France and England in North America, Part VI : Montcalm and Wolfe
Chapter 69
To show the style of Montcalm's familiar letters, I give a few examples. Literal translation is often impossible.
À Madame de Montcalm, à Montréal, 16 Artil, 1757. (Extrait.)
"Ma santé assez bonne, malgré beaucoup de travail, surtout d'ecriture. Estève, mon secretaire, se marie. Beau caractère. Bon autographe, écrivant vite. Je lui procure un emploi et le moyen de faire fortune s'il veut. Il fait un meilleur mariage que ne lui appartient; malgré cela je crains qu'il ne la fasse pas comme un autre; fat, frivole, joueur, glorieux, petit-maître, dépensier. J'ai toujours Marcel, des soldats copistes dans le besoin.... Tous les soldats de Montpellier se portants bien, hors le fils de Pierre mort chez moi. Tout est hors de prix. Il faut vivre honorablement et je le fais, tous les jours seize personnes. Une fois tous les quinze jours chez M. le Gouverneur général et Mr. le Chev. de Lévis qui vit aussi très bien. Il a donné trois beaux grands bals. Pour moi jusqu'au carême, outre les diners, de grands soupers de dames trois fois la semaine. Le jour des devotes prudes, des concerts. Les jours des jeûnes des violons d'hazard, parcequ'on me les demandait, cela ne menait que jusqu'à deux heures du matin et il se joignait l'après-souper compagnie dansante sans être priée, mais sure d'être bien reçue à celle qui avait soupé. Fort cher, peu amusant, et souvent ennuyeux.... Vous connaissiez ma maison, je l'ai augmentée d'un cocher, d'un frotteur, un garçon de cuisine, et j'ai marié mon aide de cuisine; car je travaille à peupler la colonie: 80 mariages de soldats cet hiver et deux d'officiers. Germain a perdu sa fille. Il a epousé mieux que lui; bonne femme mais sans bien, comme toutes...."
À Madame de Montcalm, à Montréal, 6 Juin, 1757. (Extrait.)
"J'addresse la première de cette lettre à ma mère. Il n'y a pas une heure dans la journée que je ne songe à vous, à elle, et à mes enfants. J'embrasse ma fille; je vous adore, ma très chère, ainsi que ma mère. Mille choses à mes sœurs. Je n'ai pas le temps de leur écrire, ni à Naujac, ni aux abbesses.... Des compliments au château d'Arbois, aux Du Cayla, et aux Givard. P. S. N'oubliez pas d'envoyer une douzaine de bouteilles d'Angleterre de pinte d'eau de lavande; vous en mettrez quatre pour chaque envoi."
À Bourlamaque, à Montréal, 20 Février, 1757. (Extrait.)
"Dimanche j'avais rassemblé les dames de France hors Mad. de Parfouru qui m'a fait l'honneur de me venir voir il y a trois jours et en la voyant je me suis apperçu que l'amour avait des traits de puissance dont on ne pouvait pas rendre raison, non pas par l'impression qu'elle a faite sur mon cœur, mais bien par celle qu'elle a faite sur celui de son époux. Mercredi une assemblée chez Mad. Varin. Jeudi un bal chez le Chev. de Lévis qui avait prié 65 Dames ou demoiselles; Il n'y en avait que trente--autant d'hommes qu'à la guerre. Sa salle bien éclairée, aussi grand que celle de l'Intendance, beaucoup d'ordre, beaucoup d'attention, des rafraichissements en abondance toute la nuit de tout genre et de toute espèce et on ne se retira qu'à sept heures du matin. Pour moi qui ay quitté le séjour de Québec, Je me couchai de bonne heure. J'avais eu ce jour-là huit dames à souper et ce souper était dedié à Mad. Varin. Demain j'en aurai une demi douzaine. Je ne scai encore a qui il est dedié, Je suis tenté de croire que c'est à La Roche Beaucourt Le galant Chevr. nous donne encore un bal."
Appendix F.