentralisation_ et le _Radeau de la Méduse_.—Mort de M^{me} de Pontmartin. Le _Filleul de Beaumarchais_. Un mot de Louis David.—Le comte d’Haussonville et Saint-Genest. Un Bûcheron qui ne débite pas de fagots. La souscription nationale pour la libération du territoire. Projet de Pontmartin. Le comte de Falloux.—Hôtel Byron, rue Laffitte. La Taverne de Londres. M. Thiers. L’_Homme Femme_ de Dumas fils. Au château de Barbentane. Le toast de Mistral. _Entre voisins._ L’inondation du Rhône en 1872.—Au Pavillon de Rohan. Une campagne au _Gaulois_. La _Mandarine_. Le 24 mai 1873, Si le Roi n’avait rien dit! 327

CHAPITRE XIV

Les Élections de 1876.—L’Exposition de 1878. Souvenirs d’un vieux mélomane (1874-1878).

L’_Union de Vaucluse_. La Politique en sabots. Mort de Jules Janin. _Beati non possidentes!_—Les Élections de 1876. Rue et hôtel de Rivoli. Le marquis de Besplas et le château de la Garenne-Randon. Léontine Fay et le _THÉATRE DE MADAME_.—Mort de Joseph Autran. Le Seize-Mai. Les articles sur M. Thiers.—Séjour à Hyères. M^{gr} Dupanloup. La villa de Costebelle. La Messe à bord du vaisseau-école le _Souverain_. Lettre de l’Évêque d’Orléans. L’Exposition universelle et la rue de Passy.—_Promenade au Salon de 1878_. Le _Barabbas_ de Charles Muller et l’_Apothéose_ de M. Thiers. M^{lle} Sarah Bernhardt et le buste de M. Émile de Girardin. Les _Souvenirs d’un vieux mélomane_. Article d’Henri Lavedan. Pontmartin quitte Paris pour n’y plus revenir. 359

CHAPITRE XV

Pontmartin et l’Académie (1868-1878).

La _fièvre verte_. Le fauteuil de M. Empis. Lettre au _Figaro_. Le fauteuil de Sainte-Beuve. Une page des _Jeudis_.—Lettres de M. de Falloux, de Cuvillier-Fleury et de Joseph Autran. Le _Non possumus_ de Pontmartin.—Le fauteuil de Saint-Marc Girardin. _Fantaisies et Variations_ anti-académiques de M. Bourgarel.—Nouvelle lettre de M. de Falloux. Où l’on voit que Pontmartin était moins fort en calcul que feu Barrême.—Le fauteuil de Jules Janin. La peau de chagrin... académique. Le fauteuil d’Autran. M. Émile Zola se met en marche vers le Palais-Mazarin. M^{gr} Dupanloup s’efforce de décider Pontmartin à poser sa candidature. Pourquoi il ne s’est jamais présenté. 389

CHAPITRE XVI

Les Angles.—Mes Mémoires.—Souvenirs d’un vieux critique.—Le millième article.—Les Noces d’or (1879-1887).

Description des Angles. Le cabinet de travail, les promenades, les visiteurs. Soirées d’hiver. Évocation du passé.—_Delenda est res... punica_. Pontmartin et la République conservatrice.—_Mes Mémoires._ Le chapitre sur Berryer. Les _Souvenirs d’un vieux critique_.—Le Millième article. L’Encrier de la _Gazette de France_. Les deux Bustes. Les souscripteurs. Lettres de M^{gr} de Dreux-Brézé, de Belcastel, Edmond Rousse, Désiré Nisard, Emile Ollivier. Lettre de Pontmartin au directeur de la _Gazette de France_.—Le critique et le romancier. La Correspondance de Pontmartin. 432

CHAPITRE XVII

Les Dernières années.—Épisodes littéraires. La mort d’Armand de Pontmartin (1888-1890).

La dixième série des _Souvenirs d’un vieux critique_ et les _Péchés de vieillesse_. Une Revue qui paie royalement. M. Frédéric Masson et _les Lettres et les Arts_.—Vingt-quatre articles d’avance, _Episodes littéraires_.—Le dernier article, M. Émile Zola et _la Bête humaine_. Un souvenir de Virgile.—La dernière maladie. Visite de Léopold de Gaillard. Une mort chrétienne. Les obsèques d’Armand de Pontmartin. 483

IMPRIMÉ

PAR

PHILIPPE RENOUARD

19, rue des Saints-Pères

PARIS

FOOTNOTES:

[1] _Mélanges de philosophie, d’histoire et de littérature_, par M. Ch.-M. de Féletz, de l’Académie française, t. II, p. 124.

[2] Aujourd’hui commune de Pujaut, canton de Villeneuve-lès-Avignon (Gard).

[3] Au mot _Ferrar_.

[4] Commune des Angles, canton de Villeneuve-lès-Avignon.

[5] François-Joseph DOUBLE (1776-1842). Membre de l’Académie de médecine et de l’Académie des sciences, il refusa la pairie, en 1839, parce que le Roi y mettait comme condition qu’il renoncerait à exercer la médecine.

[6] Représentée sur le Théâtre-Français le 5 décembre 1823. Le rôle de Danville fut créé par Talma et celui d’Hortense par M^{lle} Mars.

[7] Voy., sur le chevalier de Grave et sur son _Adresse aux citoyens_ en faveur de Louis XVI, le _Journal d’un bourgeois de Paris pendant la Terreur_, par Edmond Biré, t. I, p. 337. M. de Grave publia en 1816 un _Essai sur l’art de lire_.

[8] Voir les _Contes d’un planteur de choux_.

[9] M^{me} de Guerry, après la mort de son mari, entra dans la congrégation dite de Picpus, consacrée à l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement sous l’invocation des Saints Cœurs de Jésus et de Marie. Elle y était depuis plus de trente ans, lorsqu’en 1853, à la suite de changements qu’elle considérait comme l’introduction d’une règle nouvelle, elle abandonna la communauté avec soixante de ses compagnes et résolut de porter dans une nouvelle maison l’intégrité des statuts édictés par les fondateurs de la Congrégation. Le pape Pie IX autorisa les religieuses séparées à vivre suivant l’ancienne règle, mais leur défendit de recevoir des novices ou d’admettre à la profession les novices qui les avaient suivies. C’est alors que M^{me} de Guerry, reprenant son nom, son titre et l’habit du monde, redemanda la fortune qu’elle avait apportée à la communauté de Picpus. Cette fortune était estimée par elle à une somme d’environ 1.200,000 fr. M. Émile Ollivier soutint devant les tribunaux la réclamation de M^{me} de Guerry, qui fut combattue par M. Berryer au nom de la communauté. Le tribunal de première instance de la Seine donna gain de cause à la communauté; mais M^{me} de Guerry triompha devant la Cour impériale de Paris (15 février 1858). Avant de mourir, elle s’est réconciliée avec son ordre et lui a rendu la fortune qu’elle avait revendiquée contre lui.—Sur le procès, demeuré célèbre, de la marquise de Guerry contre la Congrégation de Picpus, voir les _Œuvres de Berryer_, _Plaidoyers_, t. III, p. 153-310, et _l’Empire libéral_, par Émile Ollivier, t. IV, p. 35-46.]

[10] _Ville d’Avignon._ _Extrait du Registre des Actes de l’état civil._—«L’an mil huit cent onze et le dix-sept juillet, à neuf heures du matin, par-devant nous Charles-Pierre-Paul Blanchetti, adjoint du maire et d’icelui chargé par délégation des fonctions de l’état civil de cette ville, est comparu en notre bureau Monsieur Castor-Louis-Eugène Ferrar de Pontmartin, propriétaire foncier, domicilié aux Angles (Gard) et demeurant en cette ville d’Avignon, rue Sainte-Praxède, lequel nous a déclaré que Madame Marie-Émilie-Aimée-Augustine-Henriette-Charlotte de Cambis, son épouse, est accouchée le jour d’hier, à une heure et demie d’après-midi, dans sa maison d’habitation, d’un enfant mâle qu’il nous a présenté et auquel il a donné les prénoms d’Armand-Augustin-Joseph-Marie; en présence de M. Joseph-François-Marie Ferrar de Pontmartin, oncle paternel de l’enfant, âgé de vingt-neuf ans, et de M. Augustin-Marie-Jacques-François-Luc de Cambis, âgé de trente ans, oncle maternel de l’enfant, demeurant en cette ville, propriétaires fonciers; et ont signé avec nous après lecture faite, les jour et an susdits.—_E. de Pontmartin._—_J. Pontmartin._—_Aug. Cambis._—Blanchetti fils, adjoint.»

A noter, dans cet acte, l’absence de tout titre, même pour le marquis de Cambis; cela tient à ce que, sous l’Empire, les titres remontant à l’ancien régime n’avaient pas de valeur légale. Si je fais cette remarque, c’est uniquement pour aller au-devant de tout reproche possible d’usurpation à l’adresse d’Armand de Pontmartin, si éloigné de tout travers de ce genre et qui d’ailleurs, tout en se laissant donner le titre de son grand-père, ne le prit lui-même que très rarement.—Un mot sur ses quatre prénoms: _Joseph_ est celui du parrain, le cher oncle paternel; _Augustin_, celui de la marraine, Augustine de Grave, dame de Cambis, aïeule maternelle; celui de _Marie_ vient d’un usage pieux, particulièrement en honneur à Avignon; celui d’_Armand_ vient du culte que M. Eugène de Pontmartin et son frère, depuis l’émigration, avaient voué à la famille de Polignac, et surtout au duc Armand, frère aîné du prince Jules, le futur ministre de Charles X.

[11] Dans ses _Mémoires_ (t. I, p. 24), Pontmartin appelle _hôtel de Bernis_ la maison habitée par ses parents jusqu’à leur départ pour Paris, et que je viens de dénommer _hôtel de Calvière_. Les deux désignations sont exactes, car l’hôtel appartenait indivisément au marquis de Calvière et à sa sœur la comtesse René de Bernis. Chacune de ces deux familles s’était réservé un appartement dans cette immense demeure, et c’est ainsi que Pontmartin fut l’ami d’enfance du fils de M. de Calvière et des deux fils de sa sœur.

[12] Par ordonnance royale parue au _Moniteur_ du 13 février 1820, M. Decazes, président du conseil des ministres, avait été remplacé par le duc de Richelieu.

[13] M^{lle} de Sombreuil fut-elle forcée par les égorgeurs de l’Abbaye de boire un verre de sang pour racheter la vie de son père? La plupart des historiens n’ont voulu voir là qu’une légende, Pontmartin lui-même n’admettait qu’à demi cette tradition consacrée par Victor Hugo dans une de ses plus belles Odes: «Ce que je crois vrai, dit-il dans ses _Mémoires_, t. I, p. 24, c’est que le verre de sang lui fut présenté par les massacreurs de Septembre, qu’elle le prit, qu’elle allait le boire, et que, saisis d’un mouvement de pitié ou d’horreur, ces monstres le répandirent à ses pieds.» Ce mouvement de pitié, les massacreurs ne l’ont pas eu. C’est le poète des _Odes et Ballades_ qui est dans le vrai. Comment, en effet, conserver un doute sur la vérité de la tradition, en présence de l’attestation suivante, adressée à M. Adolphe Granier de Cassagnac par le fils de M^{lle} de Sombreuil:

«Ma mère, Monsieur, n’aimait point à parler de ces tristes et affreux temps. Jamais je ne l’ai interrogée; mais parfois, dans des causeries intimes, il lui arrivait de parler de cette époque de douloureuse mémoire. Alors, je lui ai plusieurs fois entendu dire que, lors de ces massacres, M. de Saint-Mart sortit du tribunal devant son père et fut tué d’un coup qui lui fendit le crâne; qu’alors elle couvrit son père de son corps, lutta longtemps et reçut trois blessures.

«Ses cheveux, qu’elle avait très longs, furent défaits dans la lutte; elle en entoura le bras de son père, et, tirée dans tous les sens, blessée, elle finit par attendrir ces hommes. L’un d’eux, prenant un verre, y versa du sang sorti de la tête de M. de Saint-Mart, y mêla du vin et de la poudre, et dit que si elle buvait _CELA_ à la santé de la nation, elle conserverait son père.

«Elle le fit sans hésiter, et fut alors portée en triomphe par ces mêmes hommes.

«Depuis ce temps, ma mère n’a jamais pu porter les cheveux longs sans éprouver de vives douleurs. Elle se faisait raser la tête. Elle n’a jamais non plus pu approcher du vin rouge de ses lèvres, et, pendant longtemps, la vue seule du vin lui faisait un mal affreux.

«_Signé_: comte DE VILLELUME-SOMBREUIL.»

(_Histoire des Girondins et des massacres de Septembre_, par A. GRANIER DE CASSAGNAC, t. II, p. 225.)

[14] _Jean-François Périer, évêque d’Avignon_, par l’abbé ALBERT DURAND, directeur au petit séminaire de Beaucaire.

[15] _Mes Mémoires_, par ARMAND DE PONTMARTIN, 1^{re} série, p. 31-33.

[16] T. I, p. 6-14.

[17] Aujourd’hui rue Bonaparte.

[18] En 1825, Armand de Melun était élève du collège de Sainte-Barbe, dirigé par M. Henri Nicolle, frère de l’abbé Nicolle, recteur de l’Académie de Paris. Intime ami du duc de Richelieu et aussi désintéressé que lui, l’abbé Nicolle n’avait accepté le rectorat qu’à la condition de n’en pas toucher les émoluments.

[19] _Le vicomte Armand de Melun_, d’après ses Mémoires et sa correspondance, par M. l’abbé BAUNARD, p. 14.

[20] Après avoir administré cinq ans le collège Saint-Louis, l’abbé Thibault le quitta pour devenir inspecteur de l’Université, en 1825. Il eut pour successeur un prêtre alsacien, l’abbé Ganser. En 1830, un proviseur laïque, M. Liez, fut placé à la tête du collège.

[21] L’abbé Léon Sibour, parent éloigné de M^{gr} Sibour, archevêque de Paris, avec lequel il était du reste étroitement lié, fut lui-même évêque _in partibus_ de Tripoli. M. Dumarsais devint curé de Saint-François-Xavier et chanoine de Paris.

[22] Ces religieuses furent remplacées plus tard dans le couvent de la rue de Vaugirard par les Dominicains, qui eux-mêmes ont cédé la place à l’Institut catholique.

[23] _Ma Carmélite_, dans les _Souvenirs d’un vieux critique_, t. IV, p. 62.

[24] En 1825, un terrible incendie avait dévoré la plus grande partie de la ville de Salins (Jura); elle a été rebâtie sur un plan plus régulier.

[25] Le 19 octobre 1826.

[26] Ce dernier nom cachait un banquier, M. Beudin, et un chef d’institution, M. Goubaux, qui avaient formé des dernières syllabes de leurs deux noms le pseudonyme de _Dinaux_. La première représentation de _Trente ans ou la Vie d’un joueur_ avait eu lieu le 19 juin 1827.

[27] Chap. 1, p. 1-54.

[28] Voir plus bas le chapitre sur _Armand de Pontmartin et l’Académie française_.

[29] Charles Alexandre (1797-1870), élève de l’École normale, professeur de rhétorique, proviseur, inspecteur général des études, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, auteur d’un _Dictionnaire grec-français_, qui est longtemps resté classique.

[30] _Mélanges de philosophie, d’histoire et de littérature_, par CH.-M. DE FÉLETZ, de l’Académie française, 6 vol. in-8, 1826-1828.

[31] _Revue des Deux Mondes_, chronique de la quinzaine, 1^{er} janvier 1854.

[32] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 13.

[33] _Annales des concours généraux_, par MM. BELIN et ROCHE. Classe de troisième, p. 97, L. Hachette, rue Pierre-Sarrazin, 12, Paris, 1826.

[34] Ancien président, sous l’Empire, de la section de législation au Conseil d’État. Son fils aîné fut vice-président de la République en 1848.

[35] Le marquis Auguste de Cambis-d’Orsan (1781-1860), député de Vaucluse le 15 novembre 1830, réélu le 5 juillet 1831, puis le 21 juin 1834; pair de France le 3 octobre 1837.

[36] Jean-Antoine Renouvier (1777-1863), député de Montpellier de 1827 à 1834; père de M. Jules Renouvier, l’archéologue, et de M. Charles Renouvier, le philosophe.

[37] Plus tard professeur d’histoire au collège Louis-le-Grand, et auteur d’une excellente _Histoire du règne de Louis XIV_, couronnée par l’Académie française. (Grand prix Gobert.)

[38] Emmanuel Daudé d’Alzon, né en 1811, comme Pontmartin, mort le 21 novembre 1880. Voir sur lui _Souvenirs d’un vieux critique_, t. I, p. 325-340.

[39] Henri-François-Marie-Auguste, comte de Cambis-d’Orsan, fils du marquis, né le 8 juin 1810; élu député d’Avignon le 13 août 1842, réélu le 1^{er} août 1846. Il mourut le 24 août 1847.

[40] François-Frédéric Poncelet (1790-1843). Il avait publié en 1827 un ouvrage qui se rattachait à ses préoccupations musicales et qui a pour titre: _Privilèges de l’Opéra_. On lui doit aussi un _Cours d’histoire du droit romain_ et un _Précis de l’histoire du droit civil français_.

[41] _Souvenirs d’un vieux critique_, t. III, p. 70, 1883.

[42] Causerie du 22 août 1887, _Souvenirs d’un vieux critique_, t. X, p. 104 et 106.

[43] Lamartine, _Des Destinées de la poésie_.

[44] Jules Janin, _Histoire de la littérature française_, 1829.

[45] _Guillaume Tell_ a été représenté pour la première fois le 3 août 1829; le _More de Venise_, le 24 octobre 1829; _Fra Diavolo_, le 28 janvier 1830; _Hernani_, le 25 février 1830. Les _Orientales_ et le _Dernier jour d’un condamné_, de Victor Hugo, sont des premiers mois de 1829, ainsi que l’édition complète et définitive des _Poèmes_ d’Alfred de Vigny. Les _Orientales_ parurent au mois de janvier 1829, le _Dernier jour d’un condamné_ au mois de février, les _Poèmes_ de Vigny au mois de mai.

[46] Les _Contes d’Espagne et d’Italie_ furent publiés en janvier 1830, les _Consolations_ en mars, les _Harmonies_ le 14 juin. Les _Poésies_ de Théophile Gautier furent mises en vente dans les derniers jours de juillet; nous les trouvons en effet inscrites sous le n^o 4270 de la _Bibliographie de la France_ du 31 juillet 1830.

[47] La première édition des _Scènes de la vie privée_ a été publiée au mois d’avril 1830. _Les Chouans_ avaient paru au mois de mars 1829.

[48] Paul Huet était né le 3 octobre 1804. Il mourut le 9 janvier 1869. «Paul Huet, dit Théophile Gautier (_Portraits contemporains_), représente dans le paysage le rôle romantique, et il a eu son influence au temps de la grande révolution pittoresque de 1830. Sa manière de concevoir le paysage est très poétique et se rapproche un peu des décorations d’opéra par la largeur des masses, la profondeur de la perspective et la magie de la lumière... Nul n’a saisi comme lui la physionomie générale d’un site, et n’en a fait ressortir avec autant d’intelligence l’expression heureuse ou mélancolique.»

[49] T. I, p. 129-149.

[50] _Le Correspondant_ du 12 mars 1830.

[51] _Nouveaux Samedis_, t. XIII, p. 352.

[52] La population de Paris n’était alors que de 645,698 âmes; le nombre des décès fut donc de plus de 23 par 1000 habitants. Le chiffre de 18,406 s’appliquant aux seuls décès administrativement constatés, le chiffre réel a dû être plus élevé.

[53] Tome I, p. 212-224.

[54] _L’Époque sans nom_, _Esquisses de Paris_ (1830-1833), par M. A. BAZIN, t. II, p. 270.

[55] Père de M. Paul Thureau-Dangin, membre de l’Académie française.

[56] Voir _Monsieur Thureau-Dangin, vice-président général de la Société de Saint-Vincent de Paul_. _Notes et Souvenirs, 1811-1893._—Je lis à la page 8 de cette Notice: «M. Thureau fit son droit et c’est vers cette époque qu’il eut des relations d’amitié avec quatre jeunes gens à peu près de son âge qui ont laissé un nom dans les lettres et dans la politique: Louis Veuillot, Pontmartin, Montalembert et Léon Cornudet.»

[57] Louis-Gabriel-Eugène, baron Pertuis de Montfaucon (1790-1842). Nommé député du premier collège de Vaucluse (Avignon) le 13 juin 1840, il venait d’être réélu le 9 juillet 1842, lorsqu’il mourut (16 juillet) avant d’avoir pu reprendre séance. Il fut remplacé par Henri de Cambis.

[58] _Nouveaux Lundis_, t. II, p. 2.