Entretiens / Interviews / Entrevistas
Chapter 29
Dès le début du web, un premier site a été créé par le personnel du centre informatique (en 1995). Chaque faculté, section ou institut s'y est mis par la suite, sans réelle unité et cohérence. Par la suite, certaines règles d'édition ont été établies, et le site remanié à plusieurs reprises avec l'aide de graphistes et d'une personne en charge de fédérer les informations. Nous avons été la première université suisse (voire européenne?) à permettre l'immatriculation des nouveaux étudiants par le web. Depuis, les applications administratives (ressources humaines, finances, grades, etc.) sont les unes après les autres adaptées à un usage par le web. Pour le futur proche, nous étudions la mise en place d'un portail dont l'accès sera personnalisé et adapté aux tâches et désirs de chacun, étudiants, personnel ou visiteur. Il permettra également un accès authentifié aux applications administratives.
= En quoi consiste exactement votre activité professionnelle?
Je dirige la centrale d'achats informatiques de l'université. A ce titre, je définis des normes techniques, je procède aux appels d'offres et gère l'entretien du parc, ainsi que les contrats de licences de logiciels. Je suis également responsable de l'établissement et de la gestion des budgets informatiques centraux. Une bonne part de mon activité est ainsi liée à des aspects de prospective et de veille technologique.
= En quoi consiste exactement votre activité liée à l'internet?
Bien avant l'arrivée du web, internet était déjà un outil essentiel à mon activité: courrier électronique, information par Usenet News puis gopher. Chaque développement nouveau de l'internet nous a permis de mettre en place des outils facilitant la vie de nos utilisateurs (listes de prix et configurations, formulaires de commandes, inventaires en ligne, etc.) tout comme la nôtre (contacts fournisseurs, informations techniques, etc.). Par ailleurs, cet usage a déteint dès le début sur mes activités personnelles (IRC, news, etc.), pour aboutir à un usage fréquent du commerce électronique et de la bourse en ligne.
= Comment voyez-vous l'avenir?
L'usage de l'internet va encore s'intensifier, tout comme ses aspects intranet au sein de notre institution. En particulier, l'apparition des "campus virtuels" proposant des enseignements à distance et/ou collaboratifs va bouleverser l'usage que l'on en fait jusqu'à maintenant, exigeant des bandes passantes considérablement plus grandes. La téléconférence, déjà mise en place par ATM (asynchronous transfer mode) entre les universités de Lausanne et Genève, va également s'étendre, exigeant elle aussi des moyens considérables et très sécurisés (par exemple pour les diagnostics médicaux à distance, voire la téléchirurgie).
= Utilisez-vous encore beaucoup de documents papier?
Oui, hélas. Nous continuons à devoir imprimer beaucoup de choses, ne serait-ce que pour des raisons administratives. Par contre, pour tout ce qui est information, je ne la prends plus que sur internet.
= Quelle est votre opinion sur le livre électronique?
Comme pour toute nouvelle technologie, je m'y mettrai avec joie dès que son usage sera plus pratique et/ou agréable que la méthode traditionnelle. Il faut donc un support léger et petit, avec un écran parfaitement stable et précis. Il faudra de plus qu'il nous procure des avantages: possibilité de copier/coller des passages sur son poste de travail, accès à des bases de données bibliographiques, etc. Tant que c'est moins agréable qu'un livre, et sans avantage notable, je reste au livre. C'est comme pour l'agenda/PDA (personal digital assistant): je ne me suis pas encore résolu à passer au Palm, car mon vieux time-system est encore beaucoup plus pratique et rapide. Lors d'une séance de groupe où nous devons convenir d'une prochaine réunion, je suis toujours le premier à pouvoir dire si telle date me convient, alors que mes collègues "palmés" en sont encore à tapoter au stylet pour trouver la bonne page...
= Quelles sont vos suggestions pour un meilleur respect du droit d'auteur sur le web?
Je n'ai pas de suggestion, mais plutôt une interrogation: que cherche-t-on par là? Les évènements récents dans le monde musical ont montré que de grosses entreprises prennent prétexte du droit d'auteur pour en fait protéger leur profit. Je ne me fais aucune illusion sur la probabilité qu'a et aura un auteur peu médiatisé, dans un pays autre que les Etats-Unis, de recevoir des royalties sur un texte ou une musique diffusés sur le web, même si des dispositifs de mesure sophistiqués sont mis en place. Par ailleurs, ces dispositifs existent, permettant donc théoriquement un contrôle, alors que ça n'est pas le cas sur les photocopieurs ou les enregistreurs de cassettes. A cet égard, le web n'amène donc pas vraiment de problème supplémentaire.
= Quelles sont vos suggestions pour une meilleure répartition des langues sur le web?
La seule solution que je vois serait qu'un effort majeur et global soit entrepris pour développer des traducteurs automatiques. Je ne pense pas qu'une quelconque incitation ou autre quota pourrait empêcher la domination totale de l'anglais. Cet effort pourrait - et devrait - être initié au niveau des états, et disposer des moyens suffisants pour aboutir. Concernant le français, il existe un groupement de pays francophones dont des délégués se réunissent régulièrement. Le résultat de ces réunions ne m'est jamais apparu clairement; l'économie réalisée en supprimant un ou deux de ces raouts permettrait peut-être de financer le projet...
= Quelles sont vos suggestions pour une meilleure accessibilité du web aux aveugles et malvoyants?
Pas vraiment d'idée particulière autre que ce qui existe déjà, comme les synthétiseurs vocaux.
= Comment définissez-vous le cyberespace?
L'ensemble des ressources et acteurs connectés et accessibles à un moment donné.
= Et la société de l'information?
Un mot à la mode, qui ne veut rien dire. Une société est par essence communicative, et donc caractérisée par des échanges d'informations. Les seules choses qui ont changé, c'est la quantité et la vitesse de ces échanges.
= Quel est votre meilleur souvenir lié à l'internet?
Lorsqu'en 1995, je me suis retrouvé à mon premier GT (Get Together) en Californie, une party à laquelle participaient plus de cinquante personnes que je n'avais jamais vues, mais que je connaissais déjà bien pour avoir "chatté" avec elles pendant deux ans sur IRC (Internet relay chat).
= Et votre pire souvenir?
Lorsque je me suis fait avoir par une fausse information concernant une société dont je possédais des actions. C'est un mauvais souvenir mais une bonne leçon.
XAVIER MALBREIL [FR]
[FR] Xavier Malbreil (Ariège, Midi-Pyrénées)
#Auteur multimédia, créateur du site www.0m1.com, modérateur de la liste e-critures
Auteur multimédia, Xavier Malbreil est le créateur du site www.0m1.com et le modérateur de la liste e-critures. Son roman Je ne me souviens pas très bien est une expérience d'écriture mise en ligne en temps réel. Par ailleurs, certains des ouvrages de Xavier Malbreil sont publiés par les éditions www.manuscrit.com: Des corps amoureux dans quelques récits, recueil de quinze nouvelles autour des nouvelles limites du corps amoureux, et Les prisonniers de l'internet, épisode I et II, début d'une saga "jeunesse" sur l'imaginaire lié à l'internet.
* Entretien du 28 mars 2001
= En quoi consiste exactement votre activité professionnelle?
Je fais plusieurs métiers de plume comme: traducteur, rédacteur publicitaire, concepteur de sites internet.
= En quoi consiste exactement votre activité liée à l'internet?
Je suis modérateur de la liste e-critures. Webmaster du site www.0m1.com. Intervenant sur le site www.e-critures.org. Créateur de plusieurs sites.
= Les possibilités offertes par l'hyperlien ont-elles changé votre mode d'écriture?
Oui: j'ai développé une écriture hypertextuelle spécifique sur mon site www.0m1.com dans les rubriques "10 poèmes en 4 dimensions" et "Formes libres flottant sur les ondes".
Non: mon écriture traditionnelle (roman, nouvelles) n'a pas été modifiée par l'hyperlien.
= Comment voyez-vous l'avenir?
J'ai plusieurs projets en cours de développement destinés à l'internet. Concernant l'avenir de l'internet, je le crois illimité. Il ne faut pas confondre les gamelles que se prennent certaines start-up trop gourmandes, ou dont l'objectif était mal défini, et la réalité du net. Mettre des gens éloignés en contact, leur permettre d'intéragir, et que chacun, s'il le désire, devienne son propre fournisseur de contenu, c'est une révolution dont nous n'avons pas encore pris toute la mesure.
= Utilisez-vous encore beaucoup de documents papier?
Dans mon travail d'écriture traditionnelle, je me sers du papier comme d'une étape intermédiaire. En imprimant ce que j'ai tapé sur l'ordinateur, je visualise mieux (mets à distance) le premier jet, afin de mieux le retravailler. Puis retour sur écran, et re-impression sur papier, autant de fois qu'il le faut.
= Les jours du papier sont-ils comptés?
Il y a beaucoup de choses qui pourront se passer du papier, comme les annuaires, les guides, etc...
Le livre-papier reste encore un objet désirable (oui, il faut mettre en avant ce concept d'avoir du désir pour un livre et toujours se poser la question "depuis combien de temps n'ai-je pas eu du désir pour un livre?"). Par contre, ce qui a été créé pour et par ordinateur ne gagnera rien à être transféré sur papier. Il ne sert à rien d'opposer les deux médias. On élève toujours des chevaux, même si la voiture rend des services plus performants. Feuilleter un livre, c'est une impression physique, dans laquelle la performance n'a rien à voir.
Explorer ludiquement un écran, c'est une joie également.
= Quelle est votre opinion sur le livre électronique?
Pour l'instant, je trouve ça moche, et peu pratique. Nous n'en sommes qu'au début. L'argument selon lequel on pourrait disposer de plusieurs livres simultanément me semble un peu fallacieux. Quand on est un lecteur, on veut lire UN livre et pas trente-six à la fois. Ce livre, on l'a choisi, on le désire. Quand on en veut un autre, on en prend un autre. Il y a le cas des expéditions lointaines. Oui... mais est-ce vraiment un argument? Il ne faut pas se laisser prendre aux arguments des vendeurs de gadgets électroniques.
= Quel est votre avis sur les débats relatifs au respect du droit d'auteur sur le web?
Il y a deux choses.
Le web ne doit pas être un espace de non-droit, et c'est un principe qui doit s'appliquer à tout, et notamment au droit d'auteur. Toute utilisation commerciale d'une oeuvre doit ouvrir droit à rétribution.
Mais également, le web est un lieu de partage. Echanger entre amis des passages d'un texte qui vous a plu, comme on peut recopier des passages d'un livre particulièrement apprécié, pour le faire aimer, cela ne peut faire que du bien aux oeuvres, et aux auteurs. La littérature souffre surtout de ne pas être diffusée. Tout ce qui peut concourir à la faire sortir de son ghetto sera positif.
= Comment définissez-vous le cyberespace?
Une interconnexion de tous, partout. Avec le libre accès à des banques de données, pour insuffler également du contenu dans les échanges interpersonnels.
= Et la société de l'information?
La circulation de l'information en temps réel. La connaissance immédiate. L'oubli immédiat. L'espace saturé d'ondes nous entourant, et nous, corps humains, devenant peu à peu un simple creux laissé par les ondes, une simple interconnexion. Corps humains devenant instants de l'information.
= Quel est votre meilleur souvenir lié à l'internet?
Une rencontre amoureuse. La rencontre de plusieurs communautés d'écrivains.
= Et votre pire souvenir?
Au tout début, ne pas avoir maîtrisé les codes de communication liés à l'internet. M'être laissé entraîner dans des polémiques vaines.
ALAIN MARCHISET [FR]
[FR] Alain Marchiset (Paris)
#Président du Syndicat de la librairie ancienne et moderne (SLAM)
En France, le SLAM (Syndicat de la librairie ancienne et moderne) est le seul syndicat professionnel des libraires de livres anciens, livres illustrés, autographes et gravures. Créé en 1914, il regroupe aujourd'hui quelque 220 membres.
[Entretien 07/07/2000 // Entretien 11/06/2001]
*Entretien du 7 juillet 2000
= En quoi consiste le site web du SLAM?
L'Association des libraires de livres anciens - le Syndicat national de la librairie ancienne et moderne (SLAM) - avait déjà créé un premier site internet il y a trois ans, mais ce site ne nous appartenait pas et la conception en était un peu statique. Ce nouveau site plus moderne de conception a été ouvert il y a un an.
Il intègre une architecture de type "base de données", et donc un véritable moteur de recherche, qui permet de faire des recherches spécifiques (auteur, titre, éditeur, et bientôt sujet) dans les catalogues en ligne des différents libraires. Le site contient l'annuaire des libraires avec leurs spécialités, des catalogues en ligne de livres anciens avec illustrations, un petit guide du livre ancien avec des conseils et les termes techniques employés par les professionnels, et aussi un service de recherche de livres rares.
De plus l'Association organise chaque année en novembre une foire virtuelle du livre ancien sur le site, et en mai une véritable foire internationale du livre ancien qui a lieu à Paris et dont le catalogue officiel est visible aussi sur le site. Le SLAM est membre de la Ligue internationale de la librairie ancienne (LILA), qui est une fédération d'associations professionnelles de libraires de 28 pays dans le monde.
= En quoi consiste exactement votre activité liée à l'internet?
Les libraires membres proposent sur le site du SLAM des livres anciens que l'on peut commander directement par courrier électronique et régler par carte de crédit. Les livres sont expédiés dans le monde entier.
= Comment voyez-vous l'avenir?
Les libraires de livres anciens vendaient déjà par correspondance depuis très longtemps au moyen de catalogues imprimés adressés régulièrement à leurs clients. Ce nouveau moyen de vente n'a donc pas été pour nous vraiment révolutionnaire, étant donné que le principe de la vente par correspondance était déjà maîtrisé par ces libraires. C'est simplement une adaptation dans la forme de présentation des catalogues de vente qui a été ainsi réalisée. Dans l'ensemble la profession envisage assez sereinement ce nouveau moyen de vente.
= Que pensez-vous des débats liés au respect du droit d'auteur sur le web?
Ce problème ne nous concerne guère étant donné que nous vendons surtout des livres anciens et donc des textes qui sont dans le domaine public.
= Et en ce qui concerne un internet multilingue?
Notre site internet est déjà bilingue anglais-français. Bien entendu l'anglais semble incontournable, mais nous essayons aussi de maintenir le français autant que possible.
= Quel est votre meilleur souvenir lié à l'internet?
Notre étonnement initial face aux premières ventes réalisées. Nous avions en effet du mal à imaginer des personnes pianotant sur un clavier pour faire leurs achats.
= Et votre pire souvenir?
Tous les messages publicitaires dont nous sommes inondés.
*Entretien du 11 juin 2001
= Quoi de neuf depuis notre premier entretien?
Après une expérience de près de cinq années sur le net, je pense que la révolution électronique annoncée est moins évidente que prévue, et sans doute plus "virtuelle" que réelle pour le moment. Les nouvelles technologies n'ont pas actuellement révolutionné le commerce du livre ancien. Nous assistons surtout à une série de faillites, de rachats et de concentrations de sociétés de services (principalement américaines) autour du commerce en ligne du livre, chacun essayant d'avoir le monopole, ce qui bien entendu est dangereux à la fois pour les libraires et pour les clients qui risquent à la longue de ne plus avoir de choix concurrentiel possible. Les associations professionnelles de libraires des 29 pays fédérées autour de la Ligue internationale de la librairie ancienne (LILA) ont décidé de réagir et de se regrouper autour d'un gigantesque moteur de recherche mondial sous l'égide de la LILA, à partir du site www.ilab-lila.com. Cette fédération représente un potentiel de 2.000 libraires indépendants dans le monde, mais offrant des garanties de sécurité et de respect de règles commerciales strictes. Ce nouveau moteur de recherche de la LILA (en anglais ILAB) en pleine expansion est déjà référencé par AddAll.com et Bookfinder.com. Voilà donc pour les nouveautés et les dernières orientations stratégiques qui semblent se dessiner sur la toile...
MARIA-VICTORIA MARINETTI [ES, FR]
[ES] Maria Victoria Marinetti (Annecy, Francia)
#Profesora de español para empresas, y traductora
Maria Victoria Marinetti, de nacionalidad mexicana y francesa, es doctora en ingeniería. Es profesora de español especializado en todo tipo de empresas, y traductora.
[Entrevista 25/08/1999 // Entrevista 11/08/2001]
*Entrevista del 25 de agosto de 1999
= ¿Cuáles son los cambios obtenidos por Internet en su vida profesional y personal?
Tengo un acceso a una gran cantidad de información a nivel mundial, por lo tanto es muy interesante. Tengo también la oportunidad de poder transmitir y recibir cartas, fotos, etc., es un "va y viene" de información constante.
Por medio de Internet puedo realizar traducciones de todo tipo, del francés al español y viceversa, así como también enviar y recibir correcciones al respecto. Dentro del área técnica o química, propongo ayuda y consejos técnicos, así como información para la exportación de equipos de alta tecnología hacia México u otro país de América Latina.
Hay un interés comercial, se pueden hacer varias operaciones, pero..., a veces dudamos en hacerlo por la poca seriedad y seguridad que hay en la forma de pago. Hay muchos abusos en la parte comercial, venden cosas que no existen realmente, lo que yo llamo un robo, es por eso que la gente no confia mucho en el uso comercial.
= ¿Qué piensa Ud. de los debates con respecto a los derechos de autor en la Red?
Pienso que el problema que existe es que la ley fue sobrepasada por la tecnología, no existe ninguna posibilidad de protección a nivel legal y jurídico; lo que sugiero es hacer una legislación en Internet.
= ¿Cómo ve Ud. la evolución hacia un Internet multilingüe?
Es muy importante poder comunicar con el Net en diferentes lenguas, es más bien obligatorio, porque la información la tenemos a nivel mundial, ¿por qué no podríamos tenerla en el idioma que hablamos o que deseamos? ¿Es contradictorio no?
= ¿Cuál es su mejor recuerdo relacionado con Internet?
Poder comunicar con mi familia y amigos en otros continentes.
= ¿Y su peor recuerdo?
A veces no funciona, es lento, impreciso, la información es enorme y poco estructurada y lo peor es que es muy caro (en Francia).
*Entrevista del 11 de Agosto de 2001
= ¿Algo nuevo desde nuestra primera entrevista?
Desde nuestra primera entrevista, el uso del internet ha aumentado tanto en mi vida familiar como en mi vida profesional. Por el net, puedo comunicar y hacer intercambios con mi familia en México y en Estados Unidos, asi como con mis amigos en todo el mundo.
El internet es un medio de comunicación rápido, fiable y agradable.
Sin embargo, en el uso del internet como herramienta de teletrabajo, pocas empresas están equipadas y experimentadas para utilizar en el trabajo de todos los días los intercambios de datos, sobre todo usando la voz y la imagen (por ejemplo, para la formación o enseñanza vía el net, o en conferencias entre varias personas vía el net).
Por mi parte, encuentro este problema porque deseo hacer la "teleformación" o "tele-enseñanza" del idioma español, utilizando la voz y la imagen, pero mis clientes en las empresas francesas o suizas no están acostumbrados a utilizar fácilmente estos nuevos medios de comunicación, a pesar de su carácter práctico (ningún desplazamiento a hacer) y a pesar de la fiabilidad que no deja de aumentar en estos nuevos medios de comunicación por el internet.
En conclusión, queda todavía mucho trabajo por hacer de parte de las compañías de consejo en informática para familiarizar a las empresas con el uso de las nuevas tecnologías ligadas a la transferencia de datos con voz e imagen vía el internet.
En cuanto a la búsqueda de una información precisa (técnica, jurídica o ligada a un campo en particular), los motores de búsqueda dan raramente respuestas pertinentes. Por lo tanto, de una manera general, el problema del internet es que sigue siendo difícil de obtener una respuesta precisa a una pregunta precisa.
[FR] Maria Victoria Marinetti (Annecy)
#Professeur d'espagnol en entreprise et traductrice
Maria Victoria Marinetti, de nationalités mexicaine et française, est docteur en ingénierie. Elle est professeur d'espagnol dans plusieurs entreprises du bassin annécien, et traductrice.
[Entretien 25/08/1999 // Entretien 11/08/2001]
*Entretien du 25 août 1999
= Quel est l'apport de l'internet dans votre activité?
J'ai accès à un nombre important d'informations au niveau mondial, ce qui est très intéressant pour moi. J'ai également la possibilité de transmettre ou de recevoir des fichiers, des lettres, des photos, etc., dans un va-et-vient d'information constant.
L'internet me permet de recevoir ou d'envoyer des traductions générales ou techniques du français vers l'espagnol et vice versa, ainsi que des textes espagnols corrigés. Dans le domaine technique ou chimique, je propose une aide technique, ainsi que des informations sur l'exportation d'équipes de haute technologie vers le Mexique ou d'autres pays d'Amérique latine.
L'internet me donne également la possibilité de faire des opérations commerciales en ligne, même si j'hésite parfois à cause du peu de sécurité offert par ce type de paiement. Les abus sont nombreux, on vend des choses qui n'existent pas - je considère cela comme du vol - c'est la raison pour laquelle les gens ne sont pas très confiants dans ce type de commerce.
= Que pensez-vous des débats liés au respect du droit d'auteur sur le web?
Je pense que le droit est maintenant dépassé par la technologie, et qu'il n'y a pas de protection possible au niveau juridique. Il serait souhaitable de créer une véritable législation de l'internet.
= Comment voyez-vous l'évolution vers un internet multilingue?
Il est très important de pouvoir communiquer en différentes langues. Je dirais même que c'est obligatoire, car l'information donnée sur le net est à destination du monde entier, alors pourquoi ne l'aurions-nous pas dans notre propre langue ou dans la langue que nous souhaitons lire? Information mondiale, mais pas de vaste choix dans les langues, ce serait contradictoire, pas vrai?
= Quel est votre meilleur souvenir lié à l'internet?
Le fait que je puisse communiquer avec ma famille et mes amis partout dans le monde.
= Et votre pire souvenir?
Quelquefois ça ne marche pas, c'est lent, imprécis, l'information est énorme et peu structurée, et en plus c'est très cher (en France, nldr).
*Entretien du 11 août 2001
= Quoi de neuf depuis notre premier entretien?
Depuis notre premier entretien, j'utilise beaucoup l'internet pour des échanges avec ma famille du Mexique et mes amis d'un peu partout dans le monde, c'est un outil de communication rapide, agréable et fantastique pour moi.
Par contre, dans l'utilisation d'internet comme outil de télétravail, très peu d'entreprises ont le matériel et l'expérience nécessaires pour utiliser les échanges de données dans le travail de tous les jours, notamment pour la voix et l'image (par exemple pour la formation via le net ou pour des conférences à plusieurs via le net).