Fossil Butterflies Memoirs of the American Association for the Advancement of Science, I.

Part 3

Chapter 33,527 wordsPublic domain

2º Une aile de dessous, simple, arrondie, et sans vestige d’appendice caudal.

Si c’est chose convenue, qu’en déduire? Si ce n’est que par cette seule conformation, nous sommes actuellement en droit de décliner déjà toute espèce d’analogie entre la _Sepulta_ et le genre _Cyllo_, proprement dit, et de l’éloigner des _Caumus_, _Beroe_, _Rohria_, et autres; et cela, d’abord, par la rondeur inerme de la seconde aile, et ensuite à la première, par cette forte échancrure, suivie d’une dent non moins énorme que soutient la troisième inférieure, caractères que n’offrent guères les Satyrides de cette section, et où la dent la plus proéminente du bord extérieur, comme à _Banksia_ God., se prononce à l’extrémité de la première supérieure, quand il en existe une.

Je ne connais que des Vanessides qui puissent présenter en même temps des premières ailes déchirées de cette manière à leur bord extérieur, et des secondes ailes arrondies et sans dentelures. La _Van. Archesia_, Cr. pourrait, entre autres, nous en offrir un example. Et cependant chez les Vanessides, lorsque les premières ailes y sont ainsi dentelées et découpées, les secondes le sont égale-[75] ment, plus ou moins, par la règle assez générale qui veut que chez les Lépidoptères les secondes ailes y soient toujours plutôt munies de dentelures que les premières.

Voici donc, pour la forme des ailes, un argument en faveur de mon opinion. Passons aux dessins.

Avant que d’assayer de les réhabiliter dans cette espèce, il me faut décider une autre question, à savoir si ces dessins appartiennent à la première aile ou à la seconde. Notre confrère les tient pour être propres à cette dernière. Je ne suis pas de son avis, et voici pourquoi:

Je pense que la seconde aile est en grande partie dénudée de ces écailles à sa face inférieure, celle que nous voyons.

Ce qui me le fait croire, c’est que déjà dans sa marge abdominale, ainsi que je l’ai déjà dit, on suit à travers la membrane le contour intérieur de la première aile, et d’une manière trop distincte pour admettre que l’adhésion des deux ailes le pût permettre, si les deux faces de la seconde étaient revêtues de leurs écailles.

Ce qui me le fait croire encore, c’est qu’à cette seconde aile, la petite lunule blanche de l’angle externe (fig. B [Pl. I, fig. 16]), qui est située sur le bord lui-même, et qui y est extérieurement coupée par lui, ne saurait devoir y exister à cette place, si on en juge par la loi suivie dans leur position normale parmi la majeure partie des Diurnes. En effet, à aucun, ou à bien peu du moins, je ne connais pas à cet angle de lunule extrême, ainsi placée sur _le bord lui-même_ des secondes ailes, et dans cette position, rejetée en arrière de celle qui la précède.

Règle assez générale, la série marginale de taches lunulaires ou autres, pupillées ou non, qui affectent ces ailes, est d’habitude concentrique à leur base, et la lunule en [76] question serait sur cette seconde aile placée contre cette règle.

A examiner cette aile dans la fig. B [Pl. I, fig. 16], on comprend de suite que cette lunule n’y est pas à sa place normale; elle choque même là où elle est située, tandis que si je la reporte (sans la bouger, bien entendu) sous la première aile (ainsi que je le fais à la fig. C [Pl. I, fig. 15]), elle s’y adapte tout naturellement dans l’ordre que lui est le plus rationnel avec les autres.

Par ce fait, à la place qu’occupe cette lunule, la seconde aile serait donc encore transparente? Observons en passant que dans les espèces où une semblable lunule ou tache oculaire, se remarque en dessous, vers l’angle externe des deux ailes (comme à _Melanitis Undularis_, Dr.; _Protogenia_, Cr., _par ex._), cette tache qui est toujours placée _un peu avant_ la marge, qui ne _l’interrompt jamais_ comme ici, est toujours (comme ici, du reste) entre les deux dernières supérieures, et non entre la dernière supérieure et la costale.

S’il est des exceptions à cette règle, elles ne sauraient être qu’en bien petit nombre, et lorsque les lunules marginales y sont présentes en nombre considérable; mais s’il n’y en a plus qu’une ou deux, celle de l’angle externe sera placée ainsi que je viens de la dire, et non ailleurs.

Toujours à l’appui de cette transparence, que j’attribue à la seconde aile de la _Sepulta_, si j’interroge le peu de la charpente alaire qu’on y distingue, et qui est suffisant pour la restituer telle qu’elle devait être, ou à bien peu de chose près (comme à la fig. C [Pl. I, fig. 15]), on voit que la tache semi-orbiculaire et obscure de l’angle interne y semble partagée par une nervule de la seconde aile très bien écrite, par la deuxième inférieure. Or, l’étude de cette partie de la [77] ptérologie, qui a pour objet les lois relatives à la position, à la forme, comme à la présence et à l’absence des dessins et des taches, nous apprend que jamais une lunule ou une tache orbiculaire marginale n’est divisée par une nervule, mais plutôt par le pli internervulaire, les nervules séparant d’habitude ces sortes de taches, et ne les scindant pas.

Par induction, je dirai donc que cette tache orbiculaire n’est pas encore ici à sa vraie place sous la seconde aile. Mais si je l’attribue à la première, ainsi que tout à l’heure je l’ai fait pour la petite lunule, à son tour elle s’y adapte merveilleusement bien (fig. C [Pl. I, fig. 15]), entre la troisième inférieure et la sous-médiane, et en plus, son rejet en dehors, qui nous choquait il y a un instant, n’a actuellement rien que d’assez normal.

Allant plus loin, si la grande tache orbiculaire, fort noire, qui la surmonte, et qui à la place qu’elle occupe sous la seconde aile peut y exister sans discussion, ainsi que l’autre petite lunule blanche qui se voit au-dessus, sont reportées à la première aile (fig. C [Pl. I, fig. 15]), elles viennent y compléter cet ensemble, qui paraît alors fort rationnel, des plus habituels, et dont au besoin nous trouverions un exemple dans la _Van. Alcithoe_, Cr., etc.

Et ici, il n’y a pas à s’y tromper les nervures encore existantes à cette seconde aile, sont bien représentées à leur place voulue, selon les lois de la Solénoptérologie.

[78] Or, si la nervule dont s’agit (la deuxième inférieure) est à sa place normale, la tache orbiculaire qu’elle divise n’y est pas. Donc, elle doit appartenir forcément à l’autre aile.

Puisque nous voici fixés sur la position plus que probable de ces deux autres taches de la seconde aile, convenons que pour les y maintenir il faudrait que cette aile eût précisément conservé ses écailles à cette place. C’est chose possible, mais chose peu probable.

D’après ce qui précède, je suis donc porté à croire, comme je l’ai déjà avancé, à la dénudation presque complète du dessous de cette seconde aile, et que l’action des eaux sédimenteuses qui a agi sur cette face, vu l’adhérence de toutes les écailles à l’autre éclat de cette marne qui nous est inconnue, n’a pu atteindre les portions de la première aile qu’elle abrite.

En plus, par l’analogie et le faciès de la _Sepulta_, ayant tout lieu de penser que le dessus de toutes ses ailes devait être d’un brun sombre, uni et privé de tout dessin tranché, ou varié de vives couleurs, par cela même, j’en induis [79] que la surface supérieure de la seconde aile n’a pu empêcher les dessins qu’elle recouvrait de paraître, sans confusion aucune, à travers la couche unicolore des écailles du dessus, généralement très fines dans les Satyrides. Leur adhérence intime à la surface inférieure de la première aile aura même dû augmenter la transparence de la seconde.

Mais avec assez de raison, on pourrait me demander à mon tour, par quel privilége, ce qui reste de non recouvert de la première aile n’a pas été altéré par ce même frottement, ou plutôt par son impression sur l’éclat qui a mis à jour cette empreinte? De cet argument _ad hominem_, je ne pourrais me tirer je l’avoue, qu’en arguant que nous ne voyons que par transparence les taches et dessins, fort admissibles, de la face supérieure.

Par ce que je vais ajouter encore, on pourrait en déduire que selon le besoin que j’ai de la dénudation, ou de _l’intactum_ des écailles du dessous de cette deuxième aile, je les admets ou les repousse pour mieux soutenir l’opinion que j’avance.…

Il est de fait que par la marge obscure de la seconde aile qui se découpe si nettement sur la première, je suis forcé de reconnaître que les écailles de ses bords out dû y être plus respectées, peut-être, qu’ailleurs, pour nous apparaître encore avec une pareille vigueur; mais peut-être aussi la concordance d’une semblable marge en dessus, et qui n’aurait rien que de normal, concourt ainsi à [80] la rendre aussi visiblement nette que nous la voyons aujourd’hui?

De toute manière, il est impossible de l’admettre comme dessin appartenant au dessous de la première aile, ainsi qu’a dû le comprendre M. Boisduval, par une erreur d’optique, que déjà sans doute il a reconnu lui-même.

L’absence bien regrettable de l’éclat qui recouvrait cette _Sepulta_ est cause de tant d’incertitude, car je ne mets pas en doute qu’il devait conserver, à son tour, la majeure partie des écailles de toutes ces ailes, avec lesquelles il était en contact.

Tant bien que mal, nous voici donc édifiés sur la portion extérieure de ces ailes. Continuons cet examen en marchant vers leur origine.

Je reprends le dessin original.

Après cette série de taches marginales, il existe sur la côte elle-même, avant l’angle externe de la seconde aile, une large éclaircie blanche, quelque peu ovalaire, nettement dessinée en dedans, et posée sur la place qu’à la première aile doit occuper la disco-cellulaire et le commencement des deux premières supérieures.

La position de cette tache blanche à la seconde aile n’a rien de réfutable, non plus que celle très obscure qui lui succède, puis l’autre tache blanche, et enfin la masse obscure qui couvre toute la base.

Ces dessins maculaires peuvent, à la rigueur, y exister, comme n’y pas être, de même qu’ils ne sont guère acceptables à leur autre surface; car ce que nous voyons est bien un dessous d’aile et non un dessus.

Les dentelures externes de la tache basale, sont en dessous des plus naturelles, et dans nos _Satyrides_, dans [81] nos _Vanessides_, nous en retrouvons de nombreux exemples.

Mais un instant, ne nous pressons pas de juger: examinons attentivement l’original: qu’y voyons-nous?

Déjà, sur le bord costal de la première aile, nous apercevons en effet, sur notre gauche, un commencement de cette blanche éclaircie qui succède aux lunules, et à notre droite, le bord intérieur de cette éclaircie y est des plus évident! (Voy. fig. B [Pl. I, fig. 16]).

Comment donc se fait-il que ces ailes ainsi ployées, ces vestiges de la première aile viennent s’adapter d’une manière si complète avec toute la portion blanche qui se continue sous la seconde aile? cela se peut rencontrer, je l’avoue, mais c’est peu fréquent.

Bien mieux, le large sommet de la tache blanche anguleuse et obscure qui lui succède, se voit aussi sur le bord un peu diffus de la côte, dans la partie externe, et se relie également bien avec celle que la seconde aile nous laisse, selon moi, apercevoir. Plus loin encore, le commencement de la grande tache basale, hachée à son dehors, ne se continue-t-il pas sur la côte de la première aile?

Enfin, si cette dernière tache appartenait à la seconde viendrait-elle, ainsi qu’elle le fait, s’arrêter précisément sur le bord intérieur de la première, que par transparence nous pouvons suivre parfaitement à partir du moment où il est recouvert par la seconde aile? En l’attribuant à cette dernière, ce serait agir contre toute apparence plausible, contre toute disposition naturelle de ces sortes de taches, et venir l’interrompre bénévolement et sans motifs spécieux, bien avant l’angle anal de la seconde aile, sur lequel elle devrait venir s’appuyer pour demeurer dans la forme la plus normale! [82]

Cette interruption nous fixe donc aussi bien que le commencement de toutes les taches du haut, sur l’attribution que nous devons en faire à la première aile, et non à la seconde, et le peu qui reste de ces divers dessins sous cette dernière, si toutefois il en reste, doit se confondre avec elles, sans contribuer beaucoup à nous égarer.

D’ailleurs, nombre de Lépidoptères diurnes des groupes, près desquels doit venir se ranger la _Sepulta_, présentent sous leurs premières ailes de semblables taches costales et basales, ainsi placées, ainsi dentelées, ainsi conformées; d’habitude même, elles y sont les vestiges plus ou moins complets de ces larges bandes transversales qui couvrent ces mêmes ailes d’une manière plus ou moins accusée; assez souvent elles vont se répétant sous les secondes ailes, et s’y continuent d’une manière parfois assez suivie, et selon l’expansion donnée aux ailes. Elles y sont même, à mon avis, un indice de celle que la nature a entendu leur accorder dans le vol, quand les bandes du dessous des deux ailes s’y rajustent bien exactement.

Voici donc les taches et les dessins qui, après nous avoir aidés à reconnaître la forme et la nature plus ou moins opaque de ces ailes, sont actuellement eux-mêmes contrôlés par la constitution physique de ces organes, restitués à leur places voulues, et sous l’aile qui les doit comporter.

Voyons actuellement si l’étude du système nervulaire viendra confirmer ou détruire ces suppositions. Cet examen anatomique a bien son prix actuellement qu’on en comprend mieux l’importance.

Avant tout, je dois reconnaître que ces précieux vestiges sont parfaitement indiqués là où ils doivent être, sur [83] cette copie de la pièce originale, et que le dessinateur nous les laisse suivre assez facilement, tant à une aile qu’à l’autre.

Que reste-t-il de la charpente alaire de la première aile? D’abord, des traces de la costale; puis, au-dessus de la lunule blanche de l’apex, les premier et deuxième rameaux des trois apicales qui doivent jaillir de la troisième supérieure. Diverses stries s’échappant du premier, accusent sans doute ici les restes d’un dessin perdu ou quelques plis anormaux; c’est sans importance. Puis, au-dessus de la lunule noire, on distingue fort bien la deuxième supérieure, et plus bas, enfin, la première.

Sur le bord extérieur, je devine encore l’extrémité des deux premières inférieures; à travers la seconde aile, un trait noir qui passe entre la lunule blanche et la large tache noire orbiculaire, m’indique bien la position de la deuxième inférieure; enfin, je suis non moins facilement, entre les deux taches noires orbiculaires, la troisième inférieure, un peu moins accusée.

Ces deux nervules se relient visiblement à la portion très lisible de la médiane qui, sur le dessin, coupe le bas de la première tache blanche costale.

Toujours à la première aile, la troisième inférieure s’y reconnaît parfaitement à la place voulue, au milieu de la dent qu’elle soutient. En effet, le plus souvent, quand une dentelure, pareillement située, affecte le bord extérieur des premières ailes, ainsi qu’on le peut remarquer dans les _Van. Progne_, _Archesia_, _L.-album_, _Anglica_ et autres, cette troisième inférieure a la prérogative de lui servir de support.

Au-dessus de son extrémité nous voyons un faux trait, sans doute, car la présence d’une nervule me paraît impossible à cet endroit. Plus bas, au dessous d’elle, le pli [84] qui, selon moi, doit traverser la tache orbiculaire la plus inférieure, précède encore un trait, sans valeur à mes yeux, puisqu’il m’est inanalysable; et, en définitive, on voit la sous-médiane qui se projette à travers la seconde aile, se confondant avec les traces de la seconde inférieure de cette dernière.

Plus bas, avant l’angle interne, un autre léger faux trait me semble encore inexplicable, car la saillie dentée de la marge au dehors, précise assez la place, qu’à la première aile, doit occuper l’extrémité de la sous-médiane qui d’habitude reste volontiers assez distante de la médiane. En plus, il ne saurait exister ici d’intermédiane, dont la présence ne se révèle que dans les tribus trop éloignées de celle dont la _Sepulta_ fait partie, pour nous en préoccuper ici.

La nervulation de notre première aile se trouve donc ainsi être au complet, ou à peu près, et déjà je la peux réhabiliter avec le crayon, telle qu’elle doit être.

Passons à la seconde.

La côte seulement se soupçonne, on voit parfaitement comme des traits blancs, la costale qui est ici très brève en son trajet; puis la sous-costale, la médiane, et le dé-[85] part des trois supérieures qui se relient très bien en blanc sur la marge dentelée de la tache basale (la deuxième moins facilement).

Ensuite vient la médiane, dont on suit le parcours, ainsi que sa ramification qui forme la première inférieure et qui passe sous la plus grande des deux taches orbiculaires; puis la deuxième (celle qui, contre toutes les lois de la Spiloptérologie, couperait la deuxième tache orbiculaire, si on l’attribuait à la seconde aile).

Vient enfin la troisième inférieure, représentée, peut-être, par une forte ligne blanche, et qui doit s’attacher à la médiane, peu avant l’articulation fémoro-tibiale de la patte.

Dans les bords postérieur et abdominal, je ne peux distinguer ni la sous-médiane, ni l’interne, qui sont disparues dans la portion restante, et évidemment diaphane de cette aile qui se détache ici sur le fond de la pierre.

Maintenant, si sur le tracé de la charpente alaire, scrupuleusement calqué sur celui de la _Sepulta_, et que je donne ici (fig. C [Pl. I, fig. 15]) rétablie dans son entier; si, dis-je, on calque cette nervulation sur un papier végétal et qu’on reporte cette copie sur le dessin de la pierre originale, qui s’y verra par transparence, ou bien sur ceux de la fig. C, qui est l’insecte tel que je le comprends, on sera frappé de la précision avec laquelle ces diverses nervures s’adapteront au dessin et aux taches que j’attribue à la première aile, ainsi qu’aux vestiges de la charpente alaire de la seconde aile. Ainsi, on pourra facilement contrôler mes assertions.

Si donc la Solénoptérologie vient à son tour confirmer mes rectifications, je dois croire que si je me trompe, je ne m’abuse que de bien peu.… [86] Maintenant … que faire de ce Diurne?

Comme plus haut je l’ai dit, c’est évidemment une espèce aux premières ailes fortement échancrées et dentelées, tandis que les secondes y sont arrondies et simples, à méplats bien accusés.

Avons-nous dans nos espèces vivantes quelques-unes qui nous offrent cette coupe peu commune, et dont les ailes des _Van. Archesia_ et _Iphita_ de Cramer peuvent nous donner un exemple?

Cette _Sepulta_ me semble tenir beaucoup, tout bien consulté, et des _Vanessides_ et des _Satyrides_, telles que nous les comprenons.…

Evidemment la _Sepulta_ ne saurait être une _Cyllo_ proprement dite. Serait ce donc une Vanesside? Si la forme des ailes s’y prête quelque peu, son faciès, l’agencement des ses dessins alaires, me porterait à en faire avec M. Boisduval un _Satyride_, appartenant à un de ces genres inter-[87] médiaires de ces deux familles nombreuses, déjà si peu éloignées à leur état parfait.…

A essayer de caser cet insecte, j’abuserais à n’en pas douter de la patience du lecteur; cependant, en peu de mots, je pourrais lui faire observer (en ne nous occupant que de la première aile, la seule que nous connaissons, à mon avis) que la large tache basale qui se voit ici, comme à tant de Diurnes, est avec les autres dessins de sa robe, le propre de nombreux Satyrides de cette taille et de cette coloration, qu’avec justesse M. Boisduval reconnaît devoir être d’une teinte terreuse, seulement variée de blanc et de noir.

La petite lunule noire me ferait penser qu’en dessus il devait exister une tache oculaire, dont elle est la simple répétition en dessous, et précisément à l’endroit (entre les première et deuxième supérieures) où cette tache existe le plus habituellement dans nombre de Satyrides de ce faciès, quand elle y est unique.

Certes, il devait y avoir en dessous, le long du bord extérieur et jusque dans l’apex, une série disparue d’arceaux internervulaires, formant une double ligne marginale, ainsi qu’elle se voit encore entre la dent et l’angle interne.

La nervulation si peu différente parfois entre nombre de Satyrides et de Vanessides, ne permet pas, sous ce rapport, d’assigner un poste bien fixe à la _Sepulta_; en plus, l’état de son empreinte ne nous permet pas de savoir si la base de ses nervures est affectée, en tout ou partie, d’entre elles, de ces renflements vésiculeux si communs à divers groupes de Satyrides. [88]

Nous ne savons rien non plus de l’absence ou de la présence des disco-cellulaires, et la perte assez prompte de la costale aux deux ailes, dans la côte, s’accorde moins avec la marche plus volontiers prolongée de cette même nervure dans les Satyrides, de l’apparence de la _Sepulta_, etc., etc.

Bref, m’abstenir pour décider rigoureusement de quel genre elle peut être, ou même approximativement, est ce que j’ai de plus prudent à faire; mieux que moi, d’autres lépidoptéristes pouvant s’acquitter de ce soin. Et à ceux qui, fatigués de tant de lignes sans ce résultat désiré, me diraient: “Concluez donc,” je répondrais—je ne sais pas!…

_Explication des figures de la planche._

A [reproduced in our Pl. I, fig. 14]. _Cyllos epulta_, telle qu’elle a été comprise par M. le docteur Boisduval, en attribuant un appendice caudal à la deuxième aile.

B [reproduced in our Pl. I, fig. 16]. _Sepulta_, telle qu’elle devrait être d’abord comprise sous le rapport de la forme des deux ailes.

C [reproduced in our Pl. I, fig. 15]. _Sepulta_, telle qu’elle doit être jugée, tant pour la forme des ailes que pour la distribution de leurs dessins et leur nervulation, selon M. A. Lefebvre.

To this Dr. Boisduval at once responded, in the following language:[I]—