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Chapter 40

Chapter 403,510 wordsPublic domain

Aider les étudiants à vivre en français (cours de langue de première année du 1er cycle d'études, par exemple), à perfectionner leurs compétences linguistiques (cours de traduction de quatrième année du 1er cycle, par exemple), à approfondir leur connaissance de domaines spécifiques du savoir exprimés en français (cours et thèses de 2e et 3e cycles) et, à tous les niveaux, à se servir des outils appropriés. Mes activités de recherche, autrefois menées dans une tour d'ivoire, se font maintenant presque uniquement par des collaborations locales ou à distance.

= En quoi consiste exactement votre activité liée à l'internet?

Pour moi, c'est presque la même question. Tout mon enseignement exploite au maximum les ressources d'internet (le web et le courriel): les deux lieux communs d'un cours sont la salle de classe et le site du cours, sur lequel je mets tous les matériaux des cours. Je mets toutes les données de mes recherches des vingt dernières années sur le web (réédition de livres, articles, textes intégraux de dictionnaires anciens en bases de données interactives, de traités du 16e siècle, etc.). Je publie des actes de colloques, j'édite un journal, je collabore avec des collègues français, mettant en ligne à Toronto ce qu'ils ne peuvent pas publier en ligne chez eux. En mai 2000 j'ai organisé à Toronto un colloque international sur "Les études françaises valorisées par les nouvelles technologies". Tout cela se trouve sur mon site.

= Comment voyez-vous l'avenir?

Je me rends compte que sans internet mes activités seraient bien moindres, ou du moins très différentes de ce qu'elles sont actuellement. Donc je ne vois pas l'avenir sans. Mais il est crucial que ceux qui croient à la libre diffusion des connaissances veillent à ce que le savoir ne soit pas bouffé, pour être vendu, par les intérêts commerciaux. Ce qui se passe dans l'édition du livre en France, où on n'offre guère plus en librairie que des manuels scolaires ou pour concours (c'est ce qui s'est passé en linguistique, par exemple), doit être évité sur le web. Ce n'est pas vers les amazon.com qu'on se tourne pour trouver la science désintéressée. Sur mon site, je refuse toute sponsorisation.

= Utilisez-vous encore beaucoup de documents papier?

J'imprime de moins en moins. Alors qu'il y a trois ans je distribuais encore beaucoup de papier à mes étudiants, depuis quelque temps je mets tout sur le web et c'est à eux d'imprimer, s'ils le souhaitent! Je n'envoie plus de papier à mes correspondants; je leur écris par courriel et, si j'ai un document à leur transmettre, je l'envoie en fichier attaché en format html. Je n'écris plus pour le papier mais uniquement pour le web. Je prends toujours plaisir, quand même, à lire un roman relié ou un journal sur papier, bien que je consulte régulièrement la presse en ligne.

= Les jours du papier sont-ils comptés?

Dangereux de jouer aux prophètes! Le sort de l'imprimé dépendra peut-être plus de facteurs écolo-économiques que de facteurs humains ou sociaux. Que peut faire en général le goût ou l'habitude face aux forces économiques? On peut constater que le coût du papier va en augmentant, que le nombre d'arbres va en diminuant, que la pollution croît tous les jours, qu'un ordinateur utilise de moins en moins d'électricité avec chaque nouveau modèle. La fabrication du papier est-elle, sera-t-elle, plus ou moins polluante et consommatrice de sources naturelles que la fabrication de l'électricité?

= Quelle est votre opinion sur le livre électronique?

Il est certain que le livre électronique devient de plus en plus attrayant avec les progrès techniques, tout comme les jeux électroniques. Je dois avouer que je ne m'intéresse de près ni aux livres électroniques, ni aux jeux électroniques. Je lis en ligne pour mon travail, mais je préfère quitter mon ordinateur quand il s'agit de lire pour le plaisir.

= Quel est votre avis sur les débats relatifs au respect du droit d'auteur sur le web?

C'est une question importante, qui est loin d'être résolue. Je préfère parler de la propriété intellectuelle. On a le modèle du livre imprimé: si un auteur universitaire publie un livre sur papier, son institution n'en réclame pas la propriété, alors qu'il arrive qu'un livre publié sur un serveur institutionnel soit considéré comme appartenant à l'institution en question, ce qui est, à mon avis, injuste. A part cela, tout ce que l'auteur peut faire est de mettre un copyright à son nom sur les textes qu'il a écrits et qu'il publie en ligne et puis compter sur sa réputation pour que ses lecteurs "sérieux" en sachent la provenance. Le piratage a toujours existé: Voltaire voyait ses livres publiés anonymement en Hollande au 18e siècle, par exemple.

= Quelles sont vos suggestions pour une meilleure accessibilité du web aux aveugles et malvoyants?

Je n'ai pas de compétence pour répondre à cette question. La technologie trouvera sûrement un moyen de rendre l'accès possible par chacun des cinq sens, l'odorat y compris.

= Comment définissez-vous le cyberespace?

Je travaille dans la même université que Marshall McLuhan autrefois (nos carrières se sont un moment croisées). Le "village global" qu'il entrevoyait à l'époque de la radio et de la télévision est devenu une réalité dans l'ère d'internet. Mais un village sans classes sociales (il n'y a pas de châtelain).

= Et la société de l'information?

Si on veut parler de "société" il ne peut pas être question d'une opposition "haves" vs. "have-nots" (munis vs. démunis), sauf dans la mesure où l'accès à l'information est plus ou moins libre ou limité d'un point de vue technologique ou économique, voire politique. Par exemple, l'accès à l'information en ligne est plus libre au Canada qu'en France, plus libre en France qu'en Algérie, etc. Internet est potentiellement un moyen pour que chacun puisse s'approprier son propre contrôle de l'information, qui n'est plus diffusée par les seuls canaux dirigistes, comme l'Edition ou l'Université, entre autres.

= Quel est votre meilleur souvenir lié à l'internet?

Une lettre que j'ai reçue par courriel à propos de mon site sur le Dictionnaire de l'Académie française. Je la cite intégralement:

"Sujet: 'Bravo! mais encore un effort' / Bonjour, Je m'appelle Sophie, j'ai 10 ans, et je suis contente de trouver un dictionnaire sur internet. Mais je voudrais tout trouver, j'ai un exposé à faire sur la Fête du travail (1er mai) et ma requête n'a pas abouti... L'on voudrait tout trouver... Merci encore. Sophie"

= Et votre pire souvenir?

Voyons... (j'ai tendance à évacuer les mauvais souvenirs). Je pense ne pas avoir vraiment de "pire souvenir" en fait. Disons plutôt quelques déceptions quand je donne à X, Y et Z (et à d'autres) et que X, Y et Z ne donnent rien en retour. Je connais pas mal de "chercheurs" carriéristes. Stoïque et un peu cynique, j'observe d'un oeil désabusé, mais quand même dégoûté, le détournement mercantile de matériaux créés en premier lieu dans le but de les mettre librement en ligne (un cas particulier est documenté sur le site du projet d'informatisation du Dictionnaire de l'Académie française). La nature humaine est partout la même: la soif de pouvoir chez certains vs. le partage et le pouvoir individuel.

*Entretien du 15 mai 2001

= Quoi de neuf depuis notre dernier entretien?

Un pas de plus vers l'autonomisation de l'usager comme créateur de ressources en ligne: la dernière version de TACTweb, récemment installée sur un serveur de l'Université de Toronto, permet dorénavant de construire des bases interactives importantes comme les dictionnaires de la Renaissance (Estienne et Nicot; base RenDico), les deux principales éditions du Dictionnaire de l'Académie française (1694 et 1835), les collections de la Bibliothèque électronique de Lisieux (base LexoTor), les oeuvres complètes de Maupassant, ou encore les théâtres complets de Corneille, Molière, Racine, Marivaux et Beaumarchais (base Théâtre 17e-18e). À la différence de grosses bases comme Frantext ou ARTFL (American and French Research on the Treasury of the French Language) nécessitant l'intervention d'informaticiens professionnels, d'équipes de gestion et de logiciels coûteux, TACTweb, qui est un gratuiciel que l'on peut décharger en ligne et installer soi-même, peut être géré par le chercheur individuel créateur de ressources textuelles en ligne.

DENIS ZWIRN [FR]

[FR] Denis Zwirn (Paris)

#Co-fondateur et PDG de Numilog, librairie en ligne de livres numériques

*Entretien du 19 février 2001

= Quelle est l'origine de Numilog?

Dès 1995, j'avais imaginé et dessiné des modèles de lecteurs électroniques permettant d'emporter sa bibliothèque avec soi et pesant comme un livre de poche. Début 1999, j'ai repris ce projet avec un ami spécialiste de la création de sites internet, en réalisant la formidable synergie possible entre des appareils de lecture électronique mobiles et le développement d'internet, qui permet d'acheminer les livres dématérialisés en quelques minutes dans tous les coins du monde.

= Pouvez-vous décrire l'activité de la société?

Numilog est d'abord une librairie en ligne de livres numériques. Notre site internet est dédié à la vente en ligne de ces livres, qui sont envoyés par courrier électronique ou téléchargés après paiement par carte bancaire. Il permet également de vendre des livres par chapitres.

Numilog est également un studio de fabrication de livres numériques: aujourd'hui, les livres numériques n'existent pas chez les éditeurs, il faut donc d'abord les fabriquer avant de pouvoir les vendre, dans le cadre de contrats négociés avec les éditeurs détenteurs des droits. Ce qui signifie les convertir à des formats convenant aux différents "readers" du marché: Acrobat Reader, Acrobat eBook Reader (que nous sommes les premiers en France à diffuser), et bientôt Microsoft Reader et les lecteurs électroniques du type Rocket eBook. Ce qui signifie également soigner leur mise en page numérique: la mise en page d'un livre numérique ne doit pas être la même que celle du livre papier correspondant si on veut proposer au lecteur une expérience de lecture confortable qui ne le déçoive pas.

Enfin, Numilog devient progressivement un diffuseur car, sur internet, il est important d'être présent en de très nombreux points du réseau pour faire connaître son offre. Pour les livres en particulier, il faut les proposer aux différents sites thématiques ou de communautés, dont les centres d'intérêt correspondent à leur sujet (sites de fans d'histoire, de management, de SF...). Numilog facilitera ainsi la mise en oeuvre de multiples "boutiques de livres numériques" thématiques.

= Pouvez-vous décrire le site web?

Le site www.numilog.com présente un catalogue thématique de livres numériques. Le site a été ouvert au public en septembre 2000 et propose 500 titres à la mi-février 2001 (et près de 650 en juin 2001, ndlr). Chaque mois, 50 à 100 titres nouveaux devraient y être ajoutés. Cette base de livres est accessible par un moteur de recherche. Chaque livre fait l'objet d'une fiche avec un résumé et un extrait. En quelques clics, il peut être acheté en ligne par carte bancaire, puis reçu par e-mail ou téléchargement. Début mars 2001, le site de Numilog sera relooké et présentera des fonctionnalités nouvelles, comme l'intégration d'une "authentique vente au chapitre" (les chapitres vendus isolément seront traités comme des éléments inclus dans la fiche-livre, et non comme d'autres livres) et la gestion très ergonomique des formats de lecture multiples. (Toutes ces fonctionnalités sont maintenant opérationnelles, ndlr.)

= Comment voyez-vous l'avenir?

Le développement attendu d'internet est une panacée qui possède suffisamment d'évidence pour ne pas y insister: il ne s'agit pas d'une mode, mais d'une révolution des moyens de communication qui présente des avantages objectifs tellement forts qu'on ne voit pas, sauf nouveau saut technologique inattendu, comment elle pourrait ne pas se répandre.

En ce qui concerne les livres numériques, selon Dirk Brass (Microsoft), dans les trente ans qui viennent, ils devraient représenter 90% des livres. Ce pari est moins certain que le précédent, mais ce n'est que parce qu'il indique une date. Je vois donc l'avenir de mes activités comme lié à ces deux anticipations: il s'agit de permettre à un public d'internautes de plus en plus large d'avoir progressivement accès à des bases de livres numériques aussi importantes que celles des livres papier, mais avec plus de modularité, de richesse d'utilisation et à moindre prix.

= Utilisez-vous encore beaucoup de documents papier?

Numilog en tant qu'entreprise utilise encore beaucoup le papier dans la mesure où nous scannons de nombreux livres pour les numériser, mais il s'agit là d'une activité ayant pour but de faire disparaître la nécessité du papier!

A titre personnel, j'utilise encore beaucoup le papier dans la mesure où de nombreux documents ne sont pas encore disponibles sous forme numérique, la presse hebdomadaire notamment... et les livres, puisque le volume de titres disponibles à ce jour en format de lecture à l'écran est ridicule par rapport aux quelques 600.000 titres existant en français. Pour écrire et envoyer du courrier ou des documents, par contre, j'utilise très peu le papier: le couple traitement de texte / courrier électronique en a fait disparaître quasiment totalement l'utilité.

= Les jours du papier sont-ils comptés?

Je pense sincèrement que l'usage du papier devrait fortement régresser dans les dix à quinze ans qui viennent, grâce à toutes les techniques de rédaction, de lecture, et de communication numérique. Et cela aura un impact positif sur les forêts! Cela ne signifie pas qu'il disparaîtra, notamment si on parvient à réaliser des hybrides papier / numérique, grâce à des techniques telles que l'encre électronique. Mais il se peut dans ce cas qu'il soit concurrencé par d'autres types de matières souples présentant des qualités de robustesse et d'agrément tactile équivalente ou supérieure.

= Quelle est votre opinion sur le livre électronique?

Le concept de livre électronique représente une extraordinaire avancée technologique et culturelle. Il doit permettre de faciliter la lecture et l'accès aux livres d'un très large public dans les années à venir. Ses principaux atouts sont la possibilité de transporter avec soi des dizaines de livres, de les lire dans des conditions de très bonne ergonomie en reproduisant l'agrément des livres traditionnels, tout en bénéficiant de nombreuses fonctionnalités de lecture absentes des livres traditionnels. Pour qu'il devienne un produit de consommation de masse, il faudra toutefois qu'il perde encore du poids et surtout que son prix soit attractif. En effet, le livre électronique stricto sensu est aujourd'hui concurrencé par des appareils que les gens achètent déjà massivement pour d'autres raisons que la lecture, mais qui peuvent servir de lecteurs électroniques grâce à des logiciels dédiés à la lecture: les assistants personnels (PDA) et les ordinateurs ultra-portables. Le coût marginal de la fonction "livre électronique" dans ces appareils est nul. Pour cette raison, je crois que l'avenir est à l'usage de plate-formes diversifiées selon les profils et les besoins des utilisateurs, et à une convergence progressive entre les lecteurs électroniques stricto sensu (qui intégreront des fonctions d'agendas) et les PDA (dont certains auront des écrans plus grands).

= Quel est votre avis sur les débats relatifs au respect du droit d'auteur sur le web?

Sur le plan juridique, une confusion est souvent faite entre la diffusion des oeuvres en réseau, l'accès à des sources d'information gratuites en ligne (mais qui ne sont pas des livres) et la vente d'exemplaires individuels de livres numériques. Il est de la responsabilité de chaque acteur du web de ne pas diffuser d'oeuvres sans l'accord de l'auteur, le web n'étant qu'un support de diffusion parmi d'autres. Dans une librairie en ligne, on achète un livre numérique comme un livre papier: après paiement et pour un usage individuel. Après le téléchargement, le code de la propriété intellectuelle s'applique à la version numérique au même titre qu'à la version papier de l'oeuvre: la reproduction n'est autorisée que pour l'usage privé de l'acheteur.

Le problème est donc exclusivement d'ordre technologique (....et civique): comment faire pour que ces droits soient effectivement respectés, compte tenu de la possibilité de copier un livre numérique et de l'envoyer à des amis? Plusieurs réponses sérieuses existent déjà. Les livres destinés aux lecteurs électroniques peuvent être cryptés de telle manière que seul un appareil désigné (ou plusieurs) puisse les lire. Ils ne peuvent en général pas être imprimés et sont donc en ce sens bien plus protecteurs que les livres papier, en évitant tout "photocopillage". En ce qui concerne les livres numériques pour ordinateurs, des solutions logicielles comparables ont été développées, par exemple par Adobe et par Microsoft, qui permettent de désigner un ordinateur ou un PDA comme support de lecture unique d'un livre. Des logiciels tels que Adobe Content Server proposent déjà des solutions plus sophistiquées, telles que la possibilité de définir un temps de lecture autorisée ou de prêter un livre numérique comme on prêterait un vrai livre.

= Quelles sont vos suggestions pour une meilleure accessibilité du web aux aveugles et malvoyants?

L'usage de logiciels de reconnaissance vocale et la conception de sites web adaptés à ces logiciels est sans doute à terme la meilleure solution. En ce qui concerne les malvoyants, les livres numériques présentent l'intérêt de pouvoir agrandir fortement la police de caractères.

= Quel est votre meilleur souvenir lié à l'internet?

Le jour de ma première connexion à domicile, le 31 décembre 1995: c'est un de mes plus beaux souvenirs de réveillon!

INDEX PAR LANGUE / INDEX PER LANGUAGE / INDICE PER LENGUA

= [FR] Entretiens en français

(*) Entretiens traduits de l'anglais ou de l'espagnol.

Nicolas Ancion (Madrid) / Ecrivain et responsable éditorial de Luc Pire électronique

Alex Andrachmes (Europe) / Producteur audiovisuel, écrivain et explorateur d'hypertexte

Guy Antoine * (New Jersey) / Créateur de Windows on Haiti, site de référence sur la culture haïtienne

Silvaine Arabo (Poitou-Charentes) / Poète et plasticienne, créatrice de la cyber-revue Poésie d'hier et d'aujourd'hui

Arlette Attali (Paris) / Responsable de l'équipe "Recherche et projets internet" à l'Institut national de la langue française (INaLF)

Isabelle Aveline (Lyon) / Créatrice de Zazieweb, site consacré à l'actualité littéraire

Jean-Pierre Balpe (Paris) / Directeur du département hypermédias de l'Université de Paris 8

Emmanuel Barthe (Paris) / Documentaliste juridique chez Coutrelis & Associés, cabinet d'avocats, et modérateur de la liste de discussion Juriconnexion

Robert Beard * (Pennsylvanie) / Co-fondateur de yourDictionary.com, portail de référence pour les langues

Michael Behrens * (Bielefeld, Allemagne) / Responsable de la bibliothèque numérique de la Bibliothèque universitaire de Bielefeld

Michel Benoît (Montréal) / Ecrivain, utilise l'internet comme outil de recherche, de communication et d'ouverture au monde

Guy Bertrand & Cynthia Delisle (Montréal) / Respectivement directeur scientifique et consultante au Centre d'expertise et de veille inforoutes et langues (CEVEIL)

Olivier Bogros (Lisieux, Normandie) / Créateur de la bibliothèque électronique de Lisieux et directeur de la bibliothèque municipale

Christian Boitet (Grenoble) / Directeur du Groupe d'étude pour la traduction automatique (GETA), qui participe au Universal Networking Language Programme (UNLP)

Bernard Boudic (Rennes) / Responsable éditorial du serveur internet du quotidien Ouest-France

Bakayoko Bourahima (Abidjan) / Documentaliste à l'Ecole nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée (ENSEA)

Marie-Aude Bourson (Lyon) / Créatrice de la Grenouille Bleue et de Gloupsy, sites littéraires destinés aux nouveaux auteurs

Lucie de Boutiny (Paris) / Ecrivain papier et pixel. Auteur de Non, roman multimédia publié en feuilleton sur le web

Anne-Cécile Brandenbourger (Bruxelles) / Auteur de La malédiction du parasol, hyper-roman publié aux éditions 00h00.com

Alain Bron (Paris) / Consultant en systèmes d'information et écrivain. L'internet est un des personnages de son roman Sanguine sur toile.

Patrice Cailleaud (Paris) / Membre fondateur et directeur de la communication de HandiCaPZéro

Tyler Chambers * (Boston, Massachusetts) / Créateur de The Human-Languages Page (devenue iLoveLanguages en 2001) et de The Internet Dictionary Project

Pascal Chartier (Lyon) / Créateur de Livre-rare-book, site professionnel de livres d'occasion

Richard Chotin (Paris) / Professeur à l'Ecole supérieure des affaires (ESA) de Lille

Alain Clavet (Ottawa) / Analyste de politiques au Commissariat aux langues officielles du Canada

Jean-Pierre Cloutier (Montréal) / Auteur des Chroniques de Cybérie, chronique hebdomadaire des actualités de l'internet

Jacques Coubard (Paris) / Responsable du site web du quotidien L'Humanité

Luc Dall'Armellina (Paris) / Co-auteur et webmestre d'oVosite, espace d'écritures hypermédias

Kushal Dave * (Yale) / Etudiant à l'Université de Yale

Emilie Devriendt (Paris) / Elève professeur à l'Ecole normale supérieure de Paris et doctorante à l'Université de Paris 4-Sorbonne

Bruno Didier (Paris) / Webmestre de la bibliothèque de l'Institut Pasteur

Catherine Domain (Paris) / Créatrice de la librairie Ulysse, la plus ancienne librairie de voyage au monde

Helen Dry * (Michigan) / Modératrice de The Linguist List

Bill Dunlap * (Paris & San Francisco) / Fondateur de Global Reach, société qui favorise le marketing international en ligne

Pierre-Noël Favennec (Paris & Lannion, Bretagne) / Expert à la direction scientifique de France Télécom R&D et directeur de la collection technique et scientifique des télécommunications

Gérard Fourestier (Nice) / Créateur de Rubriques à Bac, bases de données destinées aux étudiants du premier cycle universitaire

Pierre François Gagnon (Montréal) / Créateur d'Editel, pionnier de l'édition littéraire francophone en ligne

Olivier Gainon (Paris) / Fondateur et gérant de CyLibris, maison d'édition littéraire en ligne

Jacques Gauchey (San Francisco) / Spécialiste en industrie des technologies de l'information, "facilitator" entre les Etats-Unis et l'Europe, journaliste

Raymond Godefroy (Valognes, Normandie) / Ecrivain-paysan, publie son recueil Fables pour les années 2000 sur le web avant de le publier sur papier

Muriel Goiran (Rhône-Alpes) / Libraire à la librairie Decitre

Marcel Grangier (Berne) / Responsable de la section française des services linguistiques centraux de l'Administration fédérale suisse

Barbara Grimes * (Hawaii) / Directrice de publication de l'Ethnologue, une encyclopédie des langues

Michael Hart * (Illinois) / Fondateur du Project Gutenberg, qui est la plus ancienne bibliothèque numérique sur l'internet

Roberto Hernández Montoya (Caracas) / Responsable de la bibliothèque numérique du magazine électronique Venezuela Analítica

Randy Hobler * (Dobbs Ferry, New York) / Consultant en marketing internet, notamment chez Globalink, société spécialisée en produits et services de traduction

Eduard Hovy * (Marina del Rey, Californie) / Directeur du Natural Language Group de l'Université de Californie du Sud

Christiane Jadelot (Nancy) / Ingénieur d'études à l'Institut national de la langue française (INaLF)

Gérard Jean-François (Caen) / Directeur du centre de ressources informatiques de l'Université de Caen

Jean-Paul (Paris) / Webmestre du site hypermédia collectif Des cotres furtifs

Anne-Bénédicte Joly (Antony, région parisienne) / Ecrivain auto-éditant ses oeuvres et utilisant le web pour les faire connaître