Entretiens / Interviews / Entrevistas
Chapter 21
Ma carrière n'aurait pas existé sans l'internet, et le Projet Gutenberg n'aurait jamais eu lieu... Vous savez sûrement que le Projet Gutenberg a été le premier site d'information sur l'internet.
= Comment voyez-vous l'avenir?
Mon projet est de mettre 10.000 textes électroniques sur l'internet. Si je pouvais avoir des subventions importantes, j'aimerais aller jusqu'à un million et étendre aussi le nombre de nos usagers potentiels de 1,x% à 10% de la population mondiale, ce qui représenterait la diffusion de 1.000 fois un milliard de textes électroniques au lieu d'un milliard seulement.
*Entretien du 23 juillet 1999 (entretien original en anglais)
= Que pensez-vous des débats liés au respect du droit d'auteur sur le web?
Les débats actuels sont totalement irréalistes. Ils sont menés par "l'aristocratie terrienne de l'âge de l'information" et servent uniquement ses intérêts. Un âge de l'information? Et pour qui? J'ai été le principal opposant aux extensions du copyright (loi du 27 octobre 1998, ndlr), mais Hollywood et les grands éditeurs ont fait en sorte que le Congrès ne mentionne pas mon action en public.
= En quoi consiste exactement cette loi?
Le copyright a été augmenté de 20 ans. Aupararant on devait attendre 75 ans, on est maintenant passé à 95 ans. Bien avant, le copyright durait 28 ans (plus une extension de 28 ans si on la demandait avant l'expiration du délai) et il avait lui-même remplacé un copyright de 14 ans (plus une extension de 14 ans si on la demandait avant l'expiration du délai). Comme vous le voyez, on assiste à une dégradation régulière et constante du domaine public.
= Comment voyez-vous l'évolution vers un internet multilingue?
J'espère que nous aurons un jour un bon Babelfish (le service de traduction automatique d'Altavista, ndlr). Pour notre bibliothèque numérique, j'introduis une nouvelle langue par mois maintenant, et je vais poursuivre cette politique aussi longtemps que possible.
= Quel est votre meilleur souvenir lié à l'internet?
Le courrier que je reçois me montre combien les gens apprécient que j'aie passé ma vie à mettre des livres sur l'internet. Certaines lettres sont vraiment émouvantes, et elles me rendent heureux pour toute la journée.
= Et votre pire souvenir?
Etre convoqué par le président de l'Université d'Illinois suite à une plainte déposée par l'Université d'Oxford. Mais j'ai été défendu par une équipe de six avocats, la moitié étant de l'Université d'Illinois, et j'ai gagné le procès. On pourrait voir cela comme un bon souvenir, mais je hais ce genre de politique politicienne... Le président de l'université se trouvait être l'oncle de Tom Cruise, amusant, non?
[ES] Michael Hart (Illinois)
#Fundador del Proyecto Gutenberg, la ciberbiblioteca más antigua de Internet
Fundado por Michael Hart en 1971 cuando era estudiante en la Universidad de Illinois (EE UU), el Proyecto Gutenberg se dio como misión de poner gratuitamente a la disposición de todos el mayor número posible de obras del dominio público. La ciberbiblioteca más antigua de Internet es también la más importante por el número de obras (3.700 en Julio de 2001) pacientemente digitalizadas en modo texto por 600 voluntarios de muchos paises. Si algunos documentos antiguos están mecanografiados sobre el ordenador línea por línea, es porque a menudo el texto original falta de claridad, en general las obras están escanearizadas utilizando un programa OCR (optical character recognition), y luego leídas y corregidas dos veces, a menudo por dos personas diferentes. Primero anglofóno, el Proyecto Gutenberg ahora se hace multilingüe. Michael Hart se define él mismo como un "loco del trabajo" dedicando toda su vida a su proyecto, el cual ve como el origen de una revolución neo-industrial.
[Entrevista 23/08/1998 // Entrevista 23/07/1999]
*Entrevista del 23 de Agosto de 1998 (entrevisa original en inglés)
= ¿Cómo ve Ud. la relación entre el mundo del impreso y Internet?
Consideramos el texto electrónico como un nuevo medio, sin una verdadera relación con el papel. El único punto en común es que distribuimos las mismas obras, pero no veo cómo el papel puede hacer la competencia al texto electrónico una vez que la gente ya está acostumbrada a ello, particularmente en establecimientos de enseñanza.
= ¿Cuáles son los cambios obtenidos por Internet en su vida profesional?
Mi carrera no habría existido sin Internet, y el Proyecto Gutenberg no habría tenido lugar... Usted sabe seguramente que el Proyecto Gutenberg fue el primer sitio de información en Internet.
= ¿Cómo ve Ud. el futuro?
Mi proyecto es de poner 10 000 textos electrónicos en Internet. Si pudiera conseguir subvenciones más importantes, me gustaría ir hasta un millón y ampliar también nuestros usuarios potenciales de 1,x% a 10% de la población mundial, lo que representaría la distribución de 1000 veces un billón de textos electrónicos en lugar de solamente un billón.
*Entrevista del 23 de julio de 1999 (entrevista original en inglés)
= ¿Qué piensa Ud. de los debates con respecto a los derechos de autor en la Red?
Los debates actuales son totalmente irrealistas. Están dirigidos por "la aristocracia terrateniente de la edad de la información" y sirven únicamente para sus propios intereses. ¿Una edad de la información? ¿Y para quién? Fui el principal enemigo de las extensiones del del derecho de copiado (ley del 27 de octubre de 1998), pero Hollywood y los principales editores actuaron de tal modo que el Congreso no mencionó mi acción en público.
= ¿En qué consiste exactamente esta ley?
El derecho de copiado fue aumentado de 20 años. Antes se debía esperar 75 años, ahora debemos esperar 95 años. Mucho antes todavía, el derecho de copiado duraba 28 años (más una extensión de 28 años si uno la pedía antes de la expiración del plazo), y este último a su vez, ya había substituído un copyright de 14 años (más una extensión de 14 años si uno la pedía antes de la expiración del plazo). Como usted lo ve, asistimos a un deterioro regular y constante del dominio público.
= ¿Cómo ve Ud. la evolución hacia un Internet multilingüe?
Espero que tengamos un día un buen Babelfish (el servicio de traducción automática de Altavista). Para nuestra biblioteca digital, el Proyecto Gutenberg inaugura ahora una nueva lengua al mes, y voy a seguir con esta política durante el tiempo que sea posible.
= ¿Cuál es su mejor recuerdo relacionado con Internet?
El correo que recibo me muestra cuánto aprecia la gente que he pasado mi vida en poner libros en Internet. Algunas cartas son verdaderamente conmovedoras, et me dan alegría durante todo el día.
= ¿Y su peor recuerdo?
Ser convocado por el presidente de la Universidad de Illinois tras una denuncia declarada por la Universidad de Oxford. Pero fui defendido por un equipo de seis abogados (la midad eran de la Universitad de Illinois), y gané el juicio. Se podría ver esto como un buen recuerdo, pero odio esta política politizada... El lado bueno de esta situación era que el presidente de la Universidad era el tío de Tom Cruise.
ROBERTO HERNANDEZ MONTOYA [ES, FR, EN]
[ES] Roberto Hernández Montoya (Caracas)
#Director de la biblioteca digital de la revista electrónica Venezuela Analítica
Roberto Hernández Montoya es licenciado en letras de la Universidad Central de Venezuela; miembro del consejo de redacción de Venezuela Analítica; miembro de las direcciones editoriales de Venezuela Cultural e Imagen; columnista de El Nacional, Letras, Imagen e Internet World Venezuela. Cursó estudios de análisis del discurso en la Escuela de Altos Estudios en Ciencias Sociales (Ecole des hautes études en sciences sociales - EHESS), París. Fue presidente fundador de la Asociación Venezolana de Editores, y director de la editorial del Ateneo de Caracas. Roberto Hernández Montoya a contestado a las preguntas en francés.
[FR] Roberto Hernández Montoya (Caracas)
#Directeur de la bibliothèque numérique du magazine électronique Venezuela Analítica
Roberto Hernández Montoya est licencié ès lettres de l'Université centrale du Venezuela. Il publie des articles dans El Nacional, Letras, Imagen et InternetiWorld Venezuela. Il est membre de l'équipe éditoriale de Venezuela Cultural, Venezuela Analítica et Imagen. Il a fait des études d'analyse du discours à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris. Il a été le président fondateur de l'Association vénézuélienne des éditeurs, et le rédacteur en chef de l'Ateneo de Caracas.
Magazine électronique conçu comme un forum public pour l'échange d'idées sur la politique, l'économie, la culture, la science et la technologie, Venezuela Analítica a créé en mai 1997 BitBlioteca, une bibliothèque numérique en espagnol, qui comprend aussi quelques titres en anglais, français et portugais.
*Entretien du 3 septembre 1998
= Comment voyez-vous la relation entre l'imprimé et l'internet?
Je crois qu'ils sont complémentaires. On ne peut pas remplacer le texte imprimé sur papier, au moins dans un futur proche. Le livre en papier est un objet formidable. On ne peut pas feuilleter un texte électronique de la même façon qu'un livre en papier. Mais un texte électronique permet de localiser beaucoup plus rapidement un mot ou un groupe de mots. D'une certaine manière on peut le lire avec plus de profondeur, même avec l'incommodité que représente la lecture sur écran. Le texte électronique est moins cher et peut être distribué plus facilement au monde entier (si on ne prend pas en ligne de compte le coût de l'ordinateur et de la connexion à l'internet).
= Quel est l'apport de l'internet dans votre vie professionnelle?
L'internet a été très important pour moi personnellement. Il est devenu ma principale activité. Il a donné à notre organisme la possibilité de communiquer avec des milliers de personnes alors que ceci aurait été impossible du point de vue financier si on avait publié un magazine sur papier. Je crois que, dans les années à venir, l'internet va devenir le médium primordial de communication et d'échange d'information.
[EN] Roberto Hernández Montoya (Caracas)
#Head of the digital library of the electronic magazine Venezuela Analítica
Roberto Hernández Montoya has a literature degree from the Central University of Venezuela. He is a columnist at El Nacional, Letras, Imagen and Internet World Venezuela. He is a member of the editorial board of Venezuela Cultural, Venezuela Analítica and Imagen. He studied discourse analysis at the School of High Studies in Social Sciences (Ecole des hautes études en sciences sociales - EHESS), Paris. He was the founding president of the Venezuelan Association of Editors, and the editor of the Ateneo de Caracas.
Venezuela Analítica, an electronic magazine conceived as a public forum to exchange ideas on politics, economics, culture, science and technology, created in May 1997 BitBlioteca, a digital library which contains material mostly in Spanish, and also in French, English and Portuguese.
*Interview of September 3, 1998 (original interview in French)
= How do you see the relationship between the print media and the Internet?
The printed word can't be replaced, at least not in the foreseeable future. The paper book is a wonderful thing. We can't leaf through an electronic text in the same way. But we can find words and groups of words much more quickly. We can read an electronic text more carefully, even with the inconvenience of reading it on the screen. It is less expensive and can be more easily distributed worldwide (not counting the cost of the computer and Internet connection).
= How did using the Internet change your professional life?
The Internet has been personally very important for me. It's become the centre of my life. It's meant that our organization can now communicate with thousands of people -- something we couldn't have afforded if we'd published a paper magazine. I think the Internet is going to be the chief means of communication and exchanging information in the future.
RANDY HOBLER [EN, FR]
[EN] Randy Hobler (Dobbs Ferry, New York)
#Internet Marketing Consultant, among others at Globalink, a company specialized in language translation software and services
Randy Hobler has been a consultant in Internet& marketing at IBM, Johnson & Johnson, Burroughs Wellcome, Pepsi, Heublein, etc. In 1998, he was an Internet Marketing Consultant for Globalink, a company specialized in language translation software and services. He wrote: "The joy for me is the ability to combine my vocational skills in high-tech and marketing with avocational interests like language into one. To love what you do and do what you love." Globalink was bought by Lernout & Hauspie in 1999.
[Interview 03/09/1998 // Interview 10/09/2000]
*Interview of September 3, 1998
= How do you see the growth of a multilingual Web?
85% of the content of the Web in 1998 is in English and going down. This trend is driven not only by more websites and users in non-English-speaking countries, but by increasing localization of company and organization sites, and increasing use of machine translation to/from various languages to translate websites.
Because the Internet has no national boundaries, the organization of users is bounded by other criteria driven by the medium itself. In terms of multilingualism, you have virtual communities, for example, of what I call "Language Nations"... all those people on the Internet wherever they may be, for whom a given language is their native language. Thus, the Spanish Language nation includes not only Spanish and Latin American users, but millions of Hispanic users in the US, as well as odd places like Spanish-speaking Morocco.
= Can you tell us about the future of machine translation?
We are rapidly reaching the point where highly accurate machine translation of text and speech will be so common as to be embedded in computer platforms, and even in chips in various ways. At that point, and as the growth of the Web slows, the accuracy of language translation hits 98% plus, and the saturation of language pairs has covered the vast majority of the market, language transparency (any-language-to-any-language communication) will be too limiting a vision for those selling this technology. The next development will be "transcultural, transnational transparency", in which other aspects of human communication, commerce and transactions beyond language alone will come into play. For example, gesture has meaning, facial movement has meaning and this varies among societies. The thumb-index finger circle means 'OK' in the United States. In Argentina, it is an obscene gesture.
When the inevitable growth of multi-media, multi-lingual videoconferencing comes about, it will be necessary to 'visually edit' gestures on the fly. The MIT (Massachussets Institute of Technology) Media Lab, Microsoft and many others are working on computer recognition of facial expressions, biometric access identification via the face, etc. It won't be any good for a US business person to be making a great point in a Web-based multi-lingual video conference to an Argentinian, having his words translated into perfect Argentinian Spanish if he makes the "O" gesture at the same time. Computers can intercept this kind of thing and edit them on the fly.
There are thousands of ways in which cultures and countries differ, and most of these are computerizable to change as one goes from one culture to the other. They include laws, customs, business practices, ethics, currency conversions, clothing size differences, metric versus English system differences, etc. Enterprising companies will be capturing and programming these differences and selling products and services to help the peoples of the world communicate better. Once this kind of thing is widespread, it will truly contribute to international understanding.
*Interview of September 10, 2000
= What do you think about e-books?
E-books continue to grow as the display technology improves, and as the hardware becomes more physically flexible and lighter. Plus, among the early adapters will be colleges because of the many advantages for students (ability to download all their reading for the entire semester, inexpensiveness, linking into exams, assignments, need for portability, eliminating need to lug books all over).
[FR] Randy Hobler (Dobbs Ferry, New York)
#Consultant en marketing internet, notamment chez Globalink, société spécialisée en produits et services de traduction
Randy Hobler a été successivement consultant en marketing et internet chez IBM, Johnson & Johnson, Burroughs Wellcome, Pepsi, Heublein, etc. En 1998, il était consultant en marketing internet chez Globalink, société spécialisée en produits et services de traduction. "J'aime pouvoir combiner ensemble mes compétences en tant que formateur en haute technologie et en marketing avec ma passion pour les langues, écrivait-il. Aimer ce que je fais et faire ce que j'aime." Globalink a été racheté par Lernout & Hauspie en 1999.
[Entretien 03/09/1998 // Entretien 10/09/2000]
*Entretien du 3 septembre 1998 (entretien original en anglais)
= Comment voyez-vous l'évolution vers un web multilingue?
En 1998, 85 % du contenu du web est en anglais, et ce chiffre est à la baisse. Il y a non seulement plus de sites web et d'internautes non anglophones, mais aussi une localisation plus grande de sites de sociétés et d'organismes, et un usage accru de la traduction automatique pour traduire des sites web à partir ou vers d'autres langues.
Comme l'internet n'a pas de frontières nationales, les internautes s'organisent selon d'autres critères propres au médium. En termes de multilinguisme, vous avez des communautés virtuelles, par exemple ce que j'appelle les "nations des langues", tous ces internautes qu'on peut regrouper selon leur langue maternelle quel que soit leur lieu géographique. Ainsi la nation de la langue espagnole inclut non seulement les internautes d'Espagne et d'Amérique latine, mais aussi tous les hispanophones vivant aux Etats-Unis, ou encore ceux qui parlent espagnol au Maroc.
= Comment voyez-vous l'avenir de la traduction automatique?
Nous arriverons rapidement au point où une traduction très fidèle du texte et de la parole sera si commune qu'elle pourra faire partie des plate-formes ou même des puces. A ce point, quand le développement de l'internet aura atteint sa vitesse de croisière, que la fidélité de la traduction atteindra plus de 98% et que les différentes combinaisons de langues possibles auront couvert la grande majorité du marché, la transparence de la langue (toute communication d'une langue à une autre) sera une vision trop restrictive pour ceux qui vendent cette technologie. Le développement suivant sera la "transparence transculturelle et transnationale" dans laquelle les autres aspects de la communication humaine, du commerce et des transactions au-delà du seul langage entreront en scène. Par exemple, les gestes ont un sens, les mouvements faciaux ont un sens, et ceci varie en fonction des sociétés. La lettre O réalisée avec le pouce et l'index signifie "OK" aux Etats-Unis alors qu'en Argentine c'est un geste obscène.
Quand se produira l'inévitable développement de la vidéoconférence multilingue multimédias, il sera nécessaire de corriger visuellement les gestes. Le Media Lab du MIT (Massachussets Institute of Technology), Microsoft et bien d'autres travaillent à la reconnaissance informatique des expressions faciales, l'identification des caractéristiques biométriques par le biais du visage, etc. Il ne servira à rien à un homme d'affaires américain de faire une excellente présentation à un Argentin lors d'une vidéoconférence multilingue sur le web, avec son discours traduit dans un espagnol argentin parfait, s'il fait en même temps le geste O avec le pouce et l'index. Les ordinateurs pourront intercepter ces types de messages et les corriger visuellement.
Les cultures diffèrent de milliers de façons, et la plupart d'entre elles peuvent être modifiées par voie informatique lorsqu'on passe de l'une à l'autre. Ceci inclut les lois, les coutumes, les habitudes de travail, l'éthique, le change monétaire, les différences de taille dans les vêtements, les différences entre le système métrique et le système de mesure anglophone, etc. Les sociétés dynamiques répertorieront et programmeront ces différences, et elles vendront des produits et services afin d'aider les habitants de la planète à mieux communiquer entre eux. Une fois que ceux-ci seront largement répandus, ils contribueront réellement à une meilleure compréhension à l'échelle internationale.
*Entretien du 10 septembre 2000 (entretien original en anglais)
= Quelle est votre opinion sur le livre électronique?
Les livres électroniques continueront de se développer avec l'amélioration de l'affichage sur écran et d'un matériel plus polyvalent et plus léger. Les premiers utilisateurs seront notamment les établissements d'enseignement, du fait de tous les avantages que peuvent procurer les livres électroniques aux étudiants: téléchargement des lectures de tout un trimestre, investissement peu coûteux, liens avec les examens et les dissertations, informations aisément transférables, équipement léger au lieu de piles de livres à transporter.
EDUARD HOVY [EN, FR]
[EN] Eduard Hovy (Marina del Rey, California)
#Head of the Natural Language Group at USC/ISI (University of Southern California / Information Sciences Institute)
The Natural Language Group (NLG) at the Information Sciences Institute of the University of Southern California (USC/ISI) is currently involved in various aspects of computational/natural language processing. The group's projects are: machine translation; automated text summarization; multilingual verb access and text management; development of large concept taxonomies (ontologies); discourse and text generation; construction of large lexicons for various languages; and multimedia communication.
Eduard Hovy, his director, is a member of the Computer Science Departments of USC and of the University of Waterloo. He completed a Ph.D. in Computer Science (Artificial Intelligence) at Yale University in 1987. His research focuses on machine translation, automated text summarization, text planning and generation, and the semi-automated construction of large lexicons and terminology banks. The Natural Language Group at ISI currently has projects in most of these areas.
Dr. Hovy is the author or editor of four books and over 100 technical articles. He currently serves as the President of the Association of Machine Translation in the Americas (AMTA). He is Vice President of the Association for Computational Linguistics (ACL), and has served on the editorial boards of Computational Linguistics and the Journal of the Society of Natural Language Processing of Japan.
[Interview 27/08/1998 // Interview 08/08/1999 // Interview 02/09/2000]
*Interview of August 27, 1998
= How do you see the growth of a multilingual Web?