Instigations Together with An Essay on the Chinese Written Character
Part 6
Delaroche is, at least in parts, utterly incomprehensible, but there is an interesting experiment in sound-sequence which begins:
SONNETS SYMPHONIQUES
En la langueur accidentelle de ta dentelle où meurt mon cœur
Un profil pleure et se voit tel en le pastel du divin leurre
Qu'or végétal de lys s'enlise au froid santal
Si n'agonise occidental qui s'adonise.
_--Achille Delaroche in "La Wallonie" Feb_., '89.
I do not know that we will now be carried away by Albert Saint-Paul's chinoiserie, or that she-devils are so much in fashion as when Jules Bois expended, certainly, some undeniable emotion in addressing them:
PETALES DE NACRE
En sa robe où s'immobilisent les oiseaux, Une émerge des fleurs comme une fleur plus grande. Comme une fleur penchée au sourire de l'eau,
Ses mains viennent tresser la traînante guirlande Pour enchaîner le Dragon vert--et de légende! Qui de ses griffes d'or déchire les roseaux,
Les faisceaux de roseaux: banderolles et lances.
Et quand le soir empourprera le fier silence De la forêt enjôleuse de la Douleur, Ses doigts, fuseaux filant au rouet des murmures Les beaux anneaux fleuris liant les fleurs aux fleurs,
Ses doigts n'auront saigné qu'aux épines peu dures.
_--Albert Saint-Paul in "La Wallonie," Jan_.,'91.
POUR LA DEMONE
Un soir de joie, un soir d'ivresse, un soir de fête, --Et quelle fête, et quelle ivresse, et quelle joie!-- Tu vins. L'impérial ennui sacrait ta tête; Et tu marchais dans un bruit d'armure et de soie.
Tu dédaignas tous les bijoux et l'oripeau De ruban, de dentelle et d'éphémère fleur.... Hermétique,[6] ta robe emprisonnait ta peau. Oui, la fourrure seule autour de ta pâleur.
Tu parus. Sous tes yeux que le kh'ol abomine, Le bal fut la lugubre et dérisoire histoire. Les hommes des pantins qu'un vice mène et mine. Les femmes, cœurs et corps fanés,--et quel déboire!
POUR LA DEMONE
V.
Elle est folle, c'est sûr, elle est folle la chère; Elle m'aime à n'en pas douter, mais elle est folle, Elle m'aime et, compatissez à ma misère, Avec tous, avec toutes, elle batifole.
Un passe.... Elle s'élance à lui, cœur présumé.... Elle s'offre et le provoque, puis elle fuit Vers ailleurs.... si fidèle encore au seul-aimé, Mais elle est folle et je m'éplore dans la nuit.
Pour quelque amie aux délicatesses félines, Elle glisse vers les caresses trop profondes. ... "Tu vas, folle, oublier mes rancœurs orphelines." Mais sa lèvre pensive hésite aux toisons blondes.
_--Jules Bois in "La Wallonie," Sept., '90._
In part we must take our reading of _La Wallonie_ as a study of the state of symbolism from 1885 to '92.
Rodenbach displays the other leaf of the diptych: the genre, the homely Wallon landscape, more familiar to the outer world in Verhaeren, but not, I think, better painted.
PAYSAGES SOUFFRANTS
II.
_A Emilie Verhaeren._
Là-bas, tant de petits hameaux sous l'avalanche De la neige qui tombe adoucissante et blanche, Tant de villages, tant de chaumines qui sont Pour le reste d'un soir doucement assoupies, Car le neige s'étend en de molles charpies Sur les blessures des vieilles briques qui n'ont Rien senti d'une Sœur sur leur rougeur qui saigne! Mais, ô neige, c'est toi la Sœur au halo blanc Qui consoles les murs malades qu'on dédaigne Et mets un peu d'ouate aux pierres s'éraflant.
Las! rien ne guérira les chaumines--aïeules Qui meurent de l'hiver et meurent d'être seules.... Et leurs âmes bientôt, au gré des vents du nord. Dans la fumée aux lents départs, seront parties Cependant que la neige, à l'heure de leur mort, Leur apporte ses refraîchissantes hosties!
_--Georges Rodenbach in "La Wallonie," Jan_.,'88.
Rodenbach is authentic.
Vielé-Griffin, who, as Stuart Merrill, has always been known in France as "an American," contributed largely to _La Wallonie_. His "Au Tombeau d'Hélène" ends:
HELENE
Me voici: J'étais là dès hier, et dès sa veille, Ailleurs, ici; Toute chair, a paré, un soir, mon âme vieille Comme l'éternité du désir que tu vêts. La nuit est claire au firmament.... Regarde avec tes yeux levés: Voici--comme un tissu de pâle feu fatal Qui fait épanouir la fleur pour la flétrir-- Monvoile où transparaît tout assouvissement Qui t'appelle à la vie et qui t'en fait mourir. La nuit est claire au firmament vital....
Mes mythes, tu les sais: Je suis fille du Cygne, Je suis la lune dont s'exubèrent les mers Qui montent, tombent, se soulèvent; Et c'est le flot de vie exultante et prostrée, le flot des rêves, le flot des chairs, le flux et le reflux de la vaste marée.
Mon doute--on dit l'Espoir--fait l'action insigne: Je suis reine de Sparte et celle-là de Troie, Par moi, la douloureuse existence guerroie Je meus toute inertie aux leurres de ma joie, Hélène, Séléné, flottant de phase en phase, Je suis l'Inaccédée et la tierce Hypostase Et si je rejetais, désir qui m'y convies, Mon voile qui promet et refuse l'extase, Ma nudité de feu résorberait les Vies....
_--Vielé-Griffin in "La Wallonie," Dec._, '91. _(Complete number devoted to his poems.)_
Mockel is represented by several poems rather too long to quote,--"Chantefable un peu naive," "L'Antithèse," suggestive of the Gourmont litany; by prose comment, by work over various pseudonyms. "A Clair Matin" is a suitable length to quote, and it is better perhaps to represent him here by it than by fragments which I had first intended to cut from his longer poems.
A CLAIR MATIN
La nuit au loin s'est effacée comme les lignes tremblantes d'un rêve; la nuit s'est fondue au courant du Passé et le jour attendu se lève.
Regardez! en les courbes molles des rideaux une heure attendue se révèle et ma fenêtre enfin s'éclaire, cristalline du gîvre où se rit la lumière.
Une parure enfantine de neiges habille là-bas d'immobiles eaux et c'est les cortèges des fées nouvelles à tire d'ailes, à tire d'ailes du grand lointain qui toutes reviennent aux flocons de ce jour en neiges qui s'épèle.
Des courbes de mes rideaux clairs --voici! c'est un parfum de ciel!-- blanc des guirlandes de l'hiver le jeune matin m'est apparu avec un visage de fiancée.
Des fées (ah je ne sais quelles mortelles fées) jadis elles vinrent toucher la paupière d'un être enfantin qui mourut. Son âme, où se jouait en songes la lumière, diaphane corolle épanouie au jour son âme était vive de toute lumière! Lui, comme un frère il suivait ma course et nous allions en confiants de la montagne à la vallée par les forêts des chênes, des hêtres --car eux, les ancêtres, ils ont le front grave ils virent maints rêves des autres âges et nous parlent, très doucement, comme nos Pères.
Mais voyez! à mes rideaux pâles le matin glisse des sourires; car la Fiancée est venue car la Fiancée est venue avec un simple et très doux visage, avec des mots qu'on n'entend pas, en silence la Fiancée est apparue comme une grande sœur de l'enfant qui mourut; et les hêtres, les chênes royaux des forêts par douce vocalise égrenant leur parure, les voix ressuscitées en la plaine sonore et toute la forêt d'aurore quand elle secoue du crépuscule sa chevelure, tout chante, bruit, pétille et rayonne car la céleste Joie que la clarté délivre d'un hymne répercute aux miroirs du futur le front pâle où scintille en étoiles le givre.
_--Albert Mockel in "La Wallonie," Dernier fascicule, '92._
I have left Gide and Van Lerberghe unquoted, unmentioned, but I have, I dare say, given poems enough to indicate the quality and the scope of the poetry in _La Wallonie_.
In prose their cousinage is perhaps more quickly apparent. Almost the first sentence I come upon (I suspect it is Mockel's) runs as follows:
"_La Revue des deux Mondes_ publie un roman de Georges Ohnet ce qui ne surprendra personne."
This is the proper tone to use when dealing with elderly muttonheads; with the _Harpers_ of yester year. _La Wallonie_ found it out in the eighties. The symboliste movement flourished on it. American letters did not flourish, partly perhaps for the lack of it, and for the lack of unbridled uncompromising magazines run by young men who did not care for _reputations surfaites_, for elderly stodge and stupidity.
If we turn to Mockel's death notice for Jules Laforgue we will find _La Wallonie_ in '87 awake to the value of contemporary achievement:
JULES LAFORGUE
Nous apprenons avec une vive tristesse, la mort de Jules Laforgue, l'un des plus curieux poètes de la littérature aux visées nouvelles. Nous l'avons désigné, jà deux mois: un Tristan Corbière plus argentin, moins âpre.... Et telle est bien sa caractéristique. Sans le moindre soupçon d'imitation ou de réminiscences, Jules Laforgue a sauvegardé une originalité vivace. Seulement, cette originalité, par bien des saillies, touche à celle de Tristan Corbière. C'est une même raillerie de la Vie et du Monde; mais plus de sombre et virile amertume émouvait en l'auteur des Amours Jaunes, dont cette pièce donnera quelque idée:
LE CRAPAUD
Un chant dans une nuit sans air.... --La lune plaque en métal clair Les découpures du vert sombre. ... Un chant; comme un écho, tout vif Enterré, là, sous le massif.... --Ça se tait; viens, c'est là, dans l'ombre.... Un crapaud! --Pourquoi cette peur, Près de moi, ton soldat fidèle! Vois-le, poète tondu, sans aile, Rossignol de la boue.... --Horreur!-- ...Il chante.--Horreur!!--Horreur pourquoi? _Vois-tu pas son œil de lumière...._ Non, il s'en va, froid, sous sa pierre. * * * * * * Bonsoir--ce crapaud-là c'est moi.
Chez Laforgue, il y a plus de gai sans-souci, de coups de batte de pierrot donnés à toutes choses, plus de "vaille-que-vaille la vie," dit d'un air de moqueuse résignation. Sa rancœur n'est pas qui encombrante. Il était un peu l'enfant indiscipliné que rit à travers les gronderies, et fait la moue à sa fantaisie; mais son haussement d'épaules gamin, et ses "Après tout?" qu'il jette comme une chiquenaude au visage du Temps, cachent toujours au fond de son cœur un lac mélancolique, un lac de tristesse et d'amours flétris, où vient se refléter sa claire imagination. Témoins ces fragments pris aux _Complaintes:_ Mon cœur est une urne où j'ai mis certains défunts, Oh! chut, refrains de leurs berceaux! et vous, parfums.
* * * * * * * Mon cœur est un Néron, enfant gâté d'Asie, Qui d'empires de rêve en vain se rassasie. Mon cœur est un noyé vidé d'âme et d'essors, Qu'étreint la pieuvre Spleen en ses ventouses d'or. C'est un feu d'artifice, hélas! qu'avant la fête, A noyé sans retour l'averse qui s'embête. Mon cœur est le terrestre Histoire-Corbillard Que traînent au néant l'instinct et le hazard Mon cœur est une horloge oubliée à demeure Qui, me sachant défunt, s'obstine à marquer l'heure. * * * * * * * Et toujours mon cœur ayant ainsi déclamé, En revient à sa complainte: Aimer, être aimé!
Et cette pièce, d'une ironie concentrée:
COMPLAINTE DES BONS MENAGES
L'Art sans poitrine m'a trop longtemps bercé dupe. Si ses labours sont fiers, que ses bles décevants! Tiens, laisse-moi bêler tout aux plis de ta jupe Qui fleure le couvent. La Génie avec moi, serf, a fait des manières; Toi, jupe, fais frou-frou, sans t'inquièter pourquoi.... * * * * * * * Mais l'Art, c'est l'Inconnu! qu'on y dorme et s'y vautre, On ne peut pas l'avoir constamment sur les bras! Et bien, ménage au vent! Soyons Lui, Elle et l'Autre. Et puis n'insistons pas.
Et puis? et puis encore un pied de nez mélancolique à la destinée:
Qui m'aima jamais? Je m'entête Sur ce refrain bien impuissant Sans songer que je suis bien bête De me faire du mauvais sang:
Jules Laforgue a publié outre les _Complaintes_, un livret de vers dégingandés, d'une raillerie splénétique, à froid, comme celle qui sied aux hommes du Nord. Mais il a su y ajouter ce sans-façon de choses dites à l'aventure, et tout un parfum de lumière argentine, comme les rayons de _Notre-Dame la Lune_ qu'il célèbre. Le manque de place nous prive d'en citer quelques pages. Nous avons lu aussi cette étrange Nuit d'Etoiles: le _Conseil Féerique_, un assez court poème édité par la "Vogue"; divers articles de revue, entre lesquels cette page ensoleillée, parue dans la Revue Indépendante: _Pan et la Syrinx_. Enfin un nouveau livre était annoncé: _de la Pitié, de la Pitié_!, déjà préparé par l'une des Invocations du volume précédent, et dont nous croyons voir l'idée en ces vers des _Complaintes_:
Vendange chez les Arts enfantins; sois en fête D'une fugue, d'un mot, d'un ton, d'un air de tête. * * * * * * Vivre et peser selon le Beau, le Bien, le Vrai? O parfums, ô regards, ô fois! soit, j'essaierai. * * * * * * ... Va, que ta seule étude Soit de vivre sans but, fou de mansuétude--
_--Albert Mockel in "La Wallonie"_, 1887.
I have quoted but sparingly, and I have thought quotation better than comment, but despite the double meagreness I think I have given evidence that _La Wallonie_ was worth editing.
It began as _L'Elan Littéraire_ with 16 pages, and an edition of 200 copies; it should convince any but the most stupid that size is not the criterion of permanent value, and that a small magazine may outlast much bulkier printings.
After turning the pages of _La Wallonie_, perhaps after reading even this so brief excerpt, one is ready to see some sense in even so lyric a phrase as "temps doré, de ferveur et de belle confiance."
In their seven years' run these editors, one at least beginning in his "teens," had published a good deal of the best of Verhaeren, had published work by Elskamp, Merrill, Griffin, Louys, Maeterlinck, Verlaine Van Lerberghe, Gustave Kahn, Moréas, Quillard, André Gide; had been joined in their editing board by De Régnier (remember that they edited in Liège, not in Paris; they were not at the hub of the universe, but in the heart of French Belgium); they had not made any compromise. Permanent literature, and the seeds of permanent literature, had gone through proof-sheets in their office.
There is perhaps no greater pleasure in life, and there certainly can have been no greater enthusiasm than to have been young and to have been part of such a group of writers working in fellowship at the beginning of such a course, of such a series of courses as were implicated in _La Wallonie._
If the date is insufficiently indicated by Mallarmé's allusion to Whistler, we may turn to the art notes:
"eaux-fortes de Mlle Mary Cassatt ... Lucien Pissaro, Sisley ... lithographies de Fantin-Latour ... Odillon Redon."
"J'ai été un peu à Paris, voir Burne Jones, Moreau, Delacroix ... la danse du ventre, et les adorables Javanaises. C'est mon meilleur souvenir, ces filles "très parées" dans l'étrange demi-jour de leur case et qui tournent lentement dans la stridente musique avec de si énigmatique inflexions de mains et de si souriantes poursuites les yeux dans les yeux."
Prose poetry, that doubtful connection, appears at times even to advantage:
"Séléné, toi l'essence et le regard des infinis, ton mal nous serait la félicité suprême. O viens à nous; Tanit, Vierge Tanit, fleur métallique épanouie aux plaines célestes!"--_Mockel._
[1] _The Little Review_, February, 1918.
[2] A testimony to the effect of anthologies, and to the prestige of Van Bever and Léautaud in forming French taste, and at the same time the most amazing response to my French number of the _Little Review_, was contained in a letter from one of the very poets I had chosen to praise:
"Je vous remercie de m'avoir révélé Laforgue que je connaissais seulement par les extraits publiés dans la première Anthologie en I volume par Van Bever et Léautaud."
This is also a reply to those who solemnly assured me that any foreigner attempting to criticize French poetry would meet nothing but ridicule from French authors.
I am free to say that Van B. and L.'s selections would have led me neither to Laforgue nor to Rimbaud. They were, however, my approach to many of the other poets, and their two volume anthology is invaluable.
[3] Statement dated Feb., 1918.
[4] _"Max Elskamp"; essai par Jean De Bosschère. Bibliothèque de l'Occident, 17 rue Eblé, Paris, fr_. 3.50.
[5] _Little Review_, Oct., 1918.
[6] _Laforgue!_
II
HENRY JAMES
This essay on James is a dull grind of an affair, a Baedecker to a continent.
I set out to explain, not why Henry James is less read than formerly--I do not know that he is. I tried to set down a few reasons why he ought to be, or at least might be, more read.
Some may say that his work was over, well over, finely completed; there is mass of that work, heavy for one man's shoulders to have borne up, labor enough for two life-times; still we would have had a few more years of his writing. Perhaps the grasp was relaxing, perhaps we should have had no strongly-planned book; but we should have had paragraphs here and there, and we should have had, at least, conversation, wonderful conversation; even if we did not hear it ourselves, we should have known that it was going on somewhere. The massive head, the slow uplift of the hand, _gli occhi onesti e tardi_, the long sentences piling themselves up in elaborate phrase after phrase, the lightning incision, the pauses, the slightly shaking admonitory gesture with its "wu-a-wait a little, wait a little, something will come;" blague and benignity and the weight of so many years' careful, incessant labor of minute observation always there to enrich the talk. I had heard it but seldom, yet it was all unforgettable.
The man had this curious power of founding-affection in those who had scarcely seen him and even in many who had not, who but knew him at second hand.
No man who has not lived on both sides of the Atlantic can well appraise Henry James; his death marks the end of a period. The _Times_ says: "The Americans will understand his changing his nationality," or something of that sort. The "Americans" will understand nothing whatsoever about it. They have understood nothing about it. They do not even know what they lost. They have not stopped for eight minutes to consider the meaning of his last public act. After a year of ceaseless labor, of letter writing, of argument, of striving in every way to bring in America on the side of civilization, he died of apoplexy. On the side of civilization--civilization against barbarism, civilization, not Utopia, not a country or countries where the right always prevails in six weeks! After a life-time spent in trying to make two continents understand each other, in trying, and only his thoughtful readers can have any conception of how he had tried, to make three nations intelligible one to another. I am tired of hearing pettiness talked about Henry James's style. The subject has been discussed enough in all conscience, along with the minor James. Yet I have heard no word of the major James, of the hater of tyranny; book after early book against oppression, against all the sordid petty personal crushing oppression, the domination of modern life; not worked out in the diagrams of Greek tragedy, not labeled "epos" or "Aeschylus." The outbursts in _The Tragic Muse_, the whole of _The Turn of the Screw,_ human liberty, personal liberty, the rights of the individual against all sorts of intangible bondage![1] The passion of it, the continual passion of it in this man who, fools said, didn't "feel." I have never yet found a man of emotion against whom idiots didn't raise this cry.
And the great labor, this labor of translation, of making America intelligible, of making it possible for individuals to meet across national borders. I think half the American idiom is recorded in Henry James's writing, and whole decades of American life that otherwise would have been utterly lost, wasted, rotting in the unhermetic jars of bad writing, of inaccurate writing. No English reader will ever know how good are his New York and his New England; no one who does not see his grandmother's friends in the pages of the American books. The whole great assaying and weighing, the research for the significance of nationality, French, English, American.
"An extraordinary old woman, one of the few people who is really doing anything good." There were the cobwebs about connoisseurship, etc., but what do they matter? Some yokel writes in the village paper, as Henley had written before, "James's stuff was not worth doing." Henley has gone pretty completely. America has not yet realized that never in history had one of her great men abandoned his citizenship out of shame. It was the last act--the last thing left. He had worked all his life for the nation and for a year he had labored for the national honor. No other American was of sufficient importance for his change of allegiance to have constituted an international act; no other American would have been welcome in the same public manner. America passes over these things, but the thoughtful cannot pass over them.
Armageddon, the conflict? I turn to James's _A Bundle of Letters_; a letter from "Dr. Rudolph Staub" in Paris, ending:
"You will, I think, hold me warranted in believing that between precipitate decay and internecine enmities, the English-speaking family is destined to consume itself and that with its decline the prospect of general pervasiveness to which I alluded above, will brighten for the deep-lunged children of the fatherland!"
We have heard a great deal of this sort of thing since; it sounds very natural. My edition of the volume containing these letters was printed in '83, and the imaginary letters were written somewhat before that. I do not know that this calls for comment. Henry James's perception came thirty years before Armageddon. That is all I wish to point out. Flaubert said of the War of 1870: "If they had read my _Education Sentimentale,_ this sort of thing wouldn't have happened." Artists are the antennæ of the race, but the bullet-headed many will never learn to trust their great artists. If it is the business of the artist to make humanity aware of itself; here the thing was done, the pages of diagnosis. The multitude of wearisome fools will not learn their right hand from their left or seek out a meaning.
It is always easy for people to object to what they have not tried to understand.
I am not here to write a full volume of detailed criticism, but two things I do claim which I have not seen in reviewers' essays. First, that there was emotional greatness in Henry James's hatred of tyranny; secondly, that there was titanic volume, weight, in the masses he sets in opposition within his work. He uses forces no whit less specifically powerful than the proverbial "doom of the house,"--Destiny, _Deus ex machina_,--of great traditional art. His art was great art as opposed to over-elaborate or over-refined art by virtue of the major conflicts which he portrays. In his books he showed race against race, immutable; the essential Americanness, or Englishness or Frenchness--in _The American_, the difference between one nation and another; not flag-waving and treaties, not the machinery of government, but "why" there is always misunderstanding, why men of different race are not the same.