The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616

CHAPTER XXVI. [i.e., xxiv.

Chapter 23516 wordsPublic domain

WHY WE STAYED AT SAINT SAUVEUR; THE GOOD QUALITIES OF THE PLACE.

NOW here in this Port of St. Sauveur a great contention arose between the Sailors and our company, or us other passengers, because the charter party and contract, drawn up in France, stipulated that the Sailors should be held at anchor in a Port of Acadie, which we should name to them, and should remain there for the space of three months; the sailors maintained that they had arrived at a Port of Acadie, and that therefore the said term of three months should begin to run from the time of this arrival. It was explained to them [221] that the Port was not the one that had been designated to them by the name of _Kadesquit_, and therefore the time would not begin to be counted until they were there. The Pilot obstinately opposed this, maintaining that a ship had never gone as far as _Kadesquit_, and that he had no intention of becoming a discoverer of new routes; there was also some mistake about the name Acadie meaning Norambegue,[8] which strengthened the dispute; reasons here, reasons there; nothing but argument, a bad augury for the future.

Sur ces contestes, des Sauuages nous firent de la fumée. Ce signal veut dire, qu'on les aille recognoistre, si on a besoin d'eux, ce qu'on fit. Le Pilote par occasion leur dit, que les Peres de Port Royal estoyent en son nauire. Les Sauuages repliquerent, qu'ils verroyent bien volõtiers celuy qu'ils [222] auoyent cogneu y auoit deus ans, à Pentegoet. Ce cogneu, estoit le P. Biard qui les alla incontinent trouuer, & s'informãt d'eux touchant la route de _Kadesquit_, leur signifia, qu'il s'y vouloit habituer. Mais (dirent-ils) si tu veux te loger en ces quartiers, que ne demeures tu plustost icy auecques nous, qui auons bien vne autant belle & bonne place que Kadesquit? Et commencerent à luy raconter les loüanges de leur demeure, asseurants qu'elle estoit si saine, & si agreable, que quand les Sauuages sont malades autrepart, ils se font porter en ce lieu, & y guerissent. Ces benedictions n'esmouuoyent pas beaucoup le P. Biard, parce qu'il sçauoit assez que les Sauuages ne manquoy[~e]t point de ce en quoy quasi tout chacun abonde; c'est de sçauoir priser ses denrées. Mais ils sceur[~e]t [223] bi[~e] bander la machine pour l'enleuer. Car (dirent-ils) il faut que tu viennes: d'autant que Asticou nostre Sagamo est malade à la mort, & si tu ne viens il mourra sans baptesme, & n'ira pas au ciel. Tu en seras la cause, car pour luy il voudroit bien estre baptisé. Ceste raison ainsi naifuement deduicte, fit estonner le P. Biard, & luy persuada totalement de s'y en aller, veu mesmes qu'il n'y auoit que trois lieuës à faire: & que pour tout il n'y entreuenoit pas plus grande perte de temps, que d'vne apres disnée; ainsi il se mit dans vn de leurs cauots auec le sieur de la Mote Lieutenant, & Simon l'interprete, & s'en allerent.

During these quarrels, the Savages signaled to us with smoke. This means that we can go and find them if we need them, which we